Rêves de neige et de glace

Au début de la canicule, j’avais écrit dans un commentaire « mes plus beaux rêves sont des rêves de pluie ».

La canicule s’aggrave. Mes rêves évoluent en conséquence, ils deviennent de neige et de glace. Alors, comme ça en passant, j’offre aux lecteurs qui viendront faire un petit tour sur ce blog, une photo faite depuis la maison en mars dernier.

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Si l’été est appelé à devenir durablement la pire des saisons, viendra un temps, peut-être pas si lointain, où l’on dira le 21 mars de chaque année : « Finis les beaux jours ! ».

Membre de la tribu des adeptes de la faux

Quand il s’agit de faucher les grandes herbes, l’usage d’une simple faux me semble infiniment préférable à celui d’une débroussailleuse à fil : agréable à pratiquer, moins fatigant, moins polluant et moins bruyant !

Ce matin, j’ai de nouveau pris cet outil pour faucher un petit coin d’herbes folles.

Mais aïe, aïe, aïe ! Joëlle est venue faire une photo.

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Ce cliché, qui prouve de manière indubitable que je me livre à cette drôle de pratique d’un autre âge, ne va-t-elle pas me faire condamner devant les tribunaux pour faux et usage de faux ?

Petite énigme

La petite énigme du jour (ou de la semaine, ou de l’été, ça dépend combien de temps vous mettrez pour la résoudre !) :

« – Monsieur, vous travaillez mal !
– Je suis un novice pardi ! »

Les articles sur mon blog ne reprendront que lorsque l’énigme sera résolue. A vos neurones toutes !

Quand l’eau devient dangereuse pour la santé

Boire de l’eau minérale peut être dangereux. Une étude réalisée par l’Institut de géochimie environnementale à l’Université d’Heidelberg en Allemagne s’alarme de la présence d’antimoine dans l’eau embouteillée. La toxicité de cette substance est comparable à celle de l’arsenic. Or, de nombreuses eaux minérales, dont 9 françaises, dépassent allègrement les normes et contiennent 95 à 165 fois plus d’antimoine que l’eau du robinet. Par ailleurs, de nombreux composés chimiques des bouteilles en polyéthylène passent dans l’eau et certaines eaux minérales contiennent jusqu’à … 200 composés chimiques différents.

Les principaux groupes vendeurs d’eau minérale, notamment Danone et Nestlé, ont été saisis de cette affaire dès le mois de janvier mais n’ont toujours pas réagi (en matière de réactivité, il semblerait que tous deux pédalent dans le yaourt et le chocolat !).

Personnellement, je me fous de cette information, j’ai toujours pensé que la bière était meilleure à la santé que l’eau. C’est juste pour votre gouverne personnelle … !

Justement, à propos de bière, les chercheurs de l’université de l’Oregon viennent de découvrir que le xanthohumol, l’un des composés du houblon qui sert à fabriquer de la bière, protége contre le cancer de la prostate. Simplement, pour que le xanthohumol soit efficace et puisse bloquer la protéine qui est impliquée dans ce cancer, il faudrait s’enfiler pas moins de … 17 bières par jour ! Et le canard enchaîné d’hier de conclure son article par la phrase « de quoi hâter sa mise en bière ? ».

Fortiche le Nostradamus !

Il y a un mois, plusieurs journaux, dont le Monde, ont cru bon de citer Nostradamus qui aurait soit-disant prédit une victoire de l’équipe d’Espagne lors du Mondial 2006. Le bonhomme avait écrit : « Quand le sixième mois de 2006 sera terminé, le roi d’Espagne passera les Pyrénées avec son armée. Les légions de Belzébuth les attendront pour la bataille dans les plaines d’Europe centrale. La destruction et la défaite s’abattront sur les malins. Le Saint-Graal reviendra en Espagne, avec le Roi Triomphant. »

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Incroyable et très fortiche ce Nostradamus qui, non seulement avait prévu la fin du monde pour l’an 2000, mais aussi une victoire de l’Espagne six ans plus tard !

Mon patriotisme me perdra !

Sachant qu’il y a beaucoup de blacks dans l’équipe française de football, je me suis enfin décidé quant à ma préférence pour la finale France-Italie : je suis pour la France … histoire que ce soit un peu nos amis africains qui gagnent !

Spermatozoïdes en souffrance ! Ah bon ?

L’espèce humaine ne se porte pas bien. Les dernières études montrent même que le nombre de spermatozoïdes de l’homme a baissé de moitié, en cinquante ans seulement !

Diminué de moitié en cinquante ans ! A la réflexion, ces chiffres me réconfortent. Car si j’ai deux fois moins de spermatozoïdes à 90 ans qu’à 40 (c’est à dire que 50 ans plus tôt), ça me permet d’espérer quand même une vieillesse beaucoup plus « guillerette » que je ne n’aurais pu l’imaginer !

A mes admiratrices : patience : dans 38 ans, ça ira encore !

Ma chanson du jour

J’ai souvent une chanson qui me trotte dans la tête. Il n’est pas rare qu’on attrape au vol un air et qu’il ne vous quitte plus de la journée. Pour le meilleur ou pour le pire. Car si une mélodie de Trenet peut vous accompagner tout le jour durant, il arrive aussi qu’on récupère au passage l’air de « la danse des canards », l’air probablement le plus bétifiant que l’on puisse rencontrer sur la planète et alors … impossible de s’en débarasser, impossible de le refiler à quelqu’un d’autre !

Aujourd’hui j’ai plus de chance, la chanson du jour est plutôt pas mal, elle m’est venue en tête en revenant de piocher mes patates.

Ma visite aux champs a commencé par une très mauvaise surprise : mes pommes de terres sont envahies de doryphores. Aucun pied n’est épargné, ils sont partout, et en plus ça baise sur toutes les feuilles, la chaleur ayant probablement donné des tas d’idées torrides à ces petites bestioles.

En me penchant et en observant de très près (mon oeil de naturaliste cherchant toujours la petite bête), je me suis rendu compte que pendant l’accouplement, les femelles continuent de grignoter leurs feuilles de pommes de terre, comme si de rien n’était. Le mâle est sur leur dos, mais tant pis, elles continuent de becqueter, becqueter … Cela dit, les mâles n’ont pas l’air d’y mettre beaucoup d’ardeur, on ne peut pas dire que ça gigote beaucoup sur les feuilles de patates, ceci explique donc peut-être celà … !

En revenant des champs, tout en souriant de mes observations entomologiques dont on ne trouve aucun mot dans les manuels, un air de Brassens m’est venu, allez savoir pourquoi, tout naturellement en tête. Il s’agit de la chanson « Quatre-vingt quinze fois sur cent, la femme s’emmerde en baisant, qu’elle le taise ou le confesse, c’est pas tous les jours qu’on lui déride les fesses… ».

Voilà, je l’ai ma chanson du jour !

Et vive la décroissance ! (1)

La science et le progrès sont des mythes bien solides au sein de nos sociétés occidentales. Beaucoup sont persuadés que des trouvailles scientifiques finiront bien, au bout du compte, par sauver l’homme et la planète. Que l’on arrivera à inventer des machines qui fixeront l’excès de CO2 atmosphérique par exemple. Ou même qu’on arrivera, quand tout semblera perdu, à vivre sous cloche.

Les hommes ne croient à la science que quand ça les arrange. Or, c’est une science fondamentale (LES MATHEMATIQUES), qui nous démontre, non pas que l’on trouvera des solutions, mais au contraire que l’on va droit dans le mur. Je m’explique : tout notre système économique actuel est basé sur la CROISSANCE et tous les hommes politiques n’ont que ce mot à la bouche. Or, nous avons oublié que nous vivons dans un monde fini, qui a ses propres limites. Il est évident qu’il n’existe aucun avenir, à terme, à un modèle basé sur une croissance infinie (aussi faible soit-elle) se développant dans un monde aux dimensions limitées. Tôt ou tard le système en développement se heurte aux murs. C’est mathématique et c’est l’évidence même. On aurait d’ailleurs pu écrire ceci il y a plusieurs siècles ou même deux millénaires, les grands principes mathématiques étaient déjà les mêmes.

Aujourd’hui, il est probable que nous avons déjà atteint les limites car tous les indicateurs semblent être au rouge, que ce soit au niveau de la démographie, de la disponibilité des ressources ou de la pollution.

Je suis même persuadé que nous sommes déjà en période de décroissance. Car notre croissance actuelle (qui se ralentit d’ailleurs) n’est peut-être qu’illusoire. Elle se fait au détriment des autres, d’abord au détriment des pays du sud dont on a pillé les ressources et qui se sont appauvris, et ensuite au détriment des exploités de nos propres sociétés. Il n’y a jamais eu autant de pauvres dans le monde, il n’y en a jamais eu autant chez nous. La décroissance me semble donc être déjà là. Mais qu’elle arrive aujourd’hui ou dans vingt ans seulement, ne change pas grand chose au problème.

On peut s’attaquer au mythe de la croissance, mais de toute façon, ce mythe va tomber de lui-même. Il est inutile de s’en prendre aux groupes alternatifs, à ceux qui constituent ça et là des espaces de réflexion et d’action sur ce thème, et de les traiter d’oiseaux de mauvaise augure ou de défaitistes, l’histoire leur donne déjà raison par avance. Il n’y aura pas non plus à choisir entre deux systèmes politiques, l’un basé sur la croissance, l’autre sur la décroissance. Non, il faut dès maintenant prendre le risque d’une décroissance anticipée et maîtrisée ou se résigner plus tard à la récession. Je ne pense pas qu’il y ait d’autres solutions. Le temps joue contre nous et rien ne dit que nous pourrons, d’ailleurs, éviter le pire.

Je ne suis pas d’un naturel pessimiste, au contraire, mais je pense qu’il y aura beaucoup de casse.

Mais je pressens aussi qu’il y a plein d’aspects positifs dans la décroissance. Celà fera l’objet d’un prochain article … si j’arrive d’ici là à mettre mes idées au clair dans ma petite tête (dont les neurones, sont, avec l’âge, déjà victimes de décroissance).

Erreurs plutôt sympathiques

Deux petites anecdotes assez cocasses qui me sont arrivées récemment.

La première : il y a deux mois environ, un voisin est venu m’apporter deux super bouteilles d’Alsace. Du très bon vin. “Tiens me dis-je, c’est probablement pour soigner les relations de voisinage, la démarche est plutôt sympa”. Mais au cours de la conversation, le brave monsieur me dit “oui, c’était gentil de m’avoir aidé l’autre soir”. Or, voilà que je n’avais pas eu l’occasion de le dépanner. M’avait-il confondu avec quelqu’un d’autre ? Est-ce que le dépannage en question avait eu lieu par téléphone, ce qui expliquerait l’erreur sur la personne physique ? Je n’ai pas osé détromper le monsieur (vous auriez fait pareil ?), il est reparti en me laissant ses deux bouteilles de très bon vin. Je rigole en pensant qu’il doit y avoir quelqu’un dans le village qui a dû se dire “quand même, le père machin, il aurait quand même pu m’offrir une bouteille, avec tout ce que je lui ai fait …”.

Deuxième anecdote : la semaine dernière, je pars en direction du champ pour piocher mes pommes de terre (c’est long et fastidieux, la rangée fait 65 mètres de long !). Et voilà qu’en arrivant, je m’aperçois que les pommes de terres sont déjà piochées et butées avec beaucoup de soin. Pensant que mon frère m’avait fait cette faveur pendant mon absence d’une semaine, je pars le remercier. Mais ce n’était pas lui ! En fait, il s’agissait d’un autre jardinier qui s’était trompé de rangée et qui avait travaillé la mienne au lieu de faire la sienne. Il faut dire que l’erreur est plausible car nous sommes 6 personnes à faire du jardinage dans un champ prêté par mon frère et l’espace dévolu à chacun varie d’une année à l’autre. Par contre, sur ce coup-là, c’est moi qui ai évidemment payé la bouteille.

Au train où vont les choses, mon horoscope semblant donc très favorable pour les heureuses surprises, je me demande s’il va encore m’arriver des trucs sympas de ce genre dans les mois qui viennent. Par exemple, ma caisse de retraite qui m’annonce mon départ dix ans plutôt que prévu (parce qu’il y aurait eu une erreur sur les fichiers avec un autre Dupdup). Ou, plus agréable encore, un copain qui me prête sa copine, en croyant me prêter sa belle-mère ! Mais faut quand même pas rêver !

Blog en congés (1)

Après une semaine complète de mise en parenthèses de mon blog, au cours de laquelle je vais souffler un peu, mes articles reprendront le dimanche 28 mai. En attendant, vous pouvez continuer à alimenter ce blog de vos commentaires, même sur des articles anciens, je suis automatiquement averti par mail de l’arrivée d’un nouveau commentaire et j’essaierai, dans la mesure du possible, d’y répondre dès mon retour.

A titre préservatif !

Vous connaissez l’AGRIF ? Moi non. Je viens d’apprendre qu’il s’agit d’une association de catholiques intégristes qui viennent de se pourvoir en cassation, suite à une décision de relaxe de la cour d’appel de Paris, contre le journal Libération qui a osé publier un dessin représentant le Christ muni d’un préservatif.

Le représentant de l’AGRIF, Bernard Anthony (qui est aussi membre du Front National, il faut le répéter haut et fort), a déclaré : « Il est à noter que cette caricature immonde du fils de Dieu, blasphématoire et injurieuse pour les Chrétiens, attentatoire à la dignité humaine pour tous les hommes, n’a pas soulevé le milliardième de l’indignation suscitée par les caricatures, ô combien anodines du prophète et chef de guerre Mahomet ».

« Caricature immonde » un préservatif ? Faudrait quand même pas exagérer ! Je pense qu’un préservatif sur le Christ n’a rien d’injurieux. AU CONTRAIRE ! Je m’explique : Aujourd’hui, force est de reconnaître que le Christ n’avait rien d’un visionnaire, vu l’état du Monde dans lequel on vit, on est loin d’un monde d’amour et de tolérance qu’il annonçait. Jusqu’à présent, j’avais donc des doutes sur ce côté visionnaire, et donc, à fortiori, sur tout le reste de son existence. Et voilà qu’un journal nous apprend que le Christ mettait des préservatifs, 2000 ans avant que le monde commence à l’utiliser et 2000 ans avant l’invention du latex. Et là, je me dis : « Merde, ce type-là était vraiment un visionnaire ! ». Merci donc à Libé qui m’a remis dans le droit chemin.

Et maintenant les cathos intégristes, ils vont s’attaquer à quoi, après cette représentation de préservatif ? A Truman Capote ?

Je suggère qu’on les mette une bonne fois pour toutes dans le vieux placard dont ils n’auraient jamais dû sortir.

A titre préservatif bien sûr !

Offres d’emplois

Jean-Louis m’a envoyé aujourd’hui un dessin qui laisse à penser que, contrairement à ce que nous disent les médias, les offres d’emploi se portent bien. Très bien même ….

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Voilà, c’était au cas où vous connaitriez un chômeur dans votre famille ou parmi vos proches … !

L’espérance de vie remise en question

On entend souvent dire dans les médias que l’espérance de vie augmente et on suppose même qu’un enfant qui nait aujourd’hui aurait des chances d’arriver à cent ans. La belle affaire ! Vous vous imaginez, vous, en train de passer dix ans de plus de votre vie à croupir sur un fauteuil dans un mouroir pour vieux ?

Mais ce qui m’a toujours semblé procéder de l’arnaque médiatique, c’est qu’aucun des commentateurs ne souligne le décalage dans le temps entre prévisions d’aujourd’hui et réalités de demain. On peut certes dire que la génération des vieux d’aujourd’hui (celle de nos parents ou de nos grands parents, selon l’âge que l’on a) aura vu son espérance de vie supérieure à celle ce la génération d’avant. Mais n’est-ce pas établir des plans sur la comète que d’affirmer que la génération suivante, ou encore la suivante, ou encore la suivante (c’est à dire celle des enfants qui naissent aujourd’hui) vivra encore plus ? D’autant plus que l’on sait que la génération de nos vieux aura vécu une vie complétement différente de celle vécue par les jeunes générations, sur le plan nutritionnel d’abord, mais pas seulement.

J’avais lu un article assez inquiétant il y a quelques années, disant que la courbe commençait de s’inverser aux Etats-Unis et que l’espérance de vie allait diminuer, contrairement aux prévisions optimistes annoncées un peu partout. Mais je n’ai pas gardé l’article et ne me souviens plus du tout où je l’ai lu.

Ce n’est donc pas une surprise pour moi de voir que le nouveau livre de Claude Aubert s’intitule Espérance de vie, la fin des illusions. Je n’ai pas lu cet ouvrage, mais la revue « les quatre saisons du jardinage », éditée comme le livre aux éditions Terre Vivante, lui consacre cinq pages très documentées.

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Claude Aubert explique que si des changements d’alimentation sont apparus dans les années 50, c’est à la fin des années 70 et surtout au début des années 80 que se sont généralisées de désastreuses habitudes alimentaires. Les conséquences de ces changements sur l’espérance de vie ne sont pas encore apparu car cette première génération de la « malbouffe » n’a aujourd’hui que trente ans, un âge où les maladies chroniques dues à la mauvaise alimentation (cancers, maladies cardiovasculaires, diabètes,…) attendront encore, pour la grande majorité d’entre elles, encore une vingtaine d’années pour se manifester. L’obésité, qui frappe dès le jeune âge, ne serait donc que la partie émérgée de l’iceberg.

Claude Aubert montre également du doigt d’autres facteurs, comme la sédentarité qui est un comportement aujourd’hui généralisé et dont les conséquences seront, là aussi et pour les mêmes raisons, « à retardement ». Autre gos problème : la pollution du foetus est maintenant une évidence depuis les travaux de la chercheuse américaine Théo Colborn (d’autres travaux récents viennent de montrer que le cordon ombilical des bébés contient en moyenne 200 molécules chimiques de synthèse).

Mais le livre de Claude Aubert se base aussi sur des découvertes récentes alarmantes faites par le monde scientifique, en ce qui concerne la programmation foetales des maladies et sur le fait que certains caractères acquis peuvent se transmettre aux générations futures. Aussi bizarre que cela puisse paraître, un enfant a plus de chances d’être asmathique si la grand-mère a fumé, même si la maman n’a jamais fumé. C’est ce qu’on appelle la transmission épigénétique : le patrimoine génétique n’est en aucun cas modifié, mais certains gènes peuvent devenir « silencieux » ou au contraire être activés. Pour l’auteur, il s’agit là de véritables bombes à retardement.

A ces raisons majeures d’être inquiets, Claude Aubert ajoute la pollution de l’air (y compris la pollution de l’air intérieure due aux matériaux de construction des maisons), l’amiante, les pesticides, l’excès de médicaments et d’alcool, les changements climatiques …

Vous aurez donc compris que l’auteur de ce livre, tel un oiseau de mauvais augure, prévoit dans un premier temps une stagnation, puis une diminution de l’espérance de vie.

Petite note optimiste : les évolutions qu’il prévoit ne sont, d’après lui, pas inéluctables. Mais il faudrait « une volonté politique forte et une prise de conscience tout aussi forte de la part de la population ». Vous y croyez, vous ?

Sous les cocotiers

Parmi la masse d’informations qui nous arrivent quotidiennement, il en est deux dont j’aimerais vous entretenir aujourd’hui :

1) La première information concerne les singes, espèces connues du monde entier pour leur habitude à vivre dans les arbres, et notamment dans les cocotiers. La presse a fait état d’une découverte très intéressante : le singe à la crinière hirsute qui avait été photographié l’an passé en Tanzanie a pu être étudié en détail, d’un point de vue morphologique, et il apparait qu’il s’agit là, non seulement d’une nouvelle espèce de singe, mais qu’il appartiendrait à une famille de primates jusque là inconnue. Les scientifiques du Museum d’Histoire Naturelle de Chicago, peu inspirés, l’ont appelé Rungwecebus Kipunji.

2) La presse « people », et la presse tout court, nous ont longuement abreuvé des mésaventures survenues les temps derniers au guitariste des Rolling Stones. En effet, Keith Richard a dû être transporté à l’hôpital après être tombé … d’un cocotier.

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A priori, il n’y a aucun rapport direct entre ces deux informations. Sauf que mon ami René prétend que si. Il est vrai que cette affirmation s’est produite à table, chez moi, après l’ingurgitation d’une Orval, d’une cuvée jurassienne Bethanie et d’une bouteille de Vendanges tardives.

Evidemment, je ne cautionnerai jamais de telles allégations (bien que ça me fasse rire en douce). Et vous, qu’en pensez-vous ?

Faire le tour de la terre en allant au lycée

Il est très fréquent que les parents amènent leurs enfants en voiture à l’école, plutôt que de les laisser aller à pied ou prendre les transports collectifs.

Le lycée Ernest Perochon de Parthenay a fait l’objet d’une étude précise quant aux déplacements des élèves, des professeurs et du personnel, entre le domicile et le lycée. Ca n’a l’air de rien, mais un petit déplacement + un autre petit déplacement … ça finit par faire un gros déplacement. Ainsi, les 761 personnes qui vont au lycée (635 élèves, 72 professeurs et 54 autres membres du personnel) ont parcouru en voiture, de leur domicile au lycée, 2 870 000 km au cours d’une seule année scolaire, soit l’équivalent de 72 fois le tour de la terre.

72 fois le tour de la terre, ça fait un beau voyage ! Sauf que le rejet de CO2 par les véhicules dans l’atmosphère a été estimé à 166 tonnes-équivalent-carbone. Quant on sait qu’un arbre adulte est capable d’éliminer en moyenne 72 kg-équivalent-carbone par an, le calcul est vite fait : il faut 2 300 arbres pour éliminer la pollution induite par les déplacements domicile-lycée d’un seul établissement scolaire (et encore ! Le gaz carbonique n’est pas le seul rejet toxique des pots d’échappement, loin s’en faut !).

Un article sur l’étude réalisée au lycée de Parthenay est paru dans le journal Territoires (numéro de mars 2006), mais vous pouvez avoir accès à l’étude complète sur le site internet du lycée et la télécharger au format pdf.

Je me sens très concerné par ces chiffres, non pas que mes enfants soient encore en âge d’être amenés par leur père au lycée, mais simplement parce que dans ma vie de tous les jours, je prends facilement la voiture, par exemple pour aller jusqu’au village qui n’est qu’à 600 mètres (alors que je pourrais y aller à pied), pour aller à mon jardin qui est à 1,5 km (alors que je pourrais facilement y aller à vélo) … Moi qui ne suis pas un grand voyageur, je fais bien trop souvent le tour de la terre, finalement !

Et vous, ça vous inspire quoi ces chiffres ?

Au rythme des saisons

Ce matin, dès 9H30 des coups de fusil en série éclatent de l’autre côté de la rivière. Ah oui, j’avais oublié, le ball-trap hebdomadaire du dimanche matin recommence, et ce, jusqu’à septembre prochain (jusqu’à l’ouverture de la chasse à vrai dire). Qu’il est doux le son du fusil qui vient faire taire, le temps de quelques instants, le vacarme assourdissant des oiseaux qui nous cassent les oreilles. J’aime ces sons de 22 long riffle et de carabines qui marquent le rythme des saisons.

Le bruit des balles marque le rythme saisonnier avec une grande précision. Il suffirait que je ferme les yeux, en m’imaginant coupé du monde sans la moindre notion du temps, pour que j’arrive à deviner, grâce aux sons des fusils, quel mois, quel jour de la semaine et même parfois quelle heure de la journée on est. Des coups de feu qui recommencent après plusieurs mois d’absence ? Facile : nous sommes en septembre, la chasse à réouvert. Des coups de feu qui durent 24H sur 24 ? Nous sommes assurément en octobre, le Dédé est à la passe aux canards jour et nuit, même aux heures illégales. Ca tiraille de partout : aucun doute, c’est la fin janvier, les gars sont énervés car c’est le dernier jour de chasse et ils tirent sur tout ce qui bouge ! Des tirs continus deux jours consécutifs ? Ce sont les deux jours de tournoi de ball-trap du 15 août. Aucun tir dans la journée ? Nous sommes donc vendredi (jour de fermeture hebdomadaire de la chasse). Des tirs qui s’arrêtent brusquement ? il est 11H30, quelqu’un a dû crier “apéro !” au ball-trap.

D’autres personnes, écolos rêveurs probablement , affirment sans rire que le rythme des saisons est plutôt marqué par les cris et le chant des oiseaux. Fadaises que tout ceci : il arrive que la mésange se mette à chanter en septembre alors que l’on ne s’y attend point, que la poule d’eau se mette à crier en pleine nuit et que l’étourneau en mars imite le chant du loriot du moi de mai. Non, non, les oiseaux ne sont pas fiables, ce ne sont pas de bons indicateurs saisonniers. Alors qu’avec les armes à feu : la précision horlogère d’une mécanique bien huilée !

Des statistiques qui en disent long …

A la fin de chaque mois, je consulte les statistiques de mon blog pour voir un peu comment ça évolue au niveau fréquentation. C’est fou ce que c’est intelligent ce machin qui vous dit tout, jour par jour, mois par mois. Ainsi, pour le mois de mars, il y a eu 1028 consultations du site, 321 visiteurs différents (chacun effectuant en moyenne 3,21 visites par mois et restant en moyenne plus de 12 minutes) etc …

Mais le plus rigolo, c’est de voir comment les gens sont parvenus sur mon blog. Ainsi un internaute y est arrivé en tapant avec google les deux mots clés « photos nues ». Alors mec, pas trop déçu d’y trouver beaucoup de bêtes à plumes et aucune à poil ?

Histoire de planète déprimée

Je ne sais plus où et quand j’ai entendu cette histoire. C’était il y peut-être six mois, ou un an, ou même deux. Je ne sais même plus qui me l’a racontée (Dupdup, tu ferais pas un début d’Alzheimer, par hasard ?).

Ca racontait l’histoire d’une planète qui en rencontre une autre. Cette dernière a l’air fatiguée, déprimée. « Qu’est-ce que tu as, tu m’as pas l’air bien, tu as mal où ? « . L’autre lui répond « J’ai mal à l’humanité ». Et la première : « Oh tu sais, ça finit par passer ».

Voilà, c’était juste la petite histoire du soir, pour vous redonner le moral !

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