Mes salades de l’année 2009 (4)

Comme je l’avais dit dans un précédent article, je n’ai pas vraiment pris le temps d’observer, d’anoter et de photographier la quarantaine de variétés de salades que j’ai cultivées cette année. Je continue cependant de réaliser quelques articles sur le sujet à partir du peu de données (notamment photographiques) que j’ai pu amasser au cours de cette année.

Comme je l’avais également écrit dans le dernier article, le critère n°1 pour le choix des salades d’été est leur résistance à la montée en graines provoquée par de fortes chaleurs. C’est un critère devenu très important en raison des épisodes extrêmement chauds (avec des températures de plus de 35°C) que nous subissons désormais chaque été.

Dans le dernier article j’avais éliminé trois variétés, au demeurant excellentes, qui montent en graines dès les premières chaleurs. Il s’agissait de laitue reine de mai, batavia gloire du Dauphiné et laitue truitée, trois variétés qu’il ne faut donc réserver que pour les cultures de début de printemps et d’automne.

J’attendais de bons résultats de la part des salades romaines, que j’aime en général beaucoup, mais je dois dire que les résultats n’ont pas été probants et leur résistance aux chaleurs a été moyenne (mais cependant meilleure que les trois citées précédemment). Ainsi la romaine blonde delle 7 lune.

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Six autres variétés ont fini par monter en graines. Je pense que ces variétés-là devraient cependant bien se comporter lors d’été normaux (mais qu’est-ce maintenant qu’un « été normal » ?). Il s’agit, dans l’ordre de lecture des photos, des variétés suivantes : Laitue brune périchonne, Cressonnette du Maroc, Laitue grosse blonde paresseuse, laitue Augusta, Laitue Lenny et Laitue Magenta.

salades1Restent donc les variétés les plus intéressantes et qui ne montent pas en graines malgré le chaud. Une seule variété de laitue a supporté le test, il s’agit de la Laitue Appia.

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Ce sont finalement les batavias qui s’en sortent le mieux (et ça tombe bien, j’adore le croquant de ces salades et je les préfère infiniment aux laitues pommées classiques). Quatre variétés donc de batavias au palmarès de mes salades d’été : Canasta, Camaro, Chou de Naples et Rosinski.

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Quatre variétés à semer donc sans réserve !

Avec tonton Georges

Hier soir, Jean-Pierre Bolard donnait un très beau concert consacré aux chansons de Pierre Louki. Il était accompagné de Pascal Michel et de Philippe Henckel, ses deux talentueux musiciens.

Lors de la première partie de ce concert, les deux accompagnateurs de Jean-Pierre ont d’abord chanté chacun quelques chansons, Pascal dans le répertoire de Brassens et Philippe chantant ses propres compositions.

Et j’ai eu l’honneur de faire également partie de cette première partie. J’ai interprété quatre chansons de Georges Brassens : « La ballade des gens qui sont nés quelque part », « le vieux Léon », « Les amours d’antan » et « Les trompettes de la renommée ».

Et je me réveille ce matin sans avoir la moindre idée de ce que je vais proposer au programme de ce petit dimanche musical qui est maintenant bien ancré dans les habitudes de ce blog.

Et comme l’inspiration ne vient pas (dur dur parfois, les dimanches matins !), je me suis dit que ces quatre chansons, interprétées par Brassens lui-même, pourquoi pas … (attention la qualité technique de ces documents d’archive n’est pas forcément au rendez-vous).

Bon dimanche à tous !

Chauves-souris à l’honneur

Difficile pour les amateurs de chauve-souris de trouver un bon ouvrage illustré traitant de leur thème de prédilection. Et pour cause ! Il n’existe pas beaucoup de personnes qui s’intéressent à ce thème et ceci explique sans doute la pauvreté de la littérature sur nos amies de la nuit.

Il y a deux ans, en 2007, paraissait un très bel ouvrage en langue allemande, intitulé Handbuch der Fledermaüse Europas et réalisé par trois auteurs : Christian Dietz, Otto van Helversen et Dietmar Nill. Mais cet ouvrage était hors de portée de celui qui ne maîtrise pas la langue germanique !

Les éditions Delachaux et Niestlé (la référence en matière d’ouvrages sur la nature) ont eu la bonne idée d’en faire une édition en langue française et c’est ainsi que je l’ai découvert la semaine dernière en flânant dans une librairie. Il venait tout juste d’être mis en rayon.

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L’ouvrage français s’intitule L’encyclopédie des chauves-souris d’Europe et d’Afrique du Nord. Il fait 400 pages, dont 125 pages de présentation générale de ce groupe d’animaux, 25 pages constituées d’une clé de détermination et 250 pages pour la présentation des 51 espèces de chauves-souris. C’est un très bel ouvrage et son prix est en conséquence (49,90 €). Il va donc falloir, comme d’habitude, que je demande au Père Noël de repasser en cours d’année (par expérience, je sais qu’il peut passer jusqu’à dix fois par an, il suffit juste de se faire livrer les cadeaux à 10 adresses différentes ; contrairement aux Impôts, il n’est pas encore informatisé et ne se rend pas compte de la supercherie !)

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Chaque espèce est traitée de manière très précise : noms (en différentes langues), caractères distinctifs (insistant sur les risques de confusion avec d’autres espèces), cris (avec précision sur les différentes fréquences de son émises), répartition, habitat, comportement, reproduction, mode de chasse, régime alimentaire, longévité, déplacements et migrations, menaces, mesures conservatoires  et bibliographie spécifique.

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Pour chacune des espèces, il existe même une rubrique intitulée « questions en suspens ». Hé oui, il reste encore beaucoup à connaître sur ces animaux mystérieux !

La lune et les marées

En complément à mon précédent article sur l’influence de la lune.

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Les corps s’attirent entre eux. L’intensité de cette attraction varie suivant la masse et la distance des corps en présence. C’est un phénomène physique bien connu. On peut visualiser cet effet très facilement lorsqu’on voit à contrejour, dans un rai de lumière, voler une poussière : dès qu’elle passe à proximité immédiate d’un meuble, elle est inexorablement attirée par lui et va se coller contre.

En raison de leur poids et de leur faible distance, seuls la lune et le soleil exercent une attraction significative sur la Terre. On sait mesurer cette attraction. Ainsi, l’action de la lune (très proche de nous) est 2,17 fois plus forte que celle du soleil (qui est beaucoup plus lourd mais tellement plus loin !).

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L’attraction de la lune étant donc la plus forte, c’est sa position qui détermine les marées. Le rythme des marées est donc exactement calqué sur le rythme lunaire. Mais alors, pourquoi des grandes marées et des petites marées. L’explication est très simple.

En fait, le soleil, de par sa position, vient diminuer ou augmenter l’attraction exercée par la lune. Ainsi, deux fois par cycle lunaire, à la pleine lune et à la nouvelle lune, le soleil, la lune et la terre sont alignés, les forces d’attraction s’additionnent, ce qui engendre les marées les plus importantes, que l’on appelle « vives eaux ».

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Par contre, au premier et au dernier quartier lunaire, les forces d’attraction de la lune et du soleil s’oppposent et les marées sont alors plus faibles et prennent alors le nom de « mortes eaux ».

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Lorsque la lune se lève, la marée est au plus bas. Elle va ensuite monter, le temps que la lune monte au méridien (6h12 en moyenne). Après cette marée haute, vient alors le reflux qui va durer le temps que la lune descende et se couche (6h12 également).

Enfin, c’est presque ça, car il y a un retard dû à la propagation de l’onde de marée et à l’inertie de la masse d’eau…

Oiseaux de Bretagne (4)

Petite ballade cet été dans la région sur la plage de Landéda, à l’embouchure de l’aber Wrac’h, un secteur que j’aime beaucoup. La mer était en train de se retirer.

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Des cris de sternes caugek (« kirriuk, kirriuk… ») ont vite attiré mon attention (pas étonnant, elle n’arrêtent pas de cauger !).

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La mer qui se retirait laissait place à des petites zones d’eau peu profondes où les poissons commençaient à être bien visibles depuis le ciel. Situation que les sternes caugeks mettaient à profit pour en capturer quelques-uns.

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Je connaissais bien cet oiseau pour l’avoir vu en plumage nuptial par centaines en Camargue et surtout dans mon havre nordique de l’île Texel.  Mais là, nous n’étions plus au printemps et le front s’éclaircissait, laissant place à une belle tâche blanche.

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La période de nidification était finie. Pourtant, l’une des sternes, est repartie en emportant une algue. Pour en faire quoi ?

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Je ne ramène que quelques photos de cette petite séance, car beaucoup d’entre elles se sont avérées floues (avec mon cerveau déjà lent de quinquagénaire, il me faut du temps pour découvrir toutes les possibilités techniques de l’appareil photo). Parmi les mauvaises photos, un document : la sterne caugek juste au moment de la plongée.

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Oui, je sais, c’est mauvais (et encore, j’avais pas bu de Britt) mais au moins ça va me faire une bonne occasion de retourner en Bretagne pour y réaliser quelques photos un peu plus correctes. Yves, tu peux déjà préparer les  bières !

Idée de cadeau de Noël (4)

Poursuite de ma petite rubrique consacrée aux coffrets de disques de qualité que l’on peut acquérir à bas prix. Malheureusement pour les amateurs de rock, de chanson française, de jazz ou de world music, j’ai une fâcheuse tendance à ne parler dans cette rubrique que de musique ancienne (musiques de la Renaissance et de la période baroque étant les musiques que j’ai le plus tendance à écouter en cette période de l’année). Mais c’est aussi l’un des buts de ce blog : susciter la découverte.

J’aimerais aujourd’hui vous parler de la maison de disques Abeille Musique. Il faut dire que je cherche depuis longtemps à ne plus acheter de disques sur les sites d’Amazon et de la Fnac, ayant vite compris que ces deux maisons mettent surtout en avant les productions les plus formatées, celles qui se vendent le mieux, au détriment du reste, plus culturel. Quand j’ai découvert Abeille Musique et l’état d’esprit qui animait cette maison, j’ai décidé de rester fidèle à cette maison chaque fois que possible. Avant de continuer à lire cet article, il est presque indispensable (pour ceux que ce sujet intéresse) d’aller cliquer ici pour comprendre la démarche de cette maison (vous pouvez vous borner à ne lire que le premier chapitre intitulé « notre raison d’être : une passion minoritaire »).

Abeille Musique regroupe 190 labels indépendants. Je crois beaucoup aux petits labels car, pour subsister dans ce monde de requins dominés par quelques grandes maisons de disques, il faut innover en permanence, faire preuve d’audace, de foi dans les oeuvres enregristrées, et il est évident qu’au final la qualité est presque toujours au rendez-vous. Si vous souhaitez connaître une Nième version de la 5ème symphonie de Beethoven, ce n’est peut-être pas chez Abeille Musique qu’il faut vous adresser. Mais si vous êtes curieux et avez envie de partir à la découverte d’un répertoire différent, alors vous trouverez aisément votre compte chez cette maison de disques.

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Comme j’ai décidé de ne parler dans cette rubrique que des coffrets dont le prix de revient est de moins de 5 euros par disque, je m’attarderai essentiellement sur l’un des labels qui est promu par Abeille musique : il s’agit du label Brilliant Classics dont la politique en matière de prix est exemplaire et dont la mise sur le marché, ces dernières années, des intégrales « Mozart », « Beethoven » ou »Haydn » a montré toute l’exigence artistique de ce label (seules quelques élites méprisantes ont jugé indécent, qu’avec des disques à moins de 1 €, on puisse mettre Bach à la portée du premier venu). J’en profite pour dire au passage que sur le site d’Abeille Musique l’intégrale de Brahms (60 CD) vient de passer en quelques jours d’un prix de 80 € à …20 € (cliquer ici) et ça m’étonnerait fort que cette promo dure longtemps !

Quelques coffrets que l’on peut acheter les yeux fermés (et le portefeuille légèrement entrouvert quand même). Cliquer sur le nom des disques pour accéder aux détails de ces disques, je n’en parlerai pas de manière précise car ils sont abondamment décrits sur les pages dont je mets les liens).

Henry Purcell par Alfred Deller (29 € les 6 CD). Je connais les trois premiers coffrets de l’intégrale Alfred Deller, artiste à qui j’ai déjà consacré un dimanche musical, la qualité d’enregistrement est étonnante et il ne faut surtout pas se laisser arrêter par le fait que beaucoup de ces enregistrements datent des années 50.
Vêpres vénitiennes (21 € les 5 CD). A conseiller à tous ceux qui aiment la musique sacrée de la Renaissance italienne.
Edition Heinrich Schütz (21 € les 5 CD). J’ai présenté le volume 2 de cette édition mais les deux autres volumes sont de qualité identique. Schütz est l’un des musiciens que j’écoute le plus, il fait partie, avec Monteverdi, de « mon idéal musical ».
Les oeuvres vocales de Rossi (15 € les 3 CD). Je ne connaissais pas du tout ce compositeur obscur et je n’ai eu envie de le découvrir que parce qu’il fait partie de la même époque que Monteverdi. Le résultat a dépassé toutes mes espérances. Dieu, que cette époque est riche !
Les cantates profanes de Jean-Sébastien Bach (28 € les 8 CD). Moins connues que ses cantates sacrées, les cantates profanes de Bach sont pourtant de pures merveilles.
Anthologie de la musique religieuse orthodoxe russe (10 € les 2 CD). Musique profonde et d’une très grande sérénité qu’il nous faut absolument connaître, tant elle est belle.

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Song around the world

Nous avions déjà parlé sur ce blog de la démarche originale de Playing For Change qui consiste à regrouper sur une même vidéo des musiciens qui jouent ensemble le même morceau depuis des endroits différents de la planète. En fait, les musiciens ne sont pas tous enregistrés en même temps comme on aimerait le croire mais il n’empêche que le résultat est étonnant et de très bonne qualité. La vidéo qui avait été présentée ici (et que les « petits nouveaux » de ce blog pourraient utilement regarder avant de passer à la suite) était peut-être la meilleure de toutes celles réalisées (notamment grâce à la participation de Grandpa Elliott et de Clarence Bekker), il s’agissait de Stand by me que l’on peut revoir en cliquant ici.

Revoici quatre autres vidéos réalisées sur le même principe. Successivement War/No More Trouble, Don’t Worry, One Love et Chanda Mama.

Bon dimanche à tous.

Dans les tiroirs à Dupdup (1)

Il y a eu pas mal de discussions sur ce blog à propos de la « charade à tiroirs » qui est un type de charade très particulier. Et l’avis qui a été exprimé par certains d’entre vous, c’est qu’il est quasiment impossible d’en trouver la solution tellement ce type de charade est tarabiscoté.
Donc, quitte à faire, autant donner la solution dès le problème énoncé.
Ce que je fais illico après une première charade sortie tout droit des circonvolutions du cerveau à Dupdup.
Allez, je me lance ?

Mon premier est aux sports d’hiver
Mon deuxième aura du mal à se relever
Mon troisième finit de bronzer
Mon quatrième mange trop gras
Mon cinquième habite en Suisse au grand désespoir de Paul
Mon sixième mit fin à ses grimaces
Mon tout se prend pour un Tout.

La réponse est « Nicolas Sarkozy ».
Ce « tout », vous l’aviez évidemment trouvé tout seul.
Mais comment y arriver ? ça, c’est une autre paire de manches !

Je vous donne donc le cheminement :

Ni, car fait du« ski z’au frais, Ni » (schizophrénie)
Co, car « Co, loque à terre » (colocataire)
La, « car La Brunit » (Carla Bruni)
Sar, car « Sar dîne à l’huile » (sardine à l’huile)
Co, car « Co habite à Sion, Paul y tique » (cohabitation politique)
Zy, car « Zy gomma tics » (zygomatiques)

Faut vraiment avoir l’esprit tordu, non ?

Allez, si vous aussi ça vous tente, faites tourner vos méninges, ce blog vous est ouvert … !

La rainette méridionale (1)

J’aime la Camargue avec ses grands espaces et ses oiseaux.

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Mais si l’on me demandait quel est l’animal camarguais qui me fascine le plus, je serais certes tenté de chercher du côté des flamants, des hérons garde-boeufs ou des guêpiers, mais je crois que je finirais par répondre « la rainette ».

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Ce petit animal me fascine. Autour du gîte où nous étions, les petites rainettes étaient partout : dans le feuillage, au sol, sur les murs, sur les vitres …

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On pouvait même les trouver à l’intérieur de la maison, accrochées aux rideaux et elle se laissaient manipuler avec une confiance qui me paraissait excessive.

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Cette espèce, dont je reparlerai dans d’autres articles, est la rainette méridionale (Hyla meridionalis) que l’on ne trouve que dans le sud et le sud-ouest de la France (carte de répartition extraite de ce site)

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A suivre.

Poésie : « Les campagnes hallucinées / Les villes tentaculaires »

Un article proposé par Yves suite à sa proposition de lecture du livre de poésie de Emile Verhaeren

Quels sentiments ressentez-vous après la lecture de  ces poèmes ?

Moi j’ai l’impression de retrouver souvent dans les commentaires du blogàdupdup , cet amour pour la nature , pour la terre de notre région et ce dégoût voir une peur de la ville qui malheureusement prend de plus en plus de place dans notre vie . Ne prend-on pas nos balades en nature comme une échappatoire à la ville , à l’usine et aux bruits mécaniques ?

Il ne faut pas oublier que lorsque Emile Verhaeren transposait cette vision épique de la réalité de son époque (qui allait être encore plus terrible quelques années plus tard avec la guerre), les cités industrielles étaient nouvelles dans un paysage plutôt agricole.

Le poème « La plaine «  est parlant sur ce sujet. Dans ces vers le poète constate avec dépit l’arrivée de la modernité dans la campagne… Nous aussi, bien souvent nous nous rendons compte à notre époque que cette modernité a laissé bien du monde sur le bord de la route …. Et a fait migrer bien des malheureux vers les villes . C’est beau la modernité , mais elle fait aussi que beaucoup perdent leur place dans la société ….

Hélas ! La plaine, hélas! Elle est finie!
Et ses clochers sont morts et ses moulins perclus.
La plaine, hélas ! Elle a toussé son agonie
Dans les derniers hoquets d’un angélus.

Pour ceux qui n’ont pas le livre , il est facile de trouver les poèmes de « Les Campagnes hallucinées. Les villes tentaculaires » sur le net.

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Flamants : la vie en rose ? (1)

Paul Géroudet était un grand bonhomme. Un grand naturaliste certes mais avant tout quelqu’un qui écrivait avec talent. Ses ouvrages ont amené beaucoup de poésie dans le monde parfois un peu trop froid des ornithos.

Cet article n’en est pas vraiment un. Je voudrais juste introduire une future série d’articles sur le flamant rose par quelques images et un petit texte. Et il m’a semblé que le texte introductif pouvait justement être un extrait de l’article que Paul Géroudet a consacré à cet oiseau dans son livre « Grands échassiers, gallinacés et râles d’Europe ». De ces flamants, Paul Géroudet disait qu’ils étaient « nés de la boue et de l’eau, du soleil et du sel ».

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Dans le début de son article, Géroudet nous parle d’abord des menaces qui pèsent sur la Camargue : « …. Déjà, dans le flanc du delta, l’ogre industriel a implanté un cancer sinistre et démesuré de béton, de fer et de fumées. Déjà, on ne parle plus de nature qu’en termes de mise en valeur touristique, de zones de verdure ou de détente, et le Flamant se chiffre à l’ordinateur des rentabilités futures sous la rubrique du pittoresque folklorique …

Pourtant, les Flamants roses sont toujours en Camargue, inconscients de nos soucis.

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Tant qu’il y aura des étangs salés, aussi longtemps qu’ils y trouveront nourriture et sécurité, ils reviendront les peupler de leurs multitudes comme le veut leur tradition millénaire.

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Tant et chaque fois que seront réunies les conditions de leur reproduction, ils établiront la cité prodigieuse où naîtra leur descendance. Cette fidélité tenace à leur principal refuge européen, ils ne savent sans doute pas qu’elle peut se perpétuer seulement grâce aux efforts des défenseurs de la nature ; ils ne peuvent s’imaginer qu’elle est pour ces hommes l’encouragement à lutter, le symbole de la vie à sauvegarder, de la radieuse beauté du monde.

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Au-delà des cultures, au-delà des dernières steppes que hantent les sombres taureaux de Camargue, les vastes étangs salés recuillent la lumière du ciel. C’est là, dans la nudité du sable et de l’eau, dans le flottement des mirages ou sous le souffle mordant du mistral, que les Flamants apparaissent. Ce sont d’abord, sur les nappes grises ou bleuâtres des lagunes, des troupes lointaines étalées en ligne blanches à peine teintées de rose, ou des oiseaux égrénés qui semblent immobiles. presque toujours, quelques groupes moins farouches pâturent aussi près des rivages et des temps en temps des files ondoyantes passent au vol en échangeant des cancans sonores.

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Alors se révèlent les « ailes de flamme » rouges et noires qui, en diverses langues, ont valu leurs noms à ces super-échassiers étonnant par leurs proportions. »

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Merci Paul pour ce texte. A suivre.

Un peu de « blues blanc »

Après avoir commencé une série sur quelques grands bluesmen noirs (Sonny Boy Williamson, Willie Dixon, Skip James, Memphis Slim et Son House) et commencé très timidement une autre sur les grandes chanteuses de blues (Sippie Wallace), voici une petite incursion aujourd’hui du côté de ceux qui ont amené eux-aussi leur petite pierre à l’édifice de la maison « blues », je veux parler des bluesmen blancs qui ont pu marquer certains d’entre nous (… enfin pour les vieux comme moi qui ont passé la cinquantaine). Certains ont transfiguré cette musique et l’ont amenée sur des chemins nouveaux (Jimi Hendrix, Led Zeppelin, …) mais d’autres sont restés très près de ses racines. Et c’est de ces derniers que je veux commencer de parler aujourd’hui.

Sans doute que je débuterai dans les mois qui viennent une petite série sur ces artistes, la plupart du temps guitaristes, qui ont joué un rôle important dans l’histoire de la musique, en dressant des ponts entre le blues et le rock. Aujourd’hui, juste quelques vidéos consacrées à certains d’entre eux (attention, les trois premières vidéos sont de qualité techniques très moyennes).

Rory Gallagher d’abord (que j’ai eu la chance de voir sur scène, c’était quelques mois seulement avant sa mort).

Vient ensuite notre albinos préféré : Johnny Winter.

Puis le « pape du blues blanc », John Mayall, dont j’ai déjà parlé sur ce blog (à l’occasion de sa venue à Besançon).

Et enfin sans doute le plus célèbre de tous les guitaristes de blues : Eric Clapton.

Bon dimanche à tous.

C’est quoi le rock ?

Une vidéo qui m’a bien fait rire :

Et dans cette vidéo, vous aurez certainement remarqué cette petite phrase plutôt drôle : « Le blues, c’est pas dur. Tu t’mets dans un champs, tu cries … ». Euh, oui, en un certain sens, c’est un peu ça …

Tiens, un petit dimanche musical blues pour demain, ça serait pas mal, non ?

Dans le vieux lierre… (3)

Un article proposé par Christophe
EN ROUTE VERS L’APICULTURE.
Maintenant que vous êtes prêts à des aventures biologiques nouvelles, voilà le dernier pan de cette première série d’articles.
Vous vous doutiez bien que les turpitudes du méloé étaient un prétexte !
Etincelle, sans le savoir, Dupdup évidemment, ont éveillé en moi le désir de vous faire part de la belle aventure que je vis depuis maintenant près de 2 ans.

Vous vous rappelez du lierre ?

Eh bien j’y ai retrouvé là quelques insectes bien familiers.

abeilleLes abeilles !

La charmante butineuse que vous voyez là au turbin printanier est comme sa demi-sœur (tout n’est pas rose dans les mœurs sexuelles des abeilles non plus, faut pas espérer une quiétude intégrale, vous verrez je pense), probablement une des ouvrières qui peuple mes ruches. Des arbres fleuris du verger printanier aux fleurs tardives du lierre, une longue saison riche en événements, bien des choses à découvrir, bien des plaisirs et des activités.

Je compte donc, grâce « entre autres » à un superbe numéro de la Hulotte —magazine qu’Etincelle a fort à propos cité dans un de ses commentaires— vous plonger dans des réalités bien distinctes et toutes aussi intéressantes de la vie de ces extraordinaires insectes… des hyménoptères donc, Apis mellifera pour les intimes…
On y va ou bien ?

J’envisage donc, grâce « entre autres » à la Hulotte, de faire suivre cette première série d’articles par une autre consacrée à la vie des abeilles et à l’apiculture.
Il n’y a pas que les légumes !
Ce document, incomparable, est le N°28-29 de la Hulotte, grand crû 1977… le magazine le plus lu dans les terriers !
Il est possible de le commander sur le site de la Hulotte, pour 8 euros environs sans les frais de port (cliquer ici).
Des exemplaires d’occasion, moins chers, sont à rechercher sur Internet…

Cet achat n’est pas indispensable, et ne traite pas de l’apiculture, c’est juste très bien fait.

Mais ces articles ne sont pas encore écrits… Alors je taille mon crayon ?

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