Que d’émotions !!!!!!!!!!!!!

Je vais relater deux observations très inhabituelles dans cet article.

La première concerne un animal que je vois rarement. En effet, voir la martre est chose rare (en tous les cas, pour moi). Je ne l’ai observée qu’à six reprises dans ma vie. Ce qui m’est arrivé dimanche est donc un énorme coup de chance.
J’avais prévu d’aller faire un tour dans mon affût en lisière de forêt. Je n’étais pas encore parti, j’étais en retard par rapport à ce que j’avais prévu. Heureusement ! car juste au moment où je partais, une martre est arrivée derrière la maison. Je ne l’avais pas remarquée, c’est Sylvain qui l’a vue dévaler la pente. Il était 13H40 exactement.
Ce n’était sans doute pas la première fois  que la martre venait car elle est allée directement vers les déchets de viande (que je laisse en permanence sur le terrain dans le but de nourrir les buses).

1La martre est partie la

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La marmotte

Joëlle aime dormir. S’il fallait qu’elle choisisse un animal en lequel se réincarner, nul doute qu’il s’agirait du lézard ou de la marmotte.

Le lézard, j’en parlerai une autre fois. Car ce soir, en triant des photos, je suis tombé sur des photos de marmotte que j’avais oubliées dans un coin. Elles viennent de Suisse et des Pyrénées.

De Suisse d’abord avec cette région admirable qu’est le Valais, ici au-dessus de Martigny.

C’était en août 2010. Il faisait beau et nous

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Dernières images de blaireau

Je ne pouvais pas terminer (provisoirement ? définitivement ?) ce blog sans mettre en ligne les  images de blaireau qu’il me reste et que je n’avais pas encore publiées !

Je n’ai pas fait beaucoup d’images de cet animal, celui que je connais le mieux tant il m’a procuré de belles soirées en forêt (sans doute plus de 500 soirées au cours des vingt dernières années), mais il m’en reste quand même quelques-unes, toutes faites il y a juste un an les 20 et 21 avril.

Bon nombre de blaireaux photographiés ici ont les

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En direct de la nature estonienne (4)

Hou la la, j’aurais bien voulu être à la place de Jan Siimson qui est resté planqué dans le froid de la nuit estonienne pour observer les sangliers et les chiens viverrins et offrir ensuite aux internautes de bien belles images.
Une vidéo qui va permettre aux habitués du blogadupdup de voir enfin des images de ce fameux chien viverrin dont nous avons tant parlé jusqu’à présent.

Le « petit Jésus dans la crèche »

C’était il y a tout juste cinq minutes (à 18H20 exactement). J’étais en train de regarder les sangliers en direct sur le site estonien grâce à la webcam qui fonctionne même de nuit. Et là, sans même quelques préliminaires (peut-être à cause du froid ambiant), deux sangliers se sont accouplés en direct devant mes yeux, scène que j’ai pu fixer grâce à une capture d’écran (avec la touche « imp écr. Syst » du clavier).

Chacun fête donc Noël à sa façon. Et je dois dire que cette manière païenne de « mettre le petit jésus dans la crèche » (expression triviale et assez imagée qu’on utilise chez moi en Franche-Comté), est une religion qui en vaut bien une autre.

En direct de la nature estonienne (3)

Juste un petit rappel : c’est en cliquant ici que vous pourrez accéder au site internet de nos amis naturalistes Estoniens. Ce site présente l’avantage de voir en direct, grâce à des webcams branchées en permanence, certaines scènes naturalistes. Lorsque vous arrivez sur la page d’accueil il suffit d’aller cliquer sur « direct stream » de l’une des webcams.

La première est surtout intéressante la nuit, grâce à la présence de sangliers mais aussi parfois du renard, du chevreuil, de l’élan et, depuis hier soir (merci à Francisca de me l’avoir signalé) de trois chiens viverrins qui viennent pendant les rares moments où les sangliers leur laissent la place. Image captée hier soir :

La deuxième est consacrée au nourrissage hivernal des petits passereaux (mésanges, verdiers, chardonnerets, pinsons …).
La troisième webcam est braquée sur un charnier sur lequel vient de temps en temps le pygargue et bien plus souvent les grands corbeaux et les corneilles mantelées.
La quatrième nous montre de temps en temps des phoques vautrés sur une plage de la mer Baltique mais on a souvent du mal à accéder à cette webcam pour des raisons de connexions.
Enfin, la rubrique Backyard Potter’s Tales permet de revoir les meilleures scènes des nidifications passées de l’aigle pomarin, du pygargue ou de la cigogne noire.

Je vous souhaite de bons moments, « à l’affût » devant votre écran.

Le brâme du cerf (2)

Hier après-midi, j’étais tranquillement assis, depuis plus d’une heure, au milieu d’un petit bouquet d’arbres en forêt de Bucey-les-Gy lorsqu’une biche et son jeune sont venus à une quinzaine de mètres de moi. J’ai pris le temps de les observer à l’oeil nu avant de faire une photo, puis deux … et c’est tout : cinq chiens de chasse que j’entendais tourner depuis près d’une heure sont alors arrivés en hurlant. Les cerfs ont détalé. Je n’aurai plus le temps d’y retourner avant la fin du brâme. Rendez-vous donc l’an prochain pour, j’espère, d’autres photos.

Le phoque gris

Avec l’archipel de Molène dans le Finistère, la réserve des sep-îles, dans les Côtes d’Armor, est le seul lieu où se reproduit le phoque gris. Il trouve autour de l’île Rouzic et des autres îles de l’archipel le lieu le plus tranquille qui soit : aucun dérangement par l’homme, aucun prédateur.

Un trentaine de phoques ont ainsi élu domicile dans ce lieu privilégié. J’ai eu la chance d’en observer quelques-uns la semaine dernière autour des rochers des Cerfs, série d’affleurements rocheux qui se découvrent à marée basse.


Ce n’est qu’en visitant les Sept-Iles à bord des Vedettes de Perros-Guirec qu’on pourra voir parfois une grosse tête émerger de l’eau.


Les phoques se reposent souvent dans l’eau à faible profondeur et sont obligés de venir régulièrement à la surface pour respirer (sinon ils suphoquent !).

Avec la marée descendante, les phoques finissent pas être hors de l’eau et se retrouvent à l’air libre sur une saillie rocheuse.


J’ai eu la chance d’en photographier quelques-uns (et notamment une femelle avec son jeune), mon appareil photo étant muni d’un autophocus !


Ceux qui vont régulièrement aux Sept-Iles peuvent entendre toute la panoplie des cris de notre animal : les cris de salutation au moment du départ (« phoqu’ j’m’en aille ! »), les cris violents émis lors des affrontements (« phoqu’ tu t’casses ! »), les cris d’apaisement de la femelle face à ses jeunes qui se battent (« phoqu’ça cesse ! ») et Dupdup a même réussi à entendre (mais ne le répétez pas, ça ferait des jaloux) le célèbre cri d’amour du phoque (« I phoque you »).

Complétement louphoque !

petite visite impromptue

Ce matin, j’ai mis quelques déchets de viande sur la pelouse derrière la maison, avec l’espoir d’attirer le milan noir. A défaut de milan, les corneilles s’en sont données à coeur joie pendant une partie de la journée.

Vers 17H30, surprise : un renard s’en va du charnier avec un gros paquet de déchets de viande dans la gueule. Mais nous ne le voyons qu’au moment où il s’en va. Le temps de régler l’appareil photo et il est trop tard.

Le renard va-t-il revenir ?

Il y a une demie-heure, Joëlle surprend de nouveau le renard qui semble surveiller depuis la butte puis qui s’éclipse par la droite. Nous attendons derrière la vitre de la cuisine.

Un quart d’heure plus tard, il arrive et descend le coteau,

s’immobilise,

regarde attentivement en direction de la maison du voisin (où un chat le regarde lui aussi),

cherche de la nourriture (mais les corneilles ont tout embarqué entre temps),

prend de nouveau le temps d’inspecter les alentours,

puis se décide à repartir.

Belle fin de week-end !

Dans l’intimité du blaireau (4)

Je pars ce soir observer le blaireau pour la 8ème fois en 9 jours.
Dupdup est devenu fou. Un mordu des blaireaux.
Chaque soir, j’observe des scènes incroyables dans des conditions exceptionnelles.
Mercredi dernier, je venais de retrouver le vieux flash-torche que j’utilisais il y a vingt ans. Et ma foi, les résultats sont plutôt encourageants, même si je n’ai pas encore essayé de téléobjectif et que je me borne encore à mon petit zoom 17/55 mm (certaines des photos qui suivent ont été recadrées).
C’était le 21 avril donc, j’étais avec Patrick et nous avons eu devant les yeux de très belles scènes pendant plus d’une heure de temps :

toute la famille réunie autour du terrier,



… des petites joutes amicales où chacun teste l’autre,

… l’adulte finissant toujours par avoir le dernier mot,

et surtout des séances d’épouillement …


… plutôt intimes pour certaines.



Et pour finir, tout ce petit monde se met à suivre un adulte en direction de la forêt.

Vivement demain soir !

Dans l’intimité du blaireau (3)

Les photos de mon précédent article sur le blaireau avaient été faites dimanche soir à la tombée de la nuit en forêt. Elles avaient été faites en lumière naturelle, dans de mauvaises conditions lumineuses. Ce soir-là, les blaireaux étaient sortis tôt, ce qui avait rendu les photos sans flash possibles.

Je suis évidemment retourné sur le site le lendemain soir. Lorsque je suis arrivé, un chevreuil s’est enfui devant moi et est passé en galopant au-dessus des terriers des blaireaux. Cela a dû perturber les blaireaux qui sont sortis plus tard que d’habitude. Il faisait sombre et impossible donc de faire une seule photo en lumière naturelle. Finalement, lorsque les blaireaux sont sortis de leur tanière, j’ai utilisé le petit flash de l’appareil. Mais il s’agit d’un petit flash minuscule, incorporé à l’appareil et j’ai dû utiliser une sensibilité élevée (1600 et 3200 iso). Les photos que j’ai ramenées ce soir-là ne sont donc pas bonnes (impossible de ne pas avoir des yeux brillants) mais illustrent bien le comportement des blaireaux à leur sortie du terrier : toilette, câlins, amusements, …

Une autre scène émouvante m’attendait lors du retour. Il faisait nuit. Un chevreuil a détalé devant moi dans le pré. Je n’ai vu qu’une tache blanche (celle de l’arrière-train) qui se déplaçait à grande vitesse dans le pré, produisant une courbe « en feston ». Cette tache blanche qui dansait dans le pré était magique.

Chevreuil en plein vol !

Hier soir, il faisait bien nuit lorsque j’ai quitté « mes » terriers de blaireaux habituels et je marchais à travers la forêt. J’ai entendu soudain un animal, venant de la droite, galoper devant moi. Par réflex(e), j’ai braqué l’appareil dans le noir en direction du bruit et j’ai appuyé sur le déclencheur. Par chance, mon vieux flash-torche sunpack  était encore allumé. Comme je l’ai aussitôt vérifié sur l’écran et comme je l’avais deviné, il s’agissait d’un chevreuil, très mal cadré car, dans la précipitation, je n’avais pas anticipé le mouvement. La photo est nulle, complètement nulle et floue de surcroît. Mais quelle majesté dans le mouvement du chevreuil !

Dans l’intimité du blaireau (2)

Il y a tout juste deux ans, j’avais consacré un premier article à mes observations nocturnes de blaireaux. Et puis je n’ai pas pris le temps d’écrire de nouvelles choses, c’était une époque où le blog allait très (trop ?) vite et beaucoup de projets d’articles étaient alors passés à la trappe. J’avais pourtant annoncé une suite … La voici au bout de deux ans seulement.

Je pars toujours en forêt les mains vides, sans appareil photo. J’ai l’impression de troubler la quiétude nocturne de la forêt lorsque le flash et l’appareil se déclenchent. Pourquoi a-t-il fallu qu’au dernier moment, avant-hier soir, je prenne mon appareil ? Je ne sais pas trop … Pourquoi a t-il fallu que je me poste juste devant un des terriers duquel je n’ai jamais vu sortir le moindre animal ? Je ne sais pas trop non plus … Mais mon intuition était bonne : il faisait encore un peu jour (20H18) lorsqu’une petite tête a émergé du terrier. Une puis deux, trois, quatre, cinq et six ! Au total deux adultes avec quatre jeunes. La famille au grand complet ! A ma grande surprise, alors que j’étais très près d’eux, aucun n’a réagi au bruit du déclenchement.


A un moment donné, un blaireau a grogné violemment. Ce grognement a été provoqué par l’irruption soudaine d’un renard qui a déboulé au milieu des blaireaux comme dans un jeu de quilles. Le renard est parti et les blaireaux ont continué de jouer tranquillement. Je ne ramène aucune bonne photo, les conditions de prises de vue étaient mauvaises, mes quelques photos ont été faites sans téléobjectif, sans flash et en haute sensibilité (3200 iso). Il ne s’agit donc que de documents …

Au bout d’un quart d’heure, un adulte un jeune sont rentrés au terrier. L’autre adulte et les trois autres jeunes sont partis en forêt.

Je suis reparti sur la pointe des pieds avec déjà l’idée de revenir dès le lendemain …

Le vieux lierre et l’écureuil

Les vieux lierres sont précieux. Toutes sortes de bestioles y trouvent refuge. C’est ainsi qu’en ce moment, et depuis le début de l’hiver, un petit groupe de moineaux a pris l’habitude de dormir chaque nuit dans l’énorme lierre qui entoure le bouleau à l’entrée de ma propriété. Mais ils ne sont plus les seuls depuis quelques jours : un écureuil est en train d’y construire son nid. Joëlle et moi l’avons vu à plusieurs reprises en train d’y transporter des matériaux. A chaque arrivée, l’écureuil en question passe sous ma voiture avant de grimper au tronc d’arbre et j’ai du mal à en comprendre la raison.

Mais le lierre est dense et je n’ai pas réussi à localiser le nid (ou le début de construction du nid), tant celui-ci semble caché.

Par contre, les écureuils sont bien moins discrets sur le rebord de la fenêtre de la cuisine où ils passent parfois plusieurs heures par jour, comme en témoignent ses nombreux restes de nourriture qui tombent sous la fenêtre.

L’écureuil est le mammifère sauvage que je vois le plus, tant il fait partie de ma vie quotidienne. Il se déplace sur les murs de la maison, s’agrippant au crépi avec une aisance déconcertante. Il m’est arrivé de le voir faire le tour entier de la maison, alors qu’il se déplaçait avec rapidité en diagonale sur le mur, pour échapper à mon regard alors que je faisais moi aussi le tour de la maison.

Plusieurs personnes ont du mal à croire qu’il peut se déplacer sur les murs avec aisance (pour peu que le crépi du mur soit un peu rugueux). Il suffit pourtant de regarder les griffes de l’animal pour se rendre compte que cela doit lui être extrêmement facile.

En direct de la nature estonienne (2)

Nos amis Estoniens continuent de nous offrir en direct sur leur site des images extraordinaires de leurs sangliers, élans, phoques et rapaces. De plus, ils se livrent à de belles expériences. L’autre jour, le type qui est venu apporter de la nourriture en forêt est resté assis sur le site et a attendu que les sangliers s’approchent de lui. C’était un beau moment.


Mais le document le plus exceptionnel est sans doute l’accouplement sur le nid de cet immense rapace qu’est le pygargue à queue blanche. EN CLIQUANT ICI puis en allant cliquer, une fois la page affichée, sur See video – March 11, vous prendrez sans doute beaucoup de plaisir au spectacle (mais sans doute moins que les pygargues eux-mêmes !).


De belles images en perspective pour ce printemps avec la naissance puis l’élevage des jeunes en direct !