Huun-Huur-Tu

J’écoute souvent des musiques asiatiques mais je n’en parle jamais (ou quasiment jamais) sur ce blog. Sans doute est-ce parce qu’il faut du temps pour « rentrer dedans » et que les vidéos que je mets habituellement dans mes « petits dimanches musicaux » sont trop courtes. Ce n’est pas du tout le bon format pour ce type de musique.
Depuis quelques temps, je me disais que ce serait bien de ne mettre qu’une seule vidéo et de laisser le temps à la musique de respirer, de nous pénétrer.
Aussi, quand Hugues m’a envoyé la semaine dernière une vidéo d’un groupe touvain et que j’ai été aussitôt subjugué par ce que j’y ai entendu, je me suis dit que ce document-là serait l’unique vidéo de mon prochain dimanche musical.
Alors, préparez vous à plus d’une heure de concert ! Cela vous demandera sans doute un effort, car plus d’une heure de son temps, ce n’est quand même pas rien (surtout pour une musique que ne sera peut-être pas appréciée) ! Mais une belle découverte sera peut-être pour vous au bout du chemin, car ces musiques étant difficiles d’accès, il faut les apprivoiser petit à petit.
Voici donc Huun-Huur-Tu, un ensemble musical venant de Touva, une petite république au Nord de la Mongolie.
Hugues m’a précisé dans son mail : « Je les ai découverts récemment, notamment au festival d’Airvault (79) (Didjeridoo et chants diphoniques) et ça a été pour moi un grand moment : comme si je découvrais tardivement que l’être humain savait courir ou siffler ».

Prenez le temps de déguster toutes ces notes.

Bon week-end à tous !

Réponses aux devinettes botaniques

Un article proposé par Etincelle

Voila les réponses des énigmes, avec des photos cadrées plus largement :

Image 1 : Il s’agit de feuilles de mahonia (Mahonia à feuilles de houx) ayant passé l’hiver par terre et sans doute attaquées par un ou des champignons, comme l’a suggéré Luc … Une œuvre d’art naturelle !

Image 1

Image 2 : Je suis presque sûre que

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Petites devinettes botaniques entre amis (2)

Un article proposé par Etincelle
Cela fait quelque temps que vos talents de « découvreurs » n’ont pas été mis à contribution.
Voilà donc de quoi vous amuser avec ces cinq devinettes.
Un indice quand même …
Toutes ces photos représentent des détails de plantes que vous devrez déterminer.
Ouh là là !
C’est difficile tout ça !
Mais c’est pour vous entraîner parce que dans quelques temps, il y en aura cinq autres …

image n°1
Photo 01

image n°

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Le bruant proyer

J’ai remarqué qu’avec le temps qui passe et les oreilles qui durcissent de la feuille, j’entends moins certains sons. Il y a ainsi très longtemps que je n’ai pas perçu les chants des roitelets et il faut vraiment que je sois très près d’un grimpereau pour l’entendre. Idem pour le bruant proyer que j’entendais régulièrement et qui ne fait plus partie de mon univers sonore. Comme le chant est un atout important pour détecter les oiseaux, il est certain qu’on a tendance à considérer que certaines espèces se raréfient alors qu’il n’en est peut-être rien. Il m’arrive ainsi rarement d’observer le bruant proyer.

En allant il y a 15 jours en Camargue, je m’attendais à voir cet oiseau le long des routes. Je dis « le long des routes » car il est impossible dans cette région de ne pas utiliser beaucoup la voiture. D’une part parce que les distances sont considérables (75 000 ha entre les deux bras du Rhône, c’est quand même quelque chose !). Et d’autre part parce qu’en Camargue règne plus qu’ailleurs le régime de la propriété privée. La plupart des espaces sont donc inaccessibles.

1

Alors on roule (à petite allure quand

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Georges Moustaki

Encore un très très grand qui s’en va !

J’ai toujours eu un faible pour le côté doux-rêveur de Moustaki, pour l’aspect doux, calme, évaporé de ses musiques.  Aussi, n’ais-je pas été surpris en lisant hier dans un article de presse que sa devise préférée, inspirée d’un livre d’Antoine Blondin, était « L’Homme descend du songe ». Très belle formule qui colle admirablement bien avec l’univers musical qu’il a su créer !

http://www.youtube.com/watch?v=QXiQCeDTh7c

C’est en hommage à Brassens qui

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Le héron cendré (1)

HERONS DE CAMARGUE (2)
Cela fait plus d’une trentaine d’années que je connais le parc ornithologique de Pont-de-Gau en Camargue. Je l’ai vu évoluer d’une très belle manière : il n’y a plus que quelques volières à l’entrée du parc (réservée aux oiseaux blessés), tout le reste est en zone libre, souvent très sauvage. C’est assez incroyable de voir que sternes hansels, échasses blanches et mouettes mélanocéphales sont venues spontanément y installer leurs colonies. Il y a là 6 km de parcours sur une zone très grande. 60 hectares, ce n’est quand même pas rien !

1Ce qui est le plus

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Petit dimanche musical avec Clarika

Un article proposé par Albert
En discutant avec notre ami Bernard, j’évoquais la chanteuse « CLARIKA » et alors stupéfaction, Bernard me dit qu’il ne connaît pas, ajoutant immédiatement, ce n’est pas grave tu vas pouvoir me faire un « petit dimanche musical » pour me la faire découvrir.

Voilà, Bernard, je propose ci-dessous quelques chansons et clips de Clarika et ceux qui apprécient pourront ensuite trouver d’autres titres notamment sur Deezer.

Clarika est souvent connu pour un clip assez suggestif, qu’elle a tourné avec les rugbymen du Stade Français pour illustrer son tube : « Les garçons dans les vestiaires » ; on ne peut pas faire l’impasse sur ce titre.

https://www.youtube.com/watch?v=2r9ZGeF0ns4

Mais sa discographie débute en

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Salades de début de printemps (2)

Dans mon dernier article consacré aux salades (un sujet qui me passionne depuis quelques temps), j’avais dit quelques mots de ces fameuses laitues que l’on appelle « laitues d’hiver »,  qui réussissent à passer la mauvaise saison sans geler et que l’on consomme en général en avril. J’avais dit que les conditions météo particulières de cette année avaient retardé leur production et que celle-ci n’aurait lieu qu’en mai, ce dont je parlerais ultérieurement sur ce blog.
Nous voici donc en mai et voici donc le moment d’en parler.

Je n’ai jamais vu autant de retard dans la production des laitues. Elles sont encore petites et il est évident qu’elles grossiront jusqu’en juin. Je pourrais donc attendre un peu qu’elles grossissent mais il y en a tellement … !

1J’avais semé sept 

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Le héron pourpré

HERONS DE CAMARGUE (1)
Le héron pourpré est un oiseau que je connais assez mal. En Franche-Comté, il est plutôt rare et je ne le connais que dans la basse vallée du Doubs en aval de Dole.

La plupart de mes observations de ce héron ont été faites jusqu’à présent dans la Dombes, en Brenne ou en Camargue. Mais cet oiseau à l’existence assez discrète n’est jamais passé à côté de moi lorsque j’avais l’appareil photo en main. Tout juste un passage un peu lointain comme ici en Camargue la semaine dernière …

IMGP4630Mais un matin à la

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Le pouillot fitis

Les pouillots ne portent pas bien leur nom. Le naturaliste qui leur a donné ce nom, proche de « pouilleux » avait sans doute de la m … devant les yeux ce jour-là. En tous les cas, il ne les avait pas bien observés. Car si la taille de ces oiseaux est très modeste (les pouillots font partie des plus petits oiseaux de France), leur plumage est pourtant d’une grande finesse et d’une grande délicatesse.

Lorsque j’observe le Pouillot Fitis dans ma région (c’est l’une des quatre espèces de pouillots qui s’y reproduisent), je pense immédiatement à l’île Texel. Car le Fitis est particulièrement abondant dans les pays du Nord. C’est même l’oiseau le plus commun dans bon nombre de pays scandinaves (notamment en Finlande où il atteint de très fortes densités : 33 couples pour 6 hectares dans certaines zones).

La semaine dernière, alors que j’étais arrêté en bordure d’une route en Camargue, à quelques centaines de mètres de la mer (tout près des Salins-de-Giraud), et que j’étais en train d’observer quelques bécasseaux cocorlis (dont je vous parlerai dans les semaines qui viennent), un Pouillot Fitis est venu très furtivement se poser à côté de la voiture.

IMGP3027Les petits passereaux que 

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Le « Sauvage Partageur »

Le jardinier est souvent un personnage ambivalent qui fait en permanence le grand écart entre deux attitudes opposées.
D’une part c’est un SAUVAGE. Car le jardinier aime la solitude de son jardin avec comme seuls compagnons la terre et ses légumes. Il y a ainsi des moments où le jardinier n’aime pas être dérangé, où il ne supporte que la compagnie des vers de terre (même s’il aura un jour toute l’éternité pour ça !). Ces moments où il est juste avec lui-même, dans l’air frais du matin et l’odeur du terreau, il ne les échangerait avec aucun autre moment.
Mais le jardinier aime aussi PARTAGER, COMMUNIQUER. Alors il parle. Il parle même beaucoup. Même les moins loquaces et les plus asociaux des jardiniers sont intarissables dès qu’il s’agit de parler de tomates ou de mildiou.
Le jardinier, quel qu’il soit, partage la parole mais partage aussi tout ce qu’un jardinier peut partager : des graines, des plants, des trucs à lui … Le jardinier est un sauvage généreux.
Dupdup est un jardinier comme tous les autres. Il aime discuter de sa passion du jardinage. Mais il a besoin aussi de s’isoler parfois.
Alors quand il fait du jardin dans la parcelle collective, en plein champ, dont il a déjà parlé, il y va avec son outil (la serfouette) très tôt le matin, quand il n’y a personne, mis à part le chant de l’alouette qui salue le lever du jour. Il peut alors vivre pleinement son côté sauvage. Sa journée de jardinier est finie dès 8H du mat’ quand il rentre à la maison boire un café et réveiller sa chère et tendre. Mais vers 10H ou 11H, quand il sait que ses camarades jardiniers sont en train de suer sang et eau en plein soleil au milieu de leurs tomates, il va les retrouver pour discuter un coup, échanger de tout et de rien. ça, c’est son côté sociable !
C’est pareil sur ce blog. Dupdup aime partager sa passion du jardin (et, d’une manière plus générale, de la nature). Mais il lui arrive parfois de mettre son blog en congés pour aller vivre sa sauvagerie dans des lieux perdus. Alors une semaine en Camargue est alors la bienvenue.
Et comme un lâche il vous laisse à cette discussion.
Alors, sauvage ou sociable le jardinier ?
Ou ni l’un ni l’autre ?
Ou les deux à la fois ?
JE VOUS RETROUVE LE LUNDI MATIN 13 MAI.
Mais on ne peut pas se quitter sans une petite musique, n’est-ce pas ? Et la chanson qui colle le mieux à cet article est sans doute « Pauvre Martin » de Brassens.

A très bientôt.

Trois charpentières seulement ?

Tiens, je n’ai jamais consacré d’article à la taille de formation des arbres fruitiers alors que c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup et que j’ai beaucoup pratiqué.
Je suis toujours sidéré de voir qu’on vend chez les pépiniéristes des arbres qui deviendront ce que j’appelle des « arbres-fagots », beaucoup trop touffus. Souvent, lorsqu’on achète un arbre fruitier, il y a au moins une dizaine de branches qui partent toutes à la même hauteur du tronc. Ces branches sont destinées à former l’ossature de l’arbre et on les appelle des charpentières. Mais 10 – voire parfois 12 ou 15, c’est beaucoup trop ! Quand on achète un arbre, il faut imaginer que l’arbre va grossir et que ces dix branches ne seront alors plus qu’un sac de noeuds dans lequel la sève aura du mal à circuler. Alors, dès l’achat, prenez le sécateur et couper dans le vif ! Malheureusement, la plupart des acheteurs ne le savent pas. Et la plupart des vendeurs non plus (ils ne sont plus arboriculteurs, juste vendeurs).

J’ai souvent discuté avec mes amis pomologues du nombre de charpentières qu’il faut laisser. Tous sont d’accord pour dire que c’est 3 ou 4 maximum. En général, je n’en laisse que trois …

IMGP1039… parfois quatre, mais plus

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