Alors, les limaces ?

Ce blog fait une petite pause pendant les vacances scolaires et reprendra le lundi 29 avril.
En attendant, un dernier petit article, à l’attention des jardiniers surtout.
Je m’aperçois qu’on n’a jamais parlé sérieusement sur ce blog d’un problème énorme que connaissent tous qui cultivent amoureusement des salades : LES LIMACES !

Êtes-vous confrontés au problème ?
Et si oui, vous avez quoi comme moyens de lutte ?

21 réflexions au sujet de “Alors, les limaces ?”

  1. Introduire un léopard, c’est peut-être bien pour le jardin. :smile:
    Mais pour les voisins ? :blush:
    :w00t:

  2. Limace = ennemi public N°1.
    Tous les moyens sont bons :alien: et beaucoup sont inefficaces :cwy:
    La cendre, pas suffisant : attention aux populations installées à l’intérieur.
    La bière, jamais essayé, pas assez de respect pour ces bestioles pour leur en donner.
    Ferramol, assez efficace mais lors des moments favorables à la reproduction, il en faut des kilos, c’est cher. J’y ajoute donc une petite ronde vespérale et/ou matinale, ciseaux en main, et je pratique le limaçocide sans aucun plaisir.
    A noter que la limace panthère est présente aussi, sans effet notable sur « mes » limaces brunes.
    J’ai essayé deux fois les nématodes sans succès réel, mais c’est apparemment une bonne possibilité d’éradication.
    Enfin, petites remarques :
    – j’ai abandonné le BRF à cause des limaces qui adorent s’y retrancher…
    – les zones à herbes hautes autour des zones cultivées sont à proscrire, comme les murettes en pierre sèche ou autres milieux de repli.

    En résumé, ma pratique c’est ciseau/ferramol, parfois cendre.

  3. Pareil pour moi, mais les ciseaux sont impensables pour les mini limaces noires, qui à mon avis sont les pires des pires. :angry:

  4. et bien moi, j’ai déménagé dans le Cantal. Je ne sais pas pourquoi il y en a beaucoup moins ! la cendre de volcan, peut-être… Ou bien les canards coureurs indiens dont une cane échangée avec la citadelle de Besançon !
    Jean-François

  5. le Ferramol, cendre et chasse aux limaces et escargots.
    Pour les escargots je préfèrerais qu’il y ait quelques grives mais elles ne sont pas au rendez-vous.

  6. J’aurais beaucoup de choses à dire sur ce thème des limaces, bien que très peu concerné, pour plein de raisons que j’expliquerai au fil de mes commentaires.
    Premier élément apporté à la discussion : la nature du sol et le type de jardinage. Mon jardin principal est situé en plein champ et j’y ai rarement vu une limace. Il y a deux raisons à cela. La première est que le sol contient une bonne proportion de sable. Le sable est abrasif et les limaces n’aiment pas du tout. La deuxième raison est que le sol est retourné chaque hiver par la charrue. Là aussi, les limaces n’aiment pas.
    Pour ce qui est de mes deux autres jardins, j’en parlerai plus tard.

  7. Petite réflexion qui vaut ce qu’elle vaut : les petites limaces noires sont les plus mauvaises pour le jardin. Or, en utilisant certaines méthodes comme la paire de ciseaux (très efficaces, je connais quelqu’un qui en a tué des milliers), on détruit plutôt celles qu’on voit le plus, c’est à dire les limaces oranges. Ce qui revient, d’une certaine manière, à favoriser la survie des limaces noires plus destructrices. Pas simple hein ? :blush:

  8. Belles photo d’escargot ! Nous en avons « adopté » un qui a pris le temps de réparer sa coquille abîmée : Victor, un beau gris rustique qui trône dans son saladier dans la cuisine. Il aime beaucoup les bananes c’est étonnant.

    En prévention de la chasse aux limaces à venir, je suis tombée sur un site qui utilise des anneaux ou du ruban de cuivre, il paraît que c’est répulsif… (uniquement) : https://limaces.com/tpln/Limaces/anneau-bande-cuivre-17cm-repulsif-limaces.htm.
    Comme je vais tester les circuits oscillants (en cuivre) utilisés en électro-culture et à mettre aux pieds des plants, je verrai vite si c’est efficace. :angel:

  9. J’ai eu une dizaine de jardins dans ma vie de jardinier et je n’ai quasiment jamais eu de problèmes de limaces alors que j’ai eu affaire à plein de types de terre différents. La seule explication que j’ai trouvée, c’est que je suis un adepte du travail de la terre, que le sol travaillé, très grumeleux en surface, ne favorise pas le déplacement des limaces, contrairement aux sols peu travaillés qui sont lissés en surface par la pluie. Les techniques de jardinage d’aujourd’hui (paillage, non-travail de la terre) favorisent infiniment plus les limaces. Par ailleurs, les légumes que l’on sème soi-même sont beaucoup moins attaqués que les plants achetés en jardinerie (et bourrés d’éléments nutritifs qui attirent les limaces). Autre constat : le fait d’avoir des allées en herbe favorise les limaces, sauf si on passe la tondeuse le matin de bonne heure lorsque l’herbe est mouillée, les limaces passent alors dans la moulinette …

  10. Peut-être avais-tu des hérissons également dans les parages qui sortaient pique-niquer la nuit ?
    C’est vrai qu’une fois installées, elles sont gloutonnes et se reproduisent vite en quantité.
    Le non-travail de la terre évite de déséquilibrer l’écosystème en place tout en favorisant le drainage si on a pris soin des vers (apport de déchets végétaux) qui du coup ne sont plus stressés par le labourage et restent sur place tout en enrichissant la terre, c’est eux qui font tout. Je teste cette méthode pour ces raisons principalement et parce que comme disait quelqu’un : si je devais donner un nom à ma méthode de gym ce serait Batures, les cours Batures :pinch: donc butte en lasagne aussi pour éviter d’être dépendant de l’eau (challenge car jardin sur toits parisiens en plein sud). Je posterai des photos quand ce sera un peu plus fourni.

    En plus des aiguilles de pin récemment mises en place, je testerai prochainement les anneaux de cuivre.
    Les semis sont maison et issus de graines potagères et non labo hybrides sauf ceux issus des déchets végétaux bio qui décident de pousser sur place. La santé des semis devraient être renforcés par l’effet bénéfique et protecteur des anneaux de cuivre… à suivre.

  11. Lorsque je parle du travail de la terre, je ne parle pas de labourage mais simplement de sarclage, qui est une méthode douce de travail du sol. Les Anciens travaillaient la terre et il y avait pourtant dans leurs jardins une quantité astronomique de vers de terre, carabes, fourmis, et autres petites bêtes. Je ne crois pas que le travail de la terre soit destructeur. Je pense même au contraire que le fait de la travailler l’aère et permet aussi, d’une certaine manière, le développement de la vie.

  12. La limace
    C’est vorace
    C’est coriace
    Mais aussi
    C’est cocasse
    Ca s’efface
    Quand on passe
    C’est poli
    Ca vous trace
    Des rosaces
    Pleine de grâce
    C’est joli
    Quand ça chasse
    Ca agace
    La tignasse
    Du persil
    Puis tenace
    Ca s’embrasse
    Faut qu’tout s’fasse
    C’est la vie.

    (Pierre Louki)

  13. Les limaces sont aussi efficaces si l’on en croit ceux qui étudient leur rôle de près : « Le rôle majeur des limaces, et des gastéropodes en général, est de recycler la matière organique dès leur décomposition. Elle aident à lier le sol grâce à leur mucus et créent des galeries qui aérèrent et hydratent le sol. »

    Leurs ravages anormaux dans les cultures proviendrait de déséquilibres :
    – un manque de matière en décomposition à grignoter, ce qui est souvent le cas des jardins trop bien rangés et désherbés. Les limaces se rabattent donc sur vos plantes vertes.
    – un manque de matière organique en décomposition dans le sol. Là aussi, souvent provoqué par un jardinier trop maniaque qui arrache toutes les herbes avec les racines dont se nourrissent normalement les limaces.
    – un excès de matière en décomposition en surface ou d’humidité, qui les attirent et les excitent au point de noyer leur odorat entre plantes en fermentation et plantes vertes en pleine santé.
    – votre végétation est stressée, malades ou infectée. coupes, tailles et tontes excessives.
    – une humidité excessive du substrat, comme dans les serres.
    – une faible richesse fongique de votre sol, aliment préféré des limaces.
    – une faible biodiversité des organismes fongiques (champignons), lichéniques (lichens) et bryophytes (mousses).
    – il s’agit bien souvent aussi d’un manque de faune sauvage pour les réguler comme les oiseaux, les petits mammifères et les amphibiens… comme dans les serres dont toutes les musaraignes et campagnols sont chassés.

    Plus vous désertifierez le chemin jusqu’à vos salades, plus les limaces s’attaqueront à vos légumes, à défaut de compost frais. Il est donc essentiel de designer des micro habitats pour les gastéropodes. » Voilà, la nature est bien faite à condition de partager tout le monde à sa place.

    Ici, sur toit parisien il nous manque évidemment les prédateurs naturels des limaces, on nourrit les oiseaux (principalement des mésanges) et il faut que j’ajoute des déchets végétaux.

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  14. Comme je l’ai dit, je n’ai pas beaucoup de limaces dans mon jardin. Mais dans ma serre, j’en ai … zéro ! Trop sec et trop chaud !

  15. Ne pas cacher d’oeufs de Pâques dans le jardin. Laisser quand même les enfants chercher et leur donner ainsi un avant-goût de ce qu’est le marché du travail !!!!
    :biggrin:

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