« A vos plumes ! » (26)

Ce blog se met en congés et reprendra le lundi 11 septembre.

En attendant la rentrée, et pour ce dernier article de la saison, je propose à celles et ceux dont le neurone n’est pas encore endormi par la chaleur étouffante, un nouvel atelier d’écriture dont je rappelle les règles très simples : il s’agit d’écrire un texte à partir de dix mots imposés.

Vous pouvez donner à ce texte la forme et la longueur que vous voulez. Vous pouvez même vous imposer des contraintes supplémentaires : écrire en vers (et contre tout), mettre les mots dans l’ordre, …

Il n’y a rien à gagner … à part un bisou pour les filles qui passeraient pendant l’été à la maison (et encore, c’est plutôt moi qui y gagnerais dans ce cas-là).

Pour choisir ces dix mots (presque) au hasard, j’ai pris le dernier livre que j’ai aimé (« les ruines du ciel » de Christian Bobin, éd. Folio) et j’ai choisi à chaque fois un mot dans la première phrase des pages 11, 21, 31, 41, 51 …

abbesse – endormie – chapitre – marbre – pestilence – vitraux – écoliers – nonchalance – lecture – gamine.

Vous avez tout l’été pour bosser le sujet et continuer les discussions sur les autres articles.

Bon été à tous les fidèles de ce blog !

La buse, encore et toujours …

Comme je l’avais raconté dans un article consacré au milan royal, il y avait deux ans que je n’étais pas retourné dans « la cabane », cet endroit où on en prend plein les yeux pour peu qu’on y installe un peu de nourriture pour les oiseaux. Et chaque hiver, un hôte de choix : la buse variable.

En général, la buse ne vient pas à chaque

Lire plusLa buse, encore et toujours …

Je hais les synthèses ! (1)

Je sors de chez le coiffeur. Et comme je n’y vais pas très souvent, je passe du look « cheveux longs » au look « cheveux courts ». Certains proches me disent parfois « les cheveux longs ça te va bien » mais d’autres me disent au contraire « les cheveux courts ça te va bien ». Si je voulais faire la synthèse de ce qu’on me dit de part et d’autre il me faudrait prendre le plus petit dénominateur commun et la conclusion serait inévitablement « les cheveux te vont bien ». Oui, évidemment. Mais ça ne veut rien dire et ça ne fait pas avancer le schmilblick. Car la synthèse c’est le degré zéro de la pensée (et, dans mon exemple, un truc tiré par les cheveux … oui je sais c’est facile).

Le parti socialiste en est là aujourd’hui. Faire la synthèse entre des courants opposés et irréconciliables. Entre ceux qui sont profondément imprégnés de l’esprit front populaire de 1936 (et ses avancées sociales) et ceux qui sont à genoux devant le monde de la finance (et qui pensent qu’être socialiste c’est juste essayer de tempérer – tel un emplâtre sur une jambe de bois – la casse sociale provoqué par le capitalisme) il y a un fossé.

Les socialos dirigeants sont obsédés par la synthèse. Et, tout obsédés qu’ils sont, ils organisent des « zob sessions ». En termes plus neutres : des congrès (dont le fameux « congrès des pines hé » en 1971) . Les zob sessions, vous savez ce que c’est, c’est un truc où on se triture vous savez quoi … le cerveau bien entendu.

Cette synthèse, si chère à Mitterand et à Hollande, (« cet art de la synthèse » dirait même Attali) c’est sans doute ce qui a permis de rassembler les uns et les autres en période électorale, mais ce n’est pas ça qui a permis ensuite de gouverner et de mener un programme clair et cohérent (le seul qui ait été bon en la matière c’est Lionel Jospin, mais c’est un autre sujet dont il faudrait parler un jour, le PS n’ayant même pas, à l’époque, fait son travail d’inventaire).

J’avais dit il y a un an sur ce blog que les primaires allaient être une machine à détruire les partis. On l’a effectivement vu depuis (et vous pouvez êtres assurés qu’il n’y aura plus jamais de primaires), cela a été le cas aussi bien pour le Parti socialiste que pour les Républicains. Mais dans le cas du PS s’ajoute cette foutue synthèse mortifère, qui chaque fois le conduit forcément, lorsqu’il accède au pouvoir, à mener une politique faite de bric et de broc (à l’image de la diversité de ses électeurs), faute d’avoir su trancher entre plusieurs lignes politiques possibles. Et c’est cela qui, aujourd’hui, provoque (ou va provoquer) l’implosion de ce parti.

Je hais les synthèses !

Les éoliennes, qu’en pensez-vous ?

Les éoliennes fleurissent de partout. En circulant en voiture, on se rend compte qu’il y en a maintenant dans la plupart des régions.

Autrefois réclamées à cor et à cri par les milieux de protection de l’environnement, elles suscitent aujourd’hui bien des réserves et cristallisent même les oppositions aussi bien chez les habitants des zones concernées que dans les associations environnementales.

Et vous qu’en pensez-vous ?