Blog en congés

Comme cela m’arrive quelques fois dans l’année, je ressens le besoin de faire une petite pause.
Ce blog reprendra donc le mercredi 1er janvier.
Mais avant de vous quitter, j’aimerais vous parler d’un geste qui m’a énormément touché.
Il s’agit d’un cadeau que j’ai reçu au début décembre. Nous sommes d’ailleurs six blogueurs du blogadupdup à avoir reçu le même cadeau. Quel est notre point commun à nous six ? : nous avons tous échangé des graines au cours de cette année avec notre ami Francis. Et Francis, avec beaucoup de générosité, nous a confectionné à tous un magnifique calendrier de l’Avent. Un calendrier, sous la forme d’une guirlande, fait de sachets de graines préparés avec beaucoup de soins.

IMGP7247Dans chaque sachet en papier, des graines de tomates, de salades, de fleurs … Une variété différente par sachet.

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Tous les deux jours (les jours impairs), j’ouvre mon petit sachet avec autant de fébrilité qu’un enfant ouvrant un cadeau sous le sapin de Noël. Et ce jour-là, je reçois aussi un texte par mail. Car Francis ne s’est pas borné à nous mettre une variété différente de graines par sachet, il nous envoie aussi à chaque fois un long texte nous disant tout ce qu’il sait sur cette variété et notamment sur l’histoire de ces graines.

Et ces textes de Francis sont plein d’humour. Je ne résiste pas à l’envie de vous faire connaître l’un d’eux. Il s’agit du texte que j’ai reçu ce lundi matin alors que je venais d’ouvrir le sachet 15 contenant des graines de tomate russe.

«Finalement, le virtuel n’est plus si virtuel que ça» c’est ce que me disait Bernard il y a quelques jours dans un mail à propos des relations qui peuvent se tisser à partir d’internet.
Sommes nous assez intimes maintenant ?
Il y a quelques années j’ai eu une brève aventure avec une russe : Irina. Voyant que nous étions passionnés mon épouse a accepté la situation et même accueilli chez nous le fruit de cette rencontre. Cela est arrivé sans que m’y attende. Vous le savez maintenant je connais quelques personnes des pays de l’est. Celles-ci me vantaient toujours la beauté des russes. J’ai donc visité les sites spécialisés et j’ai pu vérifier qu’elles disaient vrai. Et j’ai connu Irina. Les tarifs étant intéressants, eh oui, à un moment ou un autre il faut bien parler argent, je me suis laissé tenter par une russe, puis deux, puis trois et je n’ose finalement pas vous dire le nombre final. Elles étaient belles ou moins belles, petites ou grandes, bonnes ou moins bonnes, mais sont toutes passées dans mes mains.
Parmi celles-ci : Habitant du nord (Северянин), vous la trouverez souvent sous ce nom : Severjanin ou Severianin. J’ai choisi de vous donner celle-là pour ceux qui ont de petits jardins. En effet elle est très petite mais fait des fruits assez gros qui permettent par exemple de faire des tomates farcies. Certains disent qu’elle est parthénocarpique (ventmarin).
Mais je vais vous raconter plus dans le détail mon histoire avec Irina. Cherchant des tomates russes j’ai visité un site de Krasnoyarsk en Sibérie géré par Irina. Je suis rentré en contact avec elle par le biais des traductions google, et elle me répondait de la même manière. Finalement j’ai commandé 38 sachets de semences pour 17 euros, frais de port compris !!! La première difficulté a été de lui envoyer l’argent. On a essayé paypal mais ça ne passe pas en Russie. Je n’ai pas pu faire un virement sur son compte alors que j’en fais régulièrement pour l’étranger. Finalement ma banque a pu verser sur son compte la somme mais en passant par une banque intermédiaire en Allemagne. Quand Irina est allé au bureau de poste de Krasnoyarsk on a refusé son colis. Elle est allée directement aux douanes qui ont aussi refusé. Finalement alors qu’elle voulait me rembourser je lui ai dit de garder l’argent. Elle me parle alors d’une de ses amies qui fait des voyages organisés en Allemagne et qu’elle essaierait de lui faire envoyer le colis depuis l’Allemagne. Un beau jour j’ai vu dans ma boite un paquet venant d’Allemagne j’ai tout de suite compris qu’il venait d’Irina.
Je vous raconte cela juste parce que cette aventure m’a marqué. Voilà quelqu’un que je ne connais pas avec qui je n’aurai sûrement plus de contact et qui a essayé jusqu’au bout et réussi à me rendre service.
 
Pour votre information le problème ne vient pas du côté russe mais du côté français qui accepte sans contrôle que les semences venant d’Europe. Ma deuxième surprise a été quand par curiosité j’ai interrogé l’administration française responsable de ce secteur. Deux personnes m’ont donné une réponse personnalisée de plusieurs pages avec références et textes juridiques. Là aussi j’ai été agréablement surpris de l’amabilité des personnes et de la qualité du service public.
D’Irina je n’ai même pas une photo. Mais j’ai celle d’une tomate qu’elle m’a donnée et qui porte son nom : (si vous voulez des graines…… d’elle ou des autres, vos conjoints n’y trouveront peut-être rien à en dire).

Vous imaginez bien qu’avec une histoire comme celle-ci, je vais prendre soin de ces graines comme de la prunelle de mes yeux.

Combien d’heures Francis a-t-il passé à préparer minutieusement tous ces cadeaux ?
C’est l’un des plus beaux cadeaux que j’aie jamais reçu.
Je suis très ému par cette attention incroyable. C’est comme si j’étais, à près de 60 ans, en train de découvrir que le Père Noël existe.

Ce monde prend l’eau de toutes parts. Il est devenu inhumain à bien des égards. Mais le cadeau de Francis montre qu’il reste ça et là de bien belles poches d’humanité. Si un jour je me mets à désespérer du monde (on ne sait jamais …), je suis sûr que le souvenir du cadeau de Francis me reviendra à ce moment-là pour me rappeler qu’il y a aussi de bien belles choses dans le coeur de l’Homme.

Du fond du coeur : MERCI FRANCIS !

Bonnes fêtes de Noël à tous !

Danses du Moyen-Âge et de la Renaissance (1)

Un article proposé par Léa.
Dernièrement, en faisant des recherches internet sur un personnage d’un roman de Patrick Cauvin, j’ai découvert un compositeur espagnol, tout à fait réel, lui!

Ce compositeur, Francisco de la Torre, aurait vécu entre 1460 et 1505. Il se fit connaître principalement dans le Royaume de Naples, où il travailla la plus grande partie de sa vie. Puis il quitta Naples à la demande de Ferdinand II et occupa une chaire d’ecclésiastique à la Cathédrale de Séville.

Il reste apparemment peu de chose de lui, mais on peut trouver un morceau dans le recueil Cancionero de Palacio. Ce manuscrit espagnol est composé d’oeuvres musicales pour danses de cour, dont la Danza alta de Francisco de la Torre serait un exemple typique.

A cette époque, dans les cours royales d’Europe, on dansait les « danses hautes » et les « danses basses ».

J’ai trouvé peu de références sur ces danses, et elles sont parfois contradictoires.
Selon certaines sources, les danses hautes et basses se distingueraient par les instruments de musique utilisés. Selon d’autres sources, la différence se trouverait surtout dans le style des pas, sautillant et enlevé pour les « danses hautes », très calme et posé pour les « danses basses ».

J’ai trouvé deux versions de cette danza alta  de Francisco de la Torre :

La première, interprétée par l’ensemble « Hesperion XXI » dirigé par Jordi Savall.

Une seconde interprétation par l’ensemble « Atrium Musicae » de Madrid.

Vous trouverez l’ensemble des oeuvres du manuscrit Cancionero de Palacio sur ce lien. Il s’agit d’un concert donné en Suisse, par l’ensemble Hesperion XXI.

Sur Deezer, vous pourrez écouter un très bel album de l’Ensemble « Atrium Musicae » de Madrid : « Three Centuries of La Spagna ». Sur Deezer également, la discographie de Jordi Savall et de son ensemble Hesperion XXI.

Voilà, j’espère que vous aimerez autant que moi !

Le lynx dans ma vallée, c’est officiel !

Vendredi dernier, Joëlle et moi avons fait une belle balade en direction du Fort de la Dame Blanche qui domine la vallée de l’Ognon. Le chemin pour y arriver, à partir du village de Tallenay, est en pente douce et la balade est facile (il faut juste une heure pour arriver au fort).

IMGP7163En voyant les zones escarpées qui

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Potirons 2013

2013 ne fut pas une très bonne année pour les potirons. Je n’ai eu souvent que quelques fruits par pied. Problème de pollinisation ? Oui sans doute. Avec aussi comme problème la difficulté pour certaines variétés (notamment les courges musquées) à venir à maturité. Evidemment, comme je n’ai pas le sens de la mesure (vous le savez, non ?) et que j’ai récolté plus de 30 variétés différentes, il m’en reste suffisamment pour passer l’hiver et même tenir un siège de deux ans.

IMGP6081Et vous, amis jardiniers, ça a donné quoi vos potirons 2013 ?

Le crabier chevelu

HERONS DE CAMARGUE (4)
Il s’appelait héron crabier mais on a cru bon à un moment donné de lui changer son nom et de l’appeler crabier chevelu. Oui, pourquoi pas … ! De toute façon, moi qui râle souvent contre ces changements intempestifs de noms, je finis toujours par les adopter un jour ou l’autre, parfois 20 ans après (mis à part quelques-uns comme la gallinule que je continue d’appeler poule d’eau).

Je n’ai pas de bonnes photos du crabier chevelu car j’ai toujours eu un mal fou à voir cet oiseau de près. Il faut dire qu’il se montre assez peu à découvert et préfère les endroits riches en végétation.

IMGP6113Néanmoins, lors de mon

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