Jardinage et changements climatiques

Ce blog est lui aussi victime de la torpeur estivale, il se met en pause (comme chaque été d’ailleurs) et le prochain article paraîtra le lundi 9 septembre.

En attendant de vous retrouver à l’automne (même si d’ici là les discussions continuent) je vous propose un dernier article sur un thème qui est extrêmement important pour moi : « COMMENT ADAPTER SES PRATIQUES DE JARDINAGE A LA VIOLENCE DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ACTUELS ». Et cet été caniculaire nous plonge en plein, nous autres jardiniers, dans cette problématique.

Ce que je vais dire dans cet article concerne avant tout l’Est de la France mais chacun pourra adapter mes propos à sa propre région.

Un petit point d’abord sur les nombreux changements actuels. En quelques mots, que constate t-on ?

  • moins d’eau
  • plus chaud
  • plus de vents

Globalement, trois saisons (l’été, l’automne et l’hiver) sont devenues plus chaudes et plus sèches. Le printemps échappe par contre à toute règle. Il est bien plus variable d’une année à l’autre : parfois très sec, parfois très pluvieux, parfois très chaud, parfois très froid, parfois très venté, parfois très calme. Peut-être que l’explication de ces variations printanières provient du fait que l’Europe occidentale reçoit sur ses côtes d’énormes quantités d’eaux froides issues de la fonte des glaces du pôle nord et que cela perturbe de temps en temps le mouvement de réchauffement global sans arriver toutefois à le contrer. Or, le printemps est la saison des semis et des plantations et il est donc difficile pour le jardinier de mettre en place une stratégie précise sachant qu’il ne sait jamais à l’avance comment la météo va évoluer. Le fait que le côté imprévisible de la météo affecte avant tout le printemps (car pour le reste il n’y a plus grand chose de surprenant dans les canicules estivales et dans la douceur hivernale) complique donc énormément la manière de faire des jardiniers qui ne sait sur quel pied danser.

Conséquences de tout cela : le jardinage, qui est une pratique ancestrale, rodée par des millénaires, est devenu quelque chose d’aléatoire, soumis aux caprices du climat (alors qu’avant il n’était soumis qu’aux caprices de la météo, ce qui est une différence de taille). C’est ainsi que plusieurs jardiniers, même confirmés, se posent la question de continuer ou non à cultiver leur petit coin de terre.

Alors que faire ?

Evidemment, nous n’en sommes qu’au début de la réflexion. Mais certaines pistes se dessinent tout de même pour tenter de faire face à la situation. Quelles sont ces pistes (qui ne sont pas des vérités – loin de là – car elles ont besoin d’être validées dans les années qui viennent) ?

1 – Revoir la liste des légumes qu’on cultive. Mais pour quelle raison faudrait-il revoir cette liste ?
On analyse souvent assez mal la situation car beaucoup de jardiniers (ou même d’agriculteurs) ne raisonnent qu’en terme de manque d’eau, alors que l’augmentation des températures est un aspect tout aussi important, sinon plus. Cette élévation du mercure de nos thermomètres perturbe  gravement le fonctionnement même des plantes. Ce fonctionnement des plantes est basé sur la photosynthèse. Juste deux phrases pour expliquer grosso modo ce qu’est la photosynthèse. Le constituant principal des plantes est la cellulose, à base de carbone. L’énergie solaire permet à la plante, grâce aux pigments de ses feuilles (la chlorophylle) de prendre ce carbone dont elle a besoin à la fois dans l’atmosphère (le CO2 atmosphérique) et dans le sol (le carbone minéral). Or cette photosynthèse ne s’effectue qu’à des températures optimales, souvent de l’ordre de 20 à 25°C pour nos plantes de climat tempéré, diminuant ensuite au-delà de ces températures et s’arrêtant ensuite quand la température devient excessive, supérieure à 35°C. Or, en plein soleil, on dépasse souvent les 35°C dès le début de matinée. Ce qui veut dire qu’en période de forte température, ce n’est pas la pluie qui tombe (ou l’arrosage) qui va remédier à la situation car la plante n’en fonctionnera pas plus pour autant. Et pour ne pas arranger les choses, si les plantes arrivent cependant à mettre en place des mécanismes de résistance (en ralentissant ou bloquant leur fonctionnement) pendant les épisodes de fortes chaleur, elles ne se remettent ensuite à fonctionner normalement que très lentement. Il faut savoir aussi que l’optimal de température n’est pas le même pour une laitue (températures plutôt basses) que pour une aubergine (températures plutôt hautes). On peut donc d’ores et déjà dire que certains légumes ne sont plus du tout adaptés à la situation actuelle alors que d’autres ont encore quelques beaux jours devant eux. Plantera t-on encore des pommes de terre, des choux, des radis en Franche-Comté dans vingt ans ? Rien n’est moins sûr . Et peut-être qu’on remplacera un jour, sans doute dans un futur proche, ces légumes-là par des plantations de patates douces, de chayottes, de concombres du Mexique, de gombos ou de cacahuètes (j’ai d’ailleurs tout ça déjà dans mon jardin). Mais la difficulté pour effectuer ce changement est plutôt d’ordre culturel : comment faire pour qu’un jardinier franc-comtois (ou d’ailleurs) se fasse à l’idée ne plus cultiver de pommes de terre ou de choux ?

2 – Echelonner les dates de semis/plantations et ne plus tenir compte des dates habituelles.
Autrefois, l’été était « la » saison du jardinier. Aujourd’hui tout est inversé, l’été est devenu au contraire la saison la plus contraignante (aussi bien pour les plantes que pour les gens d’ailleurs). Par contre, d’autres possibilités apparaissent aux trois autres saisons. Exemples que j’ai pu constater depuis un an : pour nombre de légumes, les semis précoces ou tardifs réussissent mieux que les semis aux dates habituelles. Les tomates peuvent ainsi produire dès juin et jusqu’en novembre (voire décembre) malgré des difficultés à fructifier ou à mûrir en plein été (car, contrairement à une idée faussement répandue, les tomates ont bien plus besoin d’eau que de soleil pour mûrir). Et manger des tomates pendant 5 mois (au lieu des deux mois habituels) c’est quand même pas rien non ! Les haricots verts peuvent produire aussi jusqu’en novembre. Les pommes de terre peuvent être plantées dès février et certains se hasardent même à les mettre en terre seulement en juillet. Les côtes de bettes et les betteraves rouges peuvent passer l’hiver en pleine terre, ce qui n’était pas le cas auparavant. Les laitues arrivent à pousser en plein hiver. Les petits pois, qui étaient toujours semés au tout début du printemps, peuvent même être semés juste avant l’hiver, du jamais vu ici jusqu’à présent. Les choux, qu’il est si difficile à produire maintenant en plein été, peuvent être récoltés en toutes autres saisons. Rien n’est jamais gagné, bien évidemment, mais celui qui sème ses choux en janvier ou en septembre (chose qu’on ne faisait jamais jusqu’à présent) peut s’attendre parfois à quelques échecs mais souvent à de belles surprises. Mais là aussi, on se heurte à une difficulté qui est d’ordre culturel tellement nos pratiques de jardinage sont ancrées en nous. « Comment ça, Monsieur, mettre des tomates en pleine terre dès avril, vous n’y pensez pas, les Saints de Glace ne sont pas passés, vous êtes vraiment sérieux …? ».

3 – Utiliser l’immense biodiversité qui s’offre à nous.
Internet et les différents réseaux ont considérablement multiplié le nombre de variétés disponibles. Dans les 10 dernières années, on est passé d’une offre limitée à une offre illimitée (pour qui sait chercher). Et certaines variétés sont bien plus adaptées que d’autres au contexte actuel. 99% des variétés de laitues montent en graines dès les premières grosses chaleurs et ne sont plus adaptées à la situation actuelle ? Cherchons alors une variété adaptée dans le 1% restant ! Pour plein de légumes, expérimentons la diversité tous azimuts ! Exemple de la tomate : lorsque vous plantez une dizaine de sortes de tomates, plutôt qu’une seule, certaines s’en sortiront mieux que d’autres et vous augmentez forcément la chance qu’il y a d’avoir parmi elles des variétés (pas forcément les mêmes chaque année d’ailleurs) qui résistent au mildiou et qui passeront le cap de l’été. Il ne faut donc pas mettre « toutes ses tomates dans le même panier ». Mais là encore, difficulté d’ordre culturel. « Comment donc, moi qui cultive des pommes de terre depuis 50 ans, je devrais arrêter cette variété, la Charlotte, que mon père cultivait déjà ? « Et reléguer la laitue rouge grenobloise aux oubliettes ? ». On ne change pas les habitudes qui gagnent. Mais le jardinier est parfois dans une attitude obstinée, on ne change pas non plus facilement celles qui perdent !

4 – Produire ses propres graines.
Il s’agit là d’un sujet très important. Il y a plein d’arguments en faveur de l’autoproduction des graines (le coût, la qualité, la possibilité de diffuser …) mais l’enjeu climatique est un argument de poids. Voici ce que j’écrivais dans un article récent  : « Les graines qu’on nous vend sont produites dans des conditions optimales, sans excès dans un sens ou dans un autre. Les plantes qui ont produit ces graines n’ont jamais eu soif, elles n’ont jamais eu faim, elles n’ont jamais eu trop chaud, elles n’ont jamais eu trop froid, et comme elles sont cultivées la plupart du temps en serre, elles n’ont même jamais été sous la pluie ou dans les brouillards. Bref, ces plantes n’ont jamais connu la vraie vie. A nous de leur apprendre ! Bien entendu, il faut se procurer des graines au départ. Alors, si on n’a pas la possibilité d’échanger avec d’autres, achetons tout de même des graines qui viennent de plantes chouchoutées par les semenciers. Mais soyez sûrs qu’ensuite, année après année, en les semant dans les conditions qui sont celles de votre jardin et de votre climat – c’est à dire difficiles – vous les adapterez à votre terre, plus facilement même que vous ne l’imaginez, l’acclimatation se fait déjà au bout de quelques années. Et si le climat évolue comme il est en train de le faire, certaines de vos plantes s’adapteront aussi (dans une certaine mesure) au manque d’eau permanent, aux excès occasionnels d’humidité… » Mais là aussi, face au changement, il y a un obstacle d’ordre culturel. Car plein de jardiniers sont persuadés qu’on ne peut pas rivaliser avec les professionnels semenciers. Or aujourd’hui, le métier de sélectionneur de graines s’est considérablement dévalué et les graines qu’on vous vend ont bien baissé en qualité (notamment germinative). Comme je l’ai déjà dit sur ce blog : vous prenez tellement de soins à sélectionner vos propres graines, vous chouchoutez tellement vos légumes porte-graines que les véritables professionnels de la sélection c’est vous, et personne d’autre !

5 – Modifier ses pratiques de gestion du sol.
Comme vous le savez, je suis un adepte de la méthode de nos Anciens (pas celle des deux dernières générations, bien évidemment, mais celle de l’avant-chimique). Ces méthodes-là étaient très respectueuses de l’environnement car il n’y avait pas (ou presque pas) d’utilisation d’eau. On avait d’ailleurs très peu accès à cette précieuse ressource, l’eau courante au robinet n’étant arrivée dans les villages de mon secteur que dans les années 30. Et aller chercher l’eau à la fontaine à 300 m, ça limite considérablement le nombre d’arrosage ! Pour pouvoir se passer d’eau, les méthodes de l’époque étaient basées sur le travail permanent de la terre, on connaît d’ailleurs tous l’expression « un binage vaut deux arrosages » qui est l’expression populaire liée au jardin qu’on entend encore très très souvent. C’est cette méthode que j’utilise le plus possible. Et si ces générations-là ne pratiquaient pas beaucoup le paillage (méthode pourtant très ancienne qui date de plusieurs siècles) c’est parce que l’eau tombée du ciel était suffisante et que l’évaporation était très limitée (à cause des températures et des vents très inférieurs à ceux d’aujourd’hui). Nul doute que si nos Anciens revenaient aujourd’hui ils modifieraient leurs pratiques dans le sens d’une meilleure couverture du sol. Donc, l’intérêt premier de la permaculture est d’avoir systématisé cette ancienne méthode, désormais très adaptée au contexte climatique actuel. Mais avec tout de même une difficulté de taille, c’est que le paillage ne convient pas à tous les sols, ne convient pas à tous les climats (il empêche les sols francs-comtois de se réchauffer au printemps) et qu’il est à manier avec précaution. Car il faut savoir que la matière organique a besoin d’azote pour se décomposer. Certes elle restitue très abondamment cet azote par la suite mais dans un premier temps elle en consomme, d’où des plantes à la couleur jaune qui souffrent de cette carence. Je pense que faire un mix entre travail du sol (pour certaines terres, pour certains légumes) et paillage (dans certaines circonstances) est un bon compromis. Il sera bientôt impossible de toute façon de faire du jardin sans aller dans l’une ou l’autre de ces deux directions (le travail du sol / la couverture du sol) ou en mixant les deux. Modifions donc notre pratique de gestion du sol, dans un sens ou dans un autre (selon les attirances de chacun pour telle ou telle méthode). Cela dit, même si je pratique un peu le paillage du sol (tardivement en été, toujours en dernier recours, c’est à dire au moment où les plantes que j’ai endurcies se mettent à souffrir vraiment), je reste malgré tout adepte de la serfouette, outil de travail de la terre avec lequel je me sens bien et qui vient de très loin dans ma tradition familiale. Et comme cette pratique de travail du sol permet de faire du jardinage sans eau (ou presque) je continue à privilégier cette méthode ancienne. Mais jusqu’à quand cela sera t-il possible vu la violence des changements actuels ? Deux méthodes possibles donc, mais avec, là aussi, un obstacle d’ordre culturel : revenir au travail de la terre suppose pour certains d’en finir avec l’utilisation de produits chimiques de toutes sortes (alors que pendant 50 ans on nous a dit que c’était la panacée). Et à l’inverse, aller vers la couverture permanente (ou quasi-permanente) du sol (avec des déchets végétaux/organiques de toutes sortes) suppose que l’on jette aux orties nos idées préconçues en matière d’esthétique, de propreté … Beaucoup de chemin à faire donc dans les deux cas !

Evidemment, le jardinage n’est pas une science exacte. Le jardinier de demain, s’il ne veut pas disparaître, devra donc prendre beaucoup de risques pour un résultat tout à fait incertain. Mais je sais que si l’on se plante de temps en temps, en osant, en expérimentant, on a aussi – et parfois contre toute attente – de bien belles surprises. De toutes façons, vu la violence actuelle du climat, l’expérimentation permanente devient un passage obligé.

Pour résumer mes propos ci-dessus et pour conclure mon article, quelques mots-clés concernant l’attitude à avoir :
EXPÉRIMENTER TOUS AZIMUTS ET PRENDRE DES RISQUES.
MODIFIER RADICALEMENT NOTRE MANIÈRE DE PENSER

Ce qu’on pourrait aussi dire sous une forme très paradoxale : RÉAPPRENDRE LE JARDINAGE (c’est à dire retrouver les méthodes de nos ancêtres qui leur ont permis de s’en sortir pendant près de 10 000 ans) MAIS AUSSI LE DÉSAPPRENDRE (c’est à dire ne plus tenir compte de tout ce que l’on nous a dit en matière de dates de semis et de plantations, de types de légumes et de variétés à cultiver).

Tel est sans doute l’enjeu qui se pose aujourd’hui au jardinier soucieux de continuer sa pratique !

Bonnes vacances à toutes et à tous !

195 réflexions au sujet de “Jardinage et changements climatiques”

  1. Je suis d’accord avec bcp de points expliqués ici…pas tous qd-même…Je reste plus optimiste que toi sur l’avenir du jardinage à condition d’être observateur et ouvert à toute expérimentation qui le mérite.
    La permaculture, adaptée à son sol et à son climat, a pour moi un avenir certain, au moins pour le potager familial. Je l’expérimente depuis 5 ans…au vu des résultats je ne reviendrai pas en arrière, entre autres sur le paillage de fin de printemps dont j’ai déjà parlé, avec une efficacité imparable sur la régulation de l’humidité et de la température du sol en été, le maintien de l’aération du sol qui rend le binage d’été impossible mais surtout inutile, le renouvellement de l’apport d’humus lors de sa décomposition automnale et hivernale, la préservation de la souplesse du sol d’hiver pour la remise en culture au printemps suivant.

    Ce dernier point est important, car j’ajouterai à la liste des perturbations climatiques récentes un pb rarement évoqué, qui est la quasi-disparition des gelées d’hiver, primordiales pour l’éclatement des sols lourds à dominante argileuse.

    J’avais en des temps plus anciens rédigé ce petit texte de jardinier en hommage à l’hiver qui me manque, bonne lecture si çà vous tente :

    « Ma terre est en colère!

    Je croyais, comme chaque nouveau printemps , plonger mes dards acérés au plus profond d’une compagne docile, apprivoisée, offerte et gracile…et je suis face à une dure sauvageonne rebelle et insatisfaite…parce qu’elle n’a pas fait l’amour avec l’Hiver…

    Moi qui croyais, petit coq jardinier, la dominer en toutes circonstances,malléable et disponible, elle me montre alors qui est vraiment son Maître : Ni le potagiste, ni le doux printemps, ni le feu de l’été… Le seul Maître , pour qu’elle soit offerte tout le reste de l’année… c’est la rude étreinte de l’Hiver, imperceptible d’abord dans une simple caresse de la peau encore souple, la douce protection de son manteau blanc qui la couvre lentement , puis la pénétration de son gel au plus profond de son intime alchimie, qui la soulève , l’éclate, la pulvérise dans un feu d’artifice souterrain, l’éparpille dans un mouvement immobile qui dure et qui dure encore…

    Personne ne l’approche alors, aucun pic ne pénètre plus cette tétanisation qui la durcit de toute part, de part en part dans une étreinte qui ne se relâche pas, dans une saison où la nuit est sans fin….Quand elle se donne à l’Hiver, elle ne se donne à personne d’autre…
    .
    Puis le Maître se retire dans un silence de neige, il laisse discrètement son manteau blanc, dernière trace qui s’insinuera encore en elle pour la réveiller doucement , et la laisser là, disloquée, amoureuse de la vie qui viendra d’elle…

    C’est que ma terre est une forte terre, une maîtresse terre qui ne cède qu’à la Majesté hivernale, …pour me donner enfin l’illusion, dans sa douceur printanière, que le petit coq jardinier peut la soumettre…Mais cette année le Roi des saisons en a préféré une autre, sans doute plus haute dans les latitudes……L’hiver n’est pas venu…

    Alors elle est en colère, inassouvie et rebelle à tout outil qui la maltraite, elle s’arqueboute et me fatigue, ses blocs hermétiques entrent en résistance, elle se fait lourde, exprès, pour bien me faire comprendre que la douceur qu’elle m’accorde en d’autres années dépend, non de ma fougue printanière, mais de ses épousailles avec le Maître.
    Le Maitre n’est pas venu et elle brâme un chant de résistance…

    L’hiver lui a manqué, je suis remis à ma place. Elle va m’en faire baver.

    Je ne suis pas l’hiver, je suis tout petit… mais aussi amoureux que lui de ma terre sauvageonne…
    Je vais doucement la reconquérir. »

    Maintenant, avec le paillage d’hiver, tout çà c’est fini!

  2. Non non, à aucun moment je dis que je suis pessimiste, je dis même que si l’été devient plus difficile, les trois autres saisons offrent beaucoup de possibilités nouvelles. Là où je suis pessimiste par contre, c’est sur l’avenir des jardiniers qui culturellement sont dans l’incapacité de changer leurs méthodes et qui ne pensent même pas à observer et à expérimenter tous azimuts.C’est d’ailleurs pourquoi, dans chacun des cinq points que je cite, je parle du poids culturel de l’habitude.
    Je pense par ailleurs que si on a quelques points de désaccords cela provient de nos climats différents. Michel, tu n’habites pas en zone à climat continental, ceci explique sans doute cela.
    Et puis, concernant une chose que j’affirme assez volontiers, à savoir que le travail permanent du sol évite tout arrosage, contrairement au paillage qui limite l’arrosage, est-ce que tu confirmes qu’en paillant (ou couvrant le sol d’une autre manière) on utilise quand même de l’eau ? De toute façon, deux choses m’empêchent d’arroser : le fait que je sois en plein champ et que je n’ai pas accès à l’eau (sauf en escaladant des barbelés et en allant puiser de l’eau avec un arrosoir dans un abreuvoir à vaches qui ne contient de l’eau que lorsque les vaches sont là, c’est à dire un jour sur 10) et ensuite la taille du jardin. Pailler 10 000 m2 serait un travail colossal et c’est pour cela que je dis que le travail permanent du sol (par exemple une fois par semaine) est extrêmement économe en énergie.
    Cela dit, Michel, je pense que sur l’essentiel des cinq points que je cite tu es d’accord. Pour le 5ème point (la gestion du sol), je ne dis pas que je suis contre le paillage, je dis juste qu’il n’y a que deux orientations possibles (le paillage justement et le travail du sol … ou un mix des deux) et que, vu la violence des changements climatiques, il me semble qu’il n’y a pas de salut en dehors de cela.

  3. Bravo surtout à toi pour cette synthèse détaillée, aboutie, sur un sujet primordial pour tous ceux qui « potagisent ». Complet, accessible et sans doute incontournable dans un avenir proche…
    Il y a bcp de « nouvelles »(?) pistes, avec des variantes selon sol et climat régional.
    Par exemple je n’ai aucun, mais vraiment aucun caillou (qui sont des vrais radiateurs à accumulation) dans mon sol argilo-humique, celà ralentit le réchauffement printanier aux 1ers soleils, mais limite aussi en plein été l’échauffement diurne et nocturne maintenu.
    Pour un jardin caillouteux dans le Midi, çà sera une autre affaire…

    Pour faire court, je suis d’accord avec toi sur tout…sauf pour le paillage où je ne lâcherai rien! :devil: :smile:
    « le travail permanent du sol évite tout arrosage, contrairement au paillage qui limite l’arrosage »…mes diverses expériences depuis ma systémisation du paillage m’amènent à la conclusion inverse :

    Le binage sacrifie l’humidité de surface en facilitant la sécheresse du sol de surface pour briser la remontée par capillarité de l’humidité profonde (bien), mais
    -perte immédiate de l’eau de surface,
    -augmentation du phénomène avec les vents (et le vent en tire des litres!)
    -forte montée en température du sol sous le soleil (parfois on n’y laisserait pas la main) néfaste pour bcp de légumes à racines peu profondes (la salade est l’exemple type)
    -Si besoin d’irriguer quand-même çà multiplie les arrosoirs nécessaires pour réhumidifier en 1er cette couche de surface très sèche sur parfois 10 à 15cm…un arrosoir de 10L sur 1m2 n’en mouillera que…3cm , bien des jardiniers se font avoir…

    Le paillage retient bien plus l’eau que le binage :
    -Si pluie même forte, la terre souple ne se retasse pas (donc pas besoin de rebiner) et l’eau descend facile en profondeur (comme avec un GAG) et rapidement , ce qui ne favorise pas les maladies comme on pourrait le croire (mildiou++)-(sauf pour paillis exclusif gazon qui pourrit très vite si excès d’eau)
    -l’évaporation par le vent est nulle
    -la chaleur du sol est bcp plus modérée, on ne se brûle jamais la main sous un bon paillis, ce qui évite les pics agressifs de température pour la partie souterraine des plants
    -l’humidité « emprisonnée » se maintient bcp plus longtemps que par binage, facile à observer : laisse une large planche au sol après pluie et binage, puis retourne la planche après 15 jrs de soleil, l’humidité de surface y sera encore…et même après un binage sans pluie tu observeras le même phénomène (ce qui montre d’ailleurs que briser la capillarité par le binage ne supprime pas intégralement les remontées profondes)

    ….et si tu ajoutes à çà le fait que les adventices sont presque intégralement contrôlées tant que le paillis est là, plus l’apport progressif d’humus, c’est encore plus bénéfique pour les climats chauds et secs que par chez moi.

    Le vrai problème du paillage c’est de le trouver, difficile pour bcp de monde…Dans ce cas , biner d’abord, puis :
    tonte de gazon
    fanes, épluchures et tout le reste
    taille de haie broyées à la tondeuse
    bandes de carton en dessous ou au dessus
    Si possible un bon arrosage là-dessus et tu es tranquille pour un bon mois, bien le diable s’il n’y aurait pas au moins une pluie d’ici-là; et si elle est violente et abondante comme en moitié sud en ce moment, dans ces conditions ce sera tout bénéfice pour un sol qui n’aura pas du tout à être retravaillé.

    Chez toi où en plus tu ne peux pas arroser, çà me parait presque incontournable, c’est sûr que je paillerais! Si tu le peux, fais un test sur un parc ou deux, ou mieux sur qques moitiés de parc, avec l’autre moitié binée…Compare ensuite l’humidité du sol et la croissance des plants…
    En plus, si tu bines toutes les semaines, tu vas t’épargner une masse de boulot sur ces parcelles….Je te le garantis par expérience.
    EXPÉRIMENTER TOUS AZIMUTS ET PRENDRE DES RISQUES.
    MODIFIER RADICALEMENT NOTRE MANIÈRE DE PENSER…….YESSS!! :biggrin:

  4. Arrhhh Yves!
    « Si trop de pière allemante empêche te pien piner,
    C’est quand bèbe un plaissir pour attentr’ le tiner! »

    Pon, çà se tit plus que çà ne s’écrit, tonc un téchiffrache oral s’imposse!
    Tu imites Villeret dans « Papy fait de la résistance » et çà va se faire tout seul. :silly::silly:

    PS : Che précisse qu’il n’y a aucune intention malsaine tans le mot Piner! :angel:
    (enfin c’est ce que m’a tit Filleret!)

  5. Je ne pioche pas que dans les livres, je pioche aussi dans les excellents articles de Bernard et dans les commentaires des amis du blog pour tenter de mettre en place un modeste potager. Merci à vous tous pour vos doctes conseils.

  6. Aujourd’hui , il fait beau mais rien d’exceptionnel (23/24°). Par contre , il y a un vent sec avec des pointes à 50/60 km/h . En observant mes plantations , je peux vérifier que ce vent est un ennemi impitoyable pour le jardinier , bien plus que le soleil même brulant . Dans la serre où il fait bien plus chaud qu’au dehors , mais protégé du vent , tout va bien … Alors que les feuilles des plantes en pleine terre commencent à tourner sur elle-même !

  7. Lorsqu’il fait chaud, le vent est un ami de l’Homme et lui apporte une sensation de fraîcheur. Mais pour les plantes il est au contraire un ennemi, il s’ajoute à la chaleur ambiante déjà dure à supporter, pour dessécher leur feuillage.
    Il y a une quinzaine d’années, lorsque je parlais des changements climatiques à mon frère, paysan, il ne voyait pas vraiment d’évolution en matière de pluviométrie ou de température. Mais par contre, il me parlait de l’augmentation des vents au fil des années, chose que je n’avais pas vraiment constatée. Aujourd’hui, cette augmentation me semble vraiment évidente.

  8. Je fais le même constat, avec en plus depuis plusieurs années une prédominance au printemps (parfois jusqu’en Juin) des vents de Nord/Nord-est, ce qui auparavant restait exceptionnel. Vents qui assèchent le sol et font chuter les températures même sous soleil.

    Je suis contraint maintenant de voiler ou tunnelliser tous mes 1ers semis jusque début Mai car les nuits froides sont bcp plus fréquentes, en alternance avec qques nuits douces.
    Celà donne au printemps des variations brutales et fréquentes de température (souvent plus de 15° d’un jour à l’autre) et çà perturbe gravement la bonne levée des graines et le repiquage des plants sans protection. De même les rimées, voire gelées de Mai sont bcp plus à craindre avec ces vents de Nord (-6 au 8 Mai il y a 2 ans, -4 cette année)

    La dominante annuelle est au réchauffement mais chez moi les printemps sont plus froids et surtout très inconstants, pour le potager comme pour les fruitiers.
    L’anticyclone des Açores n’a plus du tout la même stabilité , conséquence du réchauffement des pôles?

    Cette semaine le vent est encore reparti au nord-est , plutôt soutenu aujourd’hui…

  9. Excellent sujet..en fait le plus important de France pour moi..les jardins familiaux me paraissent un des derniers remparts de protection face au monde nouveau qui apparait (1) : un pic « tout hydrocarbures » entre 2020 et 2025 :
    http://ottolilienthal.over-blog.com/2015/09/prix-du-petrole-y-aura-t-il-vraiment-des-gagnants.html
    ..et un climat franchement nouveau. Pour Michel, un des acteurs directs des modifications climatiques actuelles semble être le courant-jet qui circule au dessus de nous, bien esquinté par le réchauffement général :

    http://ottolilienthal.over-blog.com/2018/01/le-courant-jet-a-perdu-le-nord.html

    Mes fleurs de haricots sont bien belles, mais elles ne font rien par ces températures..J’ai du ressemer des haricots nains, en pensant au conseil de Blaise Leclerc : faire des semis successifs pour arriver à passer entre les coups de chaud..
    Dans un coin du jardin, pois chiche et sorgho poussent tranquillou…
    (1) En 1940 l’économie de base de la France s’est effondrée pour les raisons que vous savez..A l’époque, chaque maison avait son jardin.. ce sont ces jardins qui ont permis aux français de l’époque de se nourrir + bien sûr les exploitations agricoles bien plus nombreuses qu’aujourd’hui..sans parler du savoir faire..
    Sujet intéressant, je repasserai..

  10. Merci Otto pour ce dernier lien qui semble confirmer une corrélation entre le réchauffement de l’Arctique et les actuelles variations printanières importantes.

    Je serais tenté d’y ajouter une possible variation du trajet du Gulf-stream dans un futur proche, qui caresse toute la côte Ouest/Nord-ouest de la France et nous épargne les grosses froidures hivernales d’un Canada pourtant à la même latitude que la nôtre, avec un climat océanique bienvenu.
    La forte dégradation de la calotte glaciaire arctique sous laquelle il passe pourrait occasionner un changement de son parcours, ce qui serait très problématique pour nous.
    Il peut d’ailleurs en être en partie responsable : il est possible que la combinaison de ce courant « chaud » SOUS les glaces avec les températures aériennes en forte hausse SUR ces mêmes glaces contribuent à l’accélération de la fonte glaciaire arctique….
    …Et paradoxalement, s’il en vient à quitter nos côtes nous aurons au moins 6 mois de climat bien plus froid dans un contexte de réchauffement climatique global…

    Bon là où je serai, ce sera de la cryogénie avant l’heure…çà m’emm..derait qd-même qu’on me retrouve dans 1000 ans parfaitement conservé, des zozos hyperdiplomés dépenseraient encore des fortunes d’argent public pour m’étudier sous toutes les coutures…au lieu de les investir dans des solutions à l’URGENCE planétaire…….
    Je suis sidéré par les choix budgétaires mondiaux actuels au regard de cette urgence : une des grandes priorités serait d’aller sur Mars à coups de centaines de milliards??? Cà me laisse sur le cul de voir tous ces « hypercompétents » marcher à ce point sur la tête!!
    Mais quel arrogant aveuglement!………de gens qui roulent pour eux et sûrement pas pour nous.

  11. PS : Bon, une broutille, mais lisez « contribue » et non « contribuent ».
    Cà, c’est quand j’m’énerve, c’est la faute à Trump! :devil: :sick: :tongue:

  12. hé oui le « Gulf stream » a son rôle également..c’est un « boss » qui charrie je crois 150 fois le volume des fleuves de la Terre..il change aussi :

    http://ottolilienthal.over-blog.com/2015/04/le-gulf-stream-ralentit.html

    Déjà que la météo est soumise à la théorie du « chaos », avec gulf stream et jet stream (courant jet) qui font la fête, le jardinier lui se pose des questions…aujourd’hui en vedette : l’Alaska, 30° aux prunes :

    http://www.meteofrance.fr/actualites/73988536-alaska-une-vague-de-chaleur-exceptionnelle

    La fin du pétrole pas cher va nous priver d’une énergie importante pour lutter contre ces phénomènes..Le Premier ministre nous esquisse un plan politique général dans lequel il n’y a pas une seule fois le mot « pétrole »….

    Pour le fun, le Haut Conseil pour le Climat, groupe d’experts nommés par el présidente pour calmer les gilets jaunes, vient de rendre son premier rapport, et il est gratiné :
    « Pourtant tout indique de plus en plus clairement que la résolution du défi climatique ne pourra se faire sans un puissant mouvement de compression des inégalités sociales, à tous les niveaux »…un résumé, sous l’angle scientifique :

    https://www.lemonde.fr/blog/huet/2019/07/03/le-haut-conseil-pour-le-climat-frise-la-revolution/

    qu’est ce qu’on rigole.

  13. Pour un 4 juillet, le record de température connu jusqu’à présente à Anchorage, la plus grande ville d’Alaska, était de 18,3°C. Hier, le thermomètre a atteint 32°C !!!!

  14. Ah, ben tu vois, Bernard quand je te dis qu’ici il faut pailler! :silly:
    Ceci dit je ne sais pas si Anchorage est bien roulée, mais tant que le thermomètre qu’elle se met dans le postérieur ne rejoint pas les 37 elle est toujours pas dans les normes :whistle: :wink:

  15. Météo du jour….toujours vent de Nord-est chez nous.
    Prévisions pour les 15 jrs à venir……eh ben tjrs du N-E!
    Chaleur présente quand-même, mais qu’est-ce que çà sèche la terre à nu!

  16. Bonsoir à tous les jardiniers chevronnés de ce blog.

    Connaissez-vous la plante au goût de champignon Rungia Klossii de la famille Acanthacée et qui a la particularité que ses feuilles ont le goût de champignon (cèpes) et que l’on peut utiliser les feuilles fraîches ou séchées.
    C’est Jean qui a vu un reportage et moi j’ai « pioché » sur internet.
    Je crois que l’on peut acheter cette plante en jardinerie (en France j’ai vu) en Suisse je vais me renseigner.
    Ce que je voudrais savoir si vous cultivez cette plante et si cela vaut la peine.
    Elle n’est pas de la famille du basilic mais les feuilles ressemblent énormément.
    Merci et amitiés à vous tous.

  17. Et à Tahiti avec pas loin de 15°C on se ruait sur les pulls !
    Bon ben ceux qu’ont pas compris sont vraiment des abrutis.
    Et j’en connais :cwy:

  18. Moi aussi, des tas! qui sont même contents passque le réchauffement c’est bien pour les vacances (quoique cette année y en a une masse qui va se rafraichir en Bretagne)

    Tant qu’ils ne se mettront pas, eux aussi, un thermomètre dans le postérieur qui indiquera toujours 39, ils n’envisageront même pas de réfléchir à la gravité du réchauffement……
    Dit autrement, tant qu’ils ne seront pas eux-même directement impactés dans leur vie quotidienne ils ne bougeront pas le cul de leur chaise …(C’est pour çà qu’ils ne peuvent même pas se mettre le thermomètre pour contrôle! :devil: )

  19. Moi non plus , mais du coup çà m’intéresse de faire un essai l’année prochaine…
    J’ai pioché aussi, J’ai vu que çà se consomme cru (goût de cèpe modéré) ou chaud (plutôt que cuit) ce qui donne un goût bcp plus franc. Si l’on cuit trop, çà perdrait son goût ,un peu comme le cerfeuil qu’on met dans la soupe juste 30 sec avant de servir.

    C’est vivace mais gélif très facilement, et çà pousse lentement au début;
    Donc cultivé en annuel in the garden : ptèt pas grand chose à cueillir,
    mais si on rentre la plante en pot dans une véranda pour l’hiver (hors-gel total nécessaire) c’est plus vigoureux par la suite.
    Bon, c’est une plante tropicale, donc l’acclimatation chez nous doit rester limite…..mais patience, les Tropiques chez nous c’est pour bientôt……..(sauf dans le Sud où ce sera le Sahel! :devil: …Z’ont qu’à pas parler tout le temps de ‘l’enfer du Nord » , qui est plutôt un paradis actuellement! :wub: )

  20. Bonjour Michel………….comme c’est Jean qui avait vu le reportage j’avais cherché sur internet, mais il se trouve que Jean ne m’avait pas dit que c’était une plante que l’on trouve dans les bois. Il a cherché et trouvé Epiaire des bois. J’ai vérifié et il s’agit d’une ortie, moi je ne me risquerais pas et préférerai la plante à cultiver.

    Pour Yves, j’ai vu hier sur TF1 un cuisinier amateur qui achetait au marché des herbes aromatiques du basilic au gout de cannelle.

    Bon été les amis.

  21. Yves, je rêve de 4 feuilles de ta plante, bien présentées comme dans la Haute, avec un bon St Emilion….
    Cà doit être le Pied!…enfin ptèt pas le goût mais au moins l’odeur ….Je craque! :w00t: :silly:

  22. Otto, je repense à tes haricots qui restent en fleur sans en faire plus…

    Les haricots ont en commun avec les tomates qu’il leur faut au moins 8° pour que la plante pousse…mais 13/14° degrés minimum la nuit pour que la nouaison (le début de formation du fruit) se fasse, faute de quoi la fécondation traine…ou avorte dans le pire des cas…. 15°/16° c’est encore mieux.
    Avec ces vents de Nord-est trop frais la nuit, (chez nous ils prévoient 9° cette nuit!) une solution serait de voiler ces parcs au moins la nuit pdt qques jrs, pour que la température du jour y soit emprisonnée et que le processus se réalise.
    …Je n’ai jamais eu besoin de çà en Juin/juillet! Mais ce sera peut-être une des évolutions nécessaires à envisager selon les températures nocturnes que chacun aura en début d’été…..Ce soir j’ai voilé mon parc…

  23. …….GLUPS! ….Je viens juste d’aller contrôler la température extérieure…à 1H du Mat (qu’est-ce que je ne ferais pas pour toi! :angel: )
    …7°! :cwy: …en Juillet!…J’ai bien fait de voiler , à peine suffisant, mais tjrs mieux que de laisser découvert, et le réchauffement matinal sera plus rapide…
    Je conclus en citant Christophe :
    « Bon ben ceux qu’ont pas compris sont vraiment des abrutis. » :whistle: :wink:

  24. PS : J’aurai le même Pb avec les tomates de pleine terre, qui trainent aussi à former leurs fruits…en ajoutant que j’avais les 7°….. dans la serre entr’ouverte!
    Mais voiler çà c’est bien compliqué….
    Faites-vous la même observation du phénomène?

  25. Voiler des haricots ?
    Michel, moi qui défends bec et ongles le principe de la laïcité, ton port du voile ça commence par me courir sur le haricot !!!! :w00t:

  26. Ici aussi en Franche-Comté, les nuits sont plus fraîches et ça permet de rafraîchir les maisons en laissant toutes les fenêtres ouvertes la nuit. Il fait 18°C ce matin dans la maison et ça va remonter à 24°C en fin de journée, c’est quand même plus supportable que la semaine dernière.

  27. EtiNcelle, je suis en fond de vallée avec une rivière en bordure et …5 puits artésiens (eau parfaitement potable qui alimente la maison), donc c’est tjrs un poil plus frais qu’ailleurs.
    5,5° sur le thermo mini/maxi dans la serre que j’avais refermée…donc autour de 4,5° au ras du sol dans le jardin.
    Je n’ai qd-même jamais vu çà en Juillet.
    Cette année çà pousse mais tout lambine…

    Bernard, je voile mes haricots sans me voiler la face! :biggrin:

  28. Michel, il semble que le haricot pour prospérer, doit évoluer dans un tunnel de température :  » Les températures inférieures à 10°C de même que celles supérieures à 30°C sont préjudiciables à la floraison, à la fructification et la maturation »

    http://www.africmemoire.com/part.3-chapitre-i-generalite-sur-le-hariccot-842.html

    donc les tiens auraient « touchés » la limite inférieure, les miens la supérieure.. donc on peut répartir les risques en étalant les semis, mais si par malchance les « coups de chaud » se répètent, une faible récolte me semble prévisible..Pour une sécurité alimentaire, il faudra peut être tabler sur une autre légumineuse…

    « le paysan prie pour qu’il pleuve, le voyageur qu’il fasse beau, et les dieux hésitent… »
    (proverbe chinois)

  29. :biggrin:
    Je crois que ce blog est à la pointe du réchauffement !
    Cet article que j’avais jugé au prime abord intéressant est en passe de devenir un challenger de celui sur le mildiou.
    Quoique dirait Devos.
    https://www.youtube.com/watch?v=N3hl87-8k9k
    Il reste bien des doutes, bien des réactions, bien des inactions.
    Les températures rapportées ici témoignent déjà d’une situation extraordinaire, mais qui relèvera sans doute d’un ordinaire et de grandes amplitudes de variables climatiques pour les années à venir.
    Je partage les pistes proposées (eau, températures, vent) avec les différents couplages possibles. Et je pense tout de même que le problème de l’eau est primordial.
    Citernes, récupération, réserves, rivière, fontaine, cuve… Priorité des priorités je pense : le vent et la température sont des facteurs aggravants face auxquels d’autres adaptations peuvent être envisagées.

  30. Otto, d’accord sur les chiffres du « tunnel ». Les tomates rentrent aussi dans le même tunnel, avec peut-être des valeurs hautes légèrement plus élevées (je pense 35°)
    Je serais tenté d’y adjoindre tous les légumes/fleur d’été (courgettes, potirons, aubergines etc..)
    Je pense aussi que le bas du tunnel est moins dangereux pour les fleurs que le haut : elles trainent sans trop de souffrance, sauf si çà dure vraiment longtemps avec alors une baisse de fécondation réussie et donc une perte partielle de rendement.
    En revanche l’excès de chaleur peut les griller très rapidement et dans tous les cas c’est global si plein soleil sur tout le parc. La seule solution qui me vient, pas simple, serait d’ombrager momentanément…voire brumiser légèrement en dessous.

    D’autres légumes ne poussent bien que dans un tunnel plus bas (choux-fleurs, petits pois, navets, salades etc..) , avec comme solution de les mettre plus tôt (ou plus tard) en saison (çà rejoint le plan 2 de Bernard)…si le printemps n’a pas les inconstances de cette année…rien ne pousse en dessous de 6° qui est vraiment un minimum, même avec tunnel ou voilage.
    Bon, on n’en est pas encore là, mais il vaut mieux devancer le Pb éventuellement pour rien que de s’en occuper quand on sera collé au mur.

  31. Christophe, aujourd’hui j’ai eu près de 25° d’écart entre la nuit et le zénith!
    Je reste épaté de la résistance de bcp de plantes à cette brutalité.

    En serre (tonneau) où les tomates en prennent parfois encore plus, çà résiste aussi, mais gare qd-même aux fleurs ouvertes.
    Ma solution pour tempérer un peu, c’est bien-sûr de laisser les deux portes (2 portes indispensable!) ouvertes…mais quand pas de vent c’est presque inutile ; alors j’ai attaché une bâche à bois (1,5m de large) dehors côté sud de la serre avec de la ficelle à ballot de 1,5m/2m, je laisse au sol, plus 3 longues ficelles qui passent au-dessus de la serre.
    Dès que çà dépasse 35° dans la serre je prends 2mn pour tirer sur mes 3 ficelles et les attacher, et le toit se retrouve ombragé instantanément sur 1,5m de large, ce qui baisse la température rapidement de 2 à 3°, voire plus s’il y a un peu de vent, et plus d’UV qui brûlent (pas de bronzette pour les tomates! :smile: ). Je détache en 30 sec après le coup de chaud. Une bâche à bois, « au camion » çà coûte une bricole…
    J’ai bcp moins de fleurs d’été qui grillent….çà m’est arrivé souvent auparavant, encore plus si j’avais oublié d’ouvrir la serre où là çà dépassait les 52°! :w00t:
    Faut s’adapter avec des trucs simples, mais faudra s’adapter!

  32. Otto, on peut tenter le même coup sur les haricots avec des arceaux et du filet anti-insectes, sans fermer les bouts. Les mailles serrées filtrent une partie du soleil et surtout de ses UV, et le vent, s’il y en a, passe à travers le filet pour aérer…
    On me dira peut-être « oui mais bon, si çà frise les 40° dehors… » Je répondrais : raison de plus pour le faire.

  33. Michel, quand tu parles de serre tonneau, c’est une serre de la marque Tonneau ? Parce que les serres de cette marque sont extraordinaires, notamment en raison des côtés latéraux qui s’ouvrent et se remontent à 1 m de haut et aussi en raison du filet d’ombrage que l’on met en été (je le mets en juin en général) et qui réduit la température de 10°C. Bilan des courses : la température dans la serre, en plein après-midi de canicule est inférieure à la température extérieure. C’est quand même pas mal, non ?

  34. C’est bien cette marque.
    Rachetée d’occas à un gars qui disait que les côtés se relevaient (le Top!) mais en fait non. Un peu déçu, J’ai pris qd-même.
    J’ai donc monté la serre sur des bandes de béton de 35cm (donc pas d’herbe proche de la toile) avec des trous pour enfoncer des gros fers à ferrailler. J’ai enfilé les croisillons dessus ce qui m’a surélevé le bâti de 10 bons cm pour une aération basse qui fait tout le tour de la serre. Rajouté aux portes ouvertes, dès qu’il y a un peu de vent tout s’aère assez bien … çà ne vaut pas les bords relevables mais çà marche. A l’automne je bouche avec des longues lattes PVC de 6m/10cm pour fermer le bas et c’est bon.

    Tu arrives à baisser la ° de 10° avec le voile d’ombrage? çà me parait bcp mais si tu le dis…
    Ce voile se met à l’intérieur ou sur la bâche?
    Si çà marche à ce point je vais m’y intéresser, car ma bâche à bois ne peut rester en permanence à cause d’une partielle perte de lumière, d’où mon système (rapide qd-même) avec les ficelles.
    Tu n’as pas trop de filtrage qui ferait filer les plants?
    Pour ma part, même sans bâche d’ombrage les plants filent (montent, pour ceux qui se demandent ce que filer veut dire…) plus qu’en extérieur, car la toile quadrillée , pourtant presque transparente, filtre déjà une petite partie de la lumière.

    Je dirais aussi que leur bâche n’est pas exempte de tout reproche bien que très bien étudiée : la mienne a 3 ans et elle « cuit » déjà sur les arceaux qui chauffent bcp en été, le plastique se durcit, casse et laisse plein de trous; heureusement que la trame est solide.
    Ile devraient revoir la résistance aux UV + chaleur de leur bâche….passque 550€ la simple bâche de toit… :dizzy:
    Une solution est de coller une bande d’isolant sur les tubes avant rebâchage. Magellan en propose. Une vingtaine d’€ les 25m, pas obligé de les descendre jusqu’en bas, il faut surtout protéger la partie supérieure de l’arceau et descendre un peu côté sud. 2 rouleaux me suffiraient….
    Je n’avais pas ce Pb avec les traditionnelles bâches jaunes auparavant.

  35. PS : après vérif. ma bâche est de 2013…

    Vu sur le site Tonneau à ce jour…bâche proposée à la moitié du prix de 2013!! …265€!
    (7,5m/3,85m) ; ils ont corrigé le tir. Faut dire que 550€ sans les pignons et portes c’était presque aussi cher qu’une serre basique complète…A l’époque je leur avais demandé s’il n’y avait pas erreur, …ben non….
    mais j’avais l’armature qui ne permet pas autre chose…et çà se troue après 3 ans…Pas trop content!
    De plus ils sont maintenant concurrencés par des boites qui fabriquent sur mesure, avec l’ourlet du bas + filins de tension des dessus de pignon, pour bcp moins cher que leur prix de l’époque…alors ils s’alignent…ce qui laisse penser que faire de la qualité (encore que…) avec un monopole permet(tait) aussi de se faire aussi une bonne couche de beurre sur la tartine!
    Le Web a des défauts, mais les comparatifs faciles et immédiats remettent les pendules un peu plus à l’heure. :smile:

  36. Le toit de ma serre Tonneau a tenu 4 ans. Bien qu’armée, elle a finit par être cisaillée par le soleil.. malgré les bandes isolantes blanches placées entre les arceaux métalliques et la bâche. Le vent (de plus en plus violent sur la vallée de la Saône) a achevé le tout il y a quelques lunes…

    Honteuzéconfu, j’ai changé ma binette d’épaule, et pris des tunnels en verre composite :
    https://www.laboutiquedujardinage.com/categorie-produit/mini-serres-et-chassis-modulables/serre-multi-fonctions/

    Fenêtres ouvrant vers le Sud, fermeture rapide si pluie, résistance aux vents..Bien sûr la hauteur (0,80 cm environ, car j’enterre un peu le tout pour une meilleure stabilité) ne me permets de planter que des tomates déterminées, mais c’est déjà bien..)
    Je fais un essai de tomates indéterminées, mais en les laissant courir sur des cageots..

    à suivre..

  37. Vu ta serre, Super! des portes très larges, des latéraux verticaux et qui se relèvent , çà fait une énorme différence au quotidien!!! Du matos bien étudié.
    Quand on a çà pour X années, c’est un très bon choix. :smile: :smile:
    (Bon, çà m’étonne pas de toi… :whistle: :biggrin: )

  38. OK Otto …mais là c’est autre chose…
    Je ne pourrais pas me passer d’une serre à ma hauteur et que j’utilise toute l’année, même l’hiver, pour les scaroles et autres, pour hiverner les pieds d’artichaut avant la pleine terre du printemps, pour les semis précoces, les plants à repiquer, les légumes primeurs, les tomates, les melons, les concombres…La palette est inépuisable si on en cherche une utilisation permanente. Quitte à planter un coupe-vent du côté des dominants.

    En revanche l’intérêt de la tienne est que tu la changes de place très facilement, ce qui est Top pour l’assolement. Moi je débâche tous les 2 ans avant l’hiver et je renourris au compost/fumier de cheval et autres en paillage avec une humidité permanente bienvenue.
    Pour ton modèle, pour ma part je n’enterrerais pas car c’est déjà bas, mais je fixerais solidement, si c’est possible, sur un bâti de bastaing de 23 pour stabiliser, avec alors une hauteur de 1,25m plus adéquate…Mais ce n’est qu’une suggestion. :smile:

  39. Ce qui est intéressant par ailleurs avec le type de serre que j’ai, c’est qu’elle se fixe au sol très facilement (système de vis de terre) et qu’elle résiste au vent sans qu’il soit besoin de l’enterrer. Le montage est donc facile (une petite journée à deux, inclus quelques pauses-bières).
    Mais à mon avis, elle ne tiendrait pas en Bretagne où les vents sont très très violents, les Bretons étant alors, dans ce cas, enterrés au plus profond de leurs maisons ou de leurs auberges à boire du chouchen, ils ne sont donc plus disponibles pour retenir les bâches au moment où il y aurait besoin de le faire ! n’est-ce pas Yves ! :whistle: :wink:

  40. Cà m’étonnerait que l’Breton y s’ laisse dire… :devil: :whistle: :wink:

    Bernard j’ai aussi les hélices de fixation et çà ne bouge pas d’un poil. J’en ai un 2è jeu pour alterner l’emplacement quand la terre sera fatiguée mais pour l’instant j’ai pas encore fait.
    En revanche je trouvais l’oscillation longitudinale du bâti vraiment limite (j’ai les vents dominants dans le pignon ouest). J’ai donc rajouté 4 jambes de force obliques en tube solide aux 4 coins et çà ne bouge plus d’un yota. Au prix où c’est vendu je ne comprends pas que çà ne soit pas fourni d’office. Bcp d’autres fabricants en mettent d’emblée. Chez moi avec les vents d’hiver c’est indispensable.
    J’ai vu que la tienne n’en a pas non plus…

    ………Une journée à deux pour monter…çà devait faire au moins une pause-bière à chaque arceau c’t’affaire! :silly: :tongue: :whistle:
    (C’est pour défendre la Bretagne!)

  41. Ah c’est vrai qu’ici , il vaut mieux mettre ton argent dans le chouchen que dans une serre … Faut être fou pour laisser la bâche sur ta serre ici en automne /hiver même printemps certaines années !! Une qui te coûte 100 balles ça suffit , t’as moins mal au coeur un lendemain de tempête … J’ai même vu les arceaux de ma serre pliés par grand vent , alors que j’avais retiré la bâche !!

    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/e52d1311ac3d64c629543ad213b13f44-la-tempete-carmen-deferle-sur-la-bretagne.jpg?width=1260&height=712&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=cmsfront&sign=a957d7e80576a32142d5fe52f1f7fbdeae861b1661c0476afc24e5e4d57fa054

  42. Mais pourquoi je vais encore dans ce pays de……..tous les ans????? :devil:
     » même vu les arceaux de ma serre pliés par grand vent , alors que j’avais retiré la bâche !! » ……..Y parait qu’c’est l’chouchen qui fait çà :whistle: :whistle:
    En attendant, vu tout ce que je lis ici, maint’nant j’ai la pétoche! : je file débâcher ma serre illico!! :silly: :tongue:

  43. J’aimerais participer plus à la discussion qui me passionne, mais les jours sont trop courts en ce moment pour moi … Je réagirai aux commentaires des uns et des autres plus tard.

    Petite expérimentation que je vais mener ces jours-ci avec mon frère Claude : on va faire une plantation tardive de pommes de terre mercredi prochain 17 juillet et on en replantera un mois plus tard. L’an passé, mon frère en avait planté début septembre et les résultats étaient plutôt bons (arrachage en novembre) mais septembre ça fait quand même tard et la production aurait encore pu être meilleure. Personne ne pense à en mettre aussi tard mais je crois qu’on peut avoir de belles surprises. A suivre …

  44. Bon , dans mon potager c’est un peu tristounet … :sad: ça ne pousse pas comme à l’ordinaire ! Beau arroser , ne pas arroser , pailler , biner … Non , c’est pas terrible , tout à du retard à l’allumage , que ce soit dehors ou en serre ! J’ai bien peur que le coup de chaud et le manque de précipitations ont fait beaucoup de mal à mes plantations . Va encore falloir acheter des légumes ce mois-ci !
    On fera mieux l’année prochaine … du moins , tant que le plaisir du jardinage reste intact .

  45. Ah ben , si même la Bretagne capitule…. Y aura plus que l’ Nord (donc moi :angel: ) pour nourrir la France!
    Les vents de Nord-est, chauds le jour mais froids la nuit, ont tout freiné chez nous (un haricot « freiné » trop longtemps ne s’en remet pas…)
    Une plante « forcit » le jour avec la photosynthèse…mais grandit la nuit…comme un germe de patate en cave qui ne fait que çà. Si nuit froide çà vit ou çà survit, mais çà ne grandit pas ou mal, même si on a 25° dans la journée. Faudra que je détaille çà un jour…c’est passionnant…et essentiel.
    Mais depuis 2 jours vents de Sud-ouest et pluie légère prévue ce WE… les haricots/Rames repartent…
    Tout ce que j’ai mis tôt , avec tunnel ou violage…non, voilage de démarrage, a des racines profondes et ne souffre pas, sauf les fleurs de haricots et tomates qui trainent sans nouaison.
    Bon, :
    « Cà gêne les narines,
    Mais tout a pris racine,
    …J’ai boosté à l’urine! :whistle: « 

  46. Bernard, il faut au moins 3 mois pour faire une PdT la plus précoce avec de bonnes conditions de température, donc pour moi Septembre c’est trop tard.
    Jusque fin juillet c’est essayable, mais ce n’est pas l’idéal :
    -J’ai essayé 2 fois, mildiou systématique et très rapide. Bon , depuis 2 ans on n’a plus de mildiou, c’est çà de moins.
    -Une PdT = chou-fleur..çà n’aime pas du tout une chaleur sèche d’été pour se développer mais juste pour finir sa maturation (avec de l’eau pur le CF). Mes CF et Brocolis sont superbes…et Slurp! Et j’ai ramassé de magnifiques Amandines cet AM.
    Une Pdt d’été ou automne en Bretagne c’est en théorie bien faisable, chez moi c’est très moyen (les Pros n’en mettent jamais l’été) , chez toi çà sera bcp plus aléatoire…çà peut passer à travers selon le temps qu’il y aura.
    Tiens nous au courant du résultat!

  47. Séquence émotion pour moi. J’ai passé quelques mois d’été dans cette ferme où je travaillais comme ouvrier agricole avec mon frère jumeau et un copain, rares petits blancs parmi une main d’œuvre essentiellement immigrée.
    J’y ai surtout eu la chance de rencontrer Freddy, personnalité lumineuse et force de travail hors du commun, et ses fils Danny et Gérard.
    Freddy est un précurseur, jugez-en… je viens de découvrir cette vidéo.
    http://ferme-pulvermuhle.fr/presentation/lhistorique-de-la-ferme/
    Et j’ai retrouvé la trace de Gérard… en Belgique !

  48. Christophe…Emouvant , je peux comprendre, avec une grande admiration pour ces pionniers, leur clairvoyance et leur ténacité face à une incompréhension, voire chez certains à une hostilité qui maintenant, mais seulement maintenant s’atténue.
    Quelle belle réussite, sur la qualité de leurs produits bien-sûr….mais aussi sur le fait qu’ils emploient 15 employés à temps plein sur 95 Ha avec une rentabilité adéquate.
    Un superbe exemple et peut-être une voie possible pour ceux de chez nous qui sont seuls sur 150 Ha , avec un boulot de dingue, des dettes jusqu’au cou , une corde pour se pendre…et des lobbys voraces et politiquement soutenus qui n’attendent que çà pour reprendre leurs terres.
    Joli témoignage qui rebooste!! :smile::smile:

  49. Ah oui !
    J’ai fait une saison dans une caravane et puis les saisons suivantes… invité a la table familiale tous les soirs. Avec des semaines de 60-70 heures, on n’avait plus la force de faire à manger correctement et parfois on dormait habillés, épuisés ; les dimanches matins, même les mouches ne nous réveillaient pas.
    Freddy s’endormait aussi avant la fin du repas, assis sur sa chaise, mais visiblement… la foi rend inoxydable !
    Je pense qu’il a été soutenu aussi parce qu’un voisin éleveur avait fait la même conversion que lui et qu’ils veillaient l’un sur l’autre. Quels yaourts, quels fruits, quels légumes, et quels beaux souvenirs.

  50. ….. Heureusement sont arrivés les 35 heures , avec Freddy , on a vendu la caravane pour se louer un gite à la ferme , le soir on allait bouffé au Mc Do avant d’aller faire le tour des discothèques . Comme on ne travaillait pas le samedi et dimanche , on restait au lit à compter les mouches et tripoter notre portable !! :biggrin: :tongue:

  51. Rester au lit à tripoter son portable ?
    Ah bon, je ne savais pas que ça s’appelait comme ça !!! :w00t:

  52. :pouty:
    Il y a là un sujet de base, celui de l’activité, de l’action qui dépasse le pouce, et de l’inaction qui respecte notre intelligence à faire bosser l’autre… l’écosystème.
    Quel compromis entre le bureau et une vie de damné de la terre ?
    Une autre façon de situer le débat entre la consommation et l’action, mais avec quelques nouveautés dans les possibilités de vivre de la terre… je suis sûr que c’est possible de ne pas devenir esclave de nouveau. A lire : « Vivre avec la terre », une sérieuse piste, 10x les rendements connus…

  53. Je ne connais pas le livre dont tu parles mais je vais essayer de le lire.
    Je me méfie beaucoup de tout ce qui se dit sur le sujet. Par exemple, dans le domaine de la permaculture, on cite essentiellement comme exemple la ferme de bec hellouin en Normandie. Mais quand on fait une recherche, on s’aperçoit que cette ferme a une chiffre d’affaires de 40 000/50 000 euros, c’est à dire juste de quoi payer un salaire et les charges. Pas plus ! Alors qu’ils sont deux à travailler sur la ferme. Ce n’est pas avec ça qu’on va nourrir notre pays. Et je ne connais pas a priori de personnes en permaculture qui vivent de leur vente de légumes, les organismes dont on parle dans la presse vivent surtout de leurs formations très chères qu’ils dispensent et d’un nombre important de stagiaires.
    Il y a des sujets très à la mode et comme le public ne se rappelle pas le côté productif des jardins de nos Anciens, ça marche ! Exemple : on me parle souvent d’émissions et d’articles consacrés à un jardinier qui fait une véritable prouesse, car il arrive à cultiver ses tomates sans eau, en faisant ses propres graines, et en adaptant donc progressivement les tomates aux conditions de sa terre. Oui, mais où est l’originalité ? Aucun Ancien n’arrosait ses tomates et tout le monde (ou presque) faisait ses propres graines. Rien de nouveau sous le soleil donc …

  54. Je crois que tu devrais y regarder à deux fois.
    C’est un papier de Fabrice Nicolino et une émission de radio qui m’incitent à dire que ce qui est dit de la permaculture est souvent faux.
    Ce livre est cher mais apparemment très très riche et il provient bien de la ferme du Bec Hellouin. L’INRA bosse a fond dessus avec des résultats tout à fait stupéfiants.

  55. Bernard, en toute gentillesse je ne te trouve pas très objectif sur le sujet.

    Le but de la permaculture n’est pas de concurrencer une agriculture intensive aux rendements (à court terme) explosifs mais totalement artificiels, dangereuse à tous points de vue à moyen terme.
    Question rendement elle ne fera jamais mieux.
    Le BEC Hellouin est d’abord une ferme expérimentale tous azimuts permaculturels mais pas que, soutenue par l’Inra ; elle n’est pas destinée à être rentable dans un 1er temps, même si elle y vise.

    Quant aux techniques ancestrales tu les enjolives quand-même un peu :
    malgré leurs techniques diverses ils maitrisaient très mal les aléas climatiques, ils ont connu aussi X années d’échec et de disette tellement la production était faible, ils reproduisaient ou amplifiaient parfois d’année en année des maladies enkystées dans les graines de l’année et resemées l’année d’après. Si tu resèmes des grains de haricot « anthracnosé » parce que tu n’as que çà, tu es sûr d’accentuer la maladie.
    Faire ses propres graines peut améliorer l’adaptabilité de la plante avec les ans si on sait être très sélectif (et là c’est bon)…çà peut aussi avoir l’effet inverse avec inoculation fixée de viroses et autres, avec parfois une dégénérescence irréversible. Reprendre X fois ses PdT pour replanter, çà ne mène jamais loin. Peut-être aussi que les plants maintenant vendus sont proposés (délibérément?) pour leur rendement et non pour leur résistance (on a la même chose pour bcp de rosiers), mais si on cherche un peu, la diversité des produits est bien plus vaste que ce dont pouvaient disposer les Anciens.

    L’objectif de la permaculture n’est pas le rendement, mais le « lissage » (au mieux) des aléas climatiques actuels par un meilleur contrôle de l’humidité et de la chaleur du sol, entre autre avec le paillage et le mulching, ainsi que l’enrichissement léger mais permanent du sol en humus, favorisant toute la vie phyto, insecticole, bactérienne qui va de pair, comme le ferait un sol de forêt.
    Tout n’est pas au point, les couvertures de sol nécessaires ne sont pas à la portée de tous, mais dans un 1er temps à une petite échelle potagère c’est facilement faisable, donc je le fais (Yaka dirait Luc :smile: )…et avec mon petit recul je trouve bcp de positif…donc je le deviens aussi!
    Je concluerais en arrêtant de dire..mais en proposant de faire…10, 20m2 dans un coin, 2 à 3 ans (minimum) de recul et on compare. Là on est dans le concret et la comparaison objective.
    Un peu marre de ces batailles d’Egos dans ces milieux permaculturels d’aveugles où les borgnes sont les rois et se jalousent l’un l’autre.
    Les polémiques peuvent durer des années… car en simple analyse, même détaillée, on peut tout prouver…comme l’exact contraire.
    Je n’ai plus envie d’entendre, j’ai envie de faire, et de m’adapter, de progresser en fonction du résultat. :smile:

  56. Merci Christophe de mettre le projecteur sur Fabrice Nicolino, un Don Quichotte écologiste (mais çà changera, on commence à l’écouter et à le lire) dont le Blog est ici :
    https://fabrice-nicolino.com/

    On peut aussi le découvrir dans cette émission de « l’équipe à Charline » : « Par Jupiter » (souvent de belle qualité!) sur France Inter, où l’humour aide à faire passer l’amertume réaliste du sujet du jour.
    Cette équipe dépote sans concessions, dans un humour proche des Feu Desproges, Coluche and Co… Elle semble la seule qui nous reste…
    D’ailleurs les autres sujets de la même émission valent aussi leur pesant de moutarde!
    https://www.franceinter.fr/emissions/par-jupiter/par-jupiter-11-septembre-2018

  57. Vous ne parlez pas du tout de la même chose. D’un côté vous parlez de rendements qui ne peuvent pas concurrencer ceux de l’agriculture intensive, mais de l’autre de rendements qui sont dix fois supérieurs. J’ai du mal à suivre.
    En Franche-Comté il y a quelqu’un qui fait des formations en permaculture. Un jour cette personne est passée sur un plateau télé, elle n’avait rien à montrer pour illustrer ses propos, elle est venue prendre des légumes dans mon jardin pour avoir quelque chose à montrer aux caméras. Cela m’a bien fait rire.
    Le concept de permaculture a 50 ans. Mais combien de jardins en Franche-Comté en permaculture ? L’an passé, le seul jardin cultivé en permaculture que je connaisse dans les environs n’a pas résisté à la sécheresse alors que les jardins cultivés à l’ancienne ont eu des résultats plus que corrects.
    Pour savoir si une méthode de jardinage est bonne, il faut aller voir en janvier/février. Dans les jardins cultivés à l’ancienne, ça regorge encore de légumes malgré l’hiver, dans les autres bof bof.
    Michel, tu as raison de dire qu’il faut comparer. La semaine dernière, il est tombé 7,5 mm de pluie. J’ai comparé mes différentes parcelles. La pluie a bien humidifié le sol, sauf dans mes parcelles qui étaient paillées où la pluie n’a absolument pas pénétré. Deux jours après la pluie, dans mes parcelles paillées, c’était toujours ultra sec, mais dans les autres parcelles avec le sol à nu mais travaillé en permanence c’était encore humide. Je maintiens que seul le travail du sol peut éviter l’utilisation de l’eau mais pas le paillage. Michel j’ai cru comprendre que tu arrosais malgré le paillage, c’est bien ça ? Si c’est le cas cela confirme ce que je suis en train de dire.
    Michel, les Anciens n’ont jamais été confrontés aux aléas climatiques, mais juste aux aléas météorologiques. Ils étaient bien armés contre ces aléas, car le travail permanent de la terre, permet de lisser les effets à la fois de la sécheresse et de l’excès de pluie. Je m’expliquerai plus tard sur ce sujet.

  58. Tu sais Bernard,
    je ne cherche à convaincre personne mais simplement apporter un témoignage sur une technique de culture dont bcp commencent à connaitre…le nom, sans mettre encore d’acquis précis derrière.

    Ces acquis sont d’ailleurs encore à bien cerner dans le concret par les pro-permaculture eux-mêmes car tous ne sont pas d’accord sur certaines applications; d’où l’intérêt d’un centre comme Le Bec Helluin où l’on approfondit en permanence les méthodes, les techniques de plantation et de culture, sans doute les variétés répondant bien à ce mode de culture. Celà avec l’appui de l’Inra, des gens pas forcément impartiaux mais « calés » quand-même dans le domaine de la génétique des plantes et des différentes façons de les produire.

    Quant à dire que çà permettrait entre autres de produire 10 fois plus, je ne le crois absolument pas et d’ailleurs çà ne m’intéresse pas. Je ne sais pas d’où sort ce chiffre.
    Le but de la permaculture est bien plus :
    -de produire « normalement » mais en respectant tout ce que la culture PRO traditionnelle écrabouille allègrement dans une totale inconscience de la dégradation des sols , de la santé des gens et de tout ce qui vit dans et sur ces sols.
    -de répondre le plus « intelligemment » possible aux défis climatiques et autres d’un avenir proche, entre autres de par une meilleure gestion de l’eau (dont je persiste à dire, après expérience des deux, qu’elle est plus efficace que le binage, qui est lui-même bien mieux que rien du tout. J’ai biné pdt 30 ans, je garde le paillage.)

    Quand par ex. j’ approfondis juste un peu sur l’action parfaitement insidieuse des pesticides sur la santé des sols et des Vivants…mais c’est effarant! Je ne détaille pas , CF Nicolino et d’autres…encore faudrait-il les lire et soupeser ce qu’ils relatent.
    La permaculture est une alternative possible à ces modes de production qui « nourrissent » sans doute mieux tout le monde,…en volume, mais en les empoisonnant à petit feu jusqu’à l’irréversibilité . Moins rentable, plus rentable? Je m’en fous, le changement est URGENT!

    Maintenant à notre niveau de potagisme individuel, permaculture ou pas?
    Mes grand-parents ne cultivaient pas du tout de cette façon, avec aussi du résultat.
    Pour ma part, et ce n’est que mon avis, je n’ai aucun Pb à changer de méthode si j’y trouve une cohérence, …comme dans tout d’ailleurs. Psychologiquement tout autant que logiquement je n’ai aucun frein dans ces volte-faces étudiées et réfléchies, j’ai tjrs été comme çà…
    J’ai testé partiellement, puis, après observations et analyse, maintenant complètement.
    Mon sol n’était pas mal mais je le trouve encore mieux, les légumes poussent largement aussi bien (j’ajoute que l’urine initiale quasi généralisée cette année m’a semblé très positive, je referai) je n’ai plus AUCUN travail du sol après paillage (binage ou désherbage entre lignes) , je n’arrose JAMAIS sauf au repiquage ou démarrage des semis (pour répondre à ta question) , sauf si j’ai paillé sur sol TRES sec, auquel cas je noie une bonne fois en abondance sur le paillis qui gardera et l’humidité et le sol souple sans le tasser, et terminé! Le seul cas où j’arrose en début de floraison, c’est sur les choux-fleur pour faire grossir les pommes sans qu’elles montent, il leur faut à ce moment une humidité soutenue.
    Tu disais que 7mm de pluie n’avaient mouillé que ton paillis, logique s’il est épais. Pas grave pour moi, si le paillis a été mis en temps et en heure, c’est-à-dire avant sécheresse du sol, l’humidité est tjrs en dessous, même si la fine couche de surface est sèche…

    Aucun jardin permaculturisé en Franche-Comté? Bon….. Dans le Pas-de-Calais, où de par le climat il est encore facile de jardiner autrement, il y a le mien…et çà marche.
    C’est juste un partage d’expérience, rien d’autre, étayée de 5 ans de pratique. Sûrement pas une consigne obligatoire (et je m’en voudrais qu’elle énerve qui que ce soit). Comme dit au début je ne la mets là que comme un témoignage apaisé (apaisant , je ne sais pas…)
    Ne m’en veux pas de la défendre.

  59. Au 3è paragraphe, lire « que le paillage est plus efficace que le binage… »
    J’avais changé la phrase en cours de route et je m’as pas relu!

  60. Je vais un peu vous parler de ma petite expérience en la matière .
    Depuis 3 ans , je cultive les mêmes variétés , dont une partie en lasagne et l’autre en pleine terre . Alors c’est vrai qu’avec ma culture en lasagne , les plants ( tomates , courgettes , salades , melons …) sont plus vigoureux , donnent de beaux fruits et j’y avais un risque bien moindre d’attaque du mildiou . Mais il y a un Mais avec la culture en lasagne … Je dois utiliser bien plus d’eau pour les tenir vigoureux , au moindre coup de chaud qui va durer quelques jours , tous les plants flétrissent et les salades montent en graines , alors que leurs collègues en pleine terre , peut-être moins vigoureux , se portent à merveille !
    Alors je me dis que lorsque l’été était comme on dit « normal » , avec quelques jours de chaleurs et quelques jours de pluies , la culture en lasagne était parfaite … Mais qu’avec ces longs coups de chaud et ce vent qui dessèche tout sur son passage , c’est une autre histoire .
    Bon , pour ce qui est de l’eau , c’est pas un problème pour moi , j’ai une source qui donne bien au milieu du jardin … Pour l’instant !! :unsure:
    Mais bon , au contraire de la plupart des jardiniers du blog , je ne m’occupe de mon potager que le week-end et aussi quelques soirs , lorsqu’il me reste encore quelques forces après ma journée de boulot . C’est bien dommage car pour moi , le meilleur des moments au potager , c’est le matin à la fraîche lorsque s’ouvrent les fleurs … Mais pour ça , il va me falloir patienter encore une bonne dizaine d’années , afin d’atteindre la retraite !! :cool:

  61. Tout aujourd’hui n’est que communication.
    Si on va par exemple sur le site de Terre et Humanisme, on voit sur la page d’accueil que leur jardin produit 1200 kg de légumes par an. Moins que dans bon nombre de jardins familiaux donc. Admettons que Terre et Humanisme puisse dégager un bénéfice net de un euro par kg, ce qui est déjà énorme en soi car les maraîchers n’arrivent jamais à atteindre cette marge. Ce qui ferait dans le cas de Terre et Humanisme un bénéfice net annuel de 1 200 euros, de quoi donc permettre de salariés quelqu’un à 1/30 ème de temps. On voit bien que rien n’est viable dans cette histoire. Et pour dégager cette marge minuscule et cette toute petite production de légumes, il a fallu des milliers d’heures de stagiaires ! Personne ne peut imaginer que ces méthodes permettent de répondre aux enjeux alimentaires actuels de la planète.
    J’ai dit au début de ce commentaire que tout n’est que communication. Il y a donc ce qui se dit et ce qui est réellement. J’ai souvent vu des personnes qui avaient visité des jardins tels que celui de Terre et Humanisme et qui m’ont dit que c’était plus des mouroirs pour plantes que des véritables jardins. Je vous engage à lire ce document très long sur le jardin de Terre et Humanisme :
    http://afis-ardeche.blogspot.com/2012/09/humanisme-notre-visite-chez-des.html
    En fait Christophe et Michel, vous ne parlez sans doute pas de la même chose, car Christophe parle de rendement dix fois supérieurs à ceux de l’agriculture classique alors que Michel parle de rendements qui ne peuvent pas atteindre les rendements habituels. René Dumont considérait que les méthodes pratiquées par Pierre Rabhi en Afrique relevaient de l’imposture. Et je le crois volontiers. Vous avez lu l’article du monde diplomatique sur le sujet l’an passé ?
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/08/MALET/58981

  62. A oui en effet , 1,2 tonnes de légumes par an , ça va pas faire loin pour nourrir tout ce beau monde … :blink:
    Je connais deux ouvriers d’usines , qui s’étaient lancé pour leur propre compte dans la permaculture et autres agricultures et élevages « Bio » … Et bien après quelques années , ils sont à nouveau à l’usine !
    C’est vraiment dommage :sad: , car lorsque tu discutes avec eux , c’était vraiment la passion d’une vie de se lancer là-dedans … (pas l’usine hein !!)
    Alors qu’est ce qui n’a pas marché ?

  63. Yves, ne prends surtout pas ce que je t’explique ici comme une critique :

    la lasagne est « une belle blonde de surface qui n’a rien en dessous ». C’est un apport totalement artificiel et brutal de couches de « vert » alternées avec des couches de « brun », au DESSUS d’un sol souvent laissé à l’état brut (des charlots prétendent même qu’on qu’on pourrait en faire sur du béton…pfffttt!!!) Cà peut marcher si c’est bien maitrisé, mais çà reste une hérésie artificielle. l’exemple même de ce que qui m’énerve dans la permaculture des Gogos citadins qui n’ont svt aucune expérience du jardinage, attirés par çà parce que parfois c’est spectaculaire, les mêmes Gogos que dans les vidéos Youtube…sauf qd çà rate comme tu le décris bien et ce que je dis là n’est pas pour toi.

    -Intérêt (si on peut dire çà…) : boostage des plants mis dessus…mais seulement après un bon début de décomposition du mélange (plusieurs semaines). Donc nécessaire d’apporter au préalable un gros poquet de terre en plus avant tout repiquage à l’emplacement de chaque plant pour qu’il se nourrisse quand-même au départ sans la faim d’azote liée au début du processus …

    -Inconvénient majeur : aucune racine ne descend sous le mélange momentanément assez riche , la plante n’a pas besoin de le faire…Je fais la même observation avec l’urine de démarrage : plante forte mais racines courtes car tout est là; mais comme c’est fait au printemps assez tôt, dès que l’urine termine son effet (un gros mois), la plante vigoureuse descend alors ses racines avant l’éventuelle sécheresse d’été. Je n' »urine » jamais en été mais uniquement en démarrage de début de printemps, j’avais déjà expliqué.

    -2è inconvénient qui découle du 1er, celui que tu décris : souffrance très rapide des plants si sécheresse : support bcp trop léger qui sèche vite car au dessus du vrai sol, pas de racines profondes…Une lasagne demande un gros paillis en début d’été et de l’eau très régulière si çà chauffe…Une merde quoi…

    – 3è inconvénient, aussi important : l’apport fourni par ce substrat est très déséquilibré :
    en dehors d’un tas d’oligoéléments qui n’ont pas le temps d’être élaborés ou qui n’y sont pas (aucun minéral là-dedans!) la dominante d’un tel mélange est essentiellement azotée ; çà donne une pousse initiale parfois (trop) vigoureuse, flatteuse….mais qui trompera l’ennemi plus tard par les carences du reste : Pdt comme des billes, nouaison des fleurs compromise avec des attaches fragiles, fruits inégaux et pas tjrs goûteux car trop carencés etc…
    J’ai fait çà une fois sur fraisiers : bon binage préalable, lasagne peu élevée, poquet de terre à chaque pied. Démarrage rapide, puis avec la décomposition le feuillage était superbe…bon, mais ensuite peu de fruits pas terribles. Par contre la 2è année la lasagne était pourrie, quasi disparue et pieds très productifs, avec alors des racines descendues dans un mélange de terre et d’humus qui gardait bien l’eau.
    Mais bon, j’aurais planté direct en terre bien préparée avec simplement un bon paillis dessus, j’avais la même chose avec 4 fois moins de boulot!
    Je n’ai pas été déçu pour autant, je me suis juste dit que j’avais appris quelque chose. :smile:

  64. Cette question de paillage me turlupine.
    Quand on dit que le paillage maintient l’humidité, c’est évidemment vrai, tout le monde le comprend facilement (même si, comme je l’ai dit plus haut, le paillage empêche parfois le sol d’être mouillé). Mais le problème n’est pas là, tout le monde raisonne « sol » et « pluviométrie » mais personne ne raisonne « plantes ». Or, en milieu humide sous paillage, la plante n’a pas à aller chercher l’humidité en profondeur et son système racinaire est alors très faible. Par contre, sans paillage, la plante est obligée d’aller chercher de l’humidité en profondeur, elle multiplie (sans doute par 3 ou 4) son système racinaire et elle en devient d’autant plus performante (pas seulement pour puiser l’eau, également pour les éléments nutritifs). Actuellement, ces plantes-là font déjà deux mètres de haut pour certaines et donnent déjà des tomates. Elle sont (presque) insensibles à la pluviométrie et elles n’ont jamais besoin d’être arrosées. Voilà notamment pourquoi le paillage permanent de la terre n’est pas très efficace. Evidemment, pailler la terre lorsque la situation devient critique (en août notamment, rarement avant) est très souhaitable (sauf s’il n’y a pas de signe de souffrance chez les plantes).
    J’observe ces jours-ci le long des routes (je me déplace pas mal) les jardins. Dans les jardins où la terre est travaillée, il y a déjà plein de tomates, de poivrons, de piments, de courgettes, de concombres … à récolter, malgré les difficultés climatiques. Comme je n’ai pas vu de jardin en permaculture, je n’ai pas pu évidemment voir s’il y avait déjà de telles récoltes dans ces jardins « modernes ».

  65. PS ; Les Anciens de chez moi qui plantent des courges sur un tas de fumier pourri, où là elles poussent à merveille car le tas garde bien mieux l’humidité qu’une lasagne de 1m de large sur 40cm de haut , ceux là font de la culture en lasagne sans le savoir.
    Et comme une courge a surtout besoin d’eau et pas trop du reste, et en voyant çà, les pseudo-permaculteurs de mes deux nous diront avec la tronche enfarinée « Vous voyez que la lasagne çà marche!! »
    Je leur répondrais : « Dommage! C’est ce qui vous amène à vous tromper lourdement sur VOS lasagnes! »

  66. Continuez les gars c’est passionnant. J’ai plein de questions et de remarques à faire mais j’écris avec trop de difficultés pour intervenir. Pourtant: c’est quoi la permaculture? Il y a cinq ans, personne ne connaissait sur le blog. N’y a-t-il pas autant de pratiques en permaculture qu’il n’y a de pratiquants? Moi, je propose de rayer ce mots de notre langage et que chacun prennent le temps de décrire Sa méthode de production et Ses observations. :smile:

  67. Toujours dans le même sens, cette année j’ai repiqué mes poireaux au burin et à la masse: pas facile :w00t:

  68. Allez en Australie visiter le jardin du fondateur de la permaculture. Son système ne fonctionne pas et il en est même réduit à tuer les merles, à créer une retenue d’eau (désastreuse sur le plan écologique) et à utiliser une motopompe électrique (l’article étant assez long, on peut aller directement au chapitre « visite de la ferme … »).
    http://seppi.over-blog.com/2016/01/la-permaculture-notre-avenir-ecologique-ou-un-hobby-non-durable-pour-des-militants-de-l-agroecologiques-neoruraux.html

  69. Halleluia,….Bernard, là enfin je te rejoins!!
    avec juste 2 ou 3 nuances (tu t’en doutes bien)

    Il est sûrement vrai qu’avec le paillage la plante descend sans doute moins ses racines (chez moi aussi même sans paillage, car j’ai de l’humidité de sous-sol plus que chez toi)
    C’est aussi, paradoxalement en apparence, la raison pour laquelle je n’arrose plus jamais après l’arrosage de repiquage. : Je ne veux pas d’excès d’eau en sous-surface pour que la plante ne laisse pas ses racines là. Sous paillage en bonne chauffe je peux facilement avoir aussi une terre de surface qui soit sèche…mais si je donne un bon coup de plantoir l’humidité est là , à 4/5cm et elle y restera sans pb. Chez toi ce serait peut-être 7/8cm, pas grave….et même, et surtout, si on a un été très sec, on gardera tjrs plus d’humidité comme çà qu’avec le binage qui va dans ces conditions assécher la terre de surface plus profond.

    J’avais 2 parcs d’Amandines maintenant ramassées , à partir du même plant acheté, 1 paillé, et l’autre non sauf très légère couche de gazon (tu vois, je suis tjrs en train de tester!) : Temps très sec (putain de vent de N/E!) . Un tout petit peu d’engrais organique (genre fumier granulé)

    Le 1er parc m’ a donné un rendement que je peux honnêtement qualifier de fabuleux, PdT moyennes et grosses, presque trop, régulières, quasiment aucune petite, une moyenne de 13/15 PdTs par pied (j’en ai même eu un avec 18!). Terre souple et même bien humide en fond de route, mais pas du tout collante.
    Si le printemps avait été pluvieux j’aurais dépaillé de suite.

    Le 2è parc avait une terre quasiment sèche sur toute la profondeur de route ; rendement de 6/7 belles PdT, plus bcp de petites (sans mentir au moins 15 fois plus que dans le 1er).
    Le pied a donné priorité aux 1ères patates formées , puis a négligé les autres par manque d’eau. J’ai biné 3 fois au début mais tu conviendras que quand les pieds sont bien partis c’est délicat de biner près pour les stolons.

    Cette différence explique bien pourquoi le Nord est une très bonne région à Pdt quand le printemps/début d’été est « normal »…mais cette année ils ont eu peur. Mais PdT tjrs mises en Mai dans les champs , et avec les 80mm de début Juin, plus la masse d’engrais ajoutée (? :sick: ) çà va le faire ; très peu de traitements nécessaires : elles seront « mangeables » cette année…

  70. Michel,
    Il faut absolument que tu lises ce document sur la ferme de Bec Hellouin, il est extrêmement détaillé et il montre plein de choses sur l’absence complet de rentabilité de la ferme. Mais ce document montre aussi que cette ferme ne fournit pas de légumes à ses clients en hiver et qu’il se concentre sur les légumes de saison. On est donc loin du principe de permaculture pour laquelle vivre de ses légumes toute l’année est un vrai objectif.
    http://www.barricade.be/sites/default/files/publications/pdf/2015_-_permaculture_et_maraichage_biologique.pdf
    (j’espère que tu auras le temps de le lire)

  71. Maintenant les nuances:
    Il vaut bien mieux pailler avant la sécheresse d’été (fin de printemps quand tout est parti c’est très bien) pour que le sol garde au mieux ce qu’il a en réserve.
    Si tu pailles sur du sec en cours d’été, tu baisses juste un peu la température du sol de surface parfois brûlant, moins bien d’ailleurs que si l’humidité est juste en dessous, car humidité = aussi fraicheur par légère évaporation (comme quand on sort de la piscine malgré le plein soleil).
    En revanche ta remarque sur la précocité de la maturation est juste: sous paillis c’est plus frais et la maturation des plants et légumes/fruit est un peu plus tardive que sur sol sec mais biné. Surtout valable pour les légumes de chaleur. Pour les légumes de fraicheur (choux-fleurs, salades, navets etc… c’est tout bénéfice)

  72. Le Pire pour les racines d’une plante en chaleur d’été, c’est ….d’arroser souvent (çà semble paradoxal) mais en quantité insuffisante, surtout si dans ce cas on ne rebine pas régulièrement : c’est sec en dessous, puis mouillé sur 5cm, puis sec en surface le lendemain. Les racines n’ont que ces 5 cm pour croitre et vivre…au 1er gros oubli d’arrosage çà souffre illico…Y en a plein qui disent dépités « quand je suis revenu de vacances , purée tout était grillé! »
    Le mieux est de s’arranger pour ne pas avoir à arroser. On a expliqué assez ici comment faire.
    S’il faut le faire, alors d’abord biner profond pour que l’eau puisse descendre, puis arroser une fois mais dru ( 5l par pied au moins, vous ne noierez rien mais l’eau va alors descendre à 30/40cm – si c’était hypersec refaire 3h après) .
    Ensuite rebiner hardiment le lendemain , çà va se faire bcp mieux, et si vous avez de quoi, un bon paillage autour…et là, sauf vraie canicule, vous n’avez plus besoin de le faire de toute la saison : si le plant ne fane plus, pas besoin d’eau, sauf choux-fleurs, et navets aussi pour ne pas qu’ils fibrosent (mais c’est pas du temps pour eux). Surtout pas sur salades déjà pommées, çà relance la sève et çà les ferait monter illico!

  73. Bernard, pas sûr qu’on se soit bien compris sur le « rendement » en permaculture :
    Il ne sera jamais le même que celui de la culture intensive ,où on a multiplié par 3 le nombre de pieds de blé au M2…mais avec l’engrais chimique systématique et obligatoire qui va avec, et les produits phyto qui bloqueront en cas de pluie toutes les moisissures et maladies liées à l’hyperdensité. Si on fait ce choix faut savoir ce qu’on veut…et surtout ce qu’on doit!

    Mais en culture potagère j’ai au moins le même rendement, plutôt mieux et plus constant malgré les aléas météo, sans engrais (organique) sauf pour les gourmands (PdT/CF) , ni aucun traitement à part BT (bacille de Thuringe, bio mais agressif) sur les chenilles si forte infestation sur Brocolis et Bruxelles. Rien d’autre.
    Et plus de travail en saison une fois le paillis posé. Mais d’accord il faut le poser…et d’abord l’avoir.

  74. Très intéressante l’étude proposée pat Bernard : fortement documentée et fourmillant de détails et d’analyses comparées.
    Bon alors c’est dramatique : même le gars Nicolino s’est fait enfumer… Moi c’est entendu je n’ai effectivement pas le temps de tout lire et j’ai vu des choses intéressantes tout de même dans plusieurs jardins.
    Alors mesurons, dans tous les sens du terme et restons mesurés. N’y a t-il rien à prendre dans la permaculture ? Que ce soit un miroir aux alouettes pourquoi pas mais il me semble qu’en utilisant certaines découvertes récentes sur les arbres, le fonctionnement des sols et des pratiques vraiment éprouvées, il y a du nouveau au jardin non ? Comme en chaque jardin d’ailleurs.
    Peut-être pas assez pour penser à une révolution : la règle pour moi reste dans la diversification, toute solution absolue étant illusoire. L’observation, le travail, le respect des cycles et du vivant… et le partage (pratiques, produits, nouveautés…) c’est la base.
    En tout cas, ce qui ressortait des études passées semble indépassable (en contexte commercial envahi par les hypermarchés) : le maraîchage biologique est un métier qui paye mal, encore beaucoup plus mal que l’apiculture pourtant sinistrée, plus mal que la viticulture aussi. Encore faut il compter toutes les valeurs, mais effectivement aussi le rendement et l’autonomie alimentaire, donc aussi passer l’hiver.
    Je pratique le jardin comme Yves mais encore plus irrégulièrement car souvent je retape ma vieille maison, alors là côté rendements… je suis très bas, mais j’ai des légumes de conservation, en quantité pas négligeable. C’est finalement ce qui m’intéresse : les bons légumes de saison avec du goût et une production de garde.
    Bien incapable sauf épisodiquement d’assurer ma propre production de salade, là il faut être rigoureux.
    Vivement la retraite, et des journalistes majoritairement bine informés.
    J’aurais bien des choses à dire sur le paillage, le travail du sol et l’arrosage mais demain… chantier et jardin qui continue à vivoter ;-)

  75. Je viens de lire l’article belge sur le Bec Hellouin, tu as bien fait de le mettre, il est tout autant intéressant qu’objectif au mieux, et j’invite tous ceux qui rêvent d’une permaculture Pro à le lire. Je remets le lien ici
    http://www.barricade.be/sites/default/files/publications/pdf/2015_-_permaculture_et_maraichage_biologique.pdf

    Cà rejoint mon Mail précédent : la permaculture Pro n’est pour le moment pas apte à concurrencer « l’autre », pour 2 raisons:

    -ils ne jouent pas avec les mêmes armes : avec l’arsenal classique je double, voire je triple aussi le rendement de mon potager…et pourtant je m’y refuse totalement…j’en crèverais, comme sont en train de le faire à feu très très doux tous les citadins qui n’ont que çà à avaler……….ce qui n’empêche pas une foultitude d’agriculteurs standard de connaitre peu ou prou les mêmes déficits financiers et les mêmes empoisonnements (Parkinson++, puis altérations endocriniennes, puis cancer moins visible car plus tardif d’apparition)

    -La 2è, le vrai « blème » est que c’est largement sous-payé en regard du travail fourni, pour les 2 communautés d’ailleurs. 1H de garage/bagnole c’est 50/60€ minimum…pour une heure…mais un poulet de 2kgs et 3 mois avec tous ses aléas et nourri pdt 100 jrs…c’est 12€… 20€ si on se fait « rouler » par des intermédiaires qui n’auront rien foutu.
    Sauf à faire la merde actuelle, çà ne peut pas tenir la route. Et le Mercosur et accords avec le Canada ne vont rien arranger…mais Macron sacrifie son agriculture pour vendre autre chose.
    Donc « pro » bio c’est mort…l’autre aussi et c’est très inquiétant pour tout le monde. Je suis persuadé que çà changera, certains signes sont là, mais globalement c’est pas encore mûr…encore bcp trop de lobbies en face pour les saper et une population encore très inerte.

    Cà ne remet pas pour moi la permaculture en cause dans ses techniques.
    Mon jardin traditionnel n’avait déjà aucune rentabilité si je calculais tout…alors quel défi imbécile que de continuer…Ouais, ben moi , çà m’plait, çà me booste, çà me redresse!
    Ce que j’y trouve a une valeur financière proche du nul mais inestimable…le pire pour moi est de manger mes légumes, çà démolit un travail irréaliste et formidable (bon, biner 10.000 M2 toutes les semaines c’est pâ mieux! :whistle: )…Je me retrouve sur une planète « normale » où la réalité pragmatique rejoint la poésie adjointe à la croissance et à la beauté d’une plante, tout çà dans l’éphémère qui en décuple le prix …monter un parc de Rames c’est chiant?…D’accord, mais après c’est tellement beau et surtout magique! Tu t’installes assis avec un bouquin à côté d’un Fortex en train de monter, tu fais un trait en haut de sa pointe…2h après il a pris 1cm (bon, j’exagère il fait çà surtout la nuit, mais c’est pour dire..)

    …Ma vraie fierté c’est quand ma ficelle d’Enora (4 ans) veut aller voir le jardin avec Papy.
    Sa mission est de nommer tous les légumes en train de pousser, quelque soit leur stade, c’est le jeu. Bon quand c’est petit elle hésite, mais quand c’est grand elle te nomme TOUT… avec un grand sourire comme çà! :wub:
    Et elle connait l’ortie qui pique , celle qui pique pas, blanche ou jaune, la consoude, la fraise et la framboise, le plantain, le gratte-cul, le persil,le basilic etc…, la ciboulette qu’elle mange à poignée dès que j’ai le dos tourné…je fais comme si j’avais pas vu…
    Allez Salut!

  76. Ma conclusion serait :

    La permaculture a qques principes de base qui méritent vraiment l’intérêt…et un certain nombre de gourous qui m’irritent sans aucun intérêt. Certains même frisent la secte avec une psychologie pour le moins ambigüe. Des précurseurs comme J Marie Pelt ou Claude Bourguignon ne racontaient pas que des bêtises, avec une clarté à la portée de tous.
    Leur constat me semble imparable . En revanche les méthodes et solutions souvent proposées par ces gourous, qui souvent ne connaissaient rien de l’agriculture avant de rebondir sur la permaculture, lui font plus de tort que de bien .
    J’expérimente ces principes de base à partir d’une expérience personnelle qui n’est pas nulle et qui m’aide à faire le tri…pour voir, sans aucun purisme, et jusque maintenant c’est positif. La théorie, je m’assois dessus.

    L’agriculture intensive quant à elle , question rendements, rentabilité (pas pour tous), technologie, génétique, c’est miraculeux……comme la cortisone qui à court terme te soulage à merveille avec une efficacité déconcertante sans aucune concurrence. Et puis elle te dégrade jusqu’à l’irréversible…
    Pendant 50 ans on n’a vu que le miracle, avec juste raison puisque les dégradations restaient encore minimes, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, malgré la pression permanente de certains énormes lobbys pour nous faire croire le contraire. Le basculement, comme pour la cortisone, est tardif mais brutal et l’irréversibilité peut être très rapide. Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. La continuer sur les mêmes bases serait une folie.

    La permaculture telle que proposée actuellement au niveau professionnel reste très imparfaite, presque irréaliste. C’est en fait de l’ancestral amélioré si on adhère, inapplicable à grande échelle, au moins tant qu’elle ne sera pas payée à son juste prix et ce n’est pas pour demain, mais tout à fait expérimentable au niveau d’un potager individuel.

    Je m’y retrouve très bien, en rééquilibre meilleur avec mon environnement comme avec mes principes. Je cherche à mon niveau à améliorer les meilleures pistes. C’est plus pour moi un défi intéressant qu’une contrainte non choisie . Et vu avec ces lunettes là, çà me plait bien et je le partage.
    Je n’ai à priori plus grand-chose d’autre à dire sur le sujet, sauf à me répéter.
    Le Positif comme le négatif , et les deux sont importants, ont été abordés ici.
    A chacun d’approfondir, de se faire une opinion et de valider ses choix.

    Je reste dispo pour intervenir, mais déjà Merci à Bernard d’avoir ouvert la porte sur ces questions vitales pour notre avenir.

  77. Pour moi il y a deux choses qui compliquent notre discussion, car finalement on a des positions pas si éloignées l’une de l’autre.

    La première c’est que jardinage individuel et maraîchage n’ont rien à voir. On a allègrement mélangé les choses. La permaculture est inapplicable au niveau maraîchage, c’est pour moi évident car l’un des principes de la permaculture est le fonctionnement en cercle fermé autonome (on recomposte tout, ou on étale sur le jardin les épluchures, …). Or le maraîchage ne fait qu’exporter la production du jardin mais elle n’est jamais réintégrée et il faut constamment ramener des choses de l’extérieur (ne serait-ce que du fumier) car les gens qui achètent les légumes ne vont jamais venir chier dans les toilettes sèches que vous aurez installées. Le maraîchage permacole, par définition, n’existe donc pas et on ne peut absolument pas en vivre. Par contre, bien évidemment, c’est différent en ce qui concerne l’échelle individuelle. On en reparlera car le sujet n’est pas clos.

    La deuxième chose qui ne fonctionne pas dans notre discussion, c’est que lorsqu’on parle des anciennes techniques, je parle quant à moi des techniques ancestrales qui ont permis de nourrir l’humanité pendant 10 000 ans (c’est à dire avant l’ère du chimique) alors que Michel parle des 50 dernières années où l’on a vu l’utilisation de produits phytosanitaires, d’engrais chimiques, de techniques aberrantes de traitement du sol. Mais en fait on est tous les deux d’accord pour condamner cette période-là.

  78. Et des mouches, vous avez des mouches? Ici, en parlant de déreglement, c’est assez spectaculaire! :angry: :blink:

  79.  » jardinage individuel et maraîchage n’ont rien à voir »
    j’approuve totalement.
    Comme en individuel la rentabilité reste accessoire par rapport aux nombreux autres « bénéfices » impalpables et précieux, y a pas photo.

    Pour le reste soyons d’abord clairs sur les mots , je distingue :
    – la permaculture ou autres pistes récentes
    – la culture traditionnelle, faite partout depuis + de 60 ans, qui est l’Intensive que nous décrivons tous les deux avec la même acuité (hélas)
    – la culture ancestrale ou ancienne et tout ce qui tourne autour, entre autres les superbes aménagements que j’ai déjà évoqués et qui m’épatent encore, culture abandonnée partout sauf chez qques irréductibles de Franche-Comté :smile:

    Ceci-dit,
    La permaculture Pro ne fonctionnera pas parce qu’il manque les épluchures parties avec les légumes , mais parce que le système économique un peu vicelard du moment refusera totalement de payer les produits à leur juste valeur. Ce système est déjà très roublard avec le paiement des productions NON agricoles (voir les conflits permanents avec les intermédiaires , la grande distribution, l’inertie politique délibérée…) mais il est d’une dureté sans pareille avec les productions agricoles…sous prétexte qu’ailleurs on esclavagise encore plus avec donc des prix plus bas.

    Mais le même constat est à faire aussi avec « l’Intensive » qui n’a tenu jusqu’ici que grâce à la PAC. Celle-ci s’amenuise depuis 2/3 ans…çà suffit déjà pour qu’on commence à se faire distancer par les Allemands, les Espagnols, plus concurrentiels parce qu’ils sont loin d’avoir nos états d’âme pour payer leurs nouveaux esclaves avec des clopinettes.
    A deux sur 150 Ha avec des milliers d’heures de travail, des investissements colossaux et sans cesse renouvelés car imposés, une précarité sanitaire et climatique hors-norme… et quand ils dégagent un Smic chacun ils sont contents?? …..Aucune entreprise ne pourrait supporter çà…..Ils sont moins en danger que les « permaculteurs » mais ils ne sont que sur la marche juste au-dessus.
    Impossible actuellement pour la plupart de faire marche arrière, avec pourtant 2 dangers majeurs , presque insolubles, à gérer:
    – l’insolvabilité financière potentielle de leur exploitation
    -un changement de cap environnemental urgent qu’ils ne peuvent réaliser actuellement: pas les techniques, ni les « bons » produits , pas l’argent pour la remise à plat, pas les prix qui permettraient la culbute….Alors certains commencent à sortir la corde…

    La permaculture Pro n’est pas viable, mais celle-là l’est à peine plus. Si la PAC disparait totalement (et çà ne gênerait pas Macron) cette agriculture pilote pdt 50 ans peut s’effondrer en qques années, sauf à adopter elle-même les méthodes des esclavagistes new-look.

    « Les techniques ancestrales ont permis de nourrir l’humanité pendant 10 000 ans »……Humanité de qques millions de personnes dont les besoins et les dépenses prioritaires étaient d’abord de s’alimenter…
    Oui mais là ces techniques sont totalement hors-course, inadaptées aux besoins de 7,5 milliards qui ne veulent plus payer l’alimentation à son prix ,mais qui en même tps vont exploser contre la dégradation climatique , les ravages de la biodiversité…avec d’abord la répercussion sur leur propre santé.

    Quand des Lobbys de tous types, qui flairent le marché juteux, clament à qui veut les entendre que 12 milliards d’individus en 2050 ne sera pas un PB, je dis qu’ils sont dans une cohérence qui est complètement à côté de la plaque! A part gérer et générer des profits, que savent-ils faire d’autre……, à quoi s’intéressent-ils d’autre…? Le nez dans l’exclusif guidon de leurs profits potentiels ils ne verront même pas l’énorme nid-de-poule, un cratère! devant eux.
    Nous sommes déjà à la limite du Gérable avec 7 milliards…Nous ne serons jamais 12 milliards en 2050…sauf sur une planète dévastée. Possible que çà pète avant.

    Bon, je vais féconder les potirons, mais c’est déjà un peu tard!

  80. D’accord avec toi Michel, les méthodes ancestrales sont hors-course pour nourrir l’humanité, mais pas pour subvenir aux besoins du jardin familial.

  81. Bonsoir,

    chez moi il n’y a pas de mouches, pas de moustiques, une guêpe de temps en temps. Je précise que j’ai beaucoup de géraniums et des plantes, genre lierre , qui poussent plus vite que l’éclair et qui sentent pas très bon. Je recherche le nom de la plante et je reviens.

  82. Stéphane, notre fils aîné, qui vit en Belgique depuis 12 ans, me disait qu’il n’y avait pas beaucoup de volets sur les maisons belges jusqu’à présent mais que les gens qui construisent des maisons neuves ont tendance à en mettre dorénavant pour se prémunir des excès de chaleur. C’est un peu idem pour le paillage. Nos Anciens n’avaient aucune raison de pailler les légumes (vu la pluviométrie et le peu d’évaporation de l’époque), mais maintenant on en ressent tous le besoin.
    Si on avait vécu à l’époque des Anciens, on n’aurait pas paillé la terre.
    Si les Anciens vivaient maintenant, il l’auraient fait. Bien évidemment.

  83. j’ai retrouvé le nom de cette plante qui pousse très très vite, et je suppose que son odeur que je n’aime pas du tout éloigne les insectes.
    Glechoma hederacca variegata stolonifère, appelée aussi lierre terrestre.
    Elle a des propriétés médicales, etc, c’est aussi un couvre-sol ultra rapide.
    Si vous connaissez cette plante avez-vous remarqué qu’elle éloigne les insectes ou alors c’est à cause des conditions météo ?
    merci

  84. J’ai du lierre terrestre un peu partout dans mon jardin, j’adore, contrairement à toi, son odeur car c’est l’une des plantes de mon enfance (c’est sans doute la seule raison car, objectivement, ça ne sent pas très bon). Le lierre terrestre n’empêche pas les insectes de venir au jardin.

  85. merci Bernard et Luc, qui peut mettre une photo, j’ai l’impression que nous ne parlons pas de la même plante. Celle dont je parle je l’ai achetée dans une jardinerie. Le lierre, j’en ai aussi.Demain je vais chercher une photo de mes jardinière et j’enverrai par mail à Bernard.
    Bonne nuit.

  86. Humeur grivoise , par les temps qui courent, pour féconder les potirons , comment veux-tu faire??…..bien-sûr que j’enlève le pantalon!…………………………………………..et puis je mets un short, çà aère tout , même ce qui ne sert pas pour l’occasion… :tongue:

  87. Jacqueline, j’ai aussi bcp de lierre terrestre depuis tjrs…avec bcp d’insectes qui tournaient autour. Wikipedia nous dit : « Sa floraison précoce en mars-avril et durant jusqu’à l’automne, en fait l’une des premières fleurs de l’année et d’autant plus précieuse pour les insectes se nourrissant de nectar et notamment les bourdons. »
    …Donc si tu ne vois plus rien qui vole autour, c’est que çà s’rait ptèt ben dû à aut’ chose que l’odeur…..Je pencherais bien , soyons fous, pour un des signes de la dégradation biodiversitaire… :blush: :smile:
    C’est bien pour çà que j’assure cette année en fécondant manuellement les potirons, parce que là non plus je n’en vois plus bcp.
    Cà marche, mais j’me la pète un peu car c’est fort possible que des « volants » aient refait le travail derrière moi! :smile:

  88. Bonjour Bernard,
    ma plante ne fleurit pas, elle vient d’une jardinerie, elle ne fait que s’allonger, bientôt deux mètres. Elles se trouvent sur des balcons, mais je pense que peut-être ce sont les géraniums qui éloignent les insectes, bien que l’an dernier nous avions de tout, alors c’est la faute au climat.
    J’ai envoyé une photo à Bernard, peut-être aura-t-il la bonne explication.

  89. La plante de ta photo ressemble à du lierre terrestre sauvage mais elle est beaucoup plus développée et certaines des feuilles ont une couleur panachée. Il s’agit peut-être d’une variété cultivée obtenue à partir de l’espèce sauvage (Glechoma hederacea), c’est ce qu’on appelle un cultivar. Mais alors se pose la question : quel intérêt de cultiver cette plante et de vendre en jardinerie ?

  90. On trouve en jardinerie de plus en plus de cultivares de plantes bien de chez nous, mais aussi de véritables plantes sauvages cultivées. Ma dernierre forte sensation en la matière fut de trouver dans un « salon bio » des ortilles bio à vendre!!! :w00t:

  91. Et bientôt, pour les écolos qui aiment les « mauvaises herbes » et qui n’en ont malheureusement pas dans leur jardin, ils pourront en acheter en jardinerie ! :wink:

  92. …Font bien du purin de consoude à …50€ les 5 litres.. :w00t: …Quand je pense que j’en ai 60 litres qui dorment à l’ombre …..600€ , je vais sûrement pas brader çà sur les poireaux!! Je vais revendre et acheter un stock de canettes…Je jure que c’est que pour l’urine du jardin… :angel: :angel:

    Mais je reconnais que vendre des orties « bio » çà c’est fort…et sacrément culotté!
    Humeur grivoise qui s’y connait en culottes va sûrement confirmer :silly: :whistle: :tongue:

  93. Michel ,
    Je crois que sur le sujet de la culture en lasagne , nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde , car lorsque je lis ton commentaire là-dessus , tu as l’air d’un homme pressé et moi j’aime prendre mon temps au jardin . Et pour cette culture , il faut de la patience pour un résultat , laisser faire les petites bêtes et autres champignons sur plusieurs années ( le temps de boire quelques bières en attendant …… ! :w00t: ) . De plus , lorsque comme moi tu as beaucoup de terrain , tu te retrouves avec des déchets verts ( ou marrons , suivant l’époque ! :biggrin: ) à ne savoir quoi en faire … Alors , au lieu de me taper des Va-et-vient vers la déchetterie du coin ( comme on a plus le droit de faire de feu dans les jardins de toute l’année ! bien ou pas bien je vous laisse juge ?!) , et bien , je les utiles sous cette forme . Et s’il n’y a pas de légumes qui poussent dessus ( ce qui n’est pas le cas chez moi … Tu aurais vu ma production de gariguettes cette année :cheerful: ) , j’ai-là une bonne excuse pour expliquer aux curieux ce que fait ce tas de déchets verts au fond du potager !! :smile:
    Ce qui est bien au jardin , c’est de tenter des choses , on garde ce qui va et on laisse ce qui ne va pas , ce ne sont jamais des efforts pour rien , autrement autant ne rien faire !
    Pour ce qui est du problème de l’eau , le manque nous fait faire la gueule cet été … et l’année prochaine , on fera la gueule parce qu’il y en a trop … C’est comme ça la vie !
    Et le plus triste dans cette histoire , c’est qu’avec un bon coup de flotte en août … youuuppii , v’là le mildiou :cwy: !!!
    Ahhh , que de soucis que d’aimer le potager … Mais bon , si on pense à tout ça , autant ne rien faire ! :wink:

  94. Récolte de mes pommes de terre cet après-midi pour un résultat moyen (mais meilleure toutefois que l’an passé).
    Les personnes qui ont pris le risque de mettre des pommes de terre en mars (en situation abritée) ont eu de bons résultats. Par contre, ceux qui, comme moi, arrachent actuellement leurs pommes de terre plantées en avril sont plutôt déçus.
    Pour les pommes de terre, planter en dehors de la saison de plantation habituelle est sans doute une bonne manière de s’adapter à la situation actuelle.

  95. merci Bernard pour tes explications. Il se pourrait bien que j’aie du « lierre terrestre » dans le jardin, je vais demander au jardinier qui vient chaque vendredi pour faire le travail que Jean et moi ne pouvons plus faire. J’ai un petit soupçon, car par endroits on laisse une plante qui ressemble à celle dont je parle, et dans d’autres endroits c’est trop envahissant, alors on fait arracher.
    Je vous tiendrais au courant.
    Bon courage à tous avec vos jardins et vos récoltes.

  96. Yves, si tu parles de flotte en Août et pis mildiou tu vas faire trembler Bernard et son essai de plantation tardive de patates! :smile:

    Bernard, pour les Pdt du printemps j’ai essayé plusieurs périodes pour voir, de fin Mars jusque Juin. Les plus belles ont tjrs été celles de fin mars (jusque mi avril si sol trop gras).
    Donc en gros je les mets dès que le sol le permet.
    Si coup de gelée tardif c’est pas top mais elles s’en remettent tjrs assez bien, (un ptit voilage si on a flairé le coup) et si c’est une année à midiou, qui vient rarement avant fin juin elles sont déjà bien avancées. Comme c’est plutôt une plante de relative fraicheur elle préfère çà à un bon coup de chaud …Chaud/sec elles grossissent très irrégulièrement, comme déjà dit bcp de petites, si chaud/humide mildiou fréquent et là c’est mort….
    sauf à utiliser un anti-mildiou systémique, qui rentre donc dans toute la plante et la « défend » de l’intérieur….Interdit aux amateurs depuis 2002…mais encore souvent utilisé par des Pros qui te vendent alors des patates empoisonnées. Le consommateur n’est jamais informé de l’application éventuelle de ce Traitement…….

  97. Yves , pour en revenir aux lasagnes, je crois juste qu’on ne parle pas des mêmes lasagnes :smile:
    J’ai cru comprendre que, pour les faire, tu utilise du Vert mis au fond du jardin depuis un bon moment, voire plus d’un an (dis moi si je me trompe). Si c’est le cas, tu fais alors de la butte compostée, mise au dessus du sol, souvent encadrée de planches pour maintenir et surélever .Cà a, comme la lasagne, l’inconvénient de demander des arrosages fréquents…ce qui en Bretagne se faisait souvent tout seul en des temps plus anciens. :smile:

    La « vraie » lasagne c’est ,comme tu dis , fait pour des gens pressés :
    Tu ne prends que du Vert tout frais, qui sera dominant, que tu poses souvent sur une couche de bon carton, sur un sol brut (çà plait aux gogos car pas de boulot , mais un bon grelinage avant c’est nettement mieux!)
    Tu mets ensuite une couche de Brun, puis tu continues à monter avec une alternance des deux sur une trentaine de cm (moi je mets une petite couche de fumier dans le milieu) et tu termines avec 10cm de terreau ou compost (c’est mieux, s’il a été bien fait) sur le tout.
    Puis tu plantes de suite. Mais la motte ne doit pas toucher le Vert au début, la décomposition fraiche c’est pas bon pour les racines ; donc on repique avec un trou plus grand et une pelletée de compost pour isoler et pour la reprise initiale. On peut semer aussi mais c’est plus fait pour repiquer.

    Je ne reprends pas les avantages et inconvénients que je citais plus haut, le point crucial étant qu’il faut qu’elle soit tjrs maintenue humide… (et cette année c’est pas gagné!) car elle se draine en permanence à cause de la surélévation et du substrat léger.
    …Mais pourquoi faire çà plutôt que de planter en pleine terre si elle est bonne (bcp moins de carences) et pailler au dessus?
    Pour moi çà peut se justifier sur des sols initialement mauvais, pour une plantation dans l’année avec un arrosage surveillé…et surtout un bon apport d’humus composté l’année d’après, fourni par la décomposition totale de la butte en fin d’hiver!…Il ne restera que qques cm.

    Un petit lien pas mal fait pour ceux qui ne connaissent pas la lasagne :
    https://www.rustica.fr/articles-jardin/technique-lasagna-bed-ou-jardin-lasagnes,3098.html

  98. PS :
    J’utilise une forme dérivée de la lasagne pour agrandir un peu le potager ou créer un massif dans la pelouse :
    -grelinage léger en Mars, juste pour détasser, pas de retournement. Fortement conseillé.
    -Pas de carton en plaque mais en morceaux pour que le sol soit accessible aux plants, puis paillage dru de suite (20cm mini) avec les 1ères tontes de gazon en fines couches et tout ce qui traine, et je laisse deux mois. Compost ou terreau à mettre juste avant plantation.
    -plantation en Mai comme dit au-dessus. Si vous plantez à travers une bâche noire posée c’est le Top pour garder l’humidité et chauffer le sol, sinon gros paillage rajouté.
    -1er arrosage copieux à chaque pied pour descendre l’humidité à au moins 30/40cm, n’ayez pas peur d’en mettre, même si le sol n’est pas sec. Arrosez APRES paillage pour que rien ne se tasse trop.

    …..Et après, tranquille…Cà poussera tout seul dans l’année (surveiller un peu l’eau) sans se salir. L’année d’après la parcelle enrichie se travaillera (presque) toute seule, à l’aise, fastoche, vous en serez peut-être étonné… :smile:

    Le mieux est de faire çà en tout début de saison, mais çà peut aussi être fait tout au long de la saison , avec alors plantation plus rapide….et flotte à la demande! :wink:

  99. Ici, restriction d’eau oblige, l’arrosage des jardins est désormais interdit. Bien entendu, on peut arroser avec l’eau de récupération du toit, mais comme il ne pleut pas toutes les cuves de récupérations d’eau sont désormais vides. Donc la question d’arroser ou non ne se pose plus dans mon secteur.

  100. Chez nous aucune goutte depuis 1 mois et 1/2. Département en alerte sécheresse.
    Pas de Pb pour moi car les puits artésiens donnent assez bien et que je prenne de l’eau ou pas, çà part à la rivière.
    Arrosage très espacé au GAG, seulement en serre et sur les planches surélevées, avec tuyaux sous paillis.
    Aucun arrosage sur tout le reste en pleine terre après plantation, presque tout est paillé.
    Je laisse quelques adventices témoin dans les parcelles : tant qu’elles se portent bien le reste ira aussi.
    J’ai repaillé illico les parcs de PdT arrachées. Dans 10 jours j’y mettrai les courgettes d’été, qui donneront plus lgtps en fin de saison que les pieds précoces.

  101. Maïvon, tu es sûre que c’est du midiou sur tes pommes de terre ? Ici, c’est la deuxième année sans mildiou, mais le feuillage des pommes de terre grille au soleil et au final ça a l’apparence du mildiou mais ce n’en est pas.

  102. Michel, effectivement c’est le moment de semer de nouvelles courgettes, mais aussi de nouveaux concombres car eux aussi, because oïdium, auront du mal à aller jusqu’en octobre.

  103. Maïvon, vu le temps sec de cette année, possible que ce soit plutôt l’alternariose de la PdT, qui se développe bcp depuis qques années, plutôt que le mildiou.
    Signes différentiels :
    -Taches de début un peu identiques au mildiou mais vite foncées voire noirâtres ensuite.
    -Très peu ou pas de spores blanchâtres sur le dessous de la feuille, alors que le mildiou en a de façon très nette.
    -les nervures peuvent être touchées mais pas les tiges, qui vont par contre jaunir précocément et anormalement rapidement, donnant l’illusion que le pied est mûr.
    -Pied arrêté trop tôt donc rendement irrégulier avec bcp de petites, mais pas de PdT tachées, contrairement au mildiou.

    L’apparition n’est jamais au printemps mais à partir de Juin + tout l’été.
    Donc sur PdT plantées tôt , déjà bien défleuries, peu de Pbs. J’ai eu çà sur les miennes , elles étaient déjà quasi terminées, très bon rendement préservé. Mais c’est un risque de plus sur PdT plantées tardivement…

    Un lien sur cette maladie en forte augmentation :
    https://wikiagri.fr/articles/alternariose-de-la-pomme-de-terre-comment-la-reperer-et-la-combattre-/19287

  104. Bernard tu as raison, pour les concombres aussi!
    Mais chez moi , passé la mi- septembre çà devient trop froid la nuit pour le concombre, alors qu’un pied de courgette bien développé supporte bcp mieux….mais parfois courgette un peu moins goûteuse…un peu comme les dernières tomates.
    On ramasse qd-même! :smile:

  105. PS : Il y a 2 nuits , avec ces vents de N-E assez chauds le jr…on a encore eu 5° la nuit.
    Jamais, mais jamais vu çà en Juillet…Les fleurs de haricots et de tomates de pleine terre n’apprécient pas trop et trainent à la nouaison.

  106. Re PS : Pour l’alternariose déclarée, le type de rendement variera selon l’humidité du sol :
    -Si temps chaud et sec,comme en ce moment, quelques grosses (les 1ères formées) et bcp de petites, sacrifiées à la sécheresse par la plante. Paillage initial très utile.
    Si sol humide, peu de grosses, bcp de moyennes et petites/moyennes (car tout le monde a pu pousser qd-même , mais pas assez lgtps.), moins de petites. Paillage inutile, voire à enlever + binage d’aération (pas facile, tout est couvert) si trop humide, because mildiou++ possible.

    Dans les 2 cas très peu ou pas de gâtées, un poil plus si c’est humide. C’est une des différences nettes avec le mildiou.

  107. A votre lecture, effectivement je pense que c’est l’alternariose que décrit Michel qui correspond exactement à ce qui s’est passé. Nous avons récolté et les pommes-de-terre ne sont pas abimées mais seulement quelques moyennes et des petites par pied.
    Ce qui est super sur ce blog c’est que grâce aux jardinier chevronnés que vous êtes on trouve beaucoup de réponses à ses questions et on apprends tous les jours. Merci pour ce partage. :cool:

  108. Je ne connaissais pas du tout l’existence de l’alternariose. Merci Michel de nous l’avoir fait connaître. Mais si je la découvre sur mes plants de pommes de terre, ce sera de ta faute ! :whistle: :wink:

  109. Michel dit sur un autre article que ses commentaires sur cet article « jardinage et changements climatiques » sont refusés. Est-ce que quelqu’un peut mettre un commentaire pour voir si ça marche.
    Je n’ai pas d’explication.

  110. Ben flûte alors… j’adore les commentaires de Michel auxquels je n’ai jamais le temps de répondre mais qui MANQUENT AU BLOG !!!

  111. Je viens de vérifier dans les commentaires écartés car considérés comme spams, aucun commentaire de Michel n’y figure. Je ne comprends pas trop …

  112. Je peux vous lire mais je ne peux rien envoyer.
    Je refais un Xième essai pour voir si çà repasse…

  113. Ah ben c’coup-ci je m’lis :w00t: :biggrin:
    Donc c’est que çà remarche?
    J’ai envoyé…pas loin de quarante douze fois, en essayant sur d’autres sujets du Blog…
    L’envoi sur « les papillons » a passé une fois puis plus rien nulle part.
    Du coup j’ai répondu sur d’autres forums pour tester mon ordi mais RAS.
    J’ai même fait une restauration antérieure car j’avais fait une mise à jr Windows qui parfois fait un Bug….mais que dalle!!!
    …Alors grosse déprime!! :blush: :sick: un coup d’antidépresseur à capsule qui fait pschitt et çà allait déjà mieux :wink:
    Bon , j’renvoie celui-ci…si çà repasse, encore un ptit pschitt pour fêter çà!
    Et Bernard, tu ranges le décapsuleur, je subodore que tu m’aies malencontreusement bloqué « dans une euphorie passagère » :wink: :wink:
    Blague à part j’ai rien compris au film.

  114. …Et là çà repasse!!
    Dans mes tous derniers essais je faisais un copier/coller d’un message préparé sur wordpad (fichier RTF), çà ne passait pas. j’ai fait une conversion en fichier PDF plus standard mais çà ne le prend pas non plus…
    Le Pb viendrait-il de là? Est-ce que les commentaires ne prendraient que l’écriture directe?
    Pourtant mon texte sur l’Hiver avait été rajouté en copier/coller et il était passé sans Pb…..

  115. Ahh , j’ai compris Michel ce qui te bloque sur cet article …Retires le mot paillage de ton commentaire et essayes avec binage pour voir !! Hé hé hé
    :happy: :biggrin: :lol: :tongue:

  116. Oh Purée..l’Breton y en r’met une couche! :silly:

    Rien ne passe .
    Je tente à partir d’un autre ordi pour test : lancé!

  117. Celui_là est passé aussi! Tant mieux, pour la couche de Yves… :silly:
    Mais retest avec copier/coller et Niet.

  118. Je persiste.
    Tu copie ton texte mais tu le publie par morceaux, tu verras en affinant un peu le mot qui coince.
    Si je me souviens bien, sans explication autre que commerciale, c’est le mot Dior qui m’empêchait de publier… Voyons-voir disait l’aveugle.

  119. Franchement Christophe je ne sais pas , je ne pense pas que çà vienne de mon ordi mais d’un filtre du logiciel de réception qui valide ou pas…en fonction de quel critère?

  120. Depuis ce jour ce que j’écris direct sans inclusion d’un copier/coller…çà passe…
    Je refais un test avec un ptit poème en copier-coller :

    Photographie

    Ondulant dans la foule, élégante et gracile,
    Mon télé qui la suit, en un geste inutile…

    Une pause idyllique, un arrêt sur image,
    Le temps de dérober l’esquisse d’un visage,
    Le velours d’une joue,
    Des boucles arrangées
    Que teinte le reflet d’un soleil orangé,
    La courbe d’une lèvre qui voudrait être sage
    Mordorée, entr’ouverte comme l’est un corsage…
    Et l’éclair a fusé.

    Icône indélébile
    Opaline immobile
    Le battement des cils
    Soudain s’est arrêté,
    L’iris ourlé de bleu fixe l’éternité…

  121. Je viens de refaire un test avec mon message, non copié de wordpad mais à partir des documents enregistrés, comme le poème….
    Poème accepté (l’a ptèt plu au logiciel! :smile: )
    Message refusé…pourtant je jure qu’y avait pas « permaculture » :whistle:
    Je cherche plus trop à comprendre, je vais juste trembler pdt qques jrs à l’envoi de mes bafouilles :smile:

  122. …Il fut un temps où je faisais bcp de photos, surtout en noir et blanc que j’adorais, fallait « chiader » le cadrage à la prise de vue, bonne école…et puis l’adrénaline au développement…!
    Alors, comme le texte a passé, je dédie mon petit poème à Bernard, en remerciement pour ses magnifiques photographies…. :smile:

  123. Non , sans rire , ce genre de problèmes m’est arrivé aussi sur le blogadupdup … C’est rageant lorsque ça arrive :angry: , tu veux répondre à une question te concernant dans un commentaire ou sur un sujet qui te tient à cœur , et pas moyen !! :sad:
    Mais bon , on dit que celui qui n’a pas de peau aime le poème … :whistle:

  124. Pret pour la canicule. La météo belge nous annonce pour jeudi la possibilité de passer le cap historique jamais atteind de 40°. Le frigo est rempli de vin blanc, j’ai bloqué trois jours de « rien faire », juste observer et vivre ce moment comme on observe une éclipse totale ou une éruption volcanique. Même si c’est l’homme qui est responsable du phénomène, j’admire la grande colère de Dame Nature… Ca vous choque? :smile:

  125. Oui, d’accord avec toi, mais quand Dame Nature ne permettra plus de récolte de raisin pour ton vin blanc, d’orge et de houblon pour ta bière, et qu’il n’y aura plus une seule bouteille d’avance dans ton frigo, tu admireras toujours Dame Nature ? :wink:

  126. Bien-sûr!…passque moi je stocke à mort!!! :tongue:

    Blague à part, je comprends la fascination de Luc…et nos lunettes judéo-chrétiennes pour regarder le phénomène : « normal que la nature pique une colère suite à nos conneries! »

    Pour ma part il y a un bail que je n’anthropomorphise plus la Nature…

    La Nature n’est jamais en colère contre les hommes…
    Son indifférence, qui fait qu’elle fait juste ce qu’elle a à faire, les exaspère parfois, du haut du piédestal qu’ils s’attribuent en ayant cru la vassaliser. Mais elle les remet simplement à leur place dans l’hypertrophie de leur propre valeur ; ils ne sont qu’un tout petit maillon de tout ce qui la constitue.
    Parce qu’ils en connaissent juste quelques règles de fonctionnement (auxquelles il manque tjrs des paramètres, par ignorance, aggressivité, prétention, précipitation, concurrence, avidité…) ils croient qu’ils la maitrisent et ils y vont fort!, dans une inconscience qui me sidère! Elle en pâtit, mais elle s’en fout, elle a de la ressource, elle attend simplement qu’ils disparaissent…elle les y aidera si nécessaire dans son processus évolutif , sans état d’âme quel qu’il soit, neutralité absolue….
    Ce que, à coup sûr ils feront, dans un aveuglement et un orgueil qui , dans leur dernier souffle, pestera encore contre cette Nature ingrate…
    Cà me rappelle un dessin de Pétillon (de quand j’étais étudiant, je n’ai jamais oublié…pourquoi…?) : un gus efflanqué, déshydraté, au milieu du désert, une télé dans une main et la prise dans l’autre, cherchant désespérément où la brancher…
    Prémonitoire, non?
    On met tout à sac autour de nous , on commence tous à se dessécher à feu doux…et on ne nous parle que de retourner sur la Lune pour préparer Mars????

    La Nature ne s’en préoccupera pas… Elle attend, puis se rééquilibrera, sans doute dans une nouvelle évolution dont le 1er objectif sera de digérer, pendant des dizaines, des centaines de milliers d’années, les traces invraisemblables que nous y auront laissées…pendant 200 ans…une invraisemblable broutille totalement imbécile et suicidaire.
    Je suis serein là-dessus.

    Depuis 4 milliards et demi d’années sa magie, dont j’ignore totalement l’origine et les ressources, réalise des prouesses d’équilibre , d’adaptation , d’évolution ou de redémarrage, elle en a vu d’autres, elle s’en remettra…,nous sans doute pas.
    Mes tous derniers relents judéo-chrétiens me feront ajouter : « Nous ne le méritons pas »

    Avant même 20 ans nous serons déjà en partie fixés….

  127. Bonjour à tous,
    Toujours pas de connexion internet, normalement si tout se passe bien je devrais pouvoir participer aux discussions du blog demain soir jeudi.

  128. Eh ben voilà que c’est une bonne nouvelle!
    En attendant, jeudi dernier…42° chez les Chtis, jamais vu çà!! , avec un plus un ciel d’apocalypse et 40mm de flotte gentille derrière (çà c’était très bien!)
    Les fleurs de tomates et haricots semblent avoir supporté.
    Une partie des feuilles de céleri a grillé complet mais ils vont s’en remettre…Je soupçonne aussi un peu l’urine de démarrage qui a pu hypertrophier légèrement les feuilles en les fragilisant , mais bon, 42° c’était du jamais vu chez nous.

  129. A peine 38° chez les condruzes, mais les céleris raves ont grillé aussi… Deux trois salades ont désseché sur place puis se sont envolées dans la brise légère… non, c’est pas drôle! :w00t:

  130. Ah Luc, Les Condruzes je connaissais pas! Je vois qu’il y a aussi …druzes dans le mot :whistle: :silly: …et y connaissent aussi le céleri! :silly:
    Du coup je cherche un poil on the Web et je tombe sur çà qui explique aussi l’origine du nom Ardennes, que j’ignorais . Un peu lyrique, l’explication (dis moi si çà se tient) mais intéressante si çà tient la route……Jolie route en tous cas :
    http://waru-wulf.eklablog.com/la-deesse-celte-arduinna-et-l-origine-paienne-des-ardennes-a125374476

  131. Michel, quand je parle de condruzes, c’est un petit plaisir régionaliste que je m’accorde, une sorte de lien direct avec « depuis toujours » qui flate mon enracinement dans le codroz. Je devrais me proclamer « condrusien » – habitant du condroz – celui-ci se définissant comme la région située au sud du sillon sambro-mosan et N’AYANT RIEN A VOIR AVEC LES ARDENNES. Attention, ça va chauffer! :devil: Je laisse les ardennes à nos frères ennemis, les flamands, mais ils n’auront pas le condroz ni la famenne (région tampon entre le condroz et les ardennes).
    Il fut un temps où j’étais plus actif sur ce blog…
    http://www.leblogadupdup.org/2010/05/07/les-vieux-temoins-2/
    http://www.leblogadupdup.org/2010/04/06/les-vieux-temoins/ Bonne lecture. :smile:

  132. Luc, grand Merci pour « les vieux témoins »!
    J’invite ceux qui ne connaissent pas à les lire…et peut-être pour les autres à les relire.
    Contenu passionnant, style qui l’est tout autant, où le non-dit pèse aussi lourd que le reste, des portes entr’ouvertes pour qui veut les pousser…J’ai bcp apprécié…
    Commentaires (LVT-2++) de haute volée parfois, intéressants, qu’on peut confronter avec la réalité « environnementale » d’aujourd’hui après presque 10 ans… révélateur d’une accélération qui peut indiquer un processus proche de son point limite…

    En ce sens cela peut être qque part les prémices, très bien écrits et décrits par tes soins, de l’évolution proposée par Bernard dans cet article.
    Je le rejoins sur le mot « biodiversité » qui ne me gêne pas. Je le prends au sens littéral du terme et point barre.
    Je ne rêve pas non plus, comme toi , sur un « retour en AR » dont peu de gens mesureraient pleinement l’impact sur le quotidien . On ne peut que très mal se représenter ce qu’était la vie de nos très Anciens au temps où ils s’immergeaient encore (par la force des choses) dans une « Nature préservée », je subodore simplement que çà devait être tout sauf idyllique…
    La simple difficulté que j’ai à essayer l’autosuffisance potagère avec nos moyens d’aujourd’hui me laisse deviner tout le reste sans aucun de ces moyens…

    La chance phénoménale de notre génération en qualité de vie, aucune autre depuis la nuit des temps ne l’a connue , et avec la façon invraisemblable dont nous l’avons bradée, aucune autre ne la connaitra sans doute plus sous cette forme.
    J’y prépare tranquillement mes enfants depuis longtemps, je pense que maintenant ils intègrent çà le plus lucidement possible sans pessimisme stérile : analyse, objectifs….et puis Yakà!…Tout ne sera pas rose, mais ceux qui verront le monde avec ces lunettes-là seront bien mieux armés que les autres pour tenter de rebondir.
    Amen :angel: :smile:

  133. Il pleut il pleut bergère …
    « La bergère accepte que l’on borde son petit mouton, mais à condition de l’avoir bien sèché » :whistle:

  134. Veille du 15 août et petite gelée dans quelques départements dont la Franche-Comté apparemment ! :
    https://www.lavoixdunord.fr/624866/article/2019-08-14/il-gele-en-france-la-nuit-derniere?from_direct=true

    Comme prévu, je poste ici un lien contenant quelques photos de mon expérience de butte permaculture sur un toit parisien situé plein sud et venteux. Tout va bien, l’épisode de canicule n’a pas touché les plants et la butte est bien verdoyante. Haricots verts nains, radis daikon, basilic, aubergine, piments,…, les tomates plantées tardivement prennent leur temps et les citrouilles prospèrent. C’est joli à voir comme la nature est généreuse.
    Ce n’est pas planté en rangs d’oignons mais vu le peu de place on optimise au maximum. :cool:
    https://www.fichier-pdf.fr/2019/08/14/butte-perma2019/butte-perma2019.pdf

  135. Rien d’anormal au niveau météo, il est même normal qu’en Franche-Comté il y ait quelques gelées dans les zones les plus montagneuses de la région, du côté notamment de Mouthe qui est la commune la plus froide de France.

    Tu as bien du mérite à cultiver sur les toits parisiens dans ces conditions-là (notamment à cause de l’exposition sud qui est devenue la pire des expositions).

  136. Aucuns mérites, tout vient tout seul. Juste un peu de travail pour le montage de la butte au départ puis je dois juste assurer le minimum : vérifier que les limaces, oiseaux et autres ne viennent se servir sans y être invités et protéger, arroser les jeunes plants si besoin puis redonner à la butte les végétaux divers qui nourrissent les vers et autres, etc.

    La culture sans labours ni engrais était déjà expérimentée avec succès début 20ème. Le fumier jugé inutile et seulement un grattage superficiel de la terre recommandé. Je joins le lien d’un livre rédigé en 1915 par le comte Geffroy Henri-Charles à télécharger pour les curieux, je n’ai pas fini de le parcourir : Geffroy_Henri-Charles_-_Culture_sans_labours_ni_engrais.zip

  137. Il faut s’accorder sur le mot « engrais ». Bien entendu qu’on peut cultiver sans engrais chimique, la plupart des gens le font (à la campagne tout du moins). Mais sans fumier, compost, ou paillage qui en se décomposant amène des éléments nutritifs (donc de l’engrais) c’est impossible. Ou alors avec des rendements très faibles.
    Sans labour, évidemment qu’on peut aussi. Les jardiniers n’ont pas de charrue en général.
    Je me méfie de toutes les méthodes BRF, tonte de gazon pour paillage, etc… Il y a des jardiniers qui ne jurent que par ça et qui n’hésitent pas à tailler leur haie en période de nidification des oiseaux pour avoir du BRF, ou qui utilisent leurs tontes de gazons alors qu’il n’y a rien de plus mauvais pour la biodiversité que le gazon.
    Il n’y a pas de permaculture (si j’ai bien lu) sans complémentarité entre végétal et animal. Donc pas de permaculture sans avoir par ailleurs poules, lapins, toilettes sèches, … Donc si pas d’engrais au jardin, on fait quoi des déjections des poules, des lapins, ou de l’Homme (toilettes sèches) ?

  138. Tu peux te chauffer avec et faire des économies sans avoir recours à EDF et ses maudites centrales ;) = méthanisation. Rien ne se perd, la nature si bien pensée n’aime pas le gaspillage. A Paris, ce serait largement faisable mais pas rentable pour les industriels. :

    « Énergies propres : un zoo des Yvelines se chauffe grâce à son fumier »
    https://www.linfodurable.fr/entreprises/energies-propres-un-zoo-des-yvelines-se-chauffe-grace-son-fumier-9966

    Tailler les haies en période de nidification comme récolter les olives en pleine nuit qui font mourir les oiseaux pour en faire de l’huile d’olive sont des comportements à rectifier. La pédagogie est nécessaire partout et tout le temps.

  139. J’ajoute que de mon côté, pas besoin d’animaux dans mon expérience permaculture sur les toits.
    Je récupère les déchets végétaux de notre propre consommation plus ceux d’un magasin bio de temps en temps et selon la saison pour le carbone : à l’automne, feuilles mortes ramassées avec autorisation de l’équipe entretien dans un square qui nous donne également du BRF issu des branches et bois morts divers qu’ils transforment sur place. Et l’été, j’ai juste besoin d’une botte de foin pour recouvrir les déchets végétaux et protéger les plants du soleil et du vent.

    La seule « faune » dont j’ai vraiment besoin se compose des lombrics et autres divers insectes dont limaces et petits escargots qui se nourrissent des déchets de la butte et l’aère et l’enrichissent de leurs déjections. Pour l’instant, pas d’autres besoin supplémentaires en dehors de l’eau et du soleil.
    Je tenterai de laisser qq légumes sur place cet hiver (salades, oignons, pdt…) pour voir si effectivement ils peuvent passer le froid et le gel en bénéficiant de la douce chaleur émise par la butte.

  140. Oignons et salades passeront effectivement l’hiver sur place, non pas à cause de la « douce chaleur émise par la butte » (dans ta technique il n’y a pas plus d’avantage – question chaleur – à n’importe quelle type de terre ayant du fumier et qui produit lui aussi de la chaleur) mais à cause de la douceur de l’hiver dû à l’environnement urbain (tu as sans doute 5°C de plus en hiver que n’importe qui en milieu rural). Avec ou sans butte, tu n’auras donc aucun problème pour tes oignons et tes salades. Ici, même à 15°C en dessous de zéro, oignons et salades peuvent passer l’hiver dehors, donc à Paris fortiori.

    Peut-être qu’on ne se comprend pas toujours sur les mots. Ce qui explique parfois notre incompréhension. Par exemple, BRF par définition c’est avec du bois vivant et non avec du bois mort.
    On peut se demander pourquoi cette technique de BRF ne se développe pas, alors qu’elle existe depuis 60 ans. la raison en est probablement parce qu’elle ne fonctionne pas bien sur les sols humides, sur les sols acides et sur les sols argileux. Ce qui fait quand même beaucoup ! Et comme beaucoup de gens font du jardin en terre argileuse (car on construit souvent les zones pavillonnaires sur les mauvaises terres), il n’y a pas tellement de jardins où cette technique est utilisable. Par ailleurs, c’est une technique qui se met en place sur plusieurs années car pendant un et demi, le BRF en décomposition consomme de l’azote avant d’en restituer. Et comme beaucoup de jardiniers ne sont pas patients … :wink:

  141. Je ne me suis pas encore décidée quels plants je vais laisser en extérieur mais tant mieux si oignons et salades peuvent supporter un gel parisien pas trop élevé.

    Le BRF du square comprend du bois mort et des déchets de branches coupées divers donc aussi du vivant. Mort ou vivant c’est toujours de la nourriture à décomposer pour les insectes, l’écosystème de la forêt fonctionne pareillement. J’appellerai dorénavant ce mélange du « broyat » pour ne pas heurter les oreilles sensibles. :smile:
    Philip Forrer (le jardinier permaculteur en slip dans la vidéo ci-dessous) qui habite dans l’Aude est parti d’un terrain argileux et très sec (voir 3’55 de la vidéo) et utilise du broyat avec succès depuis des années. Il utilise indifféremment des aiguilles de pin ou de sapin sans aucune crainte de trop acidifier le terrain, expériences de récoltes à l’appui. Débutant, je n’ai aucuns a priori et regarde à droite à gauche ce qui fonctionne et reproduis ce qui me convient. C’est tout. :cool:

  142. J’ai regardé la vidéo. J’en reparlerai mais je pense que les propos relèvent parfois de la caricature. Jardinage et agriculture n’ont rien à voir. Alors pourquoi montrer des images de tracteurs en train de labourer pour dénigrer le travail de la terre fait par les jardiniers (qui n’utilisent en général que serfouette ou sarclette) ? La vie organique du sol est favorisée avant tout par la matière organique. S’il y a un vrai problème dans les jardins actuels, ce n’est pas lié aux méthodes de jardinage utilisées (paillage ou non, arrosage ou non, …) mais surtout lié au fait que les jardins sont très pauvres en nutriments. Comme la plupart des gens n’ont plus accès à la matière organique (certains vivent à la campagne et n’ont même pas les relations suffisantes avec le paysan du coin qui pourrait leur amener du fumier), ils sont amenés à rechercher d’autres méthodes de jardinage que l’emploi de fumier, mais ces méthodes-là sont des méthodes par défaut.
    J’insiste sur l’importance du fumier (ou des toilettes sèches, ou des fientes de poules, des lapins …). Lorsqu’on met du fumier en janvier et qu’on l’incorpore au sol avec une bêche, il ne reste aucune trace de ce fumier en avril, tellement les micro-organismes décomposeurs sont actifs dans ces terres amendées avec de la matière organique d’origine animale. La vie organique est largement maintenue lorsqu’on retourne la terre, mais dans la mesure où ce retournement n’excède pas 20 cm, c’est à dire la hauteur du fer de la bêche. Dire que ces sols sont morts (cf. la vidéo) relève juste de la posture idéologique, il n’y a aucune base scientifique à cela. Par ailleurs, les récoltes de légumes que l’on voit dans la vidéo ne sont pas du tout impressionnantes. Bien sûr ça va impressionner plein de gens, mais pour n’importe quel vieux jardinier de la campagne, bof bof.

  143. …….Philippe Forrer a au moins cette qualité de montrer plutôt ce qu’il fait , que de s’étendre sur ce qu’il pense, avec les quelques résultats que çà peut donner.
    Est-ce qu’il montre tout de ce qu’il fait, je ne le saurais dire. Le petit défaut que je lui concède est peut-être de nous faire croire au travers de ses présentations que tout çà est en fait plutôt simple et facile, ce que je ne crois guère. Certes il fait avec la Nature, mais elle ne se laisse pas faire, ses objectifs ne sont pas les nôtres…
    Il a été un des Starters qui m’ont incité à mettre un pied puis deux dans l’univers flou de la permaculture, le 1er à secouer un peu mes traditions jardinesques, il a plus éveillé ma curiosité que ma méfiance, surtout pas mon mépris, et je le réécoute toujours avec plaisir. Il ne se présente pas comme un gourou mais comme un témoignage,… belle démarche!
    N’en faisons pas une tartine.

    Je rebondis plutôt sur le problème de mes haricots/grain Soissons à rame qui ne sont pas trop contents. Ils ont eu froid la nuit (5/6°) 3 semaines en juin, puis trop chaud sévère fin Juillet, puis très frais (16/17°) la 1ère quinzaine d’Août.
    Résultat : plantés tout début Juin ils ne fleurissent allègrement que maintenant avec quelques tout petits haricots qui se pointent (fin août!) ce qui est bien tard pour des haricots grain. Cà m’enquiquine et çà m’inquiète un poil, … donc, considérant que l’allongement à venir encore aux extrémités ne donnera plus rien de valable car trop tard, je décide (jamais fait çà) de les arrêter du haut de leurs 3m, de couper tout ce qui voudrait monter encore, comme on arrête une tomate de pleine terre pour forcer sa production en dessous.
    Je n’ai jamais vu çà nulle part mais çà ne va pas m’empêcher de le faire, d’ailleurs c’est déjà fait. J’en verrai l’éventuelle répercussion dans 3 semaines/un mois.
    Tout çà parti uniquement de l’analyse et d’une certaine logique, à défaut de tout apport extérieur sur le sujet.
    Si çà marche , çà en deviendra une expérience de plus à engranger, renouvelable à l’occasion. Si çà ne donne rien de plus j’aurai la satisfaction d’avoir tenté.
    Le genre d’essai qui me plait plus qu’il ne m’inquiète! Cà me passionne déjà d’en voir le résultat , quelqu’il soit.

  144. Je ne comprends rien aux démarches actuelles. Pendant dix mille ans, on a eu des méthodes qui ont fonctionné, qui ont nourri l’humanité, et c’est sans doute de ce côté-là qu’il faut se pencher. Mais on en est à rechercher de nouvelles méthodes aux résultats très improbables alors qu’il suffit de se retourner sur le passé et d’oublier toute la merde des 50 dernières années.

  145. Suite aux problèmes de sécheresse de cet été, je m’aperçois que lorsqu’on a le choix entre deux variétés d’un même légume, il vaut toujours mieux prendre la variété qui est la plus vigoureuse car elle développe un système racinaire plus important et résiste donc mieux à la sécheresse (elle va chercher l’humidité plus en profondeur). Ainsi, les petites variétés de physalis ont beaucoup souffert (je viens même d’en arracher) alors que les plus grandes atteignent un mètre de hauteur et regorgent de fruits.

  146. Comme les melons ont rarement été aussi excellents (mes amis jardiniers font le même constat), on peut se dire que les changements climatiques sont plutôt favorables à ce type de culture. Je pense d’ailleurs que l’ensemble des cucurbitacées se porte étonnamment bien cette année, qu’il s’agisse des pastèques, de courgettes, des concombres, des potirons, des concombres du Mexique, des cornichons …
    Je profite de ce commentaire pour dire que je donne une conférence ce vendredi 6 septembre à 19H au jardin pédagogique d’Echenoz-la-Méline, près de Vesoul. On y parlera beaucoup des changements climatiques.

  147. Le 10 juin, je me suis livré à une petite expérimentation : semer des tomates extrêmement tardivement pour vérifier mon hypothèse de semis tardifs dans le but d’essayer de contrer l’effet des changements climatiques (et même d’en profiter). J’ai donné des plantules minuscules à 15 personnes différentes le 29 juin. Les résultats dépassent les espérances et Jacques vient de me faire savoir à l’instant que sa première tomate est mûre.

  148. Je pense que la variété choisie a peu d’importance. Mais je pense que pour la Belgique il faut éviter les variétés semi-tardives et tardives. Privilégier donc les variétés précoces, semi-précoces ou de saison.
    Cette année, j’ai été bien inspiré de ne pas mettre de tomates en serre car tous ceux que je connais qui l’ont fait ont dû arracher leurs plants tellement ils étaient moches. Et l’excès de chaleur sous la serre a empêché la croissance et le mûrissement des fruits. Sans compter le problème de la nécrose apicale (« cul noir ») qui est un réel problème sous la serre.
    Par contre, le système de semi-serre (juste une protection sur le dessus mais pas – ou à peine – sur les côtés, fonctionne certaines années. Mais comme tout se joue maintenant au degré près (au-dessus de 29°C tout le fonctionnement de la tomate s’arrête) ce système marche de moins en moins bien. Il n’a d’intérêt que par rapport au mildiou, le mildiou n’étant d’ailleurs pas vraiment un problème depuis deux ans (les spores du mildiou crèvent à 35°C).

  149. J’ai moi aussi tout arraché dans ma serre: plants brulé, cul noir etc… L’année prochaine je recultive dehors. Laserre ne sera plus utilisée que pour l’hiver et le printemps. :smile:

  150. En fait, la serre est intéressante pour toutes les périodes, sauf l’été. A noter qu’on commence d’être dans une bonne période pour remplir la serre de légumes en vue d’une récolte de fin d’automne et d’hiver, notamment en ce qui concerne les laitues.

  151. Un nouveau tracas pour les tomates qui arrive sans doute avec le réchauffement. J’en avais entendu parler du département du Jura où elle est arrivée récemment, elle arrive chez moi. Bientôt en Haute-Saône ? Mon beau-frère jardinier dans le Gard, de passage chez moi, m’a confirmé qu’il s’agissait bien de la même espèce qui infeste ses cultures de tomates. Dégâts importants sur certains plants, et pas facile de l’éliminer.
    Il s’agit de cette bestiole, une invasive (c’est à dire comme nous, mais après) :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Nezara_viridula

    Punaise de nous-autres :dizzy:

  152. Désolé, je pensais que ça prendrait encore une année ou deux.
    Les alertes sont justes : ça va vite, très vite, ça s’emballe. Restons calmes.

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