A vos paniers !

2009 est une année à noisettes. Il y en a tellement que les écureuils en auront largement trop pour subvenir à leurs besoins habituels. D’ailleurs, une bonne partie de ces fruits pourrira sans être utilisée.

Les noisettes sont si nombreuses cette année qu’elles sont bien plus petites que les autres années. L’intérêt pour l’alimentation humaine est alors limité. Mais pas pour les écureuils.

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Une petite idée : profitez de ce surplus qu’offre la nature pour aller en ramasser des paniers à leur intention. Il suffira alors de leur redonner ces noisettes en fin d’hiver lorsqu’ils en auront vraiment besoin ou, mieux, l’hiver suivant. Car il y a peu de chances que cette année d’abondance soit suivie d’une autre année d’abondance.

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Alors, plutôt que de perdre votre temps en allant voir les petits dimanches musicaux du blobadupdup (  :devil: )  prenez un panier dimanche matin et allez courir les bois … Et cela vous permettra de belles observations à savourer plus tard au coeur de l’hiver.

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Et en avant pour l’exode scolaire !

Le monde va vite. Très vite même. Au rythme où s’écoulent les choses, des centaines d’infos, pour certaines insignifiantes mais pour d’autres importantes, passent inaperçues. Ainsi cette info qui date d’hier lundi et qui relate le vote des députés à l’Assemblée Nationale : « Les municipalités seront désormais tenues, dans certains cas, de financer les écoles privées d’autres communes si leurs résidents ont choisi d’y scolariser leurs enfants ». Oui, oui, vous avez bien lu …

Une véritable insulte à l’école publique !

Dans le vieux lierre … (1)

Premier article d’une série proposée par Christophe
L’autre jour et pour la deuxième année consécutive, je reçois le 3 septembre un message de JYC, bien connu chez les naturalistes comtois, dont voici quelques passages :
« Salut à toutes et tous. L’an dernier déjà, j’avais lancé un message en relayant l’OPIE et sollicitant votre collaboration pour connaître un peu mieux la présence d’une abeille solitaire, Colletes hederae, qui a la particularité de ne butiner que le lierre, en septembre. Cette espèce, décrite seulement en 1992, semble assez répandue mais il reste de nombreux « vides » … La bourgade (ce sont des abeilles solitaires mais qui vivent en une « colonie » qui peut être très dense, avec de quelques centaines à quelques milliers d’individus) est implantée dans des sols friables, argilo-sableux ou limono-sableux, faciles à creuser. »

Seules 4 stations de ces petites bêtes qui forment des colonies sur sols étaient alors connues en Franche-Comté. (Je précise que l’OPIE est une association : Office Pour les Insectes et leur Environnement, une belle œuvre).

Disposant d’un répit par une belle journée de ce mois de septembre, le 15, je décide donc d’aller interroger le vieux lierre qui occupe les vieux murs au fond du jardin.
La réponse est surprenante : d’abord les odeurs fines et agréables des fleurs de cette familière et originale liane arborescente, un pur régal qui me retient à lui seul plus d’une heure.
Puis de très nombreux représentants de cette famille extraordinaire qui regroupe notamment les fourmis, les termites, les guêpes, les abeilles… j’ai nommé les hyménoptères (du grec hymên « membrane » et ptéron « aile »).

Des guêpes …
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Des abeilles …
Christophe2Qui vrombissent, butinent, vont et viennent sans cesse. Les sensations sont fortes, visuelles, auditives, visuelles et aussi kinesthésiques (le déclencheur, le rameau écarté, la bête libérée, les déplacements lents…).

Et très rapidement, la star attendue : Colletes hederae dite Collète du lierre.
Je la retrouverai quelques minutes plus tard sur un autre vieux mur garni de lierre, dans le village…
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Les mâles (l’un illustré ici), sont plus petits que les femelles, mais comme elles portent cette belle ornementation sur l’abdomen, composée d’une alternance de stries, nettes, jaunes et noires. Notez les antennes et les yeux noirs.
Si vous supportez les petites bêtes qui risquent de vous piquer (une tolérance sûrement mal partagée) et vous adonnez à la contemplation (là je suis moins inquiet), visiter le lierre qui fleurit immanquablement à votre portée devrait vous permettre de découvrir cette espèce et enrichir la connaissance à son sujet… septembre finissant doit le permettre. Et vous deviendrez à coup sûr un contributeur essentiel au savoir !

Sûr que l’animal est beaucoup plus répandu que la carte de répartition actuelle ne le laisse supposer (cliquer ici pour en savoir plus sur la répartition et la biologie de cet insecte).

Si l’aventure vous intéresse (pas dur quand même, avec un peu de patience, de repérer malgré sa mobilité ce petit insecte zébré, plus fluet tout de même que les abeilles et les guêpes), vous contribuerez à compléter la cartographie et la connaissance de cette espèce nouvelle… ce qui est rare dans un contexte d’érosion sans précédent de la diversité du vivant !

Et bien sûr, si vous contactez cette espèce, merci de relayer l’information sur ce blog et donc aux chercheurs (dont l’un est Belge), qui s’intéressent particulièrement à Colletes hederae, mais j’y reviendrai…

Variations autour de « Caravan »

Je n’ai pas trop l’âme d’un collectionneur. Mais il y a un morceau de musique de jazz dont je m’amuse à rechercher les versions existantes (j’en ai à peu près 120 pour l’instant). Il s’agit de Caravan, un thème que tout le monde connaît et qui a été créé en 1937. On a tendance à attribuer ce titre au seul Duke Ellington, alors que la paternité de ce morceau célèbre revient également à Juan Tizol et Irving Mills qui en furent les co-compositeurs aux côtés du Duke.

Voici une première vidéo qui date de 1952. Ellington est au piano, Juan Tizol au trombone.

Viennent ensuite deux versions où le piano domine. La première est du grand Oscar Peterson et date de 1986. La deuxième du très regretté Michel Petrucciani.

Et pour terminer une version à la guitare par le Brian Setzer Orchestra.

Bon dimanche à tous.

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Pour celles et ceux qui auraient envie de discuter sur ce blog du livre “Chemin faisant : mille kilomètres à travers la France” de Jacques Lacarrière (livre qui nous est proposé à la lecture par Albert), je rappelle juste que l’article qui servira de base à nos échanges sur cet ouvrage sera mis en ligne le mardi 20 octobre. Et voici un marque-page qu’il suffit d’imprimer et à insérer ensuite dans le livre que vous ne manquerez pas de lire d’ici là (photo réalisée lors de mon stage en Brenne consacré aux papillons nocturnes).

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Cuisiner le patidou

Après avoir parlé de la manière de cuisiner les courges acorn et la variété Jack be little (cliquer sur les liens pour accèder directement aux articles), voici une façon originale de consommer une autre courge que l’on appelle patidou et que l’on peut récolter en ce moment.

Le patidou est une courge dont la plupart des variétés sont blanc crème rayé de vert. J’en connais deux variétés que je cultive chaque année : « delicata » (à gauche sur la photo) et « sweet dumpling » (à droite).

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Cuire ces deux variétés entières, à l’eau, sans les éplucher. Les sortir de l’eau bouillante lorsqu’elles sont cuites (c’est à dire lorsque la fourchette s’enfonce assez facilement dans la chair, au bout de 20-25 minutes environ).

Il suffit ensuite de les laisser réfroidir et de les manger encore un peu tiède avec une sauce vinaigrette en entrée (comme un coeur d’artichaut) après avoir enlever les graines avec une petite cuiller. La chair a un petit goût de noisette, c’est délicieux. La variété « Delicata » est plus pratique à consommer que « sweet dumpling » car il suffit de la couper en deux, en long, d’évider les graines et de mettre la sauce dans la cavité.

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Riche ! Incroyablement riche !

Vendredi dernier, 15 copains marseillais ont touché le jackpot au loto : 100 millions d’euros. Après avoir, j’imagine, bien arrosé la nouvelle, chacun à dû se sentir, le lendemain au réveil, riche. Incroyablement riche !

Hier soir, je suis revenu d’un stage encadré par le grand Tom Wagner, un américain passionné de tomates et obtenteur de centaines de variétés dont la célèbre Green Zebra. J’en suis revenu avec une cinquantaine de variétés de tomates que je ne connaissais pas, de quoi meubler sans doute mes vieux jours de jardinier. J’ai passé la journée à extraire les graines et à les faire sécher. Demain matin, elles seront toutes en sachets, dûment étiquetées, en attendant que la main du jardinier les sème un jour en terre.

Les tomates sauvages de la vallée des Andes sont des espèces mythiques, et qui me semblaient inaccessibles jusqu’à présent. Elles sont si précieuses, en tant qu’espèces-souches de nos milliers de variétés obtenues par l’Homme que les endroits où elles poussent encore à l’état sauvage (dans les Andes) sont aujourd’hui classées en réserves mondiales de biosphère. C’est dire leur importance ! (on pourra lire « l’histoire de la tomate » dans l’un de mes articles anciens, en cliquant ici).

Aussi, j’ai vraiment crû rêver quand j’ai vu hier devant moi, au conservatoire de la tomate du château de la Bourdaisière où se déroulait mon stage, quatre espèces de tomates botaniques sauvages, celles justement qui sont aujourd’hui considérées comme extrêmement précieuses car c’est sans doute de la combinaison hasardeuse de plusieurs d’entre elles (bien qu’elles appartiennent à des espèces différentes) qu’est née l’ancêtre de notre tomate domestique. J’ai cueilli quelques fruits de chacune de ces espèces et les ai ramenés à la maison dans le but de prélever leurs graines. Ci-dessous, successivement (dans le sens de la lecture normale, de gauche à droite et de haut en bas) les quatre espèces dont j’ai eu la chance de prélever les fruits : lycopersicon spontaneum, lycopersicon hirsutum, lycopersicon pimpinellifollium et lyscopersicon cheesmanii.

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Je me souviens vaguement que dans mon rêve de la nuit dernière, il était question de tomates et des vallées des Andes. Et ce matin, en me réveillant, en pensant à ces graines précieuses qui ont déboulé dans ma vie de jardinier, je me suis senti riche. Incroyablement riche !

L’arolle et le casse-noix moucheté

Article proposé par Etincelle.
Si vous vous trouvez dans une forêt d’arolles, vous avez de grandes chances d’apercevoir, ou tout au moins, d’entendre le casse-noix moucheté.

En effet, on pourrait presque dire que cet arbre et cet oiseau sont inséparables.

L’arolle est le nom donné, dans les vallées alpines, au pin cembro, un bel arbre à croissance très lente, qui pousse en altitude au-dessus de 1500 mètres et jusqu’à 2500 mètres.

On le trouve aux côtés du pin à crochets, de l’épicéa, mais le plus souvent près du mélèze comme ici où on voit un mélèze tout à gauche et deux arolles.

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(Petite devinette : Quelqu’un sait-il le nom du sommet en arrière plan ? C’est facile, c’est un sommet mythique, un des plus connus au monde.)

Une forêt d’arolles et de mélèzes est toujours pleine de charme, un véritable paradis où poussent les myrtilles et les rhododendrons.

Le bois de l’arolle, léger mais résistant, facile à travailler et à l’odeur agréable, a toujours été utilisé par les montagnards pour la fabrication de meubles, notamment pour les coffres où l’on conservait les costumes du dimanche, ce bois étant réputé insectifuge.

Mais le pin cembro a une régénération naturelle difficile et peu abondante, pour différentes raisons.

Tout d’abord, sa croissance très lente.

Puis la difficulté qu’il a à fructifier. Une étude en Engadine (extrême Est de la Suisse) a montré que sur 35 années, il y a eu 5 années de semence totale, 19 années de semence partielle et 11 années sans fructification.

Ses cônes sont de couleur légèrement violette et bien différents des cônes de sapins, d’épicéa, …

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Les graines sont très lourdes, d’un poids similaire à celui des graines du pin pignon, ce qui empêche la dispersion ailleurs qu’à l’aplomb de l’arbre.

Pour couronner le tout, ces graines sont souvent détruites ou mangées par les rongeurs et les oiseaux.

Bref, l’arolle serait en bien piètre situation sans son grand sauveur, à savoir le casse-noix moucheté.

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Cet oiseau ne se nourrit pas exclusivement des graines de l’arolle (il affectionne aussi les noisettes par exemple) mais en grande partie.

Son bec puissant, bien en évidence sur cette photo en ombre chinoise, lui permet de casser les coquilles et d’atteindre les graines.

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Après le passage du casse-noix moucheté, le pin cembro semble avoir été carrément pillé.

Une véritable razzia !

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L’oiseau décortique les cônes directement sur l’arbre ou au sol et on peut dire que le travail est fait proprement !

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Mais alors, pourquoi le casse-noix moucheté aide-t-il à la dispersion du pin cembro, s’il mange ses graines ?

Tout simplement parce qu’il ne les mange pas toutes.

Après en avoir emmagasiné une grande partie dans son jabot, l’oiseau va ensuite enfouir les graines par 10 ou 20, dans des cachettes creusées par lui dans le sol, à quelques centimètres de profondeur, puis recouvertes de mousse, lichen …

Il ira les récupérer pendant l’hiver même sous une épaisse couche de neige

Seulement voilà, s’il est reconnu qu’il a une bonne mémoire, il oublie quand même certaines cachettes et ce sont ces graines oubliées qui germeront et donneront naissance à d’autres arolles un peu plus loin.

La difficile régénération naturelle du pin cembro serait sans doute quasiment nulle sans l’aide du casse-noix moucheté.

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Cet échange de bons procédés, on pourrait presque dire de partenariat, entre un végétal et un animal est loin d’être unique.

Vous en connaissez d’autres exemples ?

Quand la doulce jouvencelle …

Yves vient juste de poster un commentaire sur mon article musical d’hier consacré à la musique de la Renaissance, avec un lien sur une très belle vidéo. J’ai pensé utile d’intégrer cette vidéo à un nouvel article, tant elle est complémentaire des vidéos de l’ensemble Clément Janequin que j’avais présentées et tant elle permet de bien comprendre l’esprit et l’atmosphère particulière de la musique vocale de cette période faste qu’a été la Renaissance. Et comme l’a dit Christophe, il s’agit-là d’une musique d’une grande modernité. Sylvia Rhyne, soprano, et Eric Redlinger, luth et ténor, sont les deux artistes de cette vidéo.

La « cerise de terre »

Il existe de nombreuses espèces de physalis comestibles. La plus connue est le coqueret du Pérou, appelé aussi « amour en cage » et que l’on trouve maintenant couramment.

Je cultive depuis de nombreuses années une autre variété dont le goût est encore plus fin et plus délicat. Il s’agit d’une espèce réputée au Québec sous le nom de « cerise de terre » (physalis pruinosa).

La culture de ce petit fruit est facile. Tout comme les tomates (qui appartiennent d’ailleurs à la même famille, celle des solanacées), les graines sont mises à germer à l’intérieur et les plants sont transplantés en pleine terre en mai. La « cerise de terre » est une plante rampante de faible hauteur et qui s’étend sur le sol. Sa culture est facile mais on aura intérêt à pailler chaque plant si l’été s’avère trop chaud.

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Les fruits se forment très rapidement et on reconnaît vite leur enveloppe vert clair qui perce sous le feuillage de la plante.
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Les physalis peuvent se consommer tout l’été, du début juillet jusqu’au début octobre.

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Les fruits mûrs se reconnaissent à l’aspect jauni de leur enveloppe. Il se décortiquent très facilement. Ils sont succulents lorsqu’ils sont bien jaunes. On peut les grignoter en passant dans le jardin, les servir à l’apéro ou en accompagnement d’un dessert (notamment avec de la glace ou sur un gâteau).

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Et si vous en plantiez l’an prochain dans votre jardin ?

« Ils poussent sous terre »

Samedi prochain, le 26 septembre à 14H, j’anime une séance consacrée à la culture des légumes à racines, bulbes et tubercules, dans le cadre des Rendez-Vous Nature dont le thème 2009 est « la terre ». Toute personne intéressée peut s’inscrire en appelant la Maison de la Nature de Brussey au 03 84 31 75 49 (sortie gratuite).

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L’Ensemble Clément Janequin

Bon, je sais, la plupart de celles et ceux qui viennent sur ce blog n’aiment pas (ou peu) la musique classique. Dommage !
Si je ne consacre quasiment aucun « petit dimanche musical » à cette musique, c’est que le classique, contrairement au rock, au blues, à la chanson française, au jazz ou à la world music, se prête très peu à l’image.
Mercredi matin, j’ai entendu sur France-Musique qu’on célébrait actuellement les 30 ans de l’ensemble Clément Janequin. Cet ensemble est un groupe vocal dont le répertoire est essentiellement celui de la Renaissance, notamment française. Je n’ai trouvé que deux vidéos sur cette formation musicale. Les deux vidéos sont consacrées à des oeuvres de Claude Le Jeune, musicien français du 16ème siècle (1528-1600). Successivement deux courtes oeuvres : « Quelle eau, quel air, quel feu ! » et « Qu’est devenu ce bel oeil ».

Cet ensemble vocal a donc pris le nom du compositeur Clément Janequin qui, tout comme Le Jeune, était lui aussi un musicien Français de la Renaissance. Je n’ai pas trouvé sur Youtube d’oeuvres de Clément Janequin interprétées par l’ensemble Clément Janequin lui-même. Par contre, voici « la guerre » interprétée par l’ensemble vocal King’s Singers.

Bon dimanche à tous !

Les moteurs de recherche solidaires sur la toile (2)

Voici le second volet dédié aux moteurs de recherche sur internet à caractère écologique et développement durable. Comme il est dans l’air du temps d’être écolo et au regard de ce qui est réalisé dans les faits, on peut être méfiant. Alors quel crédit accorder à ces sites qui nous promettent de reverser tout ou partie de leurs revenus publicitaires à des associations ? On peut y croire pour les deux premiers.

http://www.ecocho.eu/ qui parraine la plantation de un ou deux arbres toutes les 1000 recherches afin de compenser l’émission d’une tonne de gaz carbonique. Revenus générés par un pourcentage des publicités de Yahoo. Ecocho compte réinvestir en crédits carbone 70 % de ses revenus.  C’ est la puissance de Yahoo et Google (mais Google a lâché Ecocho peu de temps après faute d’accord de licence), mais cela est transparent. C’est une société australienne basée à Sydney née en avril 2008.  Ecocho est lancé aujourd’hui dans 14 pays. Leur but a long terme est de financer des centaines de milliers d’arbres ( le nombre s’affiche sur la page d’accueil soit 7548 arbres et 3 774 001 Kg de carbone en cette mi septembre). Ecocho est la propriété de Yield Media, une filiale du Photon Group et s’est engagée à modifier les comportements de chacun pour avoir dès aujourd’hui un impact sur l’environnement. Bon, à suivre.

http://www.ethicle.com/fr/ – chaque fois qu’Ethicle enregistre 100 recherches, il y a 1 euro qui va à son partenaire exclusif  Planète Urgence, l’association qui est leader dans la reforestation http://www.planete.urgence.org . Accord de partenariat avec WWF – Le moteur est Google: « sachant qu’à chaque seconde s’effectuent plus de 1100 recherches sur Google, à quoi ressemblerait notre planète si nous utilisions tous Ethicle ? Cela signifie que si chacun d’entre nous utilisait ce moteur de recherche, nous planterions quotidiennement 950 400 arbres par jour ».
Basée à Paris et lancée fin 2008, c’est au départ une association qui deviendra SARL et qui a les les faveurs de la presse ce jour.

Etes vous maintenant écolonaute ? – On trouve aussi sur la toile de l’écologie d’opérette :

http://www.noiroogle.fr et http://fr.blackle.com (filiale Google) – Pour les irréductible de Google – Saviez vous que Google affiche 500 000 000 à 800 000 000 pages blanches  par jour ?  Donc dans le même contexte très à la mode, celui de protéger notre planète, Google crée son économiseur d’énergie. Tout simplement une page noire. Mais, car il y a un mais, cela serait une grossière arnaque : les études montrent qu’il faut aussi des pixels noirs sur tous les écrans plats et que la pseudo économie annoncée ne concerne qu’une partie des très vieux moniteurs. Les chiffres annoncés sur la home page du site qui annonce les économies d’énergie présumées rendues possible par des connexions à Blackle (par ex.) sont une autre arnaque : il s’agit d’une multiplication entre le nombre de connexions sur le site et l’économie présumée pour chaque connexion. Comme 75% des connexions à ce site ne génèrent aucune économie, le chiffre annoncé est mensonger.

http://light.ecosearch.frhttp://www.etikoo.com/index.phphttp://www.ekoolos.frhttp://netecolo.com/index.phphttp://www.ecofree.org/ – Tous ces moteurs manquent de transparence selon les médias du web.

Couleuvre à domicile (2)

Elle est pas belle cette figure géométrique faite par le corps de la couleuvre ?

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Je ne l’avais pas vue, je suis passé à côté lorsque je suis monté dans la maison en passant par le sous-sol. Dix secondes plus tard, elle fuyait devant les pas de Joëlle qui arrivait derrière moi. Sa taille était petite et la frayeur de Joëlle n’a pas été bien grande.

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Je l’ai poussée afin qu’elle puisse entrer dans un seau (la couleuvre, pas Joëlle !) et l’ai aussitôt relâchée à l’extérieur (la couleuvre, Joëlle je l’ai gardée pour moi !). Avec toutes les « mauvaises herbes » qu’il y a autour de la maison, elle va pouvoir reprendre sa vie tranquillement.

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Petite scène de la vie courante donc. Mais au fait, vous savez de quelle espèce de couleuvre il s’agit ?

Dans un mois sur ce blog : « Chemin faisant … »

Poursuite de notre lecture mensuelle proposée par l’un des lecteurs de ce blog.
Le mois prochain, le mardi  20 octobre exactement, nous discuterons d’un livre qui nous est proposé cette fois-ci par Albert. Il s’agit de “Chemin faisant : mille kilomètres à travers la France” de Jacques Lacarrière. Voici les renseignements que nous en donne Albert :

1977 pour l’édition originale Librairie Arthème Fayard.
1992 aux Éditions Payot, collection Voyageurs.
Il existe une version additionnée de la « Mémoire des routes » du même auteur, en vente sur PriceMinister.com /livres (occasion ou neuf) ou amazon.fr.

« Rien ne me paraît plus nécessaire aujourd’hui que de découvrir ou redécouvrir nos paysages et nos villages, en prenant le temps de le faire. […] Cheminer, musarder, s’arrêter où l’on veut, écouter, attendre, observer. Alors, chaque jour est différent du précédent comme l’est chaque visage, chaque chemin. […]  Car marcher, c’est rencontrer chaque jour des inconnus, réapprendre une autre façon  de se sentir parmi les autres. […]»

Voici 3 extraits de la 4ème de couverture de la réédition de 1992, pour susciter la lecture de ce livre des chemins…

Les oiseaux du Finistère (4)

Impossible de parler de la Bretagne où nous étions cet été sans parler des goélands car ils sont partout en bord de la côte  (cela dit, ils m’ont semblé moins nombreux qu’il y a vingt ans, n’est-ce qu’une impression ?). Difficile de pique-niquer en bord de mer sans avoir aussitôt l’arrivée de goélands argentés … pour le plus grand plaisir de Joëlle !

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L’oeil vif et le bec coloré donnent à cet oiseau un look que j’aime beaucoup.

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Les jeunes goélands sont beaucoup moins colorés et n’acquièrent leur plumage d’adulte qu’au bout de plusieurs années. Difficile pour le non-initié d’identifier facilement les plumages des jeunes des différentes espèces.

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Les goélands argentés semblent progresser très vite à l’intérieur du continent, notamment en milieu urbain où plusieurs villes ont été colonisées récemment. Les Bretons, goélands compris, ont toujours eu le goût de la conquête et des voyages !

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Chavela Vargas

Je ne sais pas trop où en est aujourd’hui Chavela Vargas mais je sais qu’elle vit encore et qu’elle donnait encore des concerts il y a quelques années seulement. Elle vient d’avoir 90 ans ! J’avais été impressionné lorsque j’avais vu apparaître un jour sur le petit écran (sur la chaîne Mezzo, la seule chaîne que je regarde de temps à autre) le visage buriné de cette chanteuse mythique du Mexique. Un pays dans lequel Chavela Vargas a défrayé la chronique en s’attaquant à la chanson ranchera, un style très sensuel habituellement réservé aux hommes, mais aussi en brûlant sa vie par les deux bouts (tabac, alcool) et en portant un pistolet sur elle.

Dans cette émission, Chavela Vargas y livrait des parts intimes d’elle-même, elle y racontait comment après une période de gloire dans les années 60 et 70, elle avait sombré dans l’alcoolisme pour ne s’en sortir que bien plus tard. Elle parlait également de sa vie amoureuse et revendiquait avec force son homosexualité. Il y avait une rage de vivre derrière ses propos, ce qui fait que dix ans plus tard je ne suis pas surpris de la voir avancer avec force et sérénité loin dans l’âge. Les personnes âgées de cette trempe m’émerveillent.

Voici donc quelques vidéos trouvées sur le net. Ceux qui aiment habituellement la nostalgie du fado trouveront certainement une parenté entre la musique portugaise et ce style ranchera qui nous vient du Mexique.

La première vidéo est un extrait du film Frida dans lequel Chavela Vargas fait une courte apparition. Elle a alors 84 ans.

Viennent ensuite trois autres extraits : « Si no te vas », « un mundo raro », « volver volver ». Chavela Vargas y est vêtue d’un éternel poncho où le rouge domine. Y cache-t-elle son pistolet dessous ?

Bon dimanche à tous.

L’histoire de l’aubergine

L’HISTOIRE DES FRUITS ET LEGUMES (6)
Les aubergines africaines dont je vous ai parlé dans mon article de lundi dernier sont-elles vraiment originaires d’Afrique ? A priori oui, évidemment, puisqu’on les a appelées « africaines ». En réalité, l’histoire des fruits et de nos légumes est très complexe et les mouvements des peuples à travers le monde ont bien brouillé les cartes.

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C’est en fait dans les montagnes de Birmanie, en Asie donc, qu’il faut rechercher l’origine de l’aubergine. La forme sauvage a fait l’objet de culture en Inde il y a trois mille ans. Dès le départ, l’aubergine a été une plante mal aimée, considérée comme maléfique, ce qui explique que son expansion a été très lente. Il lui aura fallu par exemple mille cinq cent ans pour conquérir la Chine proche.

Des périodes de luttes entre clans armés ont obligé certains Indiens à affronter la mer et à découvrir malgré eux des terres inconnues. C’est ainsi que la côte orientale de l’Afrique a été abordée par ces fuyards et qu’est née ensuite une route maritime, un espace d’échanges donc, entre l’Inde et la corne Est de l’Afrique.  C’est par cette voie que sont arrivées les première aubergines sur les côtes de Somalie. De nombreuses aubergines africaines sont donc aujourd’hui des descendantes de ces aubergines immigrantes arrivées d’Inde.

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Mais ce n’est pas par l’Afrique que sont arrivées les aubergines que nous consommons couramment aujourd’hui. C’est directement de l’Asie, leur contrée d’origine.

Pour arriver en Europe, deux voies ont été utilisées par l’aubergine pour sa propagation : d’abord la route de la soie qui permettait le transport de marchandises de luxe (et pas seulement la soie) entre la Chine et la partie orientale de la Méditerranée ; ensuite la route de l’Islam qui permit à l’aubergine de s’installer en Afrique du Nord, en Andalousie et dans les Balkans.

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Plus tard, les nombreuses allées-et-venues entre l’Europe et l’Amérique ont permis à l’aubergine de conquérir d’autres parties du monde, dont la Guadeloupe, les Antilles et de nombreuses îles.

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Un légume (un fruit plus exactement) qui, originaire d’une partie restreinte du monde, a donc su coloniser une bonne partie de la planète bien avant la période moderne de mondialisation des échanges que nous connaissons !