Swinging Bach (3)

Un troisième extrait du DVD « Swinging Bach » : le Turtle Island String Quartet interprétant une série de variations sur la musique de Bach. Début très classique avant que ça ne dérive très vite vers du jazz manouche. La parenté entre la musique de Bach et le jazz devient alors évidente. C’est étonnant ce côté universel de la musique de Bach qui permet de pouvoir l’adapter à toutes les sauces. A quand Bach en rap ?

Couleuvre à domicile

Outre leur aspect décoratif, les massifs de fleurs qui poussent au milieu des pelouses sont un abri précieux pour toutes sortes de bestioles. Leur masse importante de feuillage entretient une bonne humidité au sol, recherchée par certains petits animaux. Avec les années qui passent, les massifs de notre pelouse deviennent de plus en plus gros et j’ai l’impression qu’ils sont de plus en plus habités.

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Les escargots de Bourgogne s’y régfugient, les orvets s’y reposent la journée et les couleuvres vienent y trouver un peu d’ombrage et d’humidité.

Lorsque le temps devient trop sec, les couleuvres à collier recherchent encore plus la fraîcheur et peuvent alors entrer dans des caves ou des garages. C’est ce qui nous est arrivé les semaines dernières alors que la forte bise avait désséché le sol. A trois reprises, j’ai capturé une petite couleuvre à collier dans le sous-sol, puis l’ai relâchée près des massifs de fleurs.

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Mais chaque fois, quelques jours plus tard, elle était de nouveau dans la maison. Elles lui plaisent pas mes fleurs ?

« Ils l’ont dit à la télé ! »

A chaque cure de raisin, tous les ans, c’est la même chose, la même ritournelle quand je vais chez mes parents : « t’as pas encore fini avec ces conneries ? », « t’as encore maigri ! », « Les médecins disent qu’il faut manger », « Ah la la la la la la la la »... Et moi d’en rajouter : à la question « tu vas remanger quand ? » la réponse fuse : « le mois prochain, maman ! Dès que j’aurai perdu un os  ! » Quinze ans que ça dure, quinze ans qu’ils me les gonflent.

Sauf que quelque chose a changé aujourd’hui, dès que je suis entré au domicile parental : « tu sais ce qu’ils ont dit à la télé aujourd’hui ? Que la cure de raisin c’est très bon ! il disent même qu’on peut la faire longtemps car le raisin, c’est plein de bonne choses … » J’ai même l’impression qu’ils m’ont trouvé plutôt en bonne santé. Et moi de sourire en douce : « Me voilà tranquille pour le reste de ma vie, ils m’ont enfin lâché la grappe ! ».

Grâces soient rendues au nouveau Dieu cathodique !

Faucon pélerin à Texel

OISEAUX DE TEXEL (4)
Ma plus belle observation de mon dernier séjour à Texel restera incontestablement celle d’un faucon pélerin.

Nous étions quatre à discuter dans la voiture qui nous menait à Den Burg, « capitale » de l’île. A un moment donné, Joëlle nous a fait remarquer que nous venions de dépasser des promeneurs attroupés au bord de la route et que ceux-ci regardaient un oiseau. Nous avions effectivement vu un oiseau dans un pré mais, étant pris par la discussion, n’y avions pas vraiment fait attention. Et puis, à Texel, les oiseaux sont partout (enfin, un peu moins que d’habitude, nous a-t-il semblé). Au rond-point suivant, nous avons fait demi-tour et avons reconnu l’oiseau avant même de nous arrêter près de l’attroupement : un faucon pélerin venait de capturer une mouette à une vingtaine de mètres seulement de la route. Les promeneurs à vélo avaient eu la chance inouïe de voir la capture en direct.

Pendant un quart d’heure, nous avons observé la scène avec la longue vue Leica apotelevid 77 (la meilleure des longues-vues … avec la Zwarovski ATS80HD, j’ai juste rajouté le nom de Zwarovski pour ne pas que Mag nous fasse une crise !). Nous pouvions voir le moindre détail du plumage du faucon (et ce qu’il restait de la mouette), c’était extraordinaire, le pélerin tenait à lui seul tout le champ de la longue-vue. Les vélos passaient près de nous (aux Pays-Bas, il y a parfois des flots ininterrompus de cyclistes) et les promeneurs s’arrêtaient volontiers pour observer la scène avec notre optique. Je suis vite reparti dans le bungalow chercher mon camescope mais quand j’ai rejoint mes collègues, le pélerin avait disparu !

Je ne suis pas certain que l’on puisse voir ce genre de scène ailleurs qu’à Texel, la distance de fuite des oiseaux y étant parfois extrêmement réduite, peut-être quatre ou cinq fois inférieure à ce qu’elle est en France pour certaines espèces.

A propos de Texel, j’ai découvert le nouveau service maps proposé par Google et je suis allé me balader sur la carte de Texel : impressionnant ! Si vous voulez savoir à quoi ressemble cette île, allez sur Google, tapez Texel puis cliquer en haut dans maps. Le plan de Texel s’affiche. En cliquant en haut à droite sur satellite, l’image satellite de l’île apparaît et vous pouvez zoomer avec le bouton de la souris. Il y a beaucoup de détails et l’on peut s’amuser à compter les moutons de l’île (je suis même sûr que Anne est capable, en cherchant bien, de nous trouver un banc de phoques vautrés sur un banc de sable). Si vous cliquez sur mixte, le nom des villages et des rues s’affiche.

Petit inconvénient de ce nouveau service : la visualisation de l’image satellite de Texel me redonne déjà une envie terrible d’y retourner et il va falloir que j’attende ! J’envie Mag qui y retourne bientôt !

Problème de serveur

Aïe, aïe, aïe, il y avait une bonne conversation qui avait commencé à propos de mon article sur Beethoven et voilà que patatras, le serveur du blog a lâché. Résultat des courses : il a fallu rétablir aujourd’hui les documents de la dernière sauvegarde (effectuée automatiquement dans la nuit de samedi à dimanche) et tous les commentaires mis en ligne hier dimanche ont disparu. Je prie Isidore et Humeur Badine de bien vouloir m’excuser, leurs propos forts intéressants sur l’art ont disparu à tout jamais. Je ne sais pas s’ils auront le courage de réécrire leurs textes et s’ils les ont gardé en mémoire dans le disque dur de leur cerveau. Je suis vraiment désolé !

Hommage à Atahualpa Yupanqui (2)

Suite de notre hommage à ce grand poète argentin qui se présentait ainsi à l’Homme blanc :
«Je suis la cordillère, le fleuve et le huanaco. Je suis la terre et la savane d’or, le maïs prodigieux, l’orge couleur d’azur. As-tu vu plus puissant que ma grande espérance? Et connais-tu plus grand que mon silence? Moi, qui n’ai sauvé des ombres qu’une poignée d’enfants, couleur d’éternité, de bronze et de pierre, à toi je les confie, frère blanc. Aide-les! Relève-les! La terre est vaste comme une peine indienne…»

Pour ce deuxième hommage, une chanson célèbre d’Atahualpa Yupanqui interprétée par Mercédès Sosa : Duerme Negrito.

Bonne chance !

Il existe de nombreux sujets tabous en France. L’augmentation alarmante du nombre de cancers en est un. Le sujet des pesticides et de l’ensemble des produits phytosanitaires en est un autre. Notre société sait qu’il y a corrélation entre les deux, mais l’ensemble des pouvoirs publics et des médias préfère fermer les yeux.

Pourtant, les légumes qui sont à l’étalage ont l’air bien honnêtes, bien mignons et bien proprets. Bien rassurants en tous cas. Peut-être un peu trop justement.

Qu’elle est belle cette scarole au coeur jaune-blanc que l’on trouve au rayon des légumes ! Pourtant, les jardiniers savent que ce n’est pas facile d’obtenir ce coeur clair, même en retournant un pot de fleur sur la salade une semaine avant la cueillette pour que l’absence de lumière la blanchisse. Un ami a son beau-frère qui travaille chez un maraîcher. La solution de ce maraîcher pour blanchir la scarole est simple : un léger coup de désherbant sur la salade juste au moment de la commercialisation. Oui, vous avez bien lu : un désherbant !

Et si cette pratique était courante ? En en parlant autour de moi, je me suis rendu que les producteurs de pommes de terre de mon secteur faisaient une opération similaire : au lieu de s’emmerder à faucher les grandes herbes qui poussent dans les pommes de terre, ils traitent le champ avec un « défanant » (qui n’est autre qu’un désherbant) une semaine avant la récolte. Et tous les résidus se retrouvent dans notre assiette.

Jean-Luc est atteint d’un cancer. Les cancérologues de Besançon lui ont conseillé de ne manger que des légumes de son jardin ou des légumes dont il est sûr de la provenance. La profession médicale doit certainement savoir des choses …

Nul doute que l’utilisation de produits phytosanitaires est une bombe à retardement et que tout ça est en train de nous pèter en pleine gueule, comme le montre l’exemple des bananes de la Martinique.

Cela me fait penser à un propos de Pierre Rabhi lors de sa conférence à Besançon : « Et si, avant un repas, au lieu de se dire Bon appétit, on se disait plutôt Bonne chance » ?

L’intégrale Beethoven

Les éditions Brilliant continuent leur politique de petits prix pour le plus grand bonheur des consommateurs. Après le succès de l’intégrale Mozart (170 CD, bradée actuellement à 70 euros), de l’intégrale Bach (155 CD, 85 euros) et celle de Chopin (30 CD, 39 euros), une nouvelle parution est annoncée pour le 23 septembre. Et le compositeur, là aussi, est l’un des plus grands : Beethoven. Les prix sont très faibles mais un peu en augmentation par rapport aux autres intégrales : 99 euros pour le coffret de 100 CD (mais, cerise sur le gâteau, le coffret contient cette fois-ci un livret de 200 pages).

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Ce qu’on sait moins, c’est que cette maison d’édition commercialise une autre collection appelée Masterworks (chefs d’oeuvres) pour un prix guère plus élevé (chaque CD revenant à environ 1 euro). Il existe dans cette collection plusieurs coffrets de 40 CD dont les prix sont actuellement bradés sur Abeille Musique (le plus grand diffuseur des éditions Brilliant) au prix de 40 euros chaque coffret : Schubert, Haydn, Haendel, Mendelssohn, Dvorak, Brahms, Vivaldi … D’autres coffrets sont disponibles en dehors de cette collection : par exemple Shostakovitch (64 euros les 27 CD) et Grieg (28 euros les 21 CD).

Si j’en juge par la plupart des critiques, chaque coffret peut être acheté les yeux fermés, il ne s’agit pas d’interprétations « au rabais » mais bel et bien d’enregistrements de haute qualité artistique et technique. Le faible prix s’explique par le fait que ces disques sont déjà sortis sous d’autres labels (et que les coûts ont donc déjà été amortis) et par le grand nombre d’exemplaires vendus dans le monde entier (300 000 exemplaires je crois pour les précédentes intégrales) qui permet de réduire les coûts de fabrication et de diffusion.

Evidemment, la question qui subsiste est « la musique doit-elle se vendre au kilomètre » ? C’est à mon avis une question importante. Mais il n’en demeure pas moins qu’en pleine crise du disque, un éditeur courageux nous a montré qu’une maison d’édition pouvait vivre en pratiquant des prix infiniment inférieurs à ceux des autres maisons. On est loin du ton larmoyant des majors de l’industrie du disque.

En pleine cure de raisin ! (2)

J’attaque ce matin ma quinzième cure de raisin et j’attendais ça avec impatience. Une bonne occasion d’éliminer les toxines emmagasinées au cours de la dernière année ! J’avais déjà écrit un article sur ce sujet l’an passé. Les personnes intéressées par cette pratique salutaire peuvent se référer à mon article du jeudi 5 octobre 2006 (à rechercher dans la colonne ci-contre).

Fraternité bafouée (2)

Dans la prison de Fleury-Merogis, il faut mieux filer tout doux. Car les punis sont installés dans un espace de déambulation … de 4,15 m2. Oui, vous avez bien lu ! C’est ce que vient de constater L’Observatoire International des Prisons (OIP) : « La personne se retrouve donc maintenue, 23 heures sur 24, pour une durée pouvant atteindre un mois et demi, dans une situation qui s’apparente à celle d’une bête en cage. » Et l’OIP de rappeler que « la surface minimale fixée par la règlementation pour la détention des chiens de chenil est de 5 m2 par animal », soit 0,85 m2 de plus pour un chien que pour un prisonnier, comme le constate le Canard Enchaîné de la semaine dernière.

Le journal Marianne a tort d’affirmer qu’avec Sarko, c’est le retour au IIIème Empire. L’époque de Louis XI et de ses oubliettes serait plus appropriée comme référence !

Des réserves pour les écureuils !

Quand la nature s’y met, elle est d’une profusion incroyable. L’année 2007 aura été exceptionnelle pour bons nombre de fruits. Le printemps a rarement connu une production de cerises aussi abondante. Cet été, les vergers regorgeaient de mirabelles et de prunes. Cet automne, c’est au tour des pommiers dont les branches croûlent littéralement sous les fruits.

Moi qui m’inquiétais pour mes réserves de noisettes et de noix qui me servent à nourrir quelques écureuils sur le bord de la fenêtre, me voilà prémuni pour un moment. Je ne me rappelle pas avoir vu autant de noix et de noisettes sur les arbres. Une partie du week-end a été consacrée à la récolte de ces petits fruits qui sont en train de sécher sous le balcon. Déjà une vingtaine de clayettes (grâce à l’aide de Joëlle) ! Et ce n’est pas fini !

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Il est probable que les écureuils ne viendront pas (ou très peu) sur la fenêtre cet hiver car la lisière de forêt derrière la maison regorge de ces petits fruits. Les écureuils du voisinage sont donc assurés de passer un hiver plutôt plan-plan. Et les deux hivers suivants aussi, car j’ai maintenant ma petite réserve de munitions !

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Radis asiatiques

LE COIN DU JARDINIER (26)
En matière de jardinage, toutes les variétés m’intéressent à priori et je fais chaque année de nombreux essais de variétés anciennes – que je privilégie – mais aussi de variétés plus modernes (notamment des hybrides F1). Ainsi, lorsqu’une variété asiatique de radis a été disponible en France il y a une vingtaine d’années, j’ai aussitôt semé les graines dans le jardin. Depuis, la variété Rose de Chine se retrouve tous les automnes sur ma table.

La culture des radis est difficile car ce légume doit obligatoirement pousser très vite. Il a donc besoin de chaleur et d’humidité et l’automne est bien souvent la meilleure saison pour le récolter. Quand la pluie fait défaut et qu’il fait trop chaud, les radis deviennent durs et trop piquants.

Les variétés asiatiques me semblent avoir de gros avantages sur les variétés plus classiques : la résistance aux fortes chaleurs est meilleure, la taille est nettement supérieure et ces radis sont naturellement plus doux, d’un point de vue gustatif. L’an passé, j’ai cultivé cinq ou six variétés asiatiques avec des résultats assez mitigés, j’avais dû les semer en mauvaise lune et ils avaient poussé « tout en feuilles ». Cette année, la réussite est totale, je commencer à récolter les premiers, notamment une variété japonaise qui s’appelle Minowase Summer Cross.

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Cette variété est étonnante, elle peut atteindre 60 cm de long (il est possible que mes radis atteignent cette taille en fin d’automne car ils poussent « à vue d’oeil » et ma récolte ne fait que commencer). Cette variété est à semer en juillet-août. Il est donc trop tard pour cette année, mais je pourrai donner quelques graines l’an prochain aux jardiniers qui souhaiteraient expérimenter cette variété dans leur jardin.

Unis dans une même ferveur !

Notre société privilégie de plus en plus l’apparence, « le paraître », le faux, à la réalité. Il en est ainsi en politique où ce qui est affiché vaut plus que ce qui est fait réellement. Il en est ainsi également chez les individus : ce que l’on affiche est plus important parfois que ce que l’on est dans la réalité. La maison de lingerie Wonderbra l’avait compris l’an dernier lorsqu’elle a mis en vente une culotte au fessier rebondi. Parmi toutes les belles fesses que vous avez vues depuis, il y avait peut-être l’un de ces faux-culs destinés à doter chaque acheteuse d’un soit-disant « cul idéal ».

La même marque vient de récidiver. Elle a présenté au salon professionnel de la lingerie qui s’est tenu début septembre (le Lyon Mode City 2007) un soutien-gorge particulier à l’intention de celles qui veulent faire croire qu’elles ont les mêmes seins que Madonna. Des tétons, « moulés dans le bonnet » vont donc avoir pour effet d’optique de relever le bout des seins de 5 cm. Des seins dressés vers le ciel ! Ce soutien-gorge appelé Nipples (« mamelons » en anglais) permet d’obtenir, sous un pull, l’effet seins nus (avec le maintien de la poitrine en plus). Il est d’ores et déjà en vente dans les magasins Galeries Lafayette de France.

Cet article de lingerie a été réalisé en série limitée. Comme il est peut-être déjà en passe d’être épuisé, les intéressées pourront se rabattre sur des minitétons en silicone d’un autre fabricant, à placer directement sur la poitrine, réutilisables et repositionnables (en vente auprès d’Under Cover). Ou même encore des adhésifs à glisser sous le corsage pour éviter qu’il ne baille, ou sous un décolleté plongeant afin qu’il reste en place, « même en dansant le cha-cha-cha » (dixit l’américain Fashion Forms).

Je mijotais depuis quelques jours déjà l’idée de faire un article à ce propos (dans ma rubrique « coup de gueule » évidemment) et de dénoncer cet affreux concept machiste de « femme-objet ». Mais aujourd’hui, je suis passé en voiture à Amancey. Et là, surprise, une très belle paire de seins apparaît à mes yeux à l’entrée du village, les deux tétons dressés comme je n’en avais jamais vus. Ah cette paire de seins qu’on m’amenait sur un plateau (le Plateau d’Amancey, les francs-comtois l’auront compris). A côté, une église dont le magnifique clocher dressait sa pointe vers les cieux.

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Et là j’ai baissé les bras. Je n’avais pas compris le message subliminal du fabricant, probablement soudoyé par le Big Boss : « seins dressés vers le Ciel », j’aurais dû comprendre ! Si Dieu s’y met aussi …! Je ne suis pas de taille à lutter ! Et je dois dire que quand j’ai vu ces trois tétons unis dans la même ferveur, le même élan dynamique entièrement dirigé vers la voie lactée (de la secrétion mammaire du même nom), je dois dire que j’ai été conquis !

Alors au dernier moment, à l’heure de mettre mon article en ligne, j’ai classé celui-ci dans la rubrique « coup de coeur » plutôt que dans la rubrique « coup de gueule » !

La chèvre ventriloque

Les Inrockuptibles viennent de sortir un numéro spécial consacré à Bob Dylan qu’ils n’hésitent d’ailleurs pas à qualifier de « premier artiste total ». Il y a de très belles choses dans ce 100 pages, comme par exemple l’article introductif de Francis Dordor sur Dylan surnommé « le roi des voleurs ». Voici par exemple une phrase de Dordor : « Dylan, c’est Arlequin en costume arc-en-ciel, une mirror ball qui tourne au plafond du mystère du monde, distribuant mille et un scintillement dont au moins un nous concerne ou nous éclaire. C’est encore un funambule, une éponge, un caméléon, un comédien et bien sûr un charlatan ».

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Mais ce qui m’a énormément plu dans ce numéro, c’est un article anonyme intitulé « J’aime pas Dylan » qui s’en prend à la voix tant décriée du chanteur. Bien qu’aimant énormément la voix de Dylan, j’ai été plié de rire en lisant l’article, Joëlle aussi. Voici de larges extraits de cet article :

« Cet article ne sera pas signé. Je suis un lâche. Je ne veux pas finir couvert de goudron

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Hey Joe !

Mon blog ne va quand même pas devenir une rubrique nécrologique, non ? Après Pavarotti, Jean-Baptiste Bizot, Voila-t-y pas qu’un géant du jazz nous quitte aujourd’hui : Joe Zawinul. Moi qui m’apprêtais à mettre en ligne un article sur la chèvre ventriloque, va falloir que ladite chèvre attende un peu que ces messieurs aient fini de mourir.

Il n’y a pas longtemps, j’avais entendu (ou lu ?) des propos d’un spécialiste du jazz qui disait que le jazz était une musique avant tout américaine et qu’il n’y avait que deux musiciens européens qui avaient apporté quelque chose à cette musique : Django Reinhardt et Joe Zawinul. Je ne sais pas ce que vaut ce jugement, n’accordant en général pas trop d’importance à ce que disent les « spécialistes » dont j’ai plutôt tendance à me méfier.

Ce que je peux dire, c’est que, comme toute une génération, j’ai été profondément marqué par la sonorité de Weather Report dans le début des années 70. Le son était inouï, il s’agissait là d’une tentative fabuleuse de fusionner le jazz et le rock. Joe Zawinul, musicien autrichien, avait fondé Weather Report avec le saxophoniste Wayne Shorter. S’était ensuite joint à eux l’un des plus grands bassistes de tous les temps : Jaco Pastorius dont le passage sur terre aura vraiment été trop court. Avec Miles Davis, John McLaughlin et Chick Corea, Joe Zawinul a été l’inventeur du jazz-rock. Plus tard, il avait créé le Zawinul Syndicate et avait alors permis au jazz d’approfondir ses racines africaines.

Joe Zawinul, « sorcier des claviers électriques et électroniques » , que l’on qualifiait de « jeune homme de 75 ans » avait une pêche d’enfer. Mais le cancer l’a rattrappé, comme tant d’autres. Le voici, toujours aux claviers, dans un document récent.

Les nouvelles vont vite, la mort de Joe Zawinul figure déjà dans l’encyclopédie en ligne Wikipedia.

Décidément, le 11 septembre est encore à marquer d’une pierre noire.

Liberté bafouée (2)

Au début juillet, Sarkozy avait demandé à Michèle Alliot-Marie de « réfléchir à un vaste plan d’installation de caméras dans nos réseaux de transports en commun ». La Ministre avait très vite réfléchi car elle annonçait, dès fin juillet, qu’elle allait tripler le nombre de caméras installées sur notre territoire. De quoi évidemment être plus performant dans la lutte antiterrorisme … avec évidemment comme conséquences de fliquer un peu plus les citoyens et de restreindre leur espace de liberté.

D’ailleurs, dans son rapport d’activité 2006 publié le 9 juillet, la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) avait mis en garde contre la généralisation de trois dispositifs : vidéosurveillance, biométrie et géolocalisation des véhicules. Au moment même où le gouvernement décidait de multiplier le nombre de caméras, la CNIL lançait, cet été et dans l’indifférence générale, « une alerte à la société de surveillance » qui menace « la protection des données et nos libertés ». Selon la CNIL, « l’innovation technologique est à la fois porteuse de progrès et de dangers (…). Les individus sont tentés par le confort qu’elle procure, mais ils sont peu conscients des risques qu’elle comporte ».

Ce matin, les médias nous annoncent la mort de Jean-Baptiste Bizot, un personnage hors du commun, cofondateur du journal underground Actuel et fondateur de Radio Nova. Dans les derniers temps, Jean-Baptiste Bizot ne cessait de pester contre les atteintes aux libertés. Attention, disait-il, à « cette société de la liberté surveillée qui se crée dans notre dos, par une coalition de quadragénaires psychomoralisateurs ».

L’histoire de la tomate

L’HISTOIRE DES FRUITS ET LEGUMES (2)
J’ai fait hier soir une petite intervention sur le thème de la biodiversité sur le marché bio de Mesmay. C’était très sympa, j’aime beaucoup l’atmosphère « bon enfant » de ce marché et j’ai été très heureux d’y retrouver des amis. Voici, dans ses grandes lignes, le contenu de cette intervention. Le texte est long, le plus long jamais mis en ligne sur ce blog, j’ai pris le parti de mettre l’essentiel des propos en texte caché à l’intention de celles et ceux qui ont envie d’aller jusqu’au bout.

Quand on emploie le terme de biodiversité, il s’agit presque toujours de la diversité des espèces sauvages. Il ne faudrait cependant pas oublier la « biodiversité cultivée » et ignorer le rôle positif de l’Homme, dans le domaine du jardin et des ressources alimentaires, qui a augmenté et diversifié considérablement le nombre de variétés potagères comestibles.

Pour illustrer ce concept de biodiversité cultivée, j’ai choisi de prendre l’exemple de la tomate (en me basant beaucoup sur les informations données par Jean-Luc Daneyrolles dans son livre consacré à la tomate).

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A travers cet exemple, je voudrais montrer comment l’Homme, dans un premier temps,

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