Recherche de noix

Les écureuils sont de plus en plus nombreux à venir sur notre fenêtre et nous avons l’habitude de les observer tous les jours à quelques dizaines de centimètres. Parmi eux, il semble qu’il y ait quelques jeunes de l’année, reconnaissables à leur tête plus fine et l’absence de « pinceaux » sur les oreilles.

ecureuilroux.png

La différence de pelage est importante d’un écureuil à l’autre, ce qui nous a permis d’identifier au moins cinq individus différents.

ecureuilsombre.png

J’avais une dizaine de cagettes de noix et de noisettes avant l’hiver. J’attaque la dernière. A ce rythme, il ne me restera plus rien d’ici une dizaine de jours.

Je sais que certaines personnes ne mangent que les noix de la dernière récolte et jettent celles de l’année précédente. Alors si vous avez des noix dont vous aller vous débarrasser, merci de penser à mes petits visiteurs !!!

Les oreilles du diable

LE COIN DU JARDINIER (20)
La mythologie fourmille d’anecdotes mettant en oeuvre des plantes et notamment des légumes cultivés. Ne dit-on pas par exemple que si le persil met longtemps à sortir de terre (parfois 40 jours), c’est parce qu’entre temps il lui aura fallu descendre sept fois aux enfers avant de pouvoir germer (dans le même ordre d’idée : ne dit-on pas aussi que si Dupdup met parfois longtemps à sortir un article, c’est parce qu’il lui aura fallu entre temps descendre sept fois à la cave avant de trouver un peu d’inspiration !)

Je pense que la salade les oreilles du diable tire plutôt son nom de la forme de ses feuilles que d’un quelconque rapport avec la mythologie. Dommage, car j’aime les histoires.

oreilles1.png

Je ne sais plus où je me suis procuré cette variété, pas très commune il est vrai. Toujours est-il qu’elle fait partie des salades qui ont la faculté de se reproduire toutes seules dans le jardin. Il suffit de laisser chaque été « monter à graines » un ou deux pieds puis de laisser tomber les graines dans le jardin pour que le processus de production de salades « ad vitam eternam » soit amorcé.

oreilles2.png

Les petites plantules issues des graines vont résister au gel l’hiver puis se développer au printemps suivant. Les oreilles du diable seront alors l’un des premiers légumes de l’année. On sait que ce système marche aussi avec la mâche, mais peut-être pourrait-on essayer avec d’autres variétés (Christiane vient de me dire que ça fonctionne aussi avec la salade rouge grenobloise qui passe l’hiver).

Bien sûr, on peut améliorer le système, prélever une partie des graines, les garder au sec et les semer au fur et à mesure de ses besoins. C’est une manière de donner un coup de pouce à la nature. Mais je dois dire que cette idée de variétés qui se ressèment toutes seules, année après année, sans l’aide de personne (finalement, le diable n’a pas besoin de son contraire – le Bon Dieu – pour exister) me plait bien.

Van Morrison

Les plus vieux d’entre nous (kéketudis papy ?) se souviennent encore de Them, qui fut un groupe éphémère des années 60, né dans la dynamique blues-rock insuflée en Europe par les Rolling Stones. Avec ce groupe émergeait un chanteur irlandais d’un immense talent : Van Morrison.

J’ai retrouvé hier sur Dailymotion une vidéo de 1965 qui illustre bien l’énergie que dégageait ce groupe. La vidéo, enregistrée en France, présente deux morceaux en public, dont le deuxième est le célèbre Gloria qui sera repris par de nombreux groupes (dont les Doors). A noter également une autre vidéo de la même époque avec la chanson Baby please don’t go.

Né en 1964, le groupe s’est séparé au bout de deux ans seulement et Van Morrison volera définitivement de ses propres ailes. Ce chanteur à la voix émouvante vient de passer une quarantaine d’années à produire une discographie qui est imposante de par sa qualité. Avec Dylan, Van Morrison est l’une des plus grandes figures du rock. C’est l’un des musiciens que j’écoute le plus.

van-morrison.jpg

Voici quelques vidéos illustrant cette carrière exceptionnelle :
Street choir, extrait d’un concert à Montreux en 1974
Here comes the night (date ?)
Carrickfergus (date ?)
St Dominic’s Preview, en 1994
Fast train (chanté en duo avec Solomon Burke en 1998)
It’s all over now Baby blue (chanson de Dylan)
Rambler’s blues.

On trouvera probablement plusieurs centaines de vidéos sur Youtube. Parmi elles, des tas de pépites à découvrir !

Vaccin et rappel

La politique a peut-être un point commun avec la médecine : après un vaccin, il y a souvent besoin d’une piqure de rappel.

J’ai même plutôt l’impression que dans le cas présent, l’effet de la piqure ira bien au-delà de la durée normale, plutôt dix ans que cinq !

Voilà, c’était juste ma petite contribution pour aider celles et ceux qui n’avaient déjà pas le moral. Et ne vous plaignez pas, je pourrais encore être plus méchant : par exemple vous dire qu’à partir de demain les jours baissent !!!

A reculons

La presse nous annonce que Jean-Louis Borloo quitte le ministère de l’économie avec beaucoup de regrets. Un économiste qui entre en marche arrière au ministère de l’écologie et qui vit cette nomination comme une punition, ça nous laisse de belles perspectives !!!

Conférence de Claude Aubert (1)

Il y avait deux volets différents à la conférence de Claude Aubert, le premier traitant de l’influence de la consommation bio sur la santé, le deuxième sur les conséquences sur la planète. Je dois dire que je n’allais pas à cette conférence pour le premier des deux sujets. Les consommateurs bio m’insupportent parfois. Et même souvent (bien que je pratique moi-même le jardinage biologique). Dans les magasins bio, on trouve des tas de gens que l’on sent préoccupés par leur petite santé. Les visages n’y sont pas gais, souvent refermés sur exu-mêmes, le silence est de règle (ou alors on ne parle qu’à mots chuchotés dans une atmosphère quasi-religieuse). Ce type de magasins « respire la mort » ! Mais c’est pratique, quand Joëlle y va pour acheter des aliments de base comme de la farine, au lieu d’attendre sur le parking à voir défiler une partie de la misère du monde, j’en profite pour aller dire un petit bonjour à Roland et Maryse qui habitent tout près !

courgette2.png

(courgettes bio de ma production 2007)

Voici, en vrac, quelques infos glanées dans la première partie de cette soirée. Je dis bien « en vrac » car il est difficile de structurer la masse d’information qui a été donnée (il y avait des tas de diapos avec graphiques tous plus intéressants les uns que les autres, les conférenciers devraient donner – ou vendre – à chaque participant un CD avec les documents powerpoint qu’ils ont présentés) !

La valeur nutritive d’un élément dépend de nombreux facteurs tels que la variété cultivée, le mode de culture (fertilisation, traitements, taille…), la date de récolte, le stockage, les techniques de transformation… « L’équilibre alimentaire reste le premier facteur d’apports nutritionnels suffisants » (j’ai bien aimé cette phrase).
Globalement, les légumes bios sont plus riches en matières nutritives (sels minéraux, vitamines et surtout en polyphénols, ces fameux composants anticancéreux et anti maladies cardiovasculaires que l’on trouve par exemple en abondance dans les choux, le thé vert ou le vin rouge).
La variété cultivée a de l’importance : par exemple, avec un mode de culture conventionnel, la Golden ne contient que 8 mg de vitamine C au lieu de 30 mg pour la calville ; on aura beau cultiver de la Golden en bio on ira certes un peu au-delà des 8 mg mais guère plus !
Les céréales bio contiennent moins de protéines mais de meilleure qualité.
Le mode de culture ou d’élevage est également important. Ainsi les poules élevées en plein air contiennent plus d’acide folique et de vitamine B12.
Les animaux d’élevage, s’ils ont le choix, préfèrent la nourriture bio. C’est sûrement un signe !
Les résidus de pesticides, qui sont probablement, avec les métaux lourds, les pires composants que l’on puisse trouver dans les aléments, sont quasiment absents des produits bio (3 à 4 % des produits en contiennent cependant au lieu de 50% dans la nourriture issue de l’agriculture conventionnelle – tiens tiens, c’est quand même intéressant d’apprendre que 50 % des aliments non-bio ne contiennent aucun résidu de pesticide).
Les produits bio contiennent plus d’omega 3, ces fameux acides gras essentiels qui sont très importants, contrairement aux omega 6 qui, si j’ai bien compris, sont les mauvaises graisses trop représentées dans l’alimentation moderne. On aura ainsi intérêt à boire du lait bio car il contient beaucoup plus d’omegas 3, du fait que les vaches sont nourries avec de l’herbe plutôt qu’avec des tourteaux.

Justement, à propos de lait, Claude Aubert a terminé cette première partie en tirant une sonnette d’alarme. Le lait maternel est pollué. Les urines des enfants contiennent des pesticides organophosphorés. Les études montrent que le taux de leucémie est divisé par deux avec une alimentation bio, qu’il y a une corrélation étroite entre taux de pesticides et naissances prématurées, et, d’une manière générale, entre pesticides et pathologies. Le plus inquiétant est sans doute les 400 composés chimiques qui ont déjà été identifiés dans les cordons ombilicaux (en moyenne 200 composants chimiques de synthèse par cordon ombilical).

Wouah, le guêpier à domicile !!!

C’est un peu l’ébullition de mon côté depuis quelques jours.

J’avais déjà signalé sur ce blog la présence de guêpiers le 1er mai dans mon village. Je n’y avais pas attaché d’importance particulière, on était encore en période de migration et il y avait de fortes chances pour qu’il ne s’agisse que d’oiseaux de passage. Et puis, ce serait vraiment un hasard si cet oiseau, non connu dans cette partie-là de la vallée, venait s’installer dans la commune où j’habite.

Mais les choses sont devenues plus sérieuses la semaine dernière. Deux observations coup sur coup depuis le champ où je fais du jardin m’ont laissé penser qu’il pouvait y avoir nidification dans le secteur. C’est à ce même moment que Jean-Yves, qui habite à quelques kilomètres de chez moi, a fait lui aussi une observation de guêpiers, relatée sur le site internet des observateurs naturalistes franc-comtois. Sa première recherche en aval de la zone où j’habite s’est avérée infructueuse.

Hier soir, alors qu’une quatrième observation de guêpiers à Bussières me poussait à commencer de vraies recherches, j’ai pris ma paire de jumelles et me suis dirigé vers un site favorable en bordure de l’Ognon. Trente secondes après être descendu de voiture, les cris des guêpiers retentissaient, une couple était là sur des fils électriques. Une demie-heure plus tard, j’ai eu la surprise de trouver une cavité dans une berge abrupte avec, juste à côté, un guêpier sur une branche.

guepier12.png
(photo réalisée il y a une vingtaine d’années)

De retour, j’ai vite alerté Jean-Yves et on s’est donné rendez-vous ce matin. Finalement, il est arrivé en début de matinée avec la fine fleur du monde naturaliste franc-comtois : Jean-Claude, Jean-Pierre et Joël, des « vieux de la vieille » comme ont dit chez nous en Franche-Comté. Pendant deux heures, nous avons traîné nos guêtres en bordure de l’Ognon sans voir un seul guêpier, y compris près du trou que j’avais trouvé, mais en entendant tout de même quelques cris à trois ou quatre reprises. Et puis, alors que nous allions partir (nous n’allions quand même pas louper l’heure de l’apéro à cause de quelques satanées bestioles), nous avons remarqué qu’un couple de guêpiers était posé sur des fils électriques près de la voiture, tout près de l’endroit où je les avais vus la veille. Le mâle a alors offert un papillon à sa partenaire et le couple est parti de l’autre côté de la rivière.

Ce soir je suis retourné sur le site, un guêpier était toujours là, perché sur un fil.

Il ne fait plus aucun doute que ce lieu est le site qu’ont choisi les guêpiers pour nicher. Théoriquement, nous sommes en pleine période de couvaison et les allées-et-venues près du nid sont peu fréquentes. On en saura un peu plus dans quelques semaines quand le nourrissage des jeunes commencera. A suivre donc !

La question qui me tarabuste : les guêpiers sont-ils sur la rive gauche côté Doubs ou sur la rive droite côté Haute-Saône ? En d’autres termes : pourrais-je, pour une fois, me sentir fier de ce département ?

Faut-il des riches, faut-il des pauvres ? (7)

Deux informations à mettre en parallèle :

La première concerne l’annonce faite aujourd’hui par Xavier Bertrand : l’Etat ne donnera pas de coup de pouce au SMIC au 1er juillet. La hausse ne sera donc que de 2%, elle permettra à peine aux plus démunis de maintenir leur pouvoir d’achat (cette hausse équivaut à l’achat d’une baguette de pain par jour).

Deuxième info : Astrium, filiale d’EADS, vient d’annoncer qu’elle se lance dans le tourisme spatial. Les touristes concernés vont pouvoir s’éloigner de 100 km de la terre (pour « voir le soleil et les étoiles » d’après M. Auque, président d’Astrium) et vivre quelques instants d’apesanteur. Il est vrai que jusqu’à présent, il n’y avait eu que cinq touristes spatiaux dans l’histoire, cinq personnes qui avaient payé chacune 5 millions de dollars pour passer 10 jours dans une station spatiale. Avec Astrium, le tourisme spatial va se démocratiser. Enfin ! Ce sont 150 000 personnes qui vont pouvoir chacune passer 3 minutes en apesanteur totale … pour la bagatelle de 150 000 à 200 000 euros la séance !

Sexe et chocolat

Un fabricant de chocolat anglais a fait une étude auprès de 1500 femmes britanniques. Il ressort de cette étude que « 52% des femmes considèrent que manger du chocolat est meilleur que faire l’amour ». La raison essentielle de cette préférence tient en quelques mots : « le chocolat ne déçoit jamais » paraît-il.

Ce n’est pas très reluisant pour l’image du sexe mâle. A priori seulement. Car si l’on compare à 1971, date à laquelle Brassens affirmait « 95 fois sur cent la femme s’emmerde en baisant », force est d’admettre, n’est-ce pas mesdames, qu’en trente six ans les performances du sexe masculin se sont bien améliorées : s’il n’y avait que 5% de bons à l’époque, 48% d’entre eux sont maintenant mieux appréciés que le chocolat. De quoi être très fiers finalement !

A ce rythme, la barre des 50% sera bientôt atteinte. Si j’étais le fabricant de chocolat sus-dit, je commencerais à me faire du souci !

En voie de réconciliation avec la politique !

L’an passé, les internautes français avaient bien rigolé avec les vidéos concernant Michel Dardenne, homme politique belge qui a l’habitude d’être complétement bourré devant les caméras. A cause de cette particularité et du côté sympathique du bonhomme, Michel Dardenne est devenu une vraie star en Belgique. A tel point que certains internautes s’amusent à faire des petits films présentant les meilleures prestations du personnage.

Hier, ce sont les télévisions belges qui ont bien rigolé en présentant l’un de nos hommes politiques dans un état semble-t-il similaire. La vidéo a dû vraisemblablement être visionnée aujourd’hui par des centaines de milliers d’internautes du monde entier.

Je ne sais pas trop s’il faut en rire ou en pleurer. A chacun de juger.

Sarko est parfois pris à son propre piège. Si les aventures de Cécilia ont fait la Une de la presse il y a un an et demi, c’est bien parce qu’il avait lui-même mis en avant Cécilia, l’utilisant à des fins politiques. La manoeuvre avait alors pris l’allure d’un boomerang.

Aujourd’hui, alors que l’entourage de Sarko et la presse mettent en avant sa sobriété légendaire (ne dit-on pas qu’il ne boit jamais un verre d’alcool), le voilà victime peut-être d’un second retour de manivelle. Reste à savoir tout de même s’il est vraiment saoûl !

Mais finalement, qu’il y ait ou non abus d’alcool, ça fait du bien de savoir que les hommes politiques ont de tels travers. Je vais vous faire une confidence : ce document vidéo est le premier où je trouverais Sarko presque sympathique !

Dans mon avant-dernier article, je disais que ce n’était pas Carignon qui allait me réconcilier avec le monde politique. Avec Sarko, me voilà par contre en bonne voie !

Une date à noter

Juste une petite info : le choeur du Pays des Charmes (dans lequel Joëlle est soprano) chantera vendredi prochain 15 juin à 20H à l’église St-Joseph (Villarceau) à Besançon. Cet ensemble sera accompagné de deux choeurs de collégiennes du Conservatoire de Besançon. Les trois chorales seront dirigées par Laurette Perrin.

choeur.png

Au programme : un petit tour de la planète avec des oeuvres qui viennent de l’Egypte, de la Slovaquie, de Sicile, du Brésil, de Tanzanie, du Ghana … et même de France !

Carignon en liberté

Condamné à cinq ans de prisons pour « corruption, complicité, recel et abus de biens sociaux », Alain Carignon sort tout juste de prison après y avoir passé vingt neufs mois effectifs. Ce personnage malhonnête envisage de reconquérir la mairie de Grenoble. C’est un comble. Il déclare par ailleurs, comme le rapportent les journaux du week-end dernier, qu’il voterait « volontiers une loi interdisant le retour en politique des élus qui ont été condamnés ». On croît rêver.

Mais derrière ce cynisme il y a un autre truc qui me choque profondément. Il me semble que toute personne « normalement constituée », après deux ans et demi passés à l’ombre n’aurait qu’une chose à coeur : 1 – rejoindre enfin sa femme, ses enfants et les amis qui lui restent. 2 – se cacher à jamais aux yeux de la société. Mais non, le monsieur, qui n’a aucune once d’amour propre, ne vit plus que pour une seule ambition : se refaire une nouvelle carrière politique.

Il y a une inhumanité terrible derrière un tel personnage qui est prêt à tout sacrifier, même sa vie privée, à sa soif de pouvoir. Comme tous les hommes politiques, que je considère depuis belle lurette comme « des gens à part », Carignon ne vit pas dans le même monde que le nôtre.

Décidément, ce n’est pas ce triste sire qui va me réconcilier avec le monde politique.

Sauvetage de godasses

Sur l’île Texel au nord d’Amsterdam, je passe souvent beaucoup de temps à observer les oiseaux sur la vasière de Cocksdorp. J’ai souvent remarqué sur cette plage « gadouilleuse » des groupes d’adultes qui semblaient étudier les crustacés et autres petites bêtes que l’on trouve sur le sable à marée descendante. Je me suis souvent amusé à les voir enfoncés dans le sable, ne pouvant ressortir qu’avec peine leurs pieds de la vase.

Lors du denier séjour à Texel, nous n’avons pas vu un seul de ces groupes mais simplement des traces de leur passage. En effet, en voulant mettre un détritus dans la poubelle du petit parking, nous avons découvert … des tas de baskets pleines de sable et de vase mais qui semblaient toutes neuves.

Après nettoyage rapide à l’eau, passage à la machine à laver puis plusieurs petits passages au sèche-linge (les bungalows hollandais sont toujours bien équipés), il est devenu évident que ces chaussures n’avaient été utilisées que le temps de la sortie sur le sable, elles étaient vraiment neuves.

godasses.png

Grâce à cinq touristes, les treize paires de baskets ont retrouvé une nouvelle vie, via l’exportation vers la France dans nos bagages.

Mais quand même, quelle foutue société de consommation où même les chaussures deviennent jetables !

J’aime les petites fleurs

Je ne suis pas un grand amateur de fleurs au jardin. Les fleurs cultivées sont en général trop grosses, elles étalent un peu trop leurs couleurs vives. Il y a beaucoup de vulgarité dans les fleurs d’ornement, alors que ce n’est pas le but recherché. Pourquoi l’homme s’acharne-t-il à sélectionner des fleurs de plus en plus grosses ?

J’aime par contre les choses plus nuancées, les fleurs de petite taille. Il y a un mois, les ancolies (dont Maryse et Dom nous avaient donné des graines) fleurissaient. J’ai aimé leur discrétion au jardin … mais j’ai oublié de les photographier.

Je déteste les massifs de pensées qui ornent tous les espaces publics, ronds-points et autres entrées d’hôpital. Mais j’ai un faible pour les toutes petites pensées sauvages que ma grand-mère avait dans son jardin et dont j’ai transplanté quelques pieds (les pieds des pensées évidemment, pas ceux de ma grand-mère !) dans les graviers de notre cour. C’est le domaine réservé de Joëlle qui veille à ce que les mauvaises herbes ne viennent pas trop les envahir. Au rythme où elles progressent, les pensées devraient avoir coloniser toute la cour d’ici deux ou trois ans.

pensees.png

Je n’ai pas non plus d’affection particulière pour la plupart des roses, ces soit-disant « reines des fleurs ». Beaucoup trop grosses en général. Mais Pascale m’a donné il y a quelques années une bouture de rosier grimpant à petites fleurs blanches qui me convient bien. Au bout de cinq ans, les dimensions sont impressionnantes.

rosegrimpante.png

Dans l’affreuse haie de Tuhya dont j’ai héritée en achetant la maison (et que je n’ai pas encore remplacée), émerge un églantier d’ornement dont les fleurs sont beaucoup plus petites que les vraies roses mais infiniment plus nuancées.

eglantines.png

Je ne connais pas du tout la technique du bouturage (il va falloir que je me penche un peu là-dessus, c’est une technique qui offre des tas de possibilités) mais si un lecteur de ce blog est intéressé par ces deux plantes à bouturer – petit rosier blanc et églantier rose – le jardin lui est ouvert (en contrepartie : un petit cours sur le bouturage, dont je suis preneur !). Avis aux amateurs.

Conférence sur l’alimentation bio

L’an passé, j’avais écrit un texte à propos du livre de Claude Aubert intitulé « Espérance de vie, la fin des illusions » (voir mon article du 18 mai 2006, retrouvable facilement en tapant « espérance de vie » dans le moteur de recherche ci-contre à droite). Claude Aubert est également auteur de nombreux ouvrages dont « Maisons écologiques d’aujourd’hui », « Poêles, inserts et autres chauffages au bois », « La nouvelle assiette, les céréales au menu », « Fabuleuses légumineuses », « la cuisine à quat’ sous », « Bio, raisonnée, OGM : quelle agriculture dans notre assiette ? ».

claude-aubert.jpg

Claude Aubert présentera une conférence intitulée « Manger bio, quel impact sur notre santé et sur l’environnement ? » ce mardi 5 juin à 19H30, amphithéâtre Lévêque à la fac de lettres de Besançon (30 rue Mégevand). L’entrée est libre.

Elasticité et rigidité

Décidément, le courrier des lecteurs de Télérama est encore ce qu’il y a de mieux dans ce journal « haut représentant du parisiannisme culturel ». Je vous livre un petit texte, lu il y a cinq minutes, que j’ai bien aimé, intitulé « élastique » écrit par Yves Desvaux Veeska, simple lecteur du journal :
« Les gens doivent bien accepter la flexibilité dans leur travail. Parce que le capital, lui, est inflexible. »