Semer ses légumes

Il est souvent question sur ce blog de semis et de terreau, mais si on en parle souvent dans les commentaires je n’ai jamais fait vraiment d’article sur le sujet. Alors je me lance.

Chacun a sa propre méthode pour semer (je parle des semis d’intérieur et non des semis en pleine terre). Voici celle que j’ai affinée au fil des années et qui me convient bien car elle me permet d’avoir au printemps des plants de légumes en excellente santé au moment du repiquage en pleine terre.

Je vais prendre l’exemple des tomates. Cet exemple permettra de voir les grands principes généraux des semis et des repiquages successifs en godets et d’aborder certaines problématiques essentielles comme la qualité du terreau. Toutes les photos de cet article ont été faites cette année, beaucoup d’entre elles étant même de ce jour.

12Si la plupart de mes tomates sont semées en mars comme le font la plupart des jardiniers, j’en sème quelques variétés extrêmement tôt, histoire d’avoir quelques tomates de très bonne heure. Les photos et le texte de cet article concernent donc des semis très précoces. Mais on verra en fin d’article comment procéder de manière plus habituelle.

Je sème en général une variété par godet. La taille des godets est importante car on a vite fait de gaspiller une grande quantité du terreau. J’utilise un godet carré de 6 cm de côté pour la plupart des semis et je réserve les godets de 7 cm pour des plantes au développement plus rapide comme les melons, les pastèques, les concombres, les courgettes et les potirons. Amusez-vous à faire le calcul : dans un pot de 7 cm, il y a 58% de terre en plus que dans un pot de 6 cm (si si !). Je ne mets qu’une variété par godet et le semis est étiqueté avec soin (quand on a beaucoup de variétés, la rigueur est forcément de mise !).

En général, je mets 7 ou 8 graines par godet.

Important : il faut utiliser un terreau « spécial semis » car celui-ci a été étuvé, ce qui a fait crever les champignons responsables de la fonte des semis (les plantules s’étiolent alors et crèvent), un problème que tous les jardiniers ont connu à un moment donné ou à un autre. Il faut avoir humidifié son terreau plusieurs jours avant car sinon on met un temps fou à l’hydrater s’il est sec. Car une fois les graines semées (à une profondeur équivalent à trois fois l’épaisseur de la graine), j’immerge les pots en faisant affleurer l’eau presque en haut du godet. Cela ne prend que trente secondes si le terreau est déjà humide. Ensuite les semis sont installés devant la fenêtre sur le radiateur. J’installe un chevron en-dessous du plateau qui contient les godets, ça permet ainsi de faire un tampon au niveau de la température et cela évite le dessèchement par le bas.

3 4 5Les graines de tomates, si elles sont en bon état, germent en moyenne au bout de 6 jours (souvent 5 jours pour la plupart des variétés mais 7 ou 8 pour les variétés de tomates-cerises).

6C’est un moment délicat de la vie des petites plantules car la chaleur de la maison et le manque de lumière font que les plants « filent », c’est à dire qu’ils deviennent grêles. Cela est très difficile à éviter en appartement, il faut alors les repiquer à temps. Et en les repiquant (toujours dans des godets de 6 cm), on les enfonce un peu plus profond, ce qui permet de résoudre en partie, mais de manière provisoire, ce problème de tige trop frêle. Je n’ai besoin que d’une seule plantule mais j’en repique trois : la deuxième sera pour mon frère et la troisième pour donner à quelqu’un qui s’intéresse à la diversité des tomates. Les 4 ou 5 autres plantules partent irrémédiablement à la casse ! C’est un peu un crève-coeur que de détruire de jeunes plants mais je rappelle qu’à cette période de l’année (janvier ou février), personne n’a la possibilité de garder les plants chez lui (même avec une serre, c’est extrêmement difficile).

7Je repique donc les plants individuellement dans le même type de godets mais je n’utilise plus le même type de terreau. J’utilise alors du « terreau de repiquage » (ou « terreau de rempotage » ou « terreau horticole ») et en général je mélange plusieurs terreaux du commerce (au moins deux ou trois) en ne choisissant que des terreaux de qualité (en général, ce sont les plus chers). Le choix du terreau est d’une importance capitale car aujourd’hui les industriels du jardinage fabriquent du terreau à partir de broyats de végétaux compostés. Comme il n’y a au départ de la fabrication du terreau que des plantes et aucun apport d’origine animale, les terreaux sont forcément carencés en certains éléments. Et il faut savoir que des végétaux mal décomposés (c’est souvent le cas dans les mauvais terreaux) consomment de l’azote avant d’en restituer ce qui fait qu’avec certains terreaux « bas de gamme », les plants restent jaunes en raison de manque d’azote. La qualité des terreaux a énormément baissé au cours des dernières années.

Il va bien falloir, et le plus vite possible, mettre les plants ailleurs. Déjà parce que je n’ai que deux radiateurs devant des fenêtres et qu’ils sont vite saturés en tomates, mais aussi parce qu’il est quasiment impossible de conduire la culture des plants en appartement (ça « file » comme je l’ai dit plus haut). Alors je jongle entre la serre, le sous-sol et la maison. La journée, les plants sont dans la serre, le soir je rentre les plateaux de godets au sous-sol et si jamais il arrive une période de très grand froid, je les remonte dans le salon, au grand désespoir de Joëlle qui voit d’un mauvais oeil cet envahissement (que je comprends). Quand il y a trop de plants à transbahuter du sous-sol à la serre (et inversement), que j’arrive à une douzaine de plateaux de 16 godets chacun et que ça devient vraiment fastidieux, je décide de laisser tous les plants dans la serre. La nuit il n’y fait bien souvent que 4 ou 5°C mais j’ai acquis la conviction que les plants aiment ce froid qui les endurcit. Par contre, lorsque des gelées sont annoncées, j’utilise un dispositif de chauffage très simple avec une grosse bouteille de gaz et un tripatte. La flamme est très petite car je règle au minimum mais ça suffit pour empêcher le gel des plantes (évidemment si la météo annonce des températures très négatives, je monte un peu la flamme). Cette année, une bouteille de gaz m’aura largement suffit, c’est donc assez économe.
8 9Ma serre n’est pas ce qu’on appelle une « serre chaude » dans laquelle les plantes trouvent la température pour se développer mais une « serre froide » dont l’appoint très ponctuel de chauffage ne sert qu’à mettre hors-gel les plantes. Pour arroser les plantes, je fais comme précédemment, à savoir que j’immerge les godets avec de l’eau qui affleure presque le dessus du pot. Lorsque les plants ont du mal en raison de la température trop froide et que les feuilles ne sont pas d’un vert bien pétant, j’arrose avec un peu de jus de lombri-composteur (dilué à 10%) (avec un petit arrosoir).

Lorsque les plantules ont grandi et qu’on sent que le petit godet devient juste, je les transplante dans des pots ronds de 12 cm de diamètre.

10Les pots ronds permettent aux racines de la plante de se développer de manière plus harmonieuse, ils sont par ailleurs faciles à récupérer un peu partout car 12 cm est une taille standard.

11J’utilise comme terreau le mélange cité précédemment (mélange de plusieurs terreaux de rempotage de bonne qualité) mais j’y ajoute deux ingrédients qui vont booster les plantes : un peu de terreau de lombri-composteur (cela se trouve maintenant assez facilement) et surtout un peu de fumier de vache composté (mon frère, agriculteur, a toujours un vieux tas qui date de deux ans et qu’il laisse pourrir spécialement pour le jardin). On peut utiliser à ce stade du compost de sa propre fabrication et même un peu de terre de jardin. J’ai toujours une grosse poubelle de 100 litres pleine de ces mélanges, c’est plus pratique d’avoir préparé à l’avance le terreau.

12Là aussi, j’immerge les pots régulièrement (notamment au moment du repiquage) et je les booste de temps en temps avec du jus de lombri-composteur.

Lorsque les plants sont devenus assez grands, il est temps de les repiquer en pleine terre.

13Si jamais il est encore trop tôt dans la saison pour repiquer les plants, ce qui est forcément le cas lorsqu’on a fait des semis très précoces, je passe à des pots de taille supérieure (d’au moins 15 cm, je les récupère dans le bac à déchets au cimetière du village). Lorsque je fais mon mélange de terreau, je mets encore plus de fumier à cette étape-là.

14Les jardiniers qui n’ont pas de serre peuvent facilement suivre toutes les étapes décrites dans cet article. La grosse différence est qu’ils devront faire leurs semis en mars (et non en janvier/février comme je le fais) et qu’ils n’auront pas à passer au repiquage dans de gros pots. Autre différence : en mars/avril, ils devront jongler entre appartement/pied d’un mur exposé au sud/sous-sol alors que celui qui a une serre froide pourra, dès février (et dès janvier pour les fadas comme moi) jongler entre appartement/serre/sous-sol.

En résumé :
1 – semis dans des godets carrés de 6 cm (terreau spécial semis)
2 – repiquage individuel dans des godets carrés de 6 cm (terreau de rempotage)
3 – repiquage dans des pots ronds de 12 cm (terreau de rempotage enrichi)
4 (facultatif) – repiquage en gros pots (terreau très enrichi).

La méthode est exactement la même pour les autres plantes de la famille des solanacées : aubergines, poivrons, piments, physalis.

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Petite remarque car j’entends déjà vos commentaires du genre « Oh, avec une serre, c’est facile ! » Hé bien non, ce n’est pas facile du tout. Combien de jardiniers ont brûlé ou asséché leurs plantes dans la serre en plein soleil ? L’excès de chaleur est bien plus dur à gérer que l’excès de froid. Et la gestion d’une serre n’est pas facile en Franche-Comté. Exemple : lorsqu’il y a des gelées matinales et que vous partez travailler le matin, vous ne pouvez pas ouvrir la serre car les températures sont encore négatives. Mais si vous ne l’ouvrez pas en fin de matinée, les plantes vont griller (la température monte très facilement à 40 ou 50 en plein soleil, même en mars). Alors, vous n’avez pas d’autre solution que de demander à quelqu’un de venir vous ouvrir la serre vers 11H du matin. Un peu compliqué quand même !

La serre est le plus beau cadeau que l’on m’ait jamais fait. C’est un cadeau collectif offert par une quinzaine de couples d’amis à un moment difficile de ma vie. Cela a changé complètement ma vie de jardinier.

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Un peu complexe les semis de légumes, non ?

Moralité de cet article : jardiner, c’est une passion quand même plus facile à mettre en oeuvre quand on est retraité !

66 réflexions au sujet de “Semer ses légumes”

  1. Quelle organisation !
    C’est bien du Dupdup ça ! :lol: :smile:
    A quand une grande invitation sur le Blogadupdup pour la dégustation ? :whistle: :w00t:

  2. Très bel article qui va aider beaucoup de monde lors des semis et surtout , du repiquage !
    Il ne te reste plus qu’à remettre de l’ordre dans cette phrase : »La serre est le pus cadeau que l’on m’ait jamais fait. » et ça sera parfait ! :wink:

  3. Oups, c’est réparé …
    En fait, je relis toujours deux ou trois fois mes articles avant de les mettre en ligne mais le passage dont tu parles a été rajouté in extremis après la relecture, juste au moment de le mettre en ligne.
    Merci :wink:

  4. Tu as déjà de fleurs… Technique(s) efficace(s) donc. :blink:
    Je note, en bon rapace, que je pourrais être tenté par tes plantules éliminées en hiver, dans quelques années : je devrais alors disposer d’un endroit, d’une serre froide un peu particulière.
    Il faudra que je relise pour comprendre ton système d’immersion des godets, c’est une phase qui me prends trop de temps actuellement, et j’aimerais ne pas gaspiller l’eau.
    Article fouillé, sympa, on se demande où tu trouves le temps. :whistle:

  5. Pourquoi préférer les pots carrés pour commencer?
    Faut-il nécessairement deux feuilles pour un premier rempotage ou deux cotylédons suffise? Ça file, ça file… :cwy:

  6. Je prends des pots carrés pour des questions de rangement, c’est plus rationnel.
    Ensuite, quand les racines de la plante se développent de manière concentrique, des pots ronds conviennent mieux.
    Il m’est déjà arrivé de repiquer des tomates avant qu’il n’y ait les deux premières vraies feuilles.

  7. Le fait de faire pousser des tomates sans eau et sans pesticides n’a rien d’exceptionnel, tout le monde le fait ici en plein champ. Par contre, le faire dans des terrains secs et caillouteux, comme cela est dit dans l’article, c’est une prouesse.

  8. L’intérêt de cet article proposé par Otto est évidemment de montrer comment il faut absolument faire ses propres graines car les légumes s’adaptent ainsi, génération après génération, aux conditions les plus extrêmes.

  9. Passionnant !
    Il est peut-être le seul à pratiquer ainsi mais je crois que par le passé, tout le monde pratiquait de même, jusqu’à obtenir des semences parfaitement adaptées au potager.
    La voiture, la grande surface ont tout changé.
    Alors démontrer aujourd’hui la puissance d’adaptation du vivant, faire pousser des tomates dans des conditions extrêmes, c’est une prouesse, le partager aussi.

  10. J’ai dit qu’aujourd’hui était un bon jour (d’un point de vue lunaire) pour semer courges et potirons. J’ai oublié de préciser que les graines se sèment verticalement la pointe vers le bas, c’est de ce côté-là de la graines que vont se former les petites racines et c’est donc très logique de les semer de cette manière-là.

  11. Les jardiniers qui auraient de beaux plants de tomates à repiquer en pleine terre peuvent à mon avis le faire dès maintenant, sans beaucoup de risques, en utilisant la technique des seaux pour les recouvrir lors de nuits fraîches (voir mon article) car les 12 nuits qui viennent seront plutôt douces sans risque aucun de gel au petit matin (je parle de la Franche-Comté).

  12. Quand semer les dernières graines de tomate pour placer sous la serre ? Je pensais que le mois de mai était la limite, juin un peu tard, qu’en penses-tu ?

  13. Je pense que tout le mois de mai convient bien mais qu’on peut encore semer en juin les variétés au développement rapide.
    Essaie la variété « madagascar » (je peux te donner des graines), tu auras des tomates jusqu’à Noël.
    PS – Je peux te garder un plant de stupice (déjà en fleurs) si ça t’intéresse.

  14. Bernard, comme tu penses à tout, tu m’a déjà donné des graines… et bien sûr je vais tester cette variété. Merci !
    Enfin, euh, penser à tout, ça veut aussi dire se rappeler de tout ? :blink:

  15. Exact, les 1ers que j’ai mis n’ont rien donné, je recommence en les faisant tremper 24h dans de l’eau tiède et ça devrait sortir en 8 jours avec une température environ 25°, je vais donc les mettre en plein soleil car plus de chauffage à la maison. Je sais pas si je vais avoir des fruits mais ça fait une jolie plante genre hibiscus. L’an prochain je commence mes tomates en janvier car elles ne sont vraiment pas prêtes d’être en pleine terre

  16. Je vais les semer en début de semaine, en même temps que je vais renouveler les semis en godets des premiers haricots verts, la première expérience s’étant montrée très concluante.

  17. des nains ou des à rames? Il paraît que les rames peuvent se faire dans des pots de 40cm. Je vais tester car j’ai beau piquer de plus en plus sur la pelouse qui n’est déjà pas grande, je manque de place.

  18. Je sème en général les haricots verts en variétés naines (ce que je vais faire lundi) et je sème plus tard les haricots en grains en variétés ramantes (ce que je ferai plus tard en pleine terre).

  19. Pour celles et ceux qui sont un peu fous (et folles) et qui voudraient expérimenter les semis de tomates de manière très très précoce, à noter que nous sommes en jours très favorables (d’un point de vue lunaire) et que l’on peut semer des tomates aujourd’hui mercredi 28 décembre, demain jeudi 29 décembre et après-demain vendredi 30 décembre. C’est très risqué et très hasardeux mais ça peut éventuellement marcher. J’ai semé tout à l’heure 4 variétés de tomates (Stupice, Champagne cherry, Matina et Maskotka). A suivre …

  20. Petit problème de math
    Sachant qu’il faut 1kg d’or brun pour 1 m², que mon contenant (pour faire simple) est un cylindre de 48cm de diamètre sur 40cm de haut, combien me faut-il d’engrais?
    J’ai bien calculé de volume 0,072 sauf erreur mais comment je traduis ça en m²? Je ne vais pas étaler ça sur le sol pour mesurer et je ne trouve pas la formule. Merci aux matheux du blog je sais qu’il y en a.

  21. Désolé pour tes semis Cath , mais les profs du blog sont en congés en ce moment !!! Donc , pas de réponses avant quelques jours ….
    :tongue:

  22. Bonjour Cath,
    Pour le volume de ton cylindre, je trouve comme toi 0,072 m².
    Comme tu dois mettre 1kg de ton produit pour 1 m², tu dois alors mettre 0,072kg pour 0,072 m².
    Ce qui fait 72 grammes de ton produit dans ton contenant.

  23. Je ne comprends pas Etincelle, j’ai 0,072 M cube et pas M carré et je veux traduire le m cube en m carré

  24. Ok excuse moi Cath, j’avais mal compris et j’ai fait que des bêtises (un volume en m², oh l’horreur !).
    Mais je ne suis pas sûre d’avoir toujours bien compris ce que tu veux …
    Ce que je comprends …
    Tu considères ton cylindre comme une suite d’étages de 1 cm de hauteur et c’est dans chacun de ces étages qu’il faut mettre l’équivalent de 1kg d’engrais par m² ?
    Si c’est ça, il suffit de calculer l’engrais à mettre par étage et multiplier par le nombre d’étages soit 40.
    L’aire de la base du cylindre étant de 0,18 m², cela donne 0,18 kg par étage, soit 180g par étage.
    D’ou 40 x 180, cela donne 7200 g ou encore 7,2 kg d’engrais dans ton cylindre.
    Bon j’espère que cette fois, j’ai bien compris ce que tu cherchais et que je ne me suis pas trompée :silly:

  25. Hou la la non, 7 kg d’engrais dans un pot de fleur et vous pouvez être assurés que les plantes meurent instantanément. :whistle:

  26. Non c’est pas ça, je ne suis peut être pas très claire. En fait si j’ai un volume de 0,072 m3 je ne peux pas le transformer en m², alors j’imagine que je l’ étale sur le sol sur une surface de 1cm et je voudrais savoir combien de m² je vais couvrir ce qui me donnera ensuite le poids de l’engrais. C’est comme avec la peinture, on achete x litres dans un pot, ce qui donne un certain volume et on vous dit que vous pouvez peindre x m².Mais comment fait-on pour déterminer cela

  27. y a pas les secondes. J’attendais au portillon pour que mon message passe et tu m’as bousculé, j’ai les photos non floues. :whistle:

  28. Oui j’admets que c’est à la même heure que toi … mais je reconnais aussi piteusement que je ne saurais rivaliser avec mon ombre ! :whistle: :wink:

  29. C’est possible, comment tu calcules …, j’ai du mal avec la géomètrie, mais 7kg d’engrais pour un 3/4 de poubelle ça me parait beaucoup, qu’en pense Bernard? C’est de sa faute il prépare ses différents terreaux dans une poubelle et moi je veux y ajouter de l’or brun :sick:

  30. Ces histoires de mètres, au carré ou au cube, me fait penser au fait que c’est bien Adam et Eve qui ont inventé le système métrique.
    Adam a voulu le mètre, Eve le centimètre et un serpent qui passait par là a dit « moi vouloir millimètre aussi » :w00t:

  31. :lol:

    1cm fait 0,01m
    Tu divises 0,072 m3 par 0,01 m et tu obtiens la surface de 7,2 m²
    En sens inverse, si tu étales sur 7,2 m² un cm d’épaisseur de terre, tu obtiens un volume de 0,01 m x 7,2 m² = 0,072 m3

    Et on retombe bien sur 7,2 kg d’engrais. Effectivement, cela parait beaucoup.

  32. merci Etincelle, oui c’est beaucoup, j’attends la réponse de Bernard. Un paramètre oublié c’est que si je dépose 1kg sur un m² cela ne restera pas sur le sol mais sera mélangé à la terre avec la grelinette, avec quel volume? mystère. Donc ça change tout mon calcul car ce qui sera dans la poubelle finira dans les pots sans autre mélange. C’est pas simple le jardinage, ça mène à un tas de question. :devil:

  33. Bonjour Cath,
    La nuit portant conseil, c’est exactement ce que je me suis dit en me réveillant.
    Je ne suis pas très douée en jardinage et n’ai jamais utilisé de produit à mettre sur le sol mais il me semble que quand on te dit de mettre 1kg par m², cela veut dire sur 1m² de sol. Sans doute que le produit pénètre jusqu’à 40 cm de profondeur (comme ton pot) avec l’aide de ton outil et les infiltrations d’eau de pluie.
    Dans ce cas, il ne faut considérer que la surface de la base de ton pot qui est de 0,18m² et donc mettre 180g d’engrais.
    Si tu considères que ton produit ne pénètre que sur 20cm de profondeur, alors tu mets le double de produit, à savoir 360g.

  34. C’est sûr que si chaque fois il fallait se livrer à des calculs savants, les jardiniers seraient dégoûtés de jardiner :whistle:

  35. Je voulais préparer à l’avance pour prélever quand j’ai besoin pour ne pas griller mes petites pousses. Bon il me reste à calculer le nombre de pot de 40, savoir le poids d’une poignée, puis recalculer le tout car c’est pour mes pots de 12, ça va finir à la cuillère à soupe par pot cette histoire. :sick:

  36. Bernard dans ton texte tu parles de pots de 12cm et dans le résumé de pots de 7cm que faut-il choisir?

  37. Oups, il faut absolument que je modifie mon article. Dans le résumé, le deuxième rempotage doit avoir lieu dans un pot de 12 cm. L’article était juste mais pas le résumé. Je viens de modifier car l’erreur est grossière. Désolé … :blush:
    Merci pour avoir remarqué cette erreur. :wink:

  38. J’en profite pour dire qu’avec cette méthode j’ai deux tomates qui font déjà quelques centimètres de diamètre et qui devraient être consommées autour du 20 mai. Pas dans ma serre, en pleine terre !

  39. oui, en pleine terre depuis 12 jours, toujours avec ma technique des seaux. Les tomates sont à l’air libre la journée et la plupart des nuits, je me contente de les recouvrir d’un seau retourné les rares nuits où il y a un risque de gel. C’est à mon avis la technique la plus efficace, bien plus efficace en tous cas que celle qui consiste à mettre un voile de protection.

  40. Une astuce pour récupérer le compost du lombricomposteur qui trône dans le salon? Je voudrai éviter d’en mettre partout.

  41. La germination de la tomate est quelque chose d’étonnant, ça prend toujours le même temps. J’ai semé 30 variétés de tomates mardi en fin de matinée et j’ai dit à Joëlle que la première devrait germer dimanche à midi. Hier, la première variété est sortie de terre à 12H03 ! Ensuite tous les quarts d’heure il y avait une nouvelle variété qui pointait le bout de son nez. Hier soir à 22H30, les 32 variétés étaient sorties, tout s’est fait en 10 heures de temps. Et ce matin, dans chaque godet il y a une douzaine de petites plantules, me voici donc en l’espace de quelques heures avec des centaines de tomates. Magique !

  42. Depuis que j’ai écrit cet article il y a deux ans, mon système de semis a été rodé et mon système est désormais le suivant. Je sème dans un godet individuel un certain nombre de graines de chaque variété de tomates (5 graines si elles datent de l’année précédente, jusqu’à 15 graines si elles datent de plus de 5 ans et qu’elles ont alors des difficultés à germer). 48 H après la levée des graines j’élimine la plupart des plantules et je n’en garde que trois, suffisamment éloignées les unes des autres pour qu’elles ne se concurrencent pas trop dans le godet. 15 jours plus tard, lorsque je les repique en godets individuels, je jette la moins belle et repique les deux autres, une pour donner et une pour moi.

  43. Superbe tuto !! Je pratique partiellement un peu comme ça et pense le généraliser aux moins aux tomates et aubergines en 2019 :smile:

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