Les âneries de Pierre Louki (7)

Pierre Louki avait comme habitude d’émailler son tour de chant de tas de petites histoires qu’il racontait sur scène entre chacune de ses chansons. En voici une qui devrait ravir les jardiniers que nous sommes (et pour commencer la semaine, un peu d’humour ne fait pas de mal !).

Un poireau oublié dans le fond d’un jardin
S’ennuyait à pousser en vain
Tous les pareils à lui – la dernière récolte –
Par le maraîcher mis en bottes,
Etaient partis tels des héros
A un festival de poireaux,
Parc des expositions, Paris.
Lui seul était resté, moqué par les souris
Qui le mordillaient pour rire, les salopes !
Il devait supporter le supplice non stop,
Ne pouvant se défendre, car ne pouvant bouger
Mais au fond de lui-même, rêvait de se venger …

Passe un chat, queue en l’air, regard indifférent,
Il n’est pas du quartier, sans doute un chat-errant.
Qu’importe, le poireau réalise soudain
Que c’est peut-être là l’envoyé du destin.
– Approche, lui dit-il. Approche, je t’en prie.
Sais tu que niche ici un peuple de souris ?
Tu peux, si tu m’en crois, t’en fourrer plein la panse.
Elles viennent chaque soir, sous peu de temps je pense
Elles seront là, tu n’auras qu’à croquer.
Si c’est pas du tout cuit, ça n’est pas compliqué.

Le chat était un chat grande gueule et dent dure.
Cà n’a pas fait un pli, ce fut net, sans bavure,
Du poireau il ne resta rien.
C’était un chat végétarien.

Le brame du cerf (3)

Michel et moi avions décidé d’aller repérer un endroit favorable pour photographier les cerfs. Nous n’avions pas prévu de faire de photos ce jour-là. Michel avait quand même pris son appareil photo, au cas où …, et moi j’étais juste parti avec un sécateur à la main et de la ficelle dans la poche.
Arrivés sur le site, dans une petite forêt de Haute-Saône, nous avons entendu un cerf bramer alors que nous étions en plein après-midi (c’était mardi et il était à peu près 15 heures).
Nous avons tendu deux ficelles dans un petit bouquets d’arbres. Il s’agit là d’une méthode assez pratique : ainsi, le jour où nous déciderons de venir faire de l’affût, il suffira de suspendre quelques filets de camouflage sur les ficelles et de les tenir avec des pinces, opération qui ne prendra que deux ou trois minutes. Et cette méthode a l’avantage de ne laisser aucun affût visible dans la nature, juste deux ficelles que personne ne remarquera.
Evidemment, comme bien souvent lorsque je ne prends pas l’appareil photo, il se passe quand même quelque chose. A un moment donné, on a vu un mouvement à travers les arbres. Un cerf s’est approché de nous, a frotté longuement ses bois contre un tronc d’arbre. Il n’était que partiellement visible, il y avait quelques arbres qui gênaient l’observation. Michel a fait quelques photos et un bout de film.
Et puis le cerf s’est avancé à découvert. Voici l’une des photos faites par Michel, sans recadrage.

P9230057Demain, ce sera du sérieux : nous serons tous les deux dans l’affût … et j’aurai mon appareil photo !

Les renouées asiatiques

Un article proposé par Albert
LES « INVASIONS BARBARES » (2)
En novembre 2012, je transmettais à Bernard un article sur les Asters américains (voir cet article), considérés comme des plantes envahissantes. Cette note s’annonçait comme la première d’une série consacrée à ce sujet des « plantes invasives », c’est-à-dire des plantes étrangères à la flore de nos régions mais qui furent rapportées avec plus ou moins de bonheur et qui s’installent dans nos paysages ; ces installations se font de manière intempestive et aux dépens du cortège floristique autochtone. De nombreuses discussions plus ou moins philosophiques entretiennent la controverse sur la nécessité d’éradiquer ces plantes venues de loin et les points de vue sur le sujet sont tout aussi variés. Le présent article vise à présenter les Renouées asiatiques que chacun a pu observer un jour ou l’autre tant leur présence s’impose chaque jour un peu plus.

Ces grandes Renouées sont classées dans la famille des Polygonacées ; cette famille est bien représentée dans notre flore européenne notamment par les Oseilles (genre Rumex), mais également par d’autres Renouées de plus petite taille (genre Polygonum). Les jardiniers connaissent 2 plantes alimentaires de cette famille : la rhubarbe (Rheum rhabarbarum) appréciée pour les pétioles des feuilles ; et le sarrasin ou blé noir (Fagopyrum esculentum) dont on fait des galettes. Ces 2 dernières sont originaires d’Asie centrale.

Le titre de cette note est au pluriel parce qu’il existe 2 espèces de Renouées asiatiques : la Renouée du Japon (Fallopia japonica, Reynouria japonica ou Polygonum cuspidatum) et celle des Sakhaline (Fallopia sachalinensis ou Reynoutria scachalinensis). Ces 2 plantes se ressemblent et il faut observer des détails pour les distinguer. L’examen des feuilles permet de les différencier : la première (feuille de gauche sur la photo ci-dessous) montre une bordure inférieure du limbe presque rectiligne et perpendiculaire au pétiole, alors que la seconde présente une bordure inférieure du limbe incisée profondément en cœur (feuille à droite de l’image). Une ligne et une flèche rouge indiquent ces critères.

Compararatif FEUILLES de Renouées

D’autres caractères distinctifs sont à

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Petits gâteaux de Noël alsaciens

Ceci n’est pas un article de saison, mais qu’importe ! Et ce n’est pas non plus le type d’articles habituels (je ne crois pas qu’on ait souvent parlé de cuisine ici).

Dupdup possède quelques talents cachés (si, si !). Parmi les choses qu’il aime faire, il y a la fabrication de sablés.
C’est une activité assez récente car jusqu’à présent j’étais en général bien plus « salé » que « sucré ». Au fil des années qui passent, je prends goût à la cuisine (il faut bien qu’il y ait quand même une ou deux choses qui s’améliorent en vieillissant !). Et c’est vrai que la cuisine est une activité sympa, qui n’occupe pas trop l’esprit (même si ça prend du temps) et qui permet par exemple d’écouter attentivement de la musique en même temps. Alors une petite Suite Française de Bach en même temps que l’on manie le rouleau à pâtisserie, c’est pas mal du tout et en plus ça rythme le travail du cuisinier … ! Et je dois dire que j’ai un peu plus de temps cette année pour cuisiner.

En décembre dernier, le dernier week-end avant Noël, Joëlle et moi sommes allés à un petit stage de fabrication de gâteaux de Noël alsaciens. Il était organisé par nos amis Laure et Vincent et se déroulait dans un bel environnement dans la montagne vosgienne, côté Alsace.
1Nous n’étions pas nombreux à ce stage, il y avait

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L’Alphonse et son harem

On se retrouve après deux mois de vacances sur le blog.
Vacances pas pour tout le monde ! Car les discussions ont continué malgré la pause estivale. Le 50 000ème commentaire a d’ailleurs été posté il y a une dizaine de jours.
50 000 ! Ce que vous pouvez être bavards tout de même ! De vraies poules qui passent leur temps à caqueter !
A propos de poules, je vais vous présenter les nôtres. Elles sont là depuis tout juste un mois (4 semaines aujourd’hui) et se sont évidemment bien acclimatées au climat franc-comtois, l’un des plus cléments de la planète (si si ! … cela dit, j’imagine une fois de plus vos sourires narquois à cette affirmation gratuite qui n’engage que moi).
Les six poules et le coq font toutes partie de la race « wyandotte » dont le nom vient d’une tribu indienne (le peuple Huron qui occupait l’actuel Oklahoma et une partie du Québec avait aussi pour nom Wyandot, Wyandotte, Wyandat ou Wendat et leur langue s’appelait le wyandot). Cette race existe en 19 coloris différents (les poules, pas les Indiens … quoique avec leurs plumes de couleur !), peut-être même un peu plus. Pour moi qui suis un amoureux inconditionnel de la diversité, avoir choisi une race unique mais dans plusieurs coloris est un bon compromis entre l’envie de n’élever qu’une seule race (pour des raisons de facilité d’élevage) et l’envie d’avoir un maximum de diversité au poulailler.

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Chacune des poules présente donc

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