Mon cul, c’est du poulet ? Oui, mais du poulet propre … traité à l’eau de Javel !

Il y aura de plus en plus souvent sur ce blog des articles sur la qualité de l’alimentation. C’est, à mon avis, un sujet de société des plus importants, de par ses implications économiques, sociales et environnementales. La logique folle du libéralisme va contraindre de plus en plus le consommateur à bouffer ce qu’il faut bien appeler de la Merde. Avec un grand M évidemment. M comme mondialisation. Ce n’est pas encore tout à fait de la merde mais ça commence à en avoir insidieusement le goût. Pour un gain d’un centime d’euro (de rots ?) supplémentaire par kilo, l’industrie agroalimentaire n’a aucun scrupule à ajouter la petite molécule de synthèse (Saint Thèse, priez pour nous …) qui va se retrouver dans le sang des consommateurs.

La dernière en date ? La commission européenne propose actuellement une levée de l’interdiction d’importer en Europe des volailles américaines traitées au chlore. Le règlement autoriserait, du même coup, l’utilisation en Europe de ce type de traitements.

Saluons la fronde des ministres de l’agriculture européens qui, presque en bloc (19 ministres) dénoncent le retour de ces importations. Mais vous y croyez, vous, que l’unanimité des ministres de l’agriculture européens suffise à empêcher les lobbying agro-alimentaires de nous empoisonner un peu plus ?

Un troglodyte moderne

J’ai toujours eu un faible pour les hirondelles. Mon origine paysanne y est probablement pour quelque chose, ayant passé toute mon enfance entouré de nombreuses hirondelles rustiques et hirondelles de fenêtre qui avaient choisi les bâtiments de la ferme parentale pour se reproduire.

Il y a une quinzaine d’années, j’ai installé quelques nichoirs artificiels dans des endroits favorables à l’installation de l’hirondelle rustique (qu’on appelait encore à l’époque « hirondelle de cheminée »). L’un d’eux, notamment, a été installé dans la cabane de mes deux ânes favoris : Grand-Pas et Pluchon.

Mais point d’hirondelles. Seule la bergeronnette grise a utilisé de temps en temps le nichoir, ce qui n’est déjà pas si mal.

Cette année, Grand-Pas et Pluchon ont une nouvelle compagnie. Le troglodyte, qui d’habitude fait un nid entièrement en mousse, a utilisé le nid artificiel en béton comme soubassement et le résultat est plutôt original.

Le nichoir a Dupdup a ainsi évité au troglodyte quelques centaines de voyages à transporter de la mousse. Tiens, à propos de mousse, il me doit bien une petite bière en compensation, non ?

J’ai honte pour mon pays …

J’ai rencontré à plusieurs reprises Madeleine Szczodrowski-Fady. C’était au temps où j’allais aux réunions de Haute-Saône Nature Environnement. On trouve dans ce type d’associations des gens qui donnent de leur temps et de leur énergie pour que le monde aille un peu mieux. Madeleine fait partie de ces gens que l’on appelle « militants » avec un grand M. Le communiqué de presse qu’elle vient de publier m’a ému. En voici l’intégralité.

« Ma carte d’identité française étant périmée, je viens d’en solliciter le renouvellement. Or, la sous-préfecture de Lure me demande de prouver, document à l’appui, que je suis bien de nationalité française. Nationalité qui m’a été officiellement reconnue depuis plus de cinquante ans après que je me sois acquittée des formalités nécessaires, mais je ne possède aucun document qui le prouve.

Née en France de parents étrangers non naturalisés (père polonais, mère espagnole), j’ai été pourvue à l’âge de 14 ans d’une carte d’identité polonaise valable jusqu’à ma majorité en avril 1955. A cette date, les autorités françaises m’ont demandé de choisir : conserver ma nationale d’origine ou opter pour la France. J’ai opté pour la nationalité française devant les autorités judiciaires de l’époque. En fonction de quoi m’a été délivré, fin 1955, ma première carte d’identité française, renouvelée depuis sans problème. J’étais demeurée apatride durant sept mois. Lorsque les gendarmes sont venus m’appréhender pour me conduire au camp de Trieste, où étaient internés depuis la fin de la guerre tous les apatrides d’Europe, j’étais en règle depuis la veille seulement.

Me voici en 2008 redevenue apatride, la sous-préfecture m’ayant confirmé oralement le vendredi 16 mai 2008 que ma précédente carte d’identité française ne prouvait rien, et qu’en l’absence de document réclamé elle ne serait pas renouvelée.

Née en France, j’y ai vécu et travaillé toute ma vie. Depuis trente ans mariée à un enseignant fonctionnaire français, j’ai été durant plusieurs années l’assistante d’un parlementaire français devenu par la suite Président de l’Assemblée Nationale – fonction que je n’aurais pu exercer si je n’avais pas été française – et à ce titre j’émargeais au budget de la Nation.

Propriétaire d’une maison, titulaire d’une carte d’électrice, je perçois une retraite, suis assurée sociale, paie mes impôts et mon casier judiciaire est vierge. Bien intégrée dans la société, je crois pouvoir prétendre qu’en ma qualité d’écrivain dont les ouvrages figurent en bonne place à la Bibliothèque Nationale, je parle et j’écris correctement le français.

Il n’empêche qu’à 74 ans, je rejoins la cohorte des sans papiers, des hors la loi, ma carte périmée ne m’ayant pas été restituée. Va t-on en plus me demander de prouver, tests ADN à l’appui, que je suis bien la fille de mes défunts et prétendus père et mère ? Comme le disait Coluche, « jusqu’où s’arrêteront-ils ? ».

Avec le sort réservé aux chômeurs et aux exclus de toute nature dont à présent j’ai l’honneur de faire partie, nous vivons des temps où le grand guignol le dispute à la tragédie. Enfin, si la France ne me supporte pas sans papiers sur sont territoire, qu’elle me fasse embarquer dans un charter. Seulement voilà : m’expulser où ? Le camp de Trieste est fermé depuis belle lurette. »

Merci de relayer cette histoire scandaleuse qui fait honte à notre pays.

Variations autour de Alabama Song

Ecrite en 1929 par Kurt Weil sur des paroles de Bertolt Brecht, Alabama Song (connue aussi sous le titre de Whiskey Bar) a fait l’objet de très nombreuses reprises. La génération des années 60 l’a connue grâce à une superbe reprise des Doors dans leur disque Absolutely live ! (version bien meilleure que la version studio à mon avis).

C’est en fouillant les nombreux enregistrements de Malvasio (artiste amateur qui me sert de porte d’entrée à cette rubrique « variations autour de… ») que je suis retombé sur cette chanson que j’avais un peu oubliée.

Et puis, en recherchant sur Youtube, j’ai découvert d’autres versions très belles, par exemple celles de Monsieur K et de David Johansen.

De nombreuses autres versions sont disponibles, dont celles de Marilyn Manson, de David Bowie, des Doors, de Ian Astbury et les Doors (après la mort de Jim Morrison), de Teresa Stratas, de Davor Gobac, de Jenny, de Jeanne Cherhal et Arthur H et même de … Dalida !

Mais vous trouverez probablement d’autres versions sur le net …

Camarade, n’oublie surtout pas la vidange !

La crise alimentaire qui a commencé frappe l’ensemble de la planète. Cette situation ouvre la porte à la spéculation, beaucoup de journaux en parlent, mais aussi peut-être à la malversation. Bien sûr, la fraude alimentaire n’est pas un fait nouveau mais elle pourrait bien se développer de manière exponentielle dans les temps qui viennent, la raréfaction de la nourriture pouvant évidemment inciter à l’ajout de produits de substitution, voire illicites et dangereux pour la santé.

Ainsi, comme le Canard l’a révélé dans un dossier très étayé et très documenté, ce sont 2 800 tonnes d’huile pour moteur qui ont été mélangées en fraude à de l’huile de tournesol destinée à la consommation humaine. Au total, 40 000 tonnes d’huile de tournesol ont été coupées à l’huile de moteur. Le lot, en provenance d’Ukraine, a été distribué aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne et en France où le groupe Saipol (propriétaire de Lesieur) a attiré l’attention de la Répression des Fraudes sur l’existence de ce lot frelaté.

Si Carrefour a admis, du bout des lèvres, avoir retiré de la vente quelques 200 produits contenant cette huile frelatée, une bonne partie de cette huile a été consommée ici et là. Saipol, qui avait pourtant informé la Répression des Fraudes, a même reconnu avoir raffiné l’huile en question (huile minérale issue donc d’hydrocarbures) pour la revendre à « une trentaine de clients de l’industrie alimentaire ». Mieux : la commission européenne s’est fendue en catimini d’une « recommandation autorisant la vente de tous les aliments contenant moins de 10% d’huile de tournesol frelatée ».

Pouvoirs publics français, commission de Bruxelles, le groupe Saipol et l’industrie alimentaire se défendent tous aujourd’hui en prétextant que ladite huile ne présente aucun risque de « toxicité aiguë ». Alors, pourquoi ne pas avoir prévenu les consommateurs !

Aucun risque donc. Mais n’oubliez pas quand même d’aller faire votre vidange tous les 15 000 !

Les âneries de Pierre Louki (3)

– Dis tonton, t’a-t-on dit ce qu’on fit cet été ?

– Non Titi, t’as pas dit, tu vas me raconter.

– On a beaucoup trotté, on a été partout.

– Bien Titi, en été il faut tâter à tout.

– Oh, on a tout tâté, tonton, tout cet été
Mais on t’a tu tonton tout ce qu’on a tâté.

-Pourquoi m’avoir tout tu ? Dites sans hésiter
Tout à votre tonton. Qu’avez-vous donc tâté ?

– On te dit tout tonton ce qu’on fit à tâtons ?
…. A tâtons on tâta de tata les tétons.

– Titi, tu peux tâter comm’ ton tonton tâta
Mais c’est laid de tâter les tétons de tata.

– Mais tonton, on a tâté dans l’obscurité,
Oui, tant et tant tâté que c’est sans s’en douter
Que tata on tâta. Faut pas le regretter,
Les tétons de tata se sont laissés tenter.

(Pierre Louki, extrait de « Aneries », éditions Pirot)

La glaréole à collier

Décidément, l’ornitho franc-comtois a de quoi se régaler. Au rythme où les surprises s’accumulent, on est en droit de se demander si la faune de notre région n’est pas en train de se modifier progressivement et si les espèces rarissimes qui y sont observées ne sont pas les prémisses de modifications lentes et beaucoup plus profondes. Les faucon kobez sont à peine partis que nous arrive un oiseau du sud. Et pas n’importe lequel : la glaréole à collier.

Je me souviens qu’il y a vingt ans, les ornithos qui voulaient observer cet oiseau se rendaient sur l’unique site français de Méjanes en Camargue. Sinon, l’observateur devait aller dans le sud de l’Espagne ou dans des contrées plus ou moins dispersées sur le pourtour du bassin méditerranéen. C’est en Camargue qu’à l’époque j’ai admiré à deux uniques reprises la glaréole.

Aussi, quand Anne a appelé dimanche après-midi pour signaler qu’elle avait la glaréole dans la ligne de mire de sa longue-vue, je n’en croyais pas mes oreilles. Il semble qu’il s’agisse là de la troisième observation connue de glaréole en Franche-Comté. C’est à Guy Pascal que revient le mérite d’avoir su la détecter. Guy est devenu notre nouveau « découvreur de glaréole ».

J’ai retrouvé Anne sur le terrain, il y avait aussi Dominique, Annie, Sam, Françoise et bien entendu Christophe qui est l’auteur des magnifiques clichés de cet article et que je publie avec son autorisation (photos toutes réalisées ce dimanche en digiscopie à plusieurs dizaines de mètres de l’oiseau, je suis stupéfié par le résultat, d’autant plus que les conditions de lumière n’étaient pas très bonnes).

La glaréole est un drôle d’oiseau, très atypique dans la grande famille des limicoles (bécassines, chevaliers, gravelots, avocettes, courlis…). Elle se nourrit d’insectes qu’elle capture en plein vol (un peu à la manière d’une guifette) et vit dans les paysages arides et dénudés.

Une observation dans un champ labouré de la vallée de l’Ognon a vraiment de quoi surprendre.

Quelle sera la prochaine surprise ?

A 39 ans d’intervalle

Ainsi donc, Richie Havens a participé les jours derniers à l’ouverture du festival de Cannes en jouant Freedom.

Richie Havens avait ouvert le festival de Woodstock il y a trente neuf ans avec le même morceau. La légende dit qu’il avait improvisé cette chanson à partir de quelques paroles du gospel Motherless child. Il est vrai que les paroles ne sont pas compliquées. Par contre, le monsieur lui, était habité, mû par une étrange transe, comme s’il avait conscience du côté historique de cette prestation qui fera date.

Le faucon crécerelle (1)

Cela fait une trentaine d’année que j’installe des nichoirs un peu partout. Des tas d’oiseaux y ont déjà fait leur nid : les mésanges, les rouge-queues, les bergeronnettes, le torcol, le grimpereau des jardins, l’hirondelle de fenêtre, la chouette effraie et même le cincle plongeur. Mais il y a un oiseau qui me désespère et que je n’arrive pas à attirer, c’est le faucon crécerelle. Pendant quinze ans, un nichoir suspendu au hangar agricole de mon frère l’a attendu en vain.

Cette année, le 12 avril, jour de mon anniversaire – mais est-ce un hasard ? – Joëlle a vu un couple de crécerelles se poser sur le rebord d’une lucarne dans l’un des murs de la maison de mes parents (lucarne de gauche sur la photo).

Aussitôt, dans l’heure qui a suivi, j’ai installé une caisse sommaire derrière la lucarne, côté grenier. Si le faucon revenait, nul doute qu’en entrant directement dans une caisse, il y élirait domicile. Ce serait une première pour le village de Bussières, les crécerelles n’y étant pas des habitués des humains et préférant nicher dans de vieux nids de pies ou de corneilles loin des habitations.

Mais il n’y pas eu l’ombre du moindre faucon dans les jours qui ont suivi. Tant pis, ce sera peut-être pour l’an prochain. C’était donc il y a un peu plus d’un mois. Et puis, il y a une semaine, alors que je rentrais d’une visite à mes amis blaireaux, Joëlle m’a dit « j’ai une super nouvelle pour toi, devine … ». Ma réponse ne fut pas longue : « les crécerelles ! ». Effectivement, le couple était bel et bien revenu. D’après le plus proche voisin de mes parents, cela faisait même une quinzaine de jours qu’il voyait régulièrement le couple entrer et sortir du nichoir. Dimanche soir, j’ai mis à profit l’absence momentanée des crécerelles, partis en chasse, pour jeter un coup d’oeil rapide à l’intérieur du nichoir depuis l’intérieur du grenier. Cinq oeufs venaient d’y être pondus.

Je ferai état de l’évolution de la nidification sur ce blog. Mais je n’ai pas eu le temps de prévoir une ouverture dans le nichoir pour pouvoir photographier l’élevage des jeunes faucons. J’utiliserai donc, pour illustrer mes propos, des images que j’avais réalisées il y a vingt cinq ans dans la tour du château de Buthiers en Haute-Saône. Caché derrière une toile, j’avais alors eu l’occasion de photographier l’élevage d’une nichée de faucons à cinquante centimètres seulement du nid.

Nidification à suivre donc.

Adolescence

Yannick Michelot, habitant de Fay-aux-Loges, écrit dans le dernier courrier des lecteurs de Télérama : « Tout en mâchant son chewing-gum, il faisait ses devoirs avec un MP3 sur les oreilles tandis qu’un oeil restait braqué sur la télévision, l’autre surveillant l’écran de l’ordinateur. De temps en temps, le portable buzzait et délivrait ses SMS. Il n’avait encore rien dans le rectum, mais les fabricants de clés USB réfléchissaient à la question ».

Le faucon kobez

Lorsqu’il se produit un événement dans le monde des oiseaux, ça se sait vite dans le milieu ornitho. Je me rappelle ainsi que la nouvelle de la réapparition du hibou grand-duc, après 31 années d’absence, s’était répandue comme une traînée de poudre et nous nous étions alors retrouvés à une dizaine de personnes sous la falaise du château de Joux un soir du mois d’août 1980 pour partager ce moment exceptionnel.

Avec internet, les nouvelles vont encore plus vite. Ce week-end, la nouvelle de la présence d’une cinquantaine de faucon kobez sur un site proche d’Arc-et-Senans, s’est répandue à la vitesse grand V. Avertis par Christophe, nous sommes allés, avec Joëlle et Guy (Anne ayant eu la très mauvaise idée de partir quelques jours dans le sud), admirer ce splendide rapace. Les faucons étaient là, amassés par petites grappes sur les saules aux branches dégarnies. Une petite partie de la communauté ornitho franc-comtoise était aussi sur le site, munie des indispensables longues-vues.

Jusqu’à présent, je n’avais vu le faucon kobez qu’à une seule reprise et à grande distance. C’était il y a une vingtaine d’années en Camargue. Je n’espérais pas voir ce rapace en Franche-Comté, bien que sa présence soit de plus en plus régulière semble-t-il.

C’est probablement à la faveur de conditions exceptionnelles, tant au niveau météorologiques, ressources locales en nourriture et peut-être dynamique des populations de ce rapace, qu’une telle concentration a pu avoir lieu.

Pendant près de deux heures, nous avons pu admirer les allées-et-venues incessantes du faucon en train de capturer au vol inlassablement les insectes dont il se nourrit. Car le régime alimentaire de ce rapace est en très grande partie composé d’insectes tels que coléoptères, libellules, criquets et sauterelles (qu’il n’hésite pas à rechercher au sol).

Merci à Christophe de m’avoir permis de mettre en ligne ses photos, toutes réalisées en digiscopie (appareil photo numérique plaqué, moyennant un adaptateur, sur l’oculaire de la longue-vue). Ci-dessus une femelle en train de faire sa toilette.

Encore quelques jours probablement et ces faucons kobez seront partis en direction de leurs territoires de nidification situés loin à l’Est : depuis la Roumanie et jusque sur une bonne partie de l’Asie.

A Filetta

Avant de partir en Corse, j’ai réécouté un disque de chants polyphoniques d’un groupe que j’aime beaucoup : A Filetta. Et puis, le hasard faisant bien les choses, ce groupe, composé de sept hommes, est passé en concert à trente kilomètres seulement de l’endroit où j’étais. C’est donc dans la basilique de Calvi que j’ai pu ressentir toute la profondeur des chants polyphoniques. Beaucoup d’émotion à l’écoute des compositions de A Filetta. Car, si la référence à la tradition est évidente, le groupe joue avant tout ses propres compositions sur scène.

Je n’ai pas trouvé énormément de documents sur internet. En voici tout de même deux.

Et puis, vous pouvez écouter également cinq extraits de leur musique en bas de la page internet suivante :
http://www.tra-noi.nl/indexfr.html

Semer quand la terre est sèche, pourquoi pas ?

LE COIN DU JARDINIER (29)
Le jardinier amateur se trouve confronté cette année à des conditions météo inhabituelles. Il y a quinze, jours, il faisait trop froid pour que les graines germent. Il fait maintenant trop sec pour que la germination se passe bien.

Il y a un petit truc que tous les jardiniers devraient savoir, c’est qu’il existe une méthode infaillible pour faire germer les graines en pleine terre malgré la trop grosse chaleur et la sécheresse ambiante. Il suffit juste d’arroser le semis réalisé et de le recouvrir ensuite de deux ou trois feuilles de papier journal. Le papier va maintenir l’humidité nécessaire à la germination.

Dans ces conditions, les salades sortent de terre en deux ou trois jours, les concombres en cinq ou six et les haricots en guère plus d’une semaine. Avec la chaleur ambiante et l’humidité qui remonte sous le journal, il y a là toutes les conditions requises pour une bonne germination. Cette méthode est la meilleure que je connaisse, il suffit juste d’enlever à temps le papier journal dès que la première plantule sort de terre.

Lorsque je fais du jardin en plein champ, les quelques promeneurs du secteur sont intrigués par ma méthode. Mais comme chacun est confronté en ce moment à ce délicat problème de germination, beaucoup me disent qu’ils vont faire de même …

Et en plus, si vous pensiez que France-Soir, Le Figaro et l’Est Républicain n’étaient bons qu’à allumer le feu, voilà une autre utilisation possible … !

Les pics corses

Evidemment, avec tout ce qu’on nous raconte sur la Corse et sur le tempérament sanguin de certains de ses habitants, le touriste s’attend à y trouver pas mal de choses que l’on qualifierait d’inhabituelles pour le continent.

C’est donc sans surprise que j’y ai vu des dizaines de panneaux criblés de plomb ou de balles de chevrotine.

Pas vraiment de surprise non plus d’y lire quelques menaces.

Qu’un Parisien se fasse destroyer sa voiture semble être aussi dans l’ordre des choses.

Et qu’une maison en pleine construction se fasse plastiquer ne m’a pas vraiment choqué, les journaux nous ayant habitués à ce genre de fait divers.

Mais que les pics épeiches eux-mêmes s’y mettent aussi et s’acharnent sur les poteaux téléphoniques, alors là …