Le bihoreau gris

HERONS DE CAMARGUE (7)
Je me dépêche de consacrer quelques articles aux oiseaux de Camargue car il est prévu que j’y retourne prochainement et j’ai bien peur que les photos que je ferai à ce moment-là me fassent oublier celles que j’ai faites il y a quelques années et qui n’ont jamais été publiées sur ce blog.

Lorsqu’on se balade en Camargue à la fin du jour ou en tout début de journée, il n’est pas rare de voir voler et d’entendre les croassements du bihoreau gris. Mais cette espèce crépusculaire et nocturne (son nom latin Nycticorax nycticorax signifiant d’ailleurs Corbeau de nuit) se rencontre aussi en pleine journée, notamment à la période de nidification qui oblige l’oiseau à rechercher plus de nourriture qu’à l’accoutumée.

1Les effectifs camarguais semblent se

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La ferme aux grues (6)

Il y a deux ans, j’avais entrepris de raconter ce que Michel et moi-même avions vécu dans un affût permettant d’observer de très près les grues. Celles et ceux qui ne venaient pas sur ce blog à l’époque peuvent consulter les trois premiers numéros de la série (1, 2 et 3) consacrés aux grues elles-mêmes et les deux numéros suivants (4 et 5) consacrés à d’autres observations faites depuis l’affût.

Hier, j’avais du temps et j’ai entrepris de trier mes photos. Vaste programme car j’ai sans doute 20 000 photos en attente de rangement et de tri ! J’ai commencé par trier celles faites ce premier jour de mars 2013 où nous étions restés douze heures d’affilée (de la nuit noire à la nuit tombante, cela fait partie du contrat avec la LPO) dans un affût spécialement conçu pour photographes. Nous avions bravé ce jour-là un froid très humide. Fort heureusement, une petite topette de gnôle amenée par Michel, avait permis de maintenir le corps à bonne température. A la guerre comme à la guerre !

1Comme je l’ai déjà dit dans les

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Le lion et le moustique

Répondre à la violence par la violence ou tendre l’autre joue ? Les débats qui ont lieu dans la société suite aux événements récents posent la question « quelle réaction de notre société ? »
J’ai lu beaucoup d’articles sur le sujet au cours de la dernière semaine. Le texte qui m’a fait le plus réfléchir, je ne l’ai pas lu sur le Monde ou sur Libé, il a été posté par Maïvon sur ce blog. Il s’agit d’une vieille parabole amérindienne :
Un vieil indien explique à son petit fils que chacun de nous a en lui deux loups qui se livrent bataille.
Le premier loup représente la sérénité, l’amour et la gentillesse.
Le second loup représente la peur, l’avidité et la haine.
« Lequel des deux loups gagne? » demande l’enfant.
« Celui que l’on nourrit » répond le grand-père.

Et le texte qui m’a fait le plus rire sur le même sujet, c’est celui de Christophe qui a cru bon d’ajouter :
« C’est en voyant un moustique se poser sur ses testicules qu’on réalise qu’on ne peut pas régler tous les problèmes par la violence. »

La poule d’eau

Pfffhhhh, le coeur n’y est plus trop. J’ai l’impression qu’au vu des événements actuels, tout le reste devient dérisoire. A quoi bon de nouveaux articles sur ce blog ! Je n’arrive plus à écrire un seul article sur la nature ou sur le jardinage et je crois que si je le faisais, ce serait sans enthousiasme. J’ai quand même dans les cartons quatre articles écrits « par avance » au cours des dernières vacances de Noël (ça m’arrive d’anticiper l’écriture des articles quand j’ai un peu de temps devant moi). En voici un, mis en ligne ce soir sans trop de conviction … en attendant que l’énergie revienne.

On a cru bon de changer son nom. Elle s’appelle Gallinule mais je continuerai de l’appeler Poule d’eau. C’est quand même pas à un âge aussi avancé que le mien qu’on va me faire changer mes habitudes ! D’ailleurs je suis sûr que vous continuez, vous aussi, à l’appeler de son ancien nom.

1Je ne parle quasiment jamais de

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Le dire avec des dessins

Il y a des dates qui marquent. Hier soir, je me disais que s’il y avait un avant et un après 11 septembre 2001, il y aurait aussi sans doute un avant et un après 7 janvier 2015. Rien ne sera plus jamais comme avant.
L’avenir est incertain. Il peut aller dans un sens ou dans l’autre. On peut tous ensemble se ranger derrière les valeurs de la république et il pourrait naître de cela une belle solidarité qui dépasserait la simple solidarité nationale. Mais l’émotion peut amener aussi à plus de radicalité. Car la violence appelle souvent malheureusement la violence comme on l’a souvent vu dans notre Histoire. La loi de Murphy nous dit qu’à partir du moment où il existe plusieurs chemins possibles et que l’un d’eux peut mener à la catastrophe il y aura toujours quelqu’un, quelque part, qui empruntera ce chemin-là. On l’a vu hier avec cet assassinat, on peut aussi le voir demain avec les réactions qui vont naître ici et là.
Comment dire la douleur ? Comment dire l’impensable ? Les mots manquent bien souvent, bien que de bien belles choses aient été dites depuis hier. Je n’osais pas faire d’article sur le sujet, ne voyant pas quoi dire qui n’ait déjà été dit par ailleurs. Et puis, il y a eu ce lien dont Luc nous a fait part ce matin. Il s’agit de dessinateurs qui mettent leur talent à contribution pour nous dire des tas de choses qui restent dans l’esprit de Charlie Hebdo.

Parmi ces dessinateurs  (dont j’ignorais le nom pour la plupart, il s’agit d’ailleurs parfois de pseudos), il y a par exemple Tommy Dessine.
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Mais il y a aussi

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