Il y a des dates qui marquent. Hier soir, je me disais que s’il y avait un avant et un après 11 septembre 2001, il y aurait aussi sans doute un avant et un après 7 janvier 2015. Rien ne sera plus jamais comme avant.
L’avenir est incertain. Il peut aller dans un sens ou dans l’autre. On peut tous ensemble se ranger derrière les valeurs de la république et il pourrait naître de cela une belle solidarité qui dépasserait la simple solidarité nationale. Mais l’émotion peut amener aussi à plus de radicalité. Car la violence appelle souvent malheureusement la violence comme on l’a souvent vu dans notre Histoire. La loi de Murphy nous dit qu’à partir du moment où il existe plusieurs chemins possibles et que l’un d’eux peut mener à la catastrophe il y aura toujours quelqu’un, quelque part, qui empruntera ce chemin-là. On l’a vu hier avec cet assassinat, on peut aussi le voir demain avec les réactions qui vont naître ici et là.
Comment dire la douleur ? Comment dire l’impensable ? Les mots manquent bien souvent, bien que de bien belles choses aient été dites depuis hier. Je n’osais pas faire d’article sur le sujet, ne voyant pas quoi dire qui n’ait déjà été dit par ailleurs. Et puis, il y a eu ce lien dont Luc nous a fait part ce matin. Il s’agit de dessinateurs qui mettent leur talent à contribution pour nous dire des tas de choses qui restent dans l’esprit de Charlie Hebdo.
Parmi ces dessinateurs (dont j’ignorais le nom pour la plupart, il s’agit d’ailleurs parfois de pseudos), il y a par exemple Tommy Dessine.

Mais il y a aussi












