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Discographie de Brassens (5)

Il y a un mois, j’ai entrepris de parler sur ce blog des différents disques de Brassens, les douze de l’intégrale vinyle Philips. Et, en toute logique, j’ai commencé par le n°1. Mais comme nous sommes une quinzaine de personnes à nous retrouver tous les mois, depuis septembre dernier, pour chanter les chansons de Brassens et que nous en sommes déjà au disque 5, je suis en train de revoir mon plan. Finalement, histoire d’être plus en phase avec ce que fait notre petit groupe musical, je passe directectement au disque n°5. Tant pis, je parlerai plus tard des disques 2, 3 et 4.

Ce disque n°5 est peut-être le plus court de la discographie de Brassens, il ne contient que 10 chansons enregistrées entre 1956 et 1960 (Le vieux Léon - La ronde des Jurons - A l’ombre du coeur de ma mie - Le pornographe - La femme d’Hector - Bonhomme - Le cocu - Comme une soeur - Le père Noël et la petite fille - Les funérailles d’antan).

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Parmi ces dix chansons, Le Vieux Léon a ma préférence. D’abord parce que c’est l’une des deux plus belles valses qu’ait composé Brassens (l’autre étant incontestablement La Marine sur le 1er disque). Et puis, je dois dire que c’est la chanson qui m’a le plus usé les phalanges, à force de la gratter sur la guitare… depuis trente cinq ans ! Enfin, je dois dire que j’aime en général les rimes courtes et celles-ci ne font que quatre pieds, un vrai délice à l’oreille “Y’a tout à l’heur’, Quinze ans d’malheur…”.

Parmi les autres chansons, j’aime beaucoup Les funérailles d’antan qui nous parle d’un monde qui était en train de disparaître à l’époque où Brassens a écrit cette chanson, un monde où l’on prenait le temps de vivre et aussi celui de mourir. Ce texte me parle particulièrement car, dans le petit village de mon enfance, le corbillard était tiré par un cheval. Et comme le cimetière était à un kilomètre de l’église, ça durait, durait longtemps.

Une troisième chanson, La Ronde des Jurons, est également très axée sur le passé. Les jurons d’autrefois, que Brassens nous énumère, valent bien notre Merde devenu si omniprésent (que Brassens ne cite pas dans cette chanson, celà eut été dommage, mais qu’il réserve un peu plus loin pour la chanson Le pornographe). Brassens était, à mon avis, un homme entièrement tourné vers le passé, et ce disque en est la plus grande illustration.

Le disque comprend deux très beaux portraits féminins : La Femme d’Hector qui nous fait étrangement penser à La Jeanne (que Brassens interprètera quelques années plus tard) et Bonhomme qui est une très belle chanson sur le thème de la fidélité.

Après le thème de la fidélité, vient en contrepoids celui de l’infidélité avec lequel Brassens s’amuse dans la chanson Le cocu. Avec ce texte, Brassens inaugure une série de chansons sur le thème de l’adultère, thème qu’il retournera dans tous les sens et pour lequel il imaginera les situations les plus cocasses (viendront donc plus tard sur d’autres disques La traîtresse, La femme adultère et Lèche-cocu).

On retrouve sur ce disque plusieurs petites chansonnettes, petites histoires dont Brassens a le secret. Ainsi Comme une soeur et surtout A l’ombre du coeur de ma mie et Le père Noël et la petite fille, toutes deux chargées de beaucoup de poésie.

Et vous, ça vous inspire ce disque ?



72 commentaires sur “Discographie de Brassens (5)”

  1. Anne dit :

    Je vais finir par espérer que l’ensemble du groupe qui chante (et joue) Brassens ne lis pas le blog… Je n’ai plus une seule anecdote inédite pour ce soir là !

  2. Bernard dit :

    Brassens chantait faux ? Encore donc un point commun avec Dylan !!!

  3. Vincent dit :

    Anne, si tu es en manque d’anecdotes, voilà ce que tu pourrais ajouter qui n’a pas encore été dit ici (extrait aussi du site d’explication des textes donné en lien par Bernard) :

    LE VIEUX LEON
    - Sainte-Cécile : patronne des musiciens
    - Les “Gentils” : les païens
    - Les “Pierrots” : clowns blancs, éternels rêveurs, souvent représentés avec la larme à l’oeil et une guitare à la main.
    - Le Parti des “Myosotis” : fleur qui selon la légende dit “Ne m’oubliez pas !”
    - Rue de Vanves : à côté de l’impasse Florimont où logeait Brassens chez Jeanne
    - “chant de navets” : image pour évoquer le “cimetière” qui sera reprise dans “Les Quatr’Z'arts” (disque 8) et “Le revenant” (disque posthume)

    LA RONDE DES JURONS
    - Le 3e des 10 commandements énonce “Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain”… d’où le remplacement de Dieu par bleu dans les jurons
    - “Ventre Saint-Gris” est lui aussi (comme “Jarnicoton”) attribué à Henri IV
    - “Tonnerre de Brest” évoque le canon qui tonnait pour annoncer l’arrivée d’un ennemi ou l’évasion d’un forçat
    - “Bougre” : nom donné aux Albigeois (Cathares) venus de Bulgarie
    - “Saperlipopette” : frapper au coeur des fesses (de “saper” : détruire les fondements, “lipo” : graisse, “petto” : au coeur)

    A L’OMBRE DU COEUR DE MA MIE
    - Voir plus mon allusion à une possible interprétation salace

    LE PORNOGRAPHE
    - “Turlupin” : surnom d’Henri le Grand (acteur farceur des Trétaux de Foire du XVIIe) et secte des XII et XIVe accusée de se livrer aux plus honteux désordres (prônant la vie simple et pauvre et l’innocence des passions et désirs des sens)

    LE PERE NOEL ET LE PETITE FILLE
    - Comment entendre le passage au “on” final ?

    LA FEMME D’HECTOR
    - Le “guignon” : la malchance (de “guigne”)… et possible allusion à Stéphane Mallarmé qui en fait le titre d’une de ses poésies
    - Dans la mytholoie grecque la femme d’Hector (Andromaque), roi de Troie, est un modèle de vertu domestique et familiale, mais là…
    - “Danser devant le buffet” : ne plus rien avoir àmanger
    - “Fesse-Mathieu” : avare, usurier (mais avec un vrai problème étymologique pour déterminer son origine exacte)
    - “paltoquet” : de “paletot” (vêtement de paysan)
    - “bobèche” : voir définition donnée plus haut

    BONHOMME
    - Mort vraiment “naturelle” ?
    - Chanson vraisemblablement écrite au STO et faisant pendant au “Pauvre Martin” écrit à la même époque
    - “A la disparition de son grand-père, Brassens entend cette expression “mort de mort naturelle”, elle lui chemine en tête, et devient Bonhomme” (Télérama HS, 2001)

    LES FUNERAILLES D’ANTAN
    - “Diable Vauvert” : expression déjà présente dans Rabelais (Vauvert est près de Nîmes)
    - “140 Km/h” : seule allusion dans toute l’oeuvre de Brassens à la modernité

    LE COCU
    - origine des “cornes” : peut-être Cernunos (dieu celte à bois de cerf, symbole de fertilité, maintes fois trompé par la déesse Terre)
    - “faire un trou à la lune” : partir, s’enfuir de nuit pour une mauvaise affaire
    - “écornifleur” : pique-assiettes (titre d’un epièce de Jules Renard)
    - “couvert de safran” : le safran donne une teinte jaune (couleur attribuée aux cocus)

    COMME UNE SOEUR
    - “tête coupée” : la tête qui sort de l’eau ? ou expression signifiant “la main à couper” ?
    - “Le bec dans l’eau” : magnifique double sens
    - “cachalot” : magnifique double sens
    - “Lolita” de Nabokov est sorti en anglais 2-3 ans avant cette chanson, Brassens ne l’a sûrement pas lu mais le thème était d’époque !

    …Mais on risque de ne plus avoir le temps de chanter !!!

  4. Bernard dit :

    Hé Vincent, tu ne connais plus tes classiques ? Les “140 km/h” des Funérailles d’antant ne sont pas l’unique allusion de toute l’oeuvre de Brassens à la modernité. Il y en a très peu, certes, je te l’accorde mais tu te souviens des phrases “le Trou de la pomme de pin n’est plus qu’un bar américain”, “Synthétique comme il se doit”, “Dans un sleeping du Paris-Méditerranée” ?
    Pour ta punition, je te laisse le soin de nous dire de quels titres sont tirés ces extraits ! (mdr)

  5. Bernard dit :

    Anne, tu es sure que tu n’as plus rien à nous dire sur ce disque ? Ce n’est pas toi qui avait relevé une erreur de liaison entre les mots … ?

  6. Vincent dit :

    “Synthétique” c’est dans le “Faussaire”, ça c’est sûr.
    “Le sleeping méditerranée”, je crois que c’est dans “La supplique”
    En revanche, le “bar américain”, je ne vois pas… Un indice siouplé ?

  7. Bernard dit :

    Allez, un petit indice supplémentaire : c’est dans la même chanson que “Y’a quelque chose de pourri au royaume de truanderie”.

  8. Vincent dit :

    Ben, j’vois toujours pas… j’dois pas connaître.
    Et en plus j’suis parasité par “Y’a quelque chose de pourri au royaume de… France” qui me vient en tête quand je lis ton indice, sans que je sache d’où ça vient (C’est pas dans une chanson de Le Forestier ?)
    Help ! Quelqu’un peut-il m’aider ?

  9. Anne dit :

    L’erreur de liaison (ou plutôt, l’absence) en question est dans A l’ombre du cœur de ma mie, quand Brassens chante Je cours les voies et les chemins, il ne chante pas les voies zet les chemins. Je faisais cette remarque à Bernard qui me soutient que Brassens en fait d’autres mais je n’en vois pas, sauf quand il s’agit d’un nombre de pieds dans le vers, c’est à dire quand la liaison rajouterait un pied. Vu le nombre d’écoutes de chaque album pour la préparation des soirées Brassens, s’il y en a d’autres, elles ne devraient pas nous échapper.
    A propos de ce vers, dans une première version, Brassens chantait Je cours les bois et les chemins.

    Vincent, j’adore ton humour… je parlais d’anecdotes INÉDITES.

  10. Bernard dit :

    Si si, il y a une autre erreur de liaison … dans le même disque, d’ailleurs. Anne, tu paries une bière ?

    Réponse à Vincent : Il s’agit de la chanson “Le Moyenâgeux”.

    Je viens de relire tous les commentaires. j’ai bien aimé la phrase citée par Vincent “La longueur du saut en avant ne dépend-il pas de la profondeur de l’élan, pris en arrière ?”.

  11. Vincent dit :

    Si tu veux la replacer en société, cette citation magnifique, pleine de profondeur, de pertinence et d’a-propos, Bernard, n’oublie pas de signaler qu’elle est de… moi ! (mdr) Mais fais gaffe, je demande cher en droit d’auteur !

  12. Bernard dit :

    Vincent, les droits d’auteur, sur ce blog, se mesurent en “bière”. C’est l’unité de valeur qui a été retenue d’un commun accord entre Anne et moi et à laquelle les autres doivent obligatoirement se soumettre. Alors, tes prétentions, en tant qu’auteur de cette belle phrase, tu les évalues à combien de demis ?

  13. Vincent dit :

    La mise ? En bière ? Comme pour les “funérailles d’antan” ?

    Je propose en tout cas une “valeur fluctuante” inversement proportionnelle à son “effet”. En gros, si elle est employée n’importe comment, ça sera au moins 5 bières (voire la tournée générale !!!), si elle tombe “juste” en revanche… c’est moi qui en offre une. Ca va comme ça ?

  14. Anne dit :

    Suite à la remarque de Bernard, j’ai trouvé l’autre erreur de liaison de l’album 5. Dans La femme d’Hector, Brassens chante De nos cœurs aux pourceaux, et non De nos cœurs zaux pourceaux.
    J’ai échappé de justesse à devoir encore une bière à Bernard.
    Mais comme le même jour il m’a emmenée voir des hiboux moyen-duc, que je voyais pour la première fois (certains ornithos appellent ça « faire une coche »), je lui en dois une quand-même… et une bonne.

    Une autre anecdote à propos de cet album : à la fin d’une soirée bien arrosée en compagnie de l’acteur Michel Simon, celui-ci lui propose une petite séance de lanterne magique, l’ancêtre des appareils de projection. Connaissant la salacité de Michel Simon, on se doute du caractère des images projetées…
    Pour lui signifier son refus, Brassens aurait dit « Pornographe du phonographe, oui, mais pas pornographe du photographe ».

  15. Anne dit :

    Aïe, aïe, aïe, je me demande Bernard, si nous ne faisons pas erreur en pensant que Brassens a fait une faute de liaison dans Nos Cœur(s) aux pourceaux. Je viens de lire, dans un article de Jacques Drillon :
    D’ailleurs il [Brassens] sait des choses oubliées. Qu’on fait des liaisons en parlant (ou en chantant) : Quand les héritiers-z-étaient contents », Le temps-z-a grand coup de faux ; il sait que le d d’Archibald ne se prononce pas plus que celui de Léopold ; qu’une consonne, après une liquide(l, m, n, r) ne se lie pas toujours au mot suivant et qu’on prononce « for-inquiétant » ou « de par-et-d’autre ».
    Voilà qui me laisse muette.
    Tu sais, Vincent, ce que ça veut dire « ne se lie pas toujours » ? Où trouve t’on cette règle ?

    Sinon, je suis assez énervée contre télérama car cet article est dans le numéro hors-série de 1991 qui commémorait les 10 ans de la mort de Brassens et dans le hors-série de 2001 qui commémorait les 20 ans. Exactement le même, à la virgule près, comme la plupart des autres articles ! Je pensais que télérama avait plus de confiance que ça en la longévité de ses lecteurs.

  16. Arthur dit :

    Je n’ai pas le privilège, Anne, d’avoir à disposition un fameux “Grevisse” (dictionnaire de référence sur le “bon usage du français”) qui permettrait de répondre à ta question… et il y a bien longtemps que les professeurs des écoles (dont la formation est désormais réduite à… un an, pour apprendre à enseigner de la maternelle au CM2) ne sont plus formés à ce genre de subtilités !
    Je sais juste que les “règles” de liaisons ont plein de cas particuliers, d’exceptions, de jurisprudences formés par l’usage.
    Un exemple parmi d’autres qui m’a toujours posé question : comment doit-on prononcer correctement, dans Mon amant de Saint-Jean, “…quand ils sont DITS AVEC les yeux…” et selon quelle règle ?

  17. Vincent dit :

    Oups… désolé… c’était bien moi qui causait ci-dessus.

    Entre temps j’ai pu trouver ce site : http://www.latl.unige.ch/safran/data/phono/mod8/liaison/principe/index.htm

    …dans lequel je lis que “toute liaison est interdite entre un participe passé et son complément”… donc entre “dits” (participe passé du verbe dire) et “avec les yeux” (complément citrconstanciel de manière… selon l’ancienne terminologie).

    Professeurs des écoles (et d’ailleurs), si vous voulez parachever votre formation plus que succinte… venez donc surfez avec nous sur le blogadupdup !!!

  18. Bernard dit :

    Vincent, tu prends comme exemple “avec les yeux”.
    Mais les liaisons, c’est de l’oral, ça serait pas plutôt “avec les oreilles” ?

  19. jack dit :

    saint mathieu est le patron des quoi ?
    repondez moi vite
    S.V.P.

  20. Bernard dit :

    Saint-Matthieu (avec 2 “t”) est le patron des changeurs (commerçants effectuant des opérations de change). Il faut en rechercher l’explication dans la bible car l’apôtre de Jésus, Matthieu, était douanier, fonctionnaire chargé des opérations de change. “A Capharnaüm, il y avait un poste de douane. Le fonctionnaire qui tenait ce poste s’appelait Lévi ou Matthieu. Il était fils d’Alphée. Un matin, Jésus l’appelle, Matthieu laisse ses registres et suit Jésus.”

  21. Humeur badine dit :

    J’ai soif… et besoin d’une bière.
    Apportez-la moi vite
    S.V.P.

  22. Didier A dit :

    Bonjour. Heureux d’avoir découvert ce blog au hasard de mes recherches pour mon site http://www.georgesbrassens.fr (sur lequel j’ai mis un lien) et, pardon pour l’auto-pub, un petit livre sur Brassens que je termine et qui sortira bientôt..
    Et pardon d’arriver après la bataille sur ce blog…
    Petites remarques sur cette page :
    Pour Bernard : Brassens a écrit dans Le Libertaire, mais quelques mois, de septembre à décembre 46 (plus une critique de spectacle en 47). Brassens précurseur de mai 68 : cent fois oui ! Si on regarde les enquêtes rapportées par Charpentreau dans son livre de 1960, on y voit que Brassens était très populaire chez les lycéens à la fin des années 50… les plus jeunes seront étudiants en 68. Brassens et Bach ? Paco Ibáñez répète à tout le monde : “Brassens est le JS Bach de la chanson française”, et j’ai une anecdote. Un soir, à Sète en 2006, j’ai eu l’immense plaisir de dîner avec Paco et Eduardo Peralta (chanteur chilien qui traduit - magnifiquement - Brassens et le chante - superbement - tous les lundis soir à Santiago - il en est en 2008 au 330ème “lundi brassénien”). Eduardo, donc, a ajouté : “Non, Paco, tu te trompes, c’est Bach qui est le Brassens de la musique classique” (il faut dire que le repas était très arrosé…). Plus sérieusement, Paco m’a expliqué plus tard que Brassens était proche de Bach de deux façons : en tant que compilateur des œuvres qui l’ont précédé et en tant que qu’artiste fonctionnant comme un musicien, par variations autour d’un nombre limité de thèmes.
    Pour Anne : Bravo ! Quelle érudition ! Encore plus fort que Loïc Rochard (”Brassens orfèvre des mots”).
    Pour Vincent : Après de longues conversations avec l’ami Victor Laville (que son co-auteur a massacré, soit dit en passant), j’en ai conclu que la femme d’Hector est 50% Raymonde, 50 % Jeanne. D’ailleurs, tous les personnages de Brassens sont des mix de personnes réelles.
    Attention au rythme sous lequel on connaît les chansons de Brassens. D’abord, c’est très complexe, à cause du décalage (il y a 2 partitions “officielles” de Bonhomme, une en 3/4, l’autre en 4/4…). Ensuite, Brassens adorait chanter ses chansons sur un autre rythme et il affirmait que le rythme définitivement choisi l’était souvent par crainte de lasser l’auditeur en utilisant trop souvent le même. J’ai été ravi d’entendre Jacques Yvart (qui est tout de même le seul compositeur vivant pouvant se vanter d’avoir eu une chanson chantée par Brassens et qui fut un vrai ami de Georges) chanter l’Auvergnat et La Marine en 4/4 (je l’en ai bien remercié… j’adore faire pareil… talent en moins…). Le Vieux Léon n’a pas besoin d’être une java pour être beau. On a tous un jour rigolé pour faire semblant de ne pas pleurer, accordéon ou pas.
    Je ne sais pas si j’en mérite une, mais la bière me rappelle un vieux souvenir :
    Un vieil alcolo du coin était mort. Commentaire d’un de ses amis : on l’a mis dans sa dernière bière.

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