Le moineau friquet

Il semblerait que les effectifs de moineaux friquets diminuent un peu partout. Il est vrai que j’en vois un peu moins à chaque hiver. Les derniers mois, seuls quelques-uns ont fréquenté mon poste de nourrissage.


Par contre, ils semblent réapparaître comme par magie au printemps. Avec l’installation de nichoirs, j’ai réussi à fixer une petite colonie autour de la maison. Ce printemps semble bien démarrer pour eux, trois couples sont en train de visiter les nichoirs. Il faut dire que cette espèce est sociable et les moineaux friquets peuvent nicher en colonie, très près les uns des autres.

L’un des couples vient de s’installer dans un nichoir qui est juste devant la fenêtre de la cuisine. Voici quelques photos faites hier à travers la vitre.

74 réflexions au sujet de “Le moineau friquet”

  1. L’article dont tu nous as mis le lien, Yves, est inquiétant.
    J’ai remarqué aussi la baisse du moineau domestique. Il est de plus en plus rare aussi ici dans nos villages.

  2. Et qui faut-il remercier pour ces superbes photos de moineaux (adorable le couple !) ? …
    Joëlle bien sûr, de tenir les vitres de la fenêtre de la cuisine bien propres ! :smile:

  3. L’espèce la plus banale a été inscrit sur la liste rouge des espèces d’oiseaux menacée. Oui vraiment inquiétant. Peut être a cause du temps friquet, pas chaud ces temps ci. Il semble d’après les réponses des internautes que le corbeau soit un grand prédateur des œufs et poussins de moineau. L’augmentation des déchet créant une augmentation des corbeaux.

  4. Euh désolé, Etincelle, mais chez nous c’est moi qui fais les vitres … !
    Alors, je vais me remercier moi-même… :tongue:

  5. Ohhhhhh !
    Bernard, tu ne voudrais pas venir faire les vitres chez moi par hasard ?
    Franchement, ça m’arrangerait bien !
    :biggrin:
    Cette semaine, je suis allée à Lyon et près d’une sortie de métro, où j’avais rendez-vous avec une amie, j’ai eu tout le temps d’observer des moineaux qui se baladaient sur la terrasse d’un café. Et juste à côté, il y a une pizzeria où les moineaux ont l’habitude d’entrer. Ils volent dans le restaurant et je me demande s’il n’arrive pas que les pizzas dans l’assiette soient « arômatisées » à la fiente !
    :sick:

  6. C’est peut-être les pizzas qui font crever nos moineaux, non ?
    Plus sérieusement, je pense que si tous les moineaux crèvent, c’est parce qu’ils vivent près de l’homme et que tout y est contaminé : les sols et donc la nourriture. Sans oublier qu’ils bouffent aussi, surtout pendant l’hiver, des restes de nourriture. Et vu les saloperies qu’on ingurgite … ! :cwy:

  7. Quel est le moyen le plus rapide et le plus sûr de ne pas confondre le moineau domestique et le moineau friquet ?
    Est-ce que c’est la tâche noire sur la joue du moineau friquet ?
    Il me semble que le moineau domestique ne l’a pas.

  8. Chez moi, à Paris, il y a une dizaine d’année, j’étais réveillée chaque matin par le pépiement des moineaux domestiques qui venaient se ravitailler à mes mangeoires avec gloutonnerie. La mangeoire pleine ne durait que deux jours ! Il y en avait beaucoup parce qu’ils nichaient dans les petits trous d’aération des « garde-manger » extérieurs (nous avons dans chaque appartement un « frigidaire » extérieur, immeubles anciens) pourvu de trous d’aération qui sont squattés par les nids des moineaux domestiques. Nous sommes assez nombreux à installer des mangeoires et abreuvoirs, mais la population décline malgré tout.

    Cette année, la mangeoire principale « tenait » une semaine!

    Le moineau friquet a complètement disparu, seuls un étourneau et des mésanges bleues et à tête noire viennent me visiter, et cette année un rouge gorge, pour la première fois.

    Samedi, en me promenant en forêt de La Courneuve, nous avons vu pour la première fois, trois « perruches vertes » ? je ne sais si cela en est mais celles-là leur ressemblent avec une taille un peu plus importante et trois oiseaux gros comme des tourterelles à collier, vert-d’eau avec le dessus de la tête rouge et un bec puissant, sans doute une variété de pics.
    Mes enfants m’ont signalé la présence de ces « pseudo-perruches » en des lieux différents autour de Paris.

    Je suis sûre qu’Yves ou Etincelle vont pouvoir me dire ce que sont ces oiseaux, c’est la première fois que je les vois et j’ai perdu le lien que Bernard avait indiqué sur les oiseaux pour pouvoir faire les recherches moi-même. :smile:

  9. Francisca, je ne me rappelle pas t’avoir donné un lien qui te permette d’identifier les oiseaux. Ou alors, il s’agit de oiseaux.net auquel je fais référence de temps en temps :
    http://www.oiseaux.net/
    La perruche à collier est maintenant bien implantée en région parisienne, elle s’y reproduit couramment. Je l’ai observée à Anthony. Et il y a deux ans à Amsterdam, avec Christophe.

  10. Oui, effectivement, il s’agit bien du site que tu avais déjà indiqué. Merci

    Mais d’où viennent ces perruches ?

  11. Étincelle, c’est la calotte brun chocolat du friquet qui en fait un friquet…
    C’est à mon goût, le plus bel oiseau du monde, en tout cas, question couleur. Très classe, un véritable Permeke…

  12. Francisca, tu aurais du dire Yves, ou Bernard, ou Christophe mais sûrement pas Etincelle qui n’est absolument malheureusement pas une spécialiste des oiseaux. D’ailleurs, j’ai posé une question sur le moineau friquet mais personne n’a répondu … :sad:

  13. Merci Luc, je n’avais pas vu ton commentaire quand j’ai écrit le mien.
    Par contre, je ne suis pas d’accord avec toi pour le plus bel oiseau du monde …
    Moi, j’hésite entre le bécasseau sanderling et la niverolle alpine.
    Non, je crois que c’est quand même la niverolle alpine mais là, je ne suis plus très objective !
    Au fait, Luc, j’ai pensé à toi aujourd’hui car je suis allée marcher (en raquettes à neige) sur les crêtes du Vercors sud, un endroit que tu connais bien et que tu aimes particulièrement d’après ce que j’ai compris.
    Pour les fleurs et les papillons, il faudra attendre un peu parce qu’il y a encore énormément de neige.

  14. Désolée et merci Bernard, je n’avais pas vu ton commentaire avant d’écrire le mien !
    Décidément !

  15. Le plus beau des passereaux pour moi, c’est le bouvreuil, magnifique, il est assez rare ici, mais j’en ai vu un !

  16. « Chevalier aboyeur », tu parles toujours de Sarko ? :tongue:

    Elle est bien bonne celle-là !! hi! hi! hi!

  17. Le Chevalier aboyeur, c’est vrai est très gracieux, mais au niveau plumage c’est un peu terne….

  18. Oui, mais quand on le voit de près, le plumage est d’une grande délicatesse et d’une grande discrétion. Pas le côté bling-bling de l’oiseau dont on a parlé plus haut. :tongue:

  19. Moi je ne dirais pas le plus bel oiseau mais mon préféré au milieu des passereaux qui est , le Tarier pâtre !!

  20. Quand j’ai écrit « le plus bel oiseau du monde », j’ai vite rajouté: « par ses couleurs » parce que je pensant aussi à l’aboyeur pour son élégance. Je ne connais pas la nivérolle, et ne vois le sanderling qu’en hiver. Francisca a aussi raison: le plus bel oiseau du monde, c’est le bouvreuil. Mais qu’elle est longue, la liste du plus bel oiseau du monde! c :smile:

  21. Bon dieu! J’avais oublié le traquet pâtre: est-ce possible?
    Mais mon préféré parmi les préférés est devenu quasi inexistant en Belgique. C’est l’engoulevent.

  22. L’engoulevent d’Europe , l’oiseau fantôme … On sait qu’il est là mais on ne le voit pas et un soir de son vole rasant , il traverse la prairie dans la pénombre !! C’est un peu comme le butor étoilé , des oiseaux difficiles à voir .
    A t-on aperçu le Moineau cisalpin dans le Jura ces dernières années ?

  23. J’ai organisé beaucoup de sorties pour le grand public à la découverte de l’engoulevent. C’est un oiseau que je connais bien. Mais là aussi, il me semble qu’il est en nette régression. :ermm:
    Quand je réfléchis à la fin des années 70, période à laquelle j’ai fait énormément d’ornitho, je m’aperçois que 95% des espèces au moins ont régressé. ça devient affolant. :angry:

  24. Luc, pour le moineau cisalpin, je ne sais pas, mais sûr que Christophe pourra te donner la réponse, il fait partie de l’intelligentzia ornitho franc-comtoise !

  25. Francisca, la perruche à collier est une espèce exotique (originaire d’Asie du Sud et d’Afrique centrale) qui s’est échappée de captivité et qui se reproduit maintenant dans notre pays.

  26. Bernard,

    Quelle est la dénomination exacte des trois pics dont j’ai parlé plus haut ?

  27. J’ai fait des recherches mais en vain. Ces pics ressemblent beaucoup au pic vert, mais il n’y a du rouge que sur le dessus de la tête, pas sur les cotés et le bec n’est pas blanc-gris mais noir, assez fort. Ils étaient tous les trois à terre, dans le gazon, et picoraient dans l’herbe. Il pleuvait assez fortement. Serait-ce des femelles pic vert ?

  28. Il n’y a pas si longtemps, je connaissais des zzzzornithos qui détruisaient les nids de moineaux pour que ces derniers ne dérangent pas les mésanges—–

  29. Bernard, pas trop de bière même si les belges sont chez toi ! :smile:
    Francisca n’a pas dit « trois espèces de pics » mais « trois pics ».
    Sur mon guide, il y a le Pic de Levaillant qui ressemble au Pic épeiche mais il ne vit pas en France semble t’il.
    Par contre, il y a le Pic cendré qui lui, d’après la carte de répartition, vit en région parisienne et ressemble aussi au Pic vert.
    C’est peut-être celui qu’a vu Francisca …
    http://www.oiseaux.net/oiseaux/pic.cendre.html

  30. Apparemment, l’installation des oiseaux exotiques en région parisienne proviendrait de la présence d’une population portugaise assez importante (à une époque du moins). Dans les alentours de Paris ils s’étaient installés et avaient cultivé de petits jardins potagers; les portugais adorent les oiseaux et c’est une pratique chez eux d’en avoir en cage pour leur agrément. A Lisbonne, et dans toutes les grandes villes sans doute, il y a un marché aux oiseaux où l’on trouve toutes sortes d’oiseaux. Les portugais auraient apporté avec eux cette coutume; et effectivement, les oiseaux, en s’échappant parfois des cages, ont fini par s’acclimater.
    Jeune étudiante, je me souviens, lors de « visites de terrain » dans la vallée de Chevreuse, avoir vu ces oiseaux dans les arbres, à mon grand étonnement!

  31. Puisqu’on parle de pics et de perruches, cela me rappelle une anecdote (vécue).
    Lorsque j’étais étudiante, dans la labo où je faisais ma thèse, il y avait une autre étudiante dans la même situation que moi.
    Notre labo était un petit bâtiment en forme de pagode, tout au fond du campus, entouré de grands arbres.
    Un jour, la copine vient me chercher dans mon bureau toute excitée en me disant qu’il y a un perroquet sur le tronc d’un arbre …
    J’ai bien rigolé !
    Il s’agissait bien sûr d’un pic vert !

  32. C’est quoi ton nichoir, Bernard ?
    On dirait un morceau de canalisation ou quelque chose comme ça !
    Il y a un nid en formation dans ma boîte aux lettres mais je ne sais pas de quel oiseau, je ne l’ai pas vu.
    Je viens de mettre des affiches pour que le facteur ne dépose plus le courrier dedans.

  33. Merci Etincelle, c’est bien trois  » pic cendré » que j’ai vu.

    Finalement quoique vous disiez ne pas être « spécialiste des oiseaux » c’est quand même vous qui avez trouvé le nom de cette espèce, et je vous en remercie, je n’aime pas rester sur des interrogations, donc je ne vous ai pas surestimée.

    Quant aux perruches qui ont colonisé le bassin parisien notamment, je suis un peu sceptique quant à leur origine. Des oiseaux de volières relâchés ou échappés qui se seraient reproduits à une telle rapidité…j’en doute un peu, d’autant plus que ces perruches ont une taille bien plus importante que celles des volières, quasiment le double et d’autre part, elles sont toutes vertes, or des accouplements en volière (assez difficiles) d’un couple de perruches de couleurs différentes donnent des enfants de couleurs variées, or, dans la nature parisienne on ne retrouve que des perruches vertes…d’un gabarit supérieur. Ne viendraient-elles pas plutôt d’Afrique et seraient restées sur notre territoire ? Cela me semble un peu plus plausible….mais je ne suis pas ornithologue !!!!

  34. Bernard,

    A 5h 31 tu as un peu trop forcé sur le café calva..Ca l’fait pas quand même… :tongue:

  35. Euh, strictement impossible de voir trois pics cendrés ensemble à cette époque de l’année. Cet oiseau peu commun est très discret et très territorial, comme tous les pics. Il ne supporte pas la présence d’un congénère sur son territoire. Il doit être difficile même de voir le couple.

  36. Alors, tu vois bien, Francisca que je ne suis pas une spécialiste !
    Un guide ornitho, c’est bien, mais cela ne remplace pas l’expérience.

  37. En aucun cas je n’irais te contredire Bernard, c’est toi le spécialiste, pas moi et loin s’en faut. Toutefois, il n’en reste pas moins que, d’après ce que nous avons vu (je n’étais pas seule à les observer) c’était bien des pics cendrés, notre observation correspond en tous points au descriptif du lien d’Etincelle. Et ils étaient bien trois à une distance d’environ cinq mètres les uns des autres à picorer dans le gazon. Il pleuvait, sans doute étaient-ils à la recherche de vers! Mais ils étaient ensemble et se sont envolés à notre approche (à 10 m) pour aller se réfugier chacun dans un arbre différent….mais pas très éloignés les uns des autres. Je ne m’explique pas pourquoi ils étaient ensemble mais le fait est qu’ils y étaient…. S’ils sont très territoriaux, je les reverrai samedi et vous tiendrai au courant, mais cette fois je me ferai accompagner par une personne compétente et digne de foi…. elle !!!

  38. De toute façon, tu as raison. Pour deux raisons :
    1 – « Bec puissant, dessus de la tête rouge, taille d’une tourterelle » dis-tu. ça ne peut correspondre qu’à la description d’un pic.
    2 – Les femmes ont toujours raison … (mais bon, on vous aime quand même … :wub: )

  39. Excellent ce lien laissé par Yves !
    Effectivement, on se serait attendu à autre chose !
    Euh, c’est un accouplement ou pas ???

  40. Donc, si je comprend bien, cet oiseau s’appelle un pic parce que la femelle pique le mâle dans le cou lors de l’accouplement ? :silly:

  41. Etincelle, pour répondre à ta question posée il y a déjà pas mal de temps, les nichoirs sont en béton de bois, c’est à dire en béton avec des copeaux de bois incorporés qui assurent l’isolation thermique. Ces nichoirs durent plus de trente ans (celui qui est sur la photo a sans doute cet âge). Ce sont des nichoirs allemands, chers mais inusables, vendus en France par la société Valliance que je connais assez bien :
    http://www.nichoirs.com/cgv.php

  42. Yves, le type est peut-être daltonien ? LOL
    Faut être tolérant, moi j’ai bien écrit pic epeiche au lieu de pic vert dans mon commentaire de 7h55 le 6 avril.
    N’empêche, la vidéo est incroyable, ça vaut le coup d’oeil.
    Et c’est quoi comme pic ?
    Il ressemble un peu au pic de Magellan mais les lignes blanches ne font pas tout a fait le même dessin sur le dos.
    Merci pour ta réponse, Bernard.
    Donc, tu ne recycles pas les vieilles canalisations en nichoirs …
    Je m’étais posée la question.

  43. De retour de vacances, j’ai bien du mal à reprendre le fil de vos palabres toujours aussi riches !
    Alors en première intervention : le moineau cisalpin est inconnu en Franche-Comté. Sûr qu’il n’est pas si loin, à vol de cisalpin, mais il est tout de même extrêmement confiné et devrait franchir bien des montagnes.
    J’ai une photo de cette bête quelque part, mais il a été observé au sud des Dolomites…

  44. Les photos de Friquet sont magnifiques, et une fois de plus chez Bernard une espèce sensible s’installe, se laisse photographier, et va sans doute nicher …
    Ne cherchez pas : le Paradis ornitho. se trouve autour de la maison de Dupdup !
    Petite question : il n’y pas de dimorphisme sexuel entre le mâle et la femelle de Moineau friquet, alors qu’il y en a un très net chez le Moineau domestique…. On se demande pourquoi !
    Autre question : pourquoi on l’appelle Passer montanus ???

  45. J’ai observé en fin de matinée un couple de moineaux friquets qui nourrissaient un jeune déjà envolé du nid. Idem pour trois jeunes tariers pâtres hors du nid qui attendaient la nourriture.
    Et une belle surprise : un couple de bergeronnette printannière, présent depuis un mois, qui construisait son nid (brindilles au bec) dans un champ de céréales. Une nouvelle espèce pour ma commune ! :wink:

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