Grands bluesmen (6)

LE LOUP HURLANT
Son vrai nom est Chester Arthur Burnett.  Celui qui allait devenir le grand bluesman Howlin’ Wolf que nous connaissons est né en 1910 dans le Mississippi. Son grand-père lui racontait d’affreuses histoires de loups qui allaient venir les dévorer et cela lui inspirera plus tard ce nom de scène.

Après une adolescence passée dans les champs de coton, il sera initié à la guitare dans les années 1920 par le grand Charles Patton puis à l’harmonica dans les années 30 par Sonny Boy Willliamson. Ce n’est que tardivement, en 1945, après avoir passé quatre années à la guerre sous les drapeaux, qu’il décide de se lancer dans la musique.

Chester Arthur Burnett fut l’un des premiers guitaristes à utiliser une guitare électrique, il formera un groupe à Memphis en 1948 et c’est à ce moment-là qu’il prendra le nom de Howlin’ Wolf.

Il enregistre ses premiers titres en 1950-1951.

http://www.youtube.com/watch?v=4Ou-6A3MKow

En 1952, il décide de se consacrer uniquement au chant et part pour Chicago où il est l’un des fondateurs du Chicago blues. S’ensuit alors une carrière fructueuse avec de nombreux enregistrements chez Chess Records et une collaboration avec Willie Dixon.

http://www.youtube.com/watch?v=A1FK620bS7A

Comme pour beaucoup de bluesmen, la carrière de Howlin’ Wolf décline à la fin des années 50 en raison du changement des goûts musicaux du public noir pour repartir en Europe dès le début des années 60 grâce à l’impulsion des groupes de rock européens.

Les Rolling Stones, en reprenant son titre Little Red Rooster contribueront beaucoup à le remettre en selle.

http://www.youtube.com/watch?v=ZiZ-sW38cT0&feature=related

Howlin’ Wolf connaîtra un vrai succès pendant toute les années 60 en Europe et décèdera le 10 janvier 1976.

15 réflexions au sujet de “Grands bluesmen (6)”

  1. Pas le temps pour l’instant, mais craché juré, j’écouterai dans les jours qui viennent car tout cela parait bien prometteur !

  2. Une forte corpulence, un expression de puissance sauvage il est avec Muddy Waters un des grands concepteurs du Chicago blues. Je possède un double album, un florilège de ses différentes périodes, de ses beaux et grands cris inclus dans une voix ténébreuse, me manque l’image. Vivement le cédé hologaphique, je suis sur que cela viendra un jour. Il est pour moi avec Dixon et Waters, un des Bluesmann des plus accomplis pour ces compositions. Très malade, il a graves problèmes cardiaques, il signe son dernier et très bon album: Back door Wolf:

    avec Hubert Sumlin, l’irremplaçable guitariste que l’on voit sur les vidéos et Eddie Shaw, saxophoniste (que l’on ne voit pas) mais surtout manager de HW. Lillie Burnett, devenue veuve du Loup Hurlant, financera en partie la carrière de ce compositeur.
    Une vidéo présentée par ce génial acteur qu’est Morgan Freemann:

    George Thorogood/Eddie Shaw.

  3. Chose promise …
    Dans la première vidéo, pourquoi y a t’il une telle différence entre sa voix lorsqu’il parle et sa voix lorsqu’il chante ?

  4. Ce matin, je suis arrivé à 3H35 dans mon bureau. Et comme tous ces matins où j’arrive tôt, je mets spotify (l’équivalent de Deezer) et j’écoute du blues à fond les manettes. ça me donne une pêche terrible pour travailler. Ce matin, c’est Howlin’ wolf qui m’a accompagné.

  5. Mais quand est-ce qu’il dort le Dupdup ??? !!!
    Drôle d’animal quand même ! :biggrin:

  6. Il est possible qu’un jour, l’âge venant, j’aie besoin d’une musique plus nuancée que le rock (que j’écoute encore régulièrement) et que je me recentre sur le classique et le jazz. Mais si l’énergie dégagée par le rock m’intéressera sans doute moins, je sais que je serai toujours fidèle aux vieux bluesmen. C’est dans leur musique que je trouve le plus d’authenticité, et un esprit finalement très proche des rockers que j’ai aimés.

  7. Tu aimes moins le rock et tu nous mets un article sur le Rock-Pipit !!!
    :wassat:
    A quand un article sur le Jazzeur boréal ?
    :smile:

  8. Cela faisait plus de dix ans que les Rolling Stones n’avaient pas sorti de disque studio. Fin 2015 ils se sont retrouvés pour l’enregistrement d’un nouveau disque. Mais l’inspiration n’est pas venue alors ils ont joué dans le studio quelques vieux blues des musiciens noirs. Et ça a fonctionné. Alors ils en ont fait un disque, constitué de 12 reprises, qui est sorti ce vendredi 2 décembre. Du bon blues (avec un Mick Jagger omniprésent à l’harmonica), comme les Stones en faisaient déjà sur leurs trois premiers disques dans les années 60 ! :wub:

  9. Rajeunir ?
    oh ça n’a pas d’importance.
    Il y a des gens de 80 berges qui un enthousiasme communicatif alors que d’autres de 20 sont déjà vieux dans leur tête …

  10. J’en profite pour donner d’autres précisions sur ce disque des Stones. Ils n’ont repris que des morceaux peu connus des années 50 (à part peut-être I Can’t Quit You Baby et I Gotta Go) et ça c’est plutôt bien.
    Le disque est déjà dispo sur les sites de streaming (spotify, deezer, google play …).
    Le son du disque est très proche de ce qu’ils faisaient à leur début et j’aime bien. Un très court extrait :

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