Les rapaces, c’est propre !

Y’a des gens qui n’aiment pas les rapaces, ces bouffeurs de viande.
Qui ça ?
Les Vegans d’abord, qui, au train où va leur connerie, vont bientôt déclarer leur présence sur terre illégitime.
Et d’autres qui trouvent que les rapaces c’est comme les autres oiseaux, ça chie n’importe où.
Sauf que, sauf que … j’ai pris il y a quelques semaines une photo qui prouve le contraire (attention, aucune utilisation de photoshop, la photo de ce grand-duc est véridique, juste un recadrage de l’image) :

41 réflexions au sujet de “Les rapaces, c’est propre !”

  1. As tu pris cette photo au Luxembourg ? :biggrin:
    Comme il n’y a que là qu’on peut voir le Grand Duc chier ….
    Ok , je sors … :blush:

  2. Bernard, continue de nous charmer avec tes photos insolites.
    J’aime bien les réponses déjà publiées, j’espère qu’il y en aura beaucoup d’autres, cela fait du bien de rire, ou sourire, sous la grisaille de la météo

  3. En fait, jamais je n’aurais pensé à mettre cette photo sur mon blog, si ce n’est que je prépare un article « à charge » contre les végans et qu’il me fallait une transition … :whistle:

  4. Non mais comme quoi je suis allé à bonne école pendant 4 ans. Une école de la vie quelque part à côté de l Ognon. Je suis nostalgique de nos réunions du mercredi avec nos coups de gueules, nos blagues et jeux de mots et nos dégustations de bonnes bières. 😉😉😉😉

  5. Pour la faute d’orthographe, pas grave, autant en emporte le vent (d’autan) ! :whistle: :wink:

  6. Super nouvelle mais ce n’est pas le premier !
    L’ami Domi m’a fourni les données :
    Le gypaète a fréquenté la Franche-Comté à plusieurs reprises mais comme la population alpine n’est pas jugée comme étant autonome au sens biologique (elle est toujours dépendante de l’aide humaine selon certaines instances), l’espèce n’a pas été inscrite en liste A des oiseaux de Franche-Comté. Elle figure en liste B (espèces observées avant 1950) mais nous aurions peut-être dû la faire également figurer en liste D.
    Toujours est-il que le gypaète a fourni les données suivantes de ce côté-ci du Doubs :
    – 1 immature première année calendaire (Sardona) le 12/05/11 au Longevilles-Mont-d’Or (25)
    – 1 mâle de deuxième année calendaire (Adonis) le 17/05/15 à Sirod (39)
    – 1 femelle de deuxième année calendaire (Trudi) le 1/06/16 aux Planches-en-Montagne (39)
    – 1 immature première année calendaire le 15/11/16 à Gilley (25), revu les 18 et 19/11/16 à Orchamps-Vennes (25)
    – 1 immature de deuxième année calendaire le 9/04/17 à Lajoux
    – et pour finir 1 individu (Lausa) les 22 et 23/06/20 à Grand-Combe-des-Bois (25)
    J’avais également eu connaissance d’un individu vu en vol entre La Cluse-et-Mijoux (25) et Les Verrières-de-Joux (25) aux environs du 18/06/97 par un observateur anglais et d’une observation d’un individu sur le Mont Poupet près de Salins-les-Bains (39) en juin (je ne me souviens plus de l’année) mais ces deux observations n’ont jamais été soumises à homologation.

    L’observation du Poupet a été faite par un copain adepte du deltaplane et qui a volé avec un gypaète ! RIP Raphaël Chauvin, un nom connu dans le monde du vol libre…

  7. L’observation du Poupet te réjouit ..
    Tu veux dire « l’observation d’une poupée » ? Si c’est ça, bienvenue au club, on est deux à se réjouir !!! :wink:

  8. La population alpine est encore dépendante de l’aide humaine ?
    Je ne comprends pas trop ???
    Comment ça ?
    Il me semble que les différents couples de Haute Tarentaise (pour ne parler que de ceux que je connais) ne sont pas du tout nourris par l’homme. Mais ce n’est peut-être pas de ça dont il s’agit. Christophe, est que tu pourrais préciser s’il te plait pour éclairer ma lanterne ?
    Merci d’avance de tes lumières en ce domaine. :smile:

  9. Quand on dit qu’une population est dépendante de l’aide humaine, ce n’est pas forcément en raison de l’aide directe (places de nourrissage) mais aussi parce que la population est encore insuffisante pour assurer sa survie et qu’on est donc obligé de lâcher des jeunes issus de captivité. Le massif des Alpes me semble t-il en est encore là aujourd’hui, et cela me semble normal et logique vu le côté récent de sa réintroduction (30 ans, ça peut sembler beaucoup mais pour un oiseau qui se reproduit à un rythme très lent c’est peu …)

  10. En tous les cas, si les populations des Alpes étaient viables, on ne continuerait pas de les alimenter par des jeunes élevés artificiellement.
    Depuis des millénaires, les vautours se sont nourris d’animaux domestiques morts qu’on leur laissait en pâture (des moutons, des vaches …), il n’y a pas de problèmes majeurs à ce qu’ils soient encore tributaires des activités humaines. Et il m’étonnerait fort que les gypaètes sauvages ne soient pas encore nourris par l’Homme, au gré des cadavres d’animaux domestiques qu’ils trouvent ça et là. Etincelle, tu confirmes cela ? Et Christophe, tu en dis quoi ?
    De toute façon, si Domi (l’un des meilleurs ornithos de France) dit cela, il a forcément des raisons de le dire.

  11. On va dire que tout le monde a raison. Les critères de catégorisation reposent sur des réflexions partagées (pour comparaison) et en définitive, chacun en pense ce qu’il veut.
    Voici l’avis de Domi : Le gypaète a fréquenté la Franche-Comté à plusieurs reprises mais comme la population alpine n’est pas jugée comme étant autonome au sens biologique (elle est toujours toujours dépendante de l’aide humaine selon certaines instances), l’espèce n’a pas été inscrite en liste A des oiseaux de Franche-Comté. Elle figure en liste B (espèces observées avant 1950) mais nous aurions peut-être dû la faire également figurer en liste D.

    Voici les différentes listes :
    Les espèces sont classées en cinq listes, qui correspondent à celles retenues pour les listes nationales et européennes :
    – liste A : espèces signalées à l’état sauvage en Franche-Comté depuis 1950, de manière circonstanciée, et dont l’origine naturelle ne fait pas de doute, au moins pour un individu (348 espèces) ;
    – liste B : espèces mentionnées dans la littérature mais n’ayant fait l’objet d’aucune observation validée depuis 1950 (17 espèces) ;
    – liste C : sont rassemblées dans cette catégorie : a) les espèces introduites ou échappées de captivité en Franche-Comté depuis plusieurs années, qui y ont fait souche et qui s’y maintiennent par leur propre reproduction, sans apport supplémentaire d’origine humaine et b) les espèces introduites ou échappées de captivité hors de Franche-Comté, qui répondent aux mêmes critères, et qui peuvent être observées dans la région lors de leurs déplacements spontanés (18 espèces). Huit espèces sont inscrites à la fois dans la liste A et la liste C. Il s’agit du cygne tuberculé, de l’oie cendrée, de la bernache nonnette et du canard colvert (qui ont donné lieu à des observations d’oiseaux originaires de populations férales), de la perdrix grise et de la perdrix rouge (dont les populations actuelles sont en grande partie issue de lâchers cynégétiques) et des vautours fauve et moine (pour lesquels certains individus observés proviennent des populations aidées par l’Homme) ;
    – liste D : espèces dont l’origine sauvage est douteuse, qu’elles aient été introduites ou qu’elles se soient échappées de captivité (aucune espèce actuellement) ;
    – liste E : espèces échappées de captivité (60 espèces).

    A noter qu’il se produit des changements de catégorie et que la plupart des oiseaux observés dans notre région ont pu être individualisés… Pour avoir observé l’espèce sur son site historique de réimplantation, il est admissible qu’un jour (selon les instances et Etincelle), le gypaète retrouve une liste A en France… voire en Franche-Comté :wink:

  12. Je n’en suis pas sûre mais il me semble bien qu’il n’y a plus de lâchers de gypaètes dans les Alpes, au moins les Alpes françaises. Par contre, il y a encore actuellement des lâchers (je crois) dans les Cévennes et dans le sud de la Drôme pour essayer de faire le lien entre les gypaètes des Alpes et ceux des Pyrénées.
    C’est ce qu’on m’a dit mais je n’ai absolument pas les connaissances et je n’ai pas non plus creuser la question plus que ça pour savoir si c’est juste ou faux.

  13. C’est tout récent alors parce qu’en 2015 il a été décidé de poursuivre le programme de réintroduction dans les Alpes parce que la population était génétiquement faible.
    https://alparc.org/fr/component/k2/the-reintroduction-of-the-bearded-vulture-in-the-alps-a-successful-transboundary-project
    Et en 2017, nous sommes allés avec Michel et Pascale dans la Drôme, il y avait un site de réintroduction basé sur la technique du « hacking » (jeunes issus de captivités placés dans une grotte de réintroduction à l’âge de 90-100 jours, puis nourris jusqu’au moment de l’envol, le bénévole de la LPO qui était là nous en avait expliqué le principe). J’ai retrouvé à l’instant une image du dispositif installé.

  14. En fait, j’ai trouvé ce document ci-dessous qui montre que effectivement, il y a eu des lâchers encore en 2019 et 2020, comme je disais, dans la Drôme (sud Vercors). On peut jouer sur les mots en disant que le Vercors ne fait pas partie des Alpes :tongue:
    Je suppose que quand tu es allé voir un lâcher, c’était au-dessus de Treschenu-Creyers. Je connais l’endroit et j’ai moi aussi assisté à un lâcher sur ce site, je ne sais plus en quelle année. C’est assez ancien. Mais peut-être étais-tu dans les Baronnies où il y a eu aussi des lâchers.
    Dans le document, on voit qu’en Savoie, les gypaètes se portent plutôt bien, mieux qu’ailleurs on dirait, ce qui a sans doute faussé mes impressions puisque j’entends parler principalement de ceux de Haute Tarentaise et Maurienne (Savoie) par mon fils.
    http://www.gypaete-barbu.com/upload/wysiwyg/Bilan%202019_2020%20alpes%20fran%C3%A7aises.pdf

  15. C’était dans les Baronnies.
    En tous les cas, on mesure l’énergie qu’il faut pour mener des projets de ce type. 212 jeunes relâchés c’est énorme, surtout pour un résultat qui ne garantit pas forcément la survie de l’epèce, qui reste jusqu’à nouvel ordre « sous perfusion ». Les gens qui mènent ce type de projet le font dans une quasi-indifférence. J’aimerais mieux qu’on parle d’eux que des gens malades du covid. Mais ça fait moins recette …

  16. les rapaces, chez nous les milans noirs sont très très propres, ils ne laissent vraiment rien de leurs repas, même les corneilles ne trouvent pas la moindre miettes.

  17. et bien je vois Christophe que tu appliques presque la même méthode que nous concernant le covid.
    chaque fois que les présentateurs ou les gens interviewés parlent de ce mot qui ne nous plait pas, soit on coupe le son, soit on zappe.
    y en marre

  18. petite question pour Bernard, comment savoir si l’écureuil qui vient sur la fenêtre est un adulte ou un petit
    on a regardé le temps de gestation, cela diffère selon les races.
    Mais comme celui ou celle qui vient est toujours seul ou seule je suppose que les petits ne quittent les nids que seulement quand ils atteint la taille adulte.
    on dépose des noisettes décortiquées sur la fenêtre et nous avons vu cet après-midi une petite mésange bleue s’en régaler elle tient bien la noisette entre ses pattes et essaye d’en saisir le maximum avec son bec.

  19. Si les noisettes sont dans la gueule, on ne peut pas savoir.
    Mais si elles sont entre les jambes, c’est assurément un mâle !!! :whistle: :wink:

  20. Concernant l’avant-dernier commentaire de Jacqueline à propos de la télé : Joëlle est moi n’avons pas regardé un seul journal télévisé depuis le siècle dernier. Et on n’a jamais eu de radio de notre vie (enfin, ce n’est pas tout à fait exact, à un moment donné, il y a peut-être trente ans, on avait acheté un tuner pour écouter France Musique, mais même les voix compassées de cette radio m’ont rapidement incité à passer à la musique tout court, sans voix pour nous dire et bla bla bla et bla bla bla). La presse écrite (sur papier ou sur le web), c’est tellement plus rapide et plus intéressant ! Et ça évite de voir leur g… de premier de la classe et d’entendre leurs voix tellement fausses !

  21. Je reviens sur le commentaire sur l’écureuil. Quelqu’un qui nous regarde sait si chacun d’entre nous est jeune ou vieux. J’ai l’impression que pour l’écureuil, c’est un peu la même chose. A force de les avoir regardé pendant 20 ans sur le rebord de la fenêtre, j’ai constaté que les traits sont bien plus fins chez les jeunes et que, quand on les voit de près, on n’a pas de doute (ce qui ne veut pas forcément dire d’ailleurs qu’on ne puisse pas se tromper).

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