Même s’il n’y a pas de mare ou de milieu humide autour de la maison, de nombreuses libellules ont pris l’habitude de venir y chasser leurs proies.
Il y a une quinzaine de jours, alors que j’étais en train de boire l’apéro sur la terrasse, une libellule est venue se poser au bas d’un arbuste à côté de la table et s’est longuement laissée photographier.
J’ai immédiatement reconnu qu’il s’agissait d’une cordulie mais je ne suis pas arrivé à déterminer précisément de quelle espèce il s’agissait. Finalement, Michel, spécialiste « es petites bêtes », m’a appris qu’il s’agissait de la cordulie à corps fin (oxygastra curtisii).
Cette espèce est rare, elle a été découverte en Franche-Comté par Michel lui-même il y a une vingtaine d’années. Depuis, quelques autres sites ont été découverts. Aujourd’hui, dans notre région, seuls 7 sites sont connus pour abriter cette espèce, tous en Haute-Saône : 4 dans la vallée de l’Ognon et 3 dans la haute vallée de la Saône. Cette espèce est considérée comme menacée au niveau de la Franche-Comté et elle est même protégée au niveau national. Elle vit le long des cours d’eau lent bordés d’arbres, ce qui est le cas de l’Ognon qui coule à quelques centaines de mètres de la maison.
Je ne crois pas avoir vu, dans le règne animal, un insecte avec de tels yeux. Il est des bijoux qui n’ont rien à envier aux yeux de la cordulie à corps fin !
J’espère que les sites abritant cette espèce ne vont pas tous être protégés : j’aimerais quand même bien continuer à avoir le droit de boire l’apéro sur ma terrasse !











































