Live on KEXP (2)

Poursuite de ma petite exploration des concerts proposés par KEXP (voir mon premier article sur le sujet). Petit rappel : il s’agit là de concerts courts entrecoupés de petites interviews, les vidéos proposées excédant rarement les 35′.

Je vous propose aujourd’hui cinq styles de musique bien différents les uns des autres.

D’abord une musique très intimiste, minimaliste, avec un duo suédois/islandais My Bubba.

Ensuite un jeune musicien qui

Lire plusLive on KEXP (2)

Bastien Lallemant

Et puisque je vous ai quitté il y a quinze jours avec un article intitulé « discussions au coin du feu », il m’a semblé logique de vous retrouver avec ce petit concert filmé dans le même esprit, dans une belle intimité. Pas tout à fait « au coin du feu » mais presque !

https://www.youtube.com/watch?v=cNVB8ugfQfI

J’aime !!!!!

Mélanie de Biasio

Des découvertes musicales de ce tonneau-là, on n’en fait pas tous les jours !

J’ai été très ému, touché au plus profond de moi, par cette première vidéo.

Alors, j’ai enchaîné avec d’autres, trouvées sur youtube.

Extrait de Wikipedia à propos de Mélanie de Biasio :« En 2002, une grave inflammation pulmonaire la laissera sans voix pendant une année après une tournée désastreuse en Russie. L’expérience va l’inviter à apprivoiser le silence et la respiration, ainsi que le corps et ses résonances. ». J’aime beaucoup cette dernière phrase.

Drôle de coïncidence : lorsque j’ai découvert cet été cette artiste Belge, j’étais sur un lit d’hôpital et je me baladais sur youtube avec ma tablette. Et j’étais là … pour des problèmes pulmonaires. Double émotion pour moi donc lorsque, après avoir écouté sa musique, j’ai voulu en savoir plus et que je suis allé consulté l’article de Wikipedia.

Bonne écoute !

Variations autour de « The Sound Of Silence »

Pour la reprise de ce blog, juste un peu de musique.

Et comme les 75 berges de Paul Simon approchent, qu’il vient de sortir un dernier disque, qu’il  vient aussi d’annoncer son retrait définitif de la chanson, et que j’ai écouté plusieurs fois tous ses disques cet été, j’ai envie de mettre l’accent sur l’une de ses compositions : « The Sound Of Silence ». Des morceaux comme cela, qui passent à la postérité, même les meilleurs artistes ne peuvent en écrire au mieux que quelques-uns dans leur vie (et même souvent jamais).

Il faut dire que je suis tombé cet été sur un clip qui m’a beaucoup ému. Il s’agit de la reprise de cette chanson par Nouela. Je ne sais pas qui a mis sur la musique des images d’extraits de films. J’ignore s’il s’agit d’un professionnel ou d’un amateur, mais le résultat est magnifique.

Deux amis (Pascal et Laurence) qui étaient à la maison ont reconnu tous les acteurs et je dois dire que j’ai été scotché par leurs connaissances cinéphiles. Cela n’a évidemment pas été mon cas, n’étant pas très amateur de cinéma. Vous allez forcément vous en sortir bien mieux que moi …

https://www.youtube.com/watch?v=Q4oInT79CUk

Ce qui est bien maintenant avec Youtube, c’est qu’à la suite de n’importe quelle vidéo le site vous propose d’autres vidéos sur le même thème. Et cela m’a amené vers une version étonnante d’un groupe de Heavy Metal (dont je ne connaissais que le nom). On admirera la progression au fil de la chanson.

L’histoire de cette chanson est étonnante. Lorsque Simon et Garfunkel ont publié « The Sound Of Silence » sur leur premier disque en 1964, la chanson est passée complètement inaperçue. Le disque a même été un échec commercial et Simon et Garfunkel ont alors décidé de se séparer. Mais Dylan est passé entre temps, faisant passer définitivement le folk à l’électrique. Profitant de ce renouveau de la musique, le producteur du disque Tom Wilson a alors décidé d’enregistrer à l’insu de Simon et Garfunkel une version bien plus électrique de la chanson « Sound Of Silence ». Simon et Garfunkel n’ont même pas été mis au courant que trois musiciens choisis par Tom Wilson (Al Gorgoni, Bob Bushnell et Bobby Gregg) réenregistraient la partie instrumentale dans leur dos. La chanson est donc devenue un an plus tard, dans une nouvelle version, numéro un des ventes aux Etats-Unis, obligeant ainsi Paul Simon et Art Garfunkel à reprendre leur collaboration … pour le succès que l’on sait.

Les voici tous les deux en 1967 :

Pour finir, une version toute récente de Paul Simon. On sent qu’il est au bout de ce qu’il a donné, la voix a perdu de sa force mais y a gagné en émotion. Il y a un côté crépusculaire dans cette version et peut-être est-ce pour cela que j’aime tant cette vidéo.

Live on KEXP (1)

J’écoute beaucoup de musique des années 60 et 70 mais je sais pertinemment que ce qui se fait aujourd’hui est meilleur, musicalement parlant. Les nouvelles générations ont tellement intégré toutes les musiques des précédentes décennies que dans n’importe quelle ville ou région il y a un guitariste qui joue mieux que Jimi Hendrix … mais qui n’a pas eu la chance de naître au bon moment. Et puis il y a tellement de choses qui ont été composées et jouées qu’il n’y a plus forcément grand chose à inventer (de vraiment neuf). Et dans la pléthore d’excellents musiciens actuels (partout, dans n’importe quelle ville) il n’est pas facile d’émerger du lot.

C’est aussi pour sortir un peu de la période des sixties et des seventies que

Lire plusLive on KEXP (1)

Happy Birthday, Bob !

Dylan a 75 ans aujourd’hui. Et cet anniversaire s’accompagne de la sortie de son 38ème album officiel (paru ce vendredi 20 mai).
Que dire de ce disque ?
Dylan n’est jamais là où on l’attend. Il n’est plus dans notre époque, il y a quelque chose d’intemporel désormais dans toutes ses compositions. De crépusculaire aussi.
Depuis 1997, date de la « renaissance » de Dylan, ses disques se succèdent, tous très différents les uns des autres, et sont unanimement salués par la critique et le public :
Time Out Of Mind obtient plusieurs Grammy Awards en 1997, dont celui « d’album de l’année ».
Love And Theft obtient en 2001 les mêmes distinctions et devient disque de platine en raison du nombre important de ventes.
Modern Times, publié en 2006, reçoit également plusieurs Grammy et se vend à 2,5 millions d’exemplaires.
Together Through Life (2009) est le premier album de Dylan à être n° 1 des ventes dans cinq pays dont les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
Tempest a été en 2012 dans le Top  de 14 pays.
J’ai mis toutes ces références pour celles qui pensent que Dylan n’est qu’un chanteur des années 60 et qu’il a disparu depuis longtemps des feux de l’actualité.

En 2015, Dylan a publié un disque que personne n’attendait. Il s’agit de Shadows In The Night qui ne contient que des chansons de Frank Sinatra. On savait que Dylan a toujours saisi toutes les occasions (notamment dans ses Mémoires) de rappeler ce qu’il doit aux artistes qui l’ont précédé (Woody Guthrie, Robert Johnson, Muddy Waters, Buddy Holly, Little Richard, Elvis Presley). Mais de là à reprendre les chansons de Sinatra … Quelle drôle d’idée ! Quel point commun entre le crooner à la voix de velours et le rocker à la voix rocailleuse du genre « gros rouge qui tache » ? Pourtant la critique fut là aussi unanime, le disque atteignant même le n°1 des ventes au Royaume-Uni. Joëlle, qui n’est habituellement pas très fan de Dylan, adore ce disque. La semaine dernière, un jeune de 21 ans, amateur plutôt de rap, qui était à la maison a dit qu’il aimait bien cette musique lorsque j’ai mis le disque sur la platine (sans préciser de qui il s’agissait).

Vendredi dernier, Dylan a donc sorti son nouvel opus, le 38ème, intitulé Fallen Angels. Et chose étonnante, le disque n’est composé que de reprises … de Frank Sinatra. Dylan réitère donc l’exercice. Tout est somptueux dans ce nouveau disque (je l’ai déjà écouté une douzaine de fois depuis vendredi). Voici ce qu’en dit le premier commentaire posté par un amateur sur Amazon : « En fait, Bob Dylan fait ici exactement la même chose que quand il chante ses propres textes : le portrait de l’Amérique. Et quand il fait un album de reprises, c’est le portrait d’une Amérique passée, à laquelle il prête ce qui lui reste de voix, dans un regard romantique où la nostalgie et le réalisme rivalisent. Les arrangements, somptueux, mettent les chansons en perspective de façon assez fascinante … ».

Concernant le premier disque sur Sinatra paru l’an passé, en voici un extrait, la chanson The Night We Called It A Day ayant fait l’objet d’un clip dans lequel Dylan joue le rôle d’un gangster (rôle qui à mon avis lui va très bien).

Vous pouvez écouter le disque complet sur Spotify, Deezer, Google Play …

Quand au nouveau disque, Fallen Angels, il n’est pas encore disponible sur les sites de streaming. Sans doute qu’il le sera rapidement. Deux morceaux avaient cependant été mis en ligne il y a quelques semaines à titre de promotion du disque, les voici :

Joyeux anniversaire Bob ! Et merci pour m’avoir fait replonger dans l’oeuvre de Sinatra !

Idée de cadeau de Noël (12)

Je reprends cette rubrique que j’ai arrêtée il y a quelques années. Cette série d’articles se veut soucieuse du porte-monnaie des lecteurs de ce blog, aussi je n’y parle que de bons plans discographiques, à savoir de coffrets dont le prix de revient est de moins de trois euros par disque. Et ceci pour une autre raison aussi : car, d’un point de vue éthique, j’estime qu’au-delà de cette somme, il s’agit de vol, d’autant que dans la plupart des cas ce sont des rééditions dont les coûts ont déjà été largement amortis par les grandes firmes (pour les petits labels, ça se discute évidemment).

Dans le présent article je vous parlerai d’une série de coffrets du groupe Universal (qui regroupe de grands labels comme Polydor, Barclay ou Mercury) au travers d’un exemple, celui de l’intégrale des disques studios de Serge Reggiani.

L'Intégrale des Enregistrements Polydor - Coffret 13 CdIl s’agit de coffrets comme je

Lire plusIdée de cadeau de Noël (12)

Et la vie repart …

Quand des événements douloureux arrivent dans notre société, on a d’abord tendance à remplir sa vie de silence. Il y a eu peu de paroles la semaine dernière. Difficile de communiquer d’une manière générale, car il n’y a jamais de mots pour raconter l’horreur.

Et puis, comme toujours, la vie reprend son cours … Sans doute que rien ne sera comme avant mais n’empêche, la machine repart. Il en est toujours ainsi. Les années 50 ont été malgré tout joyeuses alors que le pire venait d’être vécu. Les forces de vie finissent par l’emporter devant celles des ténèbres. Et c’est bien ainsi. S’arrêter de vivre serait donner raison aux assassins. Car cela a été dit  sur ce blog au cours de cette semaine : c’est bien un art de vivre qui a été attaqué.

Bien sûr, ceux qui ont serré les fesses toute leur vie (« les culs serrés » comme je les appelle) vont continuer à serrer leurs fesses encore plus fort et se cloîtrer encore plus. Mais tous les amoureux de la vie vont continuer à vivre comme ils ont toujours vécu : boire un apéro, baiser, chanter, sortir au cinoche ou au théâtre, voir les amis, …

Alors ce blog reprend une vie normale (même si j’ai été traversé par l’idée de tout suspendre).

Et je reprends ce blog avec de la musique. Car la discussion est repartie autour de la musique ces jours-ci. Christophe nous a d’abord parlé de Lisa Leblanc dans un commentaire et cela a fait fort heureusement repartir le blog dans une direction musicale. Yves a pris la suite avec Karen Dalton.  Et puis il y a eu un commentaire de Frusquin qui m’a rappelé cette semaine un morceau que j’avais un peu perdu de vue : It hurts me too. Je me suis souvenu l’avoir entendu jouer sur scène par le bluesman que j’ai le plus vu en concert (deux fois à Besançon, une fois au festival de blues de la Pesse dans le Jura) : Luther Allison.

Alors voici deux interprétations différentes de ce morceau, d’abord par Luther Allison lui-même, enregistré à Montréal en 1997 juste avant sa mort …

… et celle de Foghat enregistrée dans l’Ohio, également en 1997.

Ce matin, lorsque Christophe est

Lire plusEt la vie repart …

Antonio Vivaldi

Il est souvent pénible d’écouter une Nième fois le Boléro de Ravel, la 40ème symphonie de Mozart ou le Nouveau Monde de Dvorak. Ces oeuvres ont été tellement jouées qu’on finit par ressentir une certaine lassitude, même lorsqu’il s’agit de versions nouvelles. Non pas que ces oeuvres soient médiocres, elles sont au contraire magnifiques, mais trop de succès finit toujours par nuire à la musique.

Il y a pour moi quelques exceptions à cela car quelques oeuvres ultra-connues et ultra-rabâchées me procurent toujours le même plaisir. Il s’agit de la 6ème symphonie de Beethoven (dite « la pastorale »), de l’ouverture de Tannhaüser de Wagner et des Quatre Saisons de Vivaldi. Hé oui, les Quatre Saisons … !


(« le printemps », premier concerto des Quatre Saisons)

Les temps derniers, il m’est souvent arrivé de

Lire plusAntonio Vivaldi

Leny Escudero

Lorsque j’ai mis hier un commentaire sur ce blog à propos de la disparition le jour-même de Leny Escudero, Christophe a mis aussitôt un lien vers une vidéo qui m’a tiré des larmes, tellement c’était fort.

Je viens de la regarder ce soir une quatrième fois. Même émotion.

Moi qui croyais connaître un peu Leny Escudero avec « Pour une amourette » (évidemment), « A Malypense », « Ballade à Sylvie » et « Le cancre », j’ai été littéralement scotché.

Comment avais-je pu passer à côté d’un bonhomme aussi grand ?

J’ai fait écouté la vidéo à Joëlle qui a réagi comme moi. Et dans la foulée, on a regardé ce documentaire (prenez le temps, installez-vous devant votre écran avec une petite bière car ça dure 54 mn).

Wouah, c’est si rare de rencontrer des gens aussi pétris d’humanité !
Une vraie leçon de vie !
Merci Christophe !

C’est qui VOUS ? (5)

J’adore la musique, presque tous les types de musiques, du moyen-âge … jusqu’à demain !
La musique est le point central de ma vie.
Quelque soit l’activité que je fais, il y a toujours quelques notes qui trottent en arrière-plan dans un coin de ma tête (en ce moment c’est un air de violoncelle de Vivaldi).
Joies, tristesse, douleur, bonheur … il y a des musiques pour toutes les situations de la vie.
Et pour vous, c’est un peu pareil ?

Le quatuor à cordes (1)

Certaines formules musicales sont indémodables. Ainsi, il y a fort à parier que l’association piano + contrebasse + batterie créée par les jazzmen dans les années 50 continuera longtemps à exister.

En classique, c’est le quatuor à cordes qui perdure au fil des siècles, que ce soit aux périodes classique, romantique ou contemporaine. La formule est simple : 2 violons, un alto et un violoncelle. Elle date du 18ème siècle.
Deux musiciens utilisèrent en premier la forme du quatuor : Sammartini et Boccherini mais on considère que Joseph Haydn est le véritable père du quatuor à cordes car il a fait dialoguer les quatre instruments en donnant une part égale à chacun. Avec Haydn, les quatre voix sont donc équilibrées, d’égale importance et fortement imbriquées, ce qui donne une cohérence très forte à la musique.

En général, chaque oeuvre comporte quatre mouvements.

Quatre quatuors, appartenant à des époques ou à des styles très différents, vous sont proposés aujourd’hui.

Commençons justement par Joseph Haydn, dont la musique est un modèle d’élégance. Ici le quatuor « lever de soleil » (1797) qui est l’un des 68 quatuors qu’il a composés.

Viennent ensuite le 4ème quatuor de Ludwig van Beethoven (1800) …

… le quatuor « américain » d’Anton Dvorak (1893) …

… et le 1er quatuor de Dmitri Shostakovitch (1938).

On est bien loin du monde de la symphonie, non ? Musique intime avant tout.

Chacun des quatuors qui vous a été présenté est long (de l’ordre de 25′). J’imagine que personne n’écoutera entièrement les quatre. Mais si vous allez picorer par-ci par-là, j’aurai atteint le but recherché par cet article : vous faire découvrir un genre musical qui ne vous est pas forcément familier.

Bonne écoute à tous !

Jacques Bertin (2)

J’avais dit dans un premier article sur le sujet que je cultivais depuis 40 ans un petit jardin secret : les chansons de Jacques Bertin qui m’ont accompagné une bonne partie de ma vie.  Et j’avais annoncé que j’aimerais bien avoir le temps de lui consacrer quelques articles avant que le blog ne s’arrête.

Voici donc un deuxième article avec trois chansons (il ne s’agit pas de vidéos car il n’y a malheureusement que la bande-son).

La première chanson « Je voudrais une fête étrange et très calme » est la première chanson de Bertin que j’ai écoutée. Elle date de 1970. C’est pour moi l’une des plus belles oeuvres de la chanson française (désolé pour le sous-titrage anglais de la vidéo !).

Lorsque Bertin avait sorti cette perle, il avait déjà à son actif deux disques, le premier ayant été distingué en 1967 par l’académie Charles Cros. J’avais acheté par la suite les deux vinyles. Ces deux premiers disques n’ont été réédités en CD que dans le cadre d’une diffusion privée. Aujourd’hui ils semblent introuvables. Le ton de cette première période est plus léger que tout ce qui suivra. Voici par exemple « Revoilà le soleil » qui ouvre le disque 2 datant de 1968.

Une dernière chanson que je propose aujourd’hui. Il s’agit de « Ne parlez pas ». Nous sommes en 1972 et le discours de Bertin est déjà devenu plus grave.

La suite dans un autre article.

Petits coffrets Deutsche Harmonia Mundi (1)

Les amateurs de musique classique sont ravis : depuis quelques années, tous les labels sortent des coffrets à des prix très bas. En général, ces coffrets ne contiennent que les meilleurs disques des labels et on pourrait (presque) les acheter les yeux fermés. J’ai d’ailleurs pris l’habitude de parler sur ce blog de ces parutions mais uniquement (sauf en de rares exceptions) lorsque les prix sont inférieurs à 3 euros le CD.

Parmi les rééditions des dernières années, il y a une bonne partie du catalogue de Deutsche Harmonia Mundi (la petite soeur française de notre célèbre label français Harmonia Mundi) qui a été repris par Sony et qui est actuellement diffusé sous forme de petits coffrets thématiques de qualité remarquable. Tous les coffrets contiennent 10 CD, la plupart d’entre eux sont vendus à moins de 20 €, les autres sont vendus un peu plus chers (22 à 28 €). Le prix est donc plutôt faible et acceptable. On appréciera la très belle présentation des coffrets (carton satiné et pochettes individuelles personnalisées). Tous les interprètes des oeuvres sont de grands maîtres de la musique reconnus par la critique !

telemann
Parmi la vingtaine de

Lire plusPetits coffrets Deutsche Harmonia Mundi (1)

Plaisirs du jazz à bas prix (1)

J’ai régulièrement parlé sur ce blog (souvent juste avant les fêtes de Noël) de coffrets de disques à bas prix (en général moins de 3 € par CD). La plupart du temps il s’agissait de musique classique (notamment musique baroque et musique ancienne).
Mais les bonnes affaires existent aussi dans le monde du jazz. Moi qui suis passionné par le jazz des années 50 (sans doute parce que ça donne bien plus la pêche que le jazz d’aujourd’hui), je découvre aujourd’hui des tas de musiciens extraordinaires de cette époque grâce à la réédition sous format économique de nombreux disques. Ces rééditions sont facilitées évidemment par le fait que ces musiques sont tombées dans le domaine public et sont exemptes de droits d’auteur.

La collection Real Gone Jazz est pour moi, depuis quelques années, source de grandes découvertes. Le principe de cette collection est très simple : sachant qu’à l’époque les disques vinyles faisaient moins de 40 mn, on peut en mettre deux par CD. Real Gone jazz propose donc des coffrets de 4 CD qui regroupent 8 disques (parfois 7). Le prix est en général très bas : entre 7 € et 12 €. A noter que tous les coffrets ne sont pas diffusés en France et que certains ne sont disponibles chez nous qu’en import avec un prix multiplié par deux, de l’ordre de 24 €. Mais je ne parlerai sur ce blog que des disques à moins de 12 € le coffret.

Globalement, le son des disques est très bon. Seul inconvénient, on ne trouve sur la pochette que le strict minimum, à savoir le titre des disques et des morceaux, l’année d’enregistrement et quand même le plus important : le nom des musiciens. On peut pour un tel prix se satisfaire de cela. Ces disques ne semblent pas se trouver en magasin, alors je suis désolé si je ne peux vous donner que les références amazon.

Parmi les coffrets que j’ai achetés au cours des dernières années (une cinquantaine), seuls quelques artistes m’ont déçu. Evidemment, je ne parlerai que des musiciens que j’ai adorés (pour avoir accès à la présentation des coffrets, il suffit de cliquer sur le nom de chaque artiste). 5 coffrets aujourd’hui à l’honneur :

Lee Morgan tout d’abord. Considéré comme un très grand trompettiste, ce musicien verra sa carrière brutalement interrompue à l’âge de 33 ans (il fut refroidi d’une balle par son ex-femme). Il aura eu le temps d’enregistrer avant sa mort plusieurs dizaines d’albums (27 en tant que leader, 34 en tant que sideman de John Coltrane, Wayne Shorter, Art Blakey …). Je vous propose à chaque fois une vidéo afin que vous vous fassiez une idée sur l’artiste.

Gigi Gryce. Ce saxophoniste fut aussi

Lire plusPlaisirs du jazz à bas prix (1)

Dix ans déjà !

Ce blog était en congés et ne devait reprendre que vendredi.
Mais je m’aperçois que c’est aujourd’hui le dixième anniversaire de la mort de Claude Nougaro.
Et je suis en pétard parce que les médias, dans leur grande majorité, n’en ont pas (ou presque pas) parlé.
Alors, pour finir la semaine, je vous propose ma chanson préférée : Rimes (ne pas hésiter à mettre en plein écran !).