Mes salades de l’année 2009 (5)

J’aime beaucoup les chicorées italiennes en raison de leur amertume. Beaucoup de personnes n’aiment pas. Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas …

Je ne sais pas trop où en sont les miennes qui sont encore en plein champ mais, vers Noël, camouflées sur une belle couche de neige, elles avaient résisté à un froid d’au moins 17°C en dessous du zéro. Les dernières que nous avons consommées datent de la fin décembre.

J’en avais semé une douzaine de variétés différentes mais les étiquettes se sont perdues en cours de route et j’ai un mal terrible à mettre un nom sur chacune d’entre elles.


Il n’est pas toujours facile de les faire « pommer ». Je ne sais d’ailleurs pas comment il faut faire, j’ai l’impression que certaines sont récalcitrantes. Pourtant je leur parle avec la même douceur qu’aux autres, sans doute est-ce l’accent franc-comtois que les font se hérisser. Mais lorsqu’elles poussent de manière serrée, il faut plusieurs repas pour arriver à bout d’une salade.

(variété bianca invernale qui est une sélection blanche de di chioggia).

S’il ne fallait garder qu’une seule de ces chicorées italiennes, ce serait sans doute la castelfranco, salade aux feuilles veinées, qui existe sous plusieurs formes, toutes très belles.


A noter que la coloration de ces salades n’apparaît en général qu’avec les premiers froids.

Culture de pneus

Ceux qui passent à côté de mon jardin vont se dire que « décidément, il est fou l’dupdup, v’la qu’y s’met à cultiver des pneus ! Pour un écolo … »
Effectivement, ça n’a pas l’air très catholique comme culture.

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En fait, il s’agit juste d’une petite expérimentation pour protéger mes artichauts pour l’hiver. J’ai coupé les feuilles, j’ai mis deux pneus autour du pied (soit 60 pneus trimballés ce matin sous la pluie fine) et j’ai remis les feuilles coupées autour et par-dessus chaque pied d’artichaut. La plupart du temps, je n’arrive pas à les sauver du froid et je dois en semer de nouveau tous les ans. Et quand je les paille, la bise glaciale (très violente dans un endroit aussi exposé) me décoiffe tous les artichauts et mes les réduit chaque fois à néant. Alors, des pneus, pourquoi pas ! Probablement que j’ajouterai de la paille dans les semaines qui viennent.

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Si l’expérimentation marche, j’imagine la tête des promeneurs quand ils verront au printemps prochain mon panneau de remerciement à Michelin !

La culture du céleri-rave

Le jardin n’a pas fière allure en ce moment. Des salades d’hiver, quelques choux, ainsi que le feuillage encore bien vert des carottes, sont les seuls à émerger d’un jardin qui a tendance à ressembler, au fil des semaines qui passent, à un champ de ruines. Ce sont encore les artichauts qui ont la plus belle gueule : les huit variétés que j’ai semées en janvier sont bien parties pour passer l’hiver (ce qui n’est jamais gagné d’avance dans notre région).

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Mais en ce moment, l’essentiel de la vie potagère ne se passe pas à l’air libre mais sous terre. Car les racines et les tubercules peuvent rester au jardin bien plus longtemps que les autres légumes. Leur partie comestible est souterraine et il faut un froid assez vif sur un sol déjà très froid pour que ces légumes gèlent sous terre.

Le jardin regorge donc encore de salsifis, scorsonères, crosnes, persil tubéreux, navets, choux-raves, panais, barbe de capucin, endives, carottes, souchets. La plupart attendront quelques semaines pour être récoltés, voire même quelques mois pour les plus résistants (panais et crosnes notamment).

Seules quelques plantes à racines ont été récoltées au cours des dernières semaines. Parmi elles, une trentaine de céleris-raves qui sont entreposées dans une cave bien froide.

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J’ai découvert la culture du céleri-rave il y a quelques années seulement et je ne comprends pas comment j’ai pu attendre d’être aussi vieux pour me pencher sur ce délicieux légume, assurément l’une des plantes-racines les plus parfumées.

Pourtant, rien de bien compliqué pour la culture de cette plante. L’idéal est de faire soi-même ses propres semis courant mars. Le repiquage peut avoir lieu dès le 15 avril (j’ai remarqué que de faibles gelées pouvaient être supportées).

Il y a deux petits trucs à savoir sur cette plante (et qui sont rarement écrites dans les bouquins).

On aura d’abord intérêt à repiquer plusieurs fois de suite les jeunes plants (je le fais deux fois en général) afin d’obtenir des plants plus gros (cela s’explique facilement, à chaque fois on repique la plante dans un « sol neuf », non encore épuisé en oligoéléments et autres substances nutritives).

Deuxième chose : dans le courant de l’été, on enlèvera toutes les feuilles du tour qui sont abimées afin de ne laisser que les feuilles du milieu. Cela concentre toute l’énergie de la plante dans la racine qui devient ainsi bien plus grosse.

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Il semblerait que les céleris-raves nécessitent un arrosage régulier. N’ayant pas la possibilité d’amener de l’eau en plein champ et ayant banni l’arrosage, mes plants restent au sec tout l’été et ne semblent pas trop en souffrir.

Les céleris-raves que l’on cultive ont parfois tendance à être creux. C’est un signe de carence en bore (et je ne pense pas que l’on puisse y remédier facilement, en tous les cas je n’ai pas le remède à ce problème récurrent, notamment dans les terres trop riches en calcium).

L’idéal est de conserver ces légumes dans du sable. Je n’ai jamais pris le temps de le faire, mes céleris sont simplement entreposés dans une cave bien froide et ils tiennent bien jusqu’en mars.

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Purées, potages, salades, gratins, rémoulade, légume farci … tout est prêt pour que Joëlle et moi nous livrions cet hiver à une fantastique Céleri-Rave Party ! Il s’en passe de drôles de choses chez les Dupdup !

Mes salades de l’année 2009 (4)

Comme je l’avais dit dans un précédent article, je n’ai pas vraiment pris le temps d’observer, d’anoter et de photographier la quarantaine de variétés de salades que j’ai cultivées cette année. Je continue cependant de réaliser quelques articles sur le sujet à partir du peu de données (notamment photographiques) que j’ai pu amasser au cours de cette année.

Comme je l’avais également écrit dans le dernier article, le critère n°1 pour le choix des salades d’été est leur résistance à la montée en graines provoquée par de fortes chaleurs. C’est un critère devenu très important en raison des épisodes extrêmement chauds (avec des températures de plus de 35°C) que nous subissons désormais chaque été.

Dans le dernier article j’avais éliminé trois variétés, au demeurant excellentes, qui montent en graines dès les premières chaleurs. Il s’agissait de laitue reine de mai, batavia gloire du Dauphiné et laitue truitée, trois variétés qu’il ne faut donc réserver que pour les cultures de début de printemps et d’automne.

J’attendais de bons résultats de la part des salades romaines, que j’aime en général beaucoup, mais je dois dire que les résultats n’ont pas été probants et leur résistance aux chaleurs a été moyenne (mais cependant meilleure que les trois citées précédemment). Ainsi la romaine blonde delle 7 lune.

romaine-blonde-delle-7-lune

Six autres variétés ont fini par monter en graines. Je pense que ces variétés-là devraient cependant bien se comporter lors d’été normaux (mais qu’est-ce maintenant qu’un « été normal » ?). Il s’agit, dans l’ordre de lecture des photos, des variétés suivantes : Laitue brune périchonne, Cressonnette du Maroc, Laitue grosse blonde paresseuse, laitue Augusta, Laitue Lenny et Laitue Magenta.

salades1Restent donc les variétés les plus intéressantes et qui ne montent pas en graines malgré le chaud. Une seule variété de laitue a supporté le test, il s’agit de la Laitue Appia.

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Ce sont finalement les batavias qui s’en sortent le mieux (et ça tombe bien, j’adore le croquant de ces salades et je les préfère infiniment aux laitues pommées classiques). Quatre variétés donc de batavias au palmarès de mes salades d’été : Canasta, Camaro, Chou de Naples et Rosinski.

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Quatre variétés à semer donc sans réserve !

Mes salades de l’année 2009 (3)

Hou la la, j’ai pas assuré sur ce coup-là !

J’avais comme projet de parler de la quarantaine de variétés de salades que j’ai cultivées cette année (dans le but de les tester) mais tout est allé trop vite. Je n’ai pas pris le temps de tout étiqueter ce que je semais, je n’ai pas non plus pris le temps de photographier les différentes variétés, de les goûter les unes séparément des autres, de noter sur papier leurs qualités respectives … En fait, mon projet était trop ambitieux et aurait mieux convenu à un retraité.

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Il ne reste donc pas grand chose de mes expérimentations de cette année. Mais bon, je vais essayer de produire quelques écrits à partir du peu de données que j’ai amassées et je vais donc probablement produire trois ou quatre articles dans les semaines qui viennent.

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Cet article pour rappeler que la première qualité que l’on demande aux salades d’été n’est pas forcément d’ordre gustatif mais concerne la capacité des différentes variétés à résister à ce que l’on appelle « la montaison » et qui rend les salades impropres à la consommation (trop d’amertume).

A cet égard, voici trois variétés qui sont toutes excellentes d’un point de vue gustatif (et notamment la laitue truitée dont j’ai déjà parlé sur ce blog) mais qui ne supportent pas la chaleur de l’été, comme en témoignent les trois photos ci-dessous. Successivement batavia gloire du dauphiné, laitue reine de mai de pleine terre et laitue truitée (appelée aussi forellenschluss):

batavia-gloire-du-dauphine

reine-de-mai-de-pleine-terr

forellenschluss

Réserver donc ces salades pour des cultures de début de printemps ou même d’automne. Leur préférer pour l’été d’autres variétés dont je parlerai bientôt dans un prochain article.

Légumes et fruits en paroles (2)

Il y a trois ans, au début de la vie de ce blog, j’avais mis en ligne un article qui recensait les expressions utilisant un nom de fruit ou de légumes. Cet article était le résultat d’un travail collectif auquel avaient participé plusieurs blogueurs. Je n’ai pas l’habitude de remettre en ligne un ancien article, mais je trouve que le travail collectif qui avait été fait à l’époque était admirable. Et comme beaucoup d’entre vous n’étiez pas sur ce blog à cette époque, le revoici. Vous noterez au passage qu’un certain nombre d’expressions sont anciennes et sont tombées en désuétude. Dommage, car certaines sont très imagées.

Si jamais vous connaissiez des expressions qui ne figurent pas dans la liste, elles seront les bienvenues ! Et si vous avez de l’imagination, vous pouvez aussi en inventer  (et passer ainsi à la postérité grâce au blogadupdup) !

AMANDE
• Les yeux en amande (les yeux effilés, de type asiatique)

ARTICHAUT
• Coeur d’artichaut (inconstant en amour : « une feuille pour tout le monde »)

ASPERGE
• Aller aux asperges (faire le trottoir)
• Asperge : sexe de l’homme
• Asperge du pauvre

Lire plusLégumes et fruits en paroles (2)

La « cerise de terre »

Il existe de nombreuses espèces de physalis comestibles. La plus connue est le coqueret du Pérou, appelé aussi « amour en cage » et que l’on trouve maintenant couramment.

Je cultive depuis de nombreuses années une autre variété dont le goût est encore plus fin et plus délicat. Il s’agit d’une espèce réputée au Québec sous le nom de « cerise de terre » (physalis pruinosa).

La culture de ce petit fruit est facile. Tout comme les tomates (qui appartiennent d’ailleurs à la même famille, celle des solanacées), les graines sont mises à germer à l’intérieur et les plants sont transplantés en pleine terre en mai. La « cerise de terre » est une plante rampante de faible hauteur et qui s’étend sur le sol. Sa culture est facile mais on aura intérêt à pailler chaque plant si l’été s’avère trop chaud.

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Les fruits se forment très rapidement et on reconnaît vite leur enveloppe vert clair qui perce sous le feuillage de la plante.
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Les physalis peuvent se consommer tout l’été, du début juillet jusqu’au début octobre.

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Les fruits mûrs se reconnaissent à l’aspect jauni de leur enveloppe. Il se décortiquent très facilement. Ils sont succulents lorsqu’ils sont bien jaunes. On peut les grignoter en passant dans le jardin, les servir à l’apéro ou en accompagnement d’un dessert (notamment avec de la glace ou sur un gâteau).

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Et si vous en plantiez l’an prochain dans votre jardin ?

Aubergines … décoratives !

Cette année j’ai cultivé quelques variétés d’aubergines. C’est une amie, Christiane, qui avait fait les semis et qui m’a donné un ou deux plants de chaque variété. Il y avait parmi ces aubergines  quelques variétés originaires d’Afrique, toutes très belles et comestibles. Mis à part des attaques très sévères par les doryphores, j’ai trouvé que toutes les variétés se cultivaient facilement et je n’ai pas éprouvé de difficulté particulière à m’occuper d’elles.

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J’ai été surpris par la diversité de ces aubergines, tant d’un point de vue couleurs que formes.

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Il y a deux jours, c’était le moment de vérité. Etaient-elles aussi bonnes que nos variétés traditionnelles ou non ?

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Depuis au moins vingt ans, je ramène plein de trucs bizarres à consommer et je n’ai eu que de bonnes surprises. Les carottes jaunes, les tomates vertes, les choux-fleurs violets, les radis asiatiques : tout excellent ! Mais là, alors que Claudine était venue à la maison et que c’est elle qui s’était chargée de les cuisiner, le plat de gratin s’est avéré dé-gueu-lasse !  Je n’ai jamais trouvé autant d’amertume dans un plat. Grosse déception donc. Les avais-je cueillies trop mûres ? Est-ce le type de légume qu’il faut cueillir très jeune ? J’ai tendance à penser que leur mauvaise qualité gustative tient plutôt aux variétés elles-mêmes.

Mes aubergines auront donc la chance de ne pas finir dans l’estomac et elle vont continuer à vivre encore un peu leur vie dans un petit panier en décoration.

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Mais si quelqu’un d’autre veut essayer, je mets quelques dizaines d’aubergines à sa disposition.

La culture des pastèques

L’année 2009 aura été une année exceptionnelle pour le jardin (enfin, dans la secteur de Besançon où j’habite…  car toutes les régions n’ont pas eu la chance d’avoir autant de précipitations). Mis à part les aubergines et les poivrons que j’ai loupés, tout se porte à merveille. Mêmes les tomates qui avaient commencé à souffrir du mildiou se sont remises sur pied progressivement. La production risque fort de durer jusqu’à la fin septembre. Voici ma dernière récolte.

tomates
2009 est notamment une bonne année pour les melons, ce qui contraste fort avec les années précédentes (car si la culture du melon réussit trois années sur quatre en Franche-Comté, la loi des séries a fait que les trois années précédentes ont été mauvaises). Cette année donc, la qualité est au rendez-vous.

melon
Il y a une autre cucurbitacée, voisine du melon, que les habitants de l’Est de la France ne pensent pas à semer. Il s’agit de la pastèque. Pourtant, après plus de vingt années de culture de ce fruit, je peux assurer que sa culture est tout aussi facile que celle du melon, avec l’avantage de réussir tous les ans. La récolte de cette année est exceptionnelle de par le nombre et la taille des fruits.

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La culture de la pastèque se fait grosso modo de la même manière que celle du melon, à savoir que l’on peut soit semer ses melons en godets au début avril pour les repiquer ensuite au début mai, soit les semer directement en pleine terre au cours de la première quinzaine de mai. On peut même pratiquer les deux méthodes, ce qui donne l’avantage d’une production de fruits sur août et septembre.

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Les pastèques aiment l’eau (leur nom anglais est d’ailleurs water melon) mais leurs feuilles sont petites et recouvrent peu le sol, elles n’entretiennent donc pas une humidité suffisante. Je ne les ai jamais arrosées, ce qui explique peut-être que les fruits des autres années étaient assez petits (ce qui n’est d’ailleurs pas vraiment gênant en soi). Cette année, j’ai été débordé par l’herbe (dans toute la zone des melons et des pastèques) et cette herbe a finalement été un gros avantage, elle a entretenu une forte humidité au sol, ce qui explique aussi en partie (en plus des conditions météo) la taille exceptionnelle des pastèques.

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Radis d’automne (1)

LE COIN DU JARDINIER (50)
Ils peuvent être de couleur rose, vert, blanc, bleu, violet, jaune ou noir. Ce sont les radis d’automne. Ce sont en général des radis de grosse taille, ils offrent des saveurs différentes d’une variété à l’autre et ils ne sont pas forcément plus piquants que les petits radis roses habituels.

Peu de gens sèment ce type de radis dans leur jardin, c’est pourtant un légume facile à cultiver (mais qui nécessite une terre fraîche).

Le catalogue Baumaux est sans doute celui qui est le plus fourni en matière de diversité et il propose en particulier des variétés asiatiques très intéressantes (voir l’article que j’avais consacré à la variété minowase summer cross).

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Mon problème, quand j’ouvre ce catalogue, c’est que j’ai envie de tout semer. Alors je sème.

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Hier matin, mon jardin s’est ainsi enrichi de 30 variétés différentes de radis d’automne (je n’ai semé que quelques graines par variété). Je vous en reparlerai plus tard. En attendant, si quelques jardiniers habitant sur mon secteur sont intéressés pour semer ce type de légume, ils peuvent s’arrêter à la maison, ils en repartiront avec une petite sélection de graines.

Comme il est difficile de faire germer des graines en terre sèche, on peut se référer à la méthode que j’avais expliquée dans mon article de mai 2008. Elle est infaillible.

Voir la vie en mauve

Il y a des gens heureux qui voient la vie en rose. D’autres encore qui broient du noir. D’autres encore qui se mettent au vert. Il arrive à certains de rire jaune ou même de voir rouge. Qui d’entre vous n’a jamais connu une peur bleue ?

Et bien moi, en ce moment, ma vie de jardinier je la vois en mauve !

artichauts

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Devinettes potagères (1)

Il y a de drôles de légumes qui poussent cette année dans mon jardin. Pas seulement des choux, carottes, salades, haricots, potirons … mais aussi des légumes moins habituels (2009 étant pour moi une année d’expérimentation).

Voilà une première série de cinq légumes (ou petits fruits) du jardin. Sauriez-vous les identifier uniquement par leur feuillage ?

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Oui, je sais, ce n’est pas très facile (sauf la première).
Allez, courage … !

Z’auriez pas une recette de fenouil par hasard ?

LE COIN DU JARDINIER (48)
Je me suis mis en tête de cultiver la plupart des légumes que l’on peut produire dans l’Est de la France… et d’en essayer des tas d’autres. Cette année, je me suis par exemple penché sur la culture de bulbes de fenouil. Et je n’en reviens pas des résultats ! J’ai rarement vu une culture aussi facile et aussi rapide.

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Les fenouils sont méconnaissables d’une semaine à l’autre et poussent si vite que les semis en godet de la fin mars donnent en guère plus de deux mois des bulbes énormes que nous consommons depuis une quinzaine de jours. En voici un cueilli ce soir :

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La culture du fenouil me semble extrêmement facile, d’autant plus que les jeunes plants repiqués lorsqu’ils sont très jeunes ne semblent pas du tout stressés par le fait d’être mis en terre (avec les autres plantes, il y a souvent un stress à la plantation qui bloque la croissance de la plante pendant quelques jours,parfois même une ou deux semaines).

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On peut semer des fenouils en godet tous les mois environ afin d’échelonner les récoltes. Je n’ai par contre pas encore essayer de semer directement en pleine terre.

Petit problème : Joëlle et moi ne savons pas trop les cuisiner. La plupart du temps, nous les coupons crus en tous petits bouts et les mélangeons à une salade quelconque. Il y a quelques jours, nous avons fait par exemple une salade de concombre/fenouils avec une sauce vinaigrette, mais pas avec n’importe quelle moutarde – de la moutarde au miel – et c’était délicieux.

Claudine nous a préparé par ailleurs un excellent gratin de fenouil au saumon mélangé avec du riz qui avait cuit dans du vin blanc. Très très bon également (et je suis sûr qu’elle va mettre la recette en ligne dans l’un de ses commentaires).

Mais pour le reste, on est un peu sec, on n’a pas trop d’idées. Alors si vous connaissez d’autres recettes, on est preneur, mettez-les dans un commentaire et tous les lecteurs de ce blog pourront en profiter !

Mes salades de l’année 2009 (2)

LE COIN DU JARDINIER (47)

Les temps derniers il a pas mal plu. De quoi régaler le jardinier que je suis. J’adore être dans mon jardin (en plein champ) lorsque de gros nuages arrivent.

nuages
J’attends en général d’être mouillé, d’avoir senti l’eau assez longtemps sur ma peau, avant de quitter les lieux.

La pluie a fait du bien à toutes les plantes et le jardin a repris du poil de la bête après un période de sec où certaines plantes n’avaient pas très bon aspect. Mais là, c’est reparti et certains légumes ont doublé de volume en moins d’une semaine.

jardin
La période de fin mai/début juin marque le vrai début des récoltes. Les petits pois d’abord qui sont un véritable luxe après une période où il n’y avait pas grand chose au jardin.

pois
Les salades ensuite. Le mois de juin est assurément le mois des laitues, le jardin en donne à profusion et elles poussent sans encombre, les grandes chaleurs ne les faisant pas encore monter en graines.

Il existe essentiellement quatre sortes de laitues.
Les plus communes sont les laitues pommées aux feuilles fines qui forment un coeur serré.
Viennent ensuite les laitues batavias, au feuillage dentelé, assurément les meilleures car beaucoup plus croquantes que les laitues pommées.
Il y a aussi les laitues romaines, volumineuses, sans doute moins consommées qu’autrefois, dont le coeur serré forme une pomme allongée, toute en hauteur.
Les laitues à couper, de type bowl, forment un quatrième groupe et ont pris une place plus importante dans nos jardins (mis à part le mien) .
A cela il faudrait aussi ajouter un cinquième groupe, celui des laitues italiennes, mais une seule semble consommée en France : la variété lollo rossa.

Je parlerai de la plupart de ces types de laitues tout au long de l’année (d’autant plus qu’avec les variétés que j’ai échangées avec Dan, Didier et Fred, je dois avoir près de 40 variétés différentes, vous avez pas fini d’en bouffer ! J’espère pour vous que vous êtes végétarien ou en voie de le devenir !).

Aujourd’hui, je vous parlerai d’une laitue pommée très originale que je viens de récolter. Il s’agit de la laitue truitée, originaire d’Autriche. Son véritable nom est forellenschluss, il veut dire « tacheté comme une truite », ce que montre bien le feuillage marbré de brun rouge.

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Les feuilles du milieu, plus claires, sont très belles et les tâches rougeâtres donnent un aspect que je trouve plutôt appétissant mais lorsque je les ai montrées à Christian, un autre jardinier, il m’a dit « Et tu manges ça ? elles ont l’air malade tes salades ! ».

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Question goût, on sent tout de suite qu’il y a une pointe d’originalité. Un ami m’a parlé de goût de noisette. Je lui ai trouvé une saveur plus sucrée que les autres salades. Et je lis ce soir sur le catalogue Baumaux que cette variété a obtenu, sur le plan gustatif, le premier prix dans un concours où étaient présentées 900 variétés de salades.

Entre nous, je me demande comment on peut goûter 900 variétés de salades, rester objectif pendant toute la durée du concours et aimer encore les salades à la fin de la dégustation ! Avec des bières, je dis pas, mais des salades … !

Mes salades de l’année 2009 (1)

LE COIN DU JARDINIER (45)
Le mois d’avril est fini. Tant pis. J’aime bien les « giboulées du mois d’avril ». Il n’y en a pas eu beaucoup cette année mais comme chaque fois qu’elles se produisent, une belle lumière succède à la pluie. Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas en avril qu’il y a le plus d’arc-en-ciels. Le dernier date d’avant-hier.

village

Le mois de mai est là avec son lot de promesses. Les premiers oiseaux vont éclore, les derniers migrateurs vont arriver, les petites plantules du jardin vont pousser à vue d’oeil et le myosotis va se mettre « à faire le beau » pour plaire au persil.

myosotis

Mais le mois de mai, tout comme le mois d’avril d’ailleurs, est encore un mois difficile pour celui qui aime manger les produits frais du jardin. Bien sûr, il reste encore quelques légumes de l’année précédente (des carottes, des potirons, des pommes de terre, des poireaux, quelques céleris-raves si on a pris la peine de bien les conserver en cave) mais l’organisme a faim de récoltes nouvelles qui  se laissent un peu désirer.

Du côté des salades, la jonction est difficile entre le mois de mars (avec la dernière mâche que l’on consomme juste avant qu’elle ne monte en graines) et la fin mai (périodes des premières laitues). La jonction est difficile donc, sauf pour les jardiniers qui ont pris la peine de semer en septembre l’une ou l’autre des rares variétés de laitues qui arrivent à passer l’hiver, même lorsque le thermomètre descend à – 15°C. Ces laitues, qu’on aura pris la peine de repiquer en fin d’automne, vont passer tout l’hiver en état de latence et commencer de se développer seulement à partir de la fin mars/début avril. Elles vont alors se développer très vite et donner de belles pommes (c’est ainsi qu’on appelle le coeur serré des laitues).

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Il existe quelques variétés qu’on appelle « laitues pommées d’hiver », par exemple la Brune d’hiver, la passion blonde à graine blanche, la Val d’Orge, … mais celle qui donne le plus de satisfaction aux jardiniers de l’Est de la France semble être la merveille d’hiver. C’est celle que ma grand-mère mettait autrefois dans son jardin, c’est celle que je continue de semer chaque automne. Par fidélité pour la tradition … et pour ma grand-mère. C’est un plaisir immense de pouvoir en consommer en cette période de l’année.

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J’ai également quelques plants d’une variété un peu plus tardive, que j’ai semée en septembre et qui ne donnera probablement des petites têtes de salades qu’à la fin mai. Mais j’ai oublié le nom de la variété (quelqu’un aurait-il un remède comme la progression d’Altzheimer ?). Quelqu’un connaît-il cette salade ?

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L’an passé, bon nombre de mes articles étaient consacrés aux tomates (voir ma série « mes tomates de l’été 2008 »). J’ai bien l’impression qu’il y aura cette année un paquet d’articles consacrés aux salades. Désolé pour les non-jardiniers de ce blog !

Le souchet comestible

LE COIN DU JARDINIER (43)
Je me lance cette année dans la culture de légumes qui sont complètement nouveaux pour moi : crosnes du Japon, bardane géante, barbe de capucin, aubergines africaines, salsifis, scorsonères, fenouils, endives rouges … Dernier en date, le souchet comestible que j’ai planté hier matin en pleine terre après l’avoir fait tremper 48 h dans de l’eau.

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Le souchet est une plante consommée en Egypte depuis au moins 4000 ans.

Les rhizomes de souchets se développent sous terre et produisent de tous petits tubercules que l’on peut manger crus ou grillés. Les Espagnols de la région de Valence l’utilisent pour faire une délicieuse boisson appelée chuffa … que j’aurai peut-être la chance de faire déguster l’hiver prochain à ceux qui passeront à la maison.

Il me reste quelques graines à planter, si cela tente quelqu’un (j’en ai pour deux personnes seulement) … !

Jardiniers de France

LE COIN DU JARDINIER (42)
Il y a trois ans, je suis devenu « Jardinier de France ». En adhérant à cette association, j’ai rejoint une structure qui a déjà 130 années d’existence. Vous pouvez cliquer ici pour connaître l’histoire très intéressante de cette société. Parmi les dates qui ont jalonné son histoire, je retiendrai les années 20 au cours desquelles l’association s’est beaucoup impliquée dans le développement des « jardins ouvriers » et les années d’après-guerre marquées par une pénurie alimentaire. Dans ces années difficiles, l’association s’est donnée comme objectif d’assurer la subsistance des plus pauvres. Elle a alors créé sa fameuse « série n° 1 » qui permet à une famille d’assurer sa subsistance, pour une somme très modique, pour une année complète.

Soixante ans plus tard, cette fameuse série existe toujours. A notre époque qui voit le prix des sachets de graines augmenter de manière éhontée et sans justification (il existe de nombreux sachets de graines qui valent 4 ou 5 euros actuellement et qui valaient 4 ou 5 francs il y a quelques années seulement), cette série est précieuse. Pensez donc, vous avez 20 sachets de graines pour 12,50 euros seulement soit 62 centimes le sachets de graines (et en plus, il y a 5% de réduction si on est adhérent). J’achète cette série tous les ans. Elle ne contient que des variétés anciennes qui ont fait leurs preuves (tomates marmande, tomate St Pierre, carotte nantaise, radis de 18 jours, navet de Nancy, oignon jaune des vertus, mâche à grosse graine, poireau de Solaise, chou milan de Pontoise …).

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D’autres séries proposées sont très intéressantes, notamment les séries régionales. Il existe ainsi une série « Ouest » adaptée au climat océanique (12 sachets de légumes + une fleur pour 6,20 euros). On trouve aussi dans le catalogue des jardiniers de France une gamme de 60 variétés au prix de 95 centimes le sachet. Les frais de port s’élèvent à 8 euros mais on peut grouper les commandes (et cela favorise en plus les échanges entre jardiniers). De plus, les sachets contiennent une grande quantité de graines et on peut facilement partager leur contenu avec d’autres jardiniers.

A l’heure où le jardinage pourrait redevenir une nécessité absolue et vitale dans un contexte de crise durable, de telles offres ne peuvent être que les bienvenues. Cliquer ici pour accèder au site des Jardiniers de France.

Des salades tous les jours de l’année

LE COIN DU JARDINIER (40)
La salade est l’un des légumes les plus précieux. Car en se débrouillant bien, on peut en consommer tous les jours de l’année. C’est d’ailleurs ce que je fais, les salades font partie de mon quotidien. Aujourd’hui encore, alors que nous sommes à la mi-février, il y avait ce midi dans mon saladier un mélange de scarole cornet de Bordeaux, d’endive, de mâche, de chicorée pain de sucre et de roquette.

saladier

Nous voici à l’époque où l’on commande ses graines car les premiers semis sont proches.

graines

Ce petit article est en fait la reprise d’un premier article que j’avais écrit sur le sujet il y a très longtemps et que j’ai eu envie de compléter. Il est destiné à ceux qui auraient envie d’avoir des salades tous les jours de l’année sur leur table et donne des réponses à deux questions : Quelles salades semer ? A quelles périodes ?

Voici donc comment on peut échelonner les semis pour récolter ses propres salades à longueur d’année :

Mars à juillet : c’est la période idéale pour semer des laitues. Il en existe toute une gamme : laitues pommées, laitues batavias, laitues romaines, laitues à couper de type « bowl ». C’est une histoire de goût, je préfère les salades croquantes de type batavia ou romaine. Les jardiniers qui ont la possibilité de cultiver sous abri (sous couche, c’est facile à installer) peuvent débuter leurs semis dès la fin février. Le mieux est de semer peu de graines à la fois mais de renouveler ses semis tous les quinze jours environ (car les salades supportent mal les grosses chaleurs et montent facilement à graines). Pour éviter la contrainte de semer tous les 15 jours, on peut mélanger dans un petit bol les graines de toutes les variétés de laitues pommées, batavias, romaines et laitues à couper dont on dispose et semer tous les mois une partie de ce mélange. Chacune des variétés ayant un cycle de végétation différent, l’échelonnement des récoltes sera ainsi assuré sur une plus longue période.

salade

Avril à mai : semer en pleine terre des endives (que l’on appelle aussi chicorées de Bruxelles) qui seront récoltées en octobre pour être ensuite à nouveau cultivées au noir en cave et consommées ensuite pendant tout l’hiver (voir ici le premier et le deuxième article que j’ai consacré à la culture de l’endive). Pour une culture facile, prendre une variété moderne dite « sans terre de couverture »

Juin à août : On peut continuer de semer quelques laitues pommées, batavias … pour une récolte d’arrière-saison mais cette période est surtout favorable pour les chicorées qui sont des salades souvent plus résistantes aux froids et qui pourront ainsi être consommées tout l’automne. Les chicorées les plus connues sont les scaroles (blondes et frisées). La scarole cornet de Bordeaux occupe une place de choix dans mon jardin car elle possède une bonne résistance au gel et peut même passer la mauvaise saison en pleine terre si l’hiver n’est pas trop rude. Ce sont les chicorées italiennes qui sont pour moi les meilleures sur le plan gustatif car elles offrent la plus grande diversité de goût, il en existe des tas de variétés comme par exemple la chicorée pain de sucre, la rouge de Trévise, la grumolo verde,  la palla rossa, la castelfranco, etc… Plusieurs d’entre elles peuvent se consommer jusqu’au printemps (on peut également les protéger tout l’hiver avec un voile).

Mi-août à mi-septembre : semer de la mâche (appelée « doucette » dans notre région) qui sera consommée de novembre à fin mars. Choisir par exemple la variété mâche à grosse graine (la plupart des autres variétés sont très bonnes au niveau gustatif mais trop petites et trop longues à nettoyer sous le robinet… et comme c’est moi qui fais ce boulot à la maison !). La mâche supporte plutôt bien le froid, les miennes sont recouvertes de neige aujourd’hui et ça ne les dérange pas vraiment.

doucette

Septembre : semer une laitue d’hiver (par exemple la variété Merveille d’hiver ou la laitue brune d’hiver) qui sera repiquée en octobre puis consommée en avril-mai du printemps suivant. Il est important de semer ces laitues d’hiver car ce seront généralement les seules salades consommable en avril et elles feront la jonction entre les dernières salades consommables du mois de mars (mâche, endive) et les premières nouvelles salades de l’année (difficile d’en consommer avant le mois de mai).

Je n’ai pas donné trop d’indications sur les variétés à cultiver mais il en existe des centaines et toutes sont très bonnes à mon avis. C’est un domaine où la qualité gustative me semble être toujours au rendez-vous.