Précieuses récoltes d’avril

Les mois d’avril et de mai sont difficiles pour le jardinier qui souhaite se nourrir uniquement de sa propre production. Il n’y a plus grand chose en cave et les premières récoltes n’arriveront qu’au début juin.

Pour la troisième année consécutive, j’expérimente le fait de laisser les carottes en pleine terre. Cette année, j’ai gardé également des panais. Alors que je ne m’attendais pas à ce que ces légumes résistent à cet hiver très froid (le thermomètre est descendu à – 20°C), j’ai eu l’agréable surprise de constater que, pour la plupart, ils avaient bien supporté le gel. C’est un avantage considérable de pouvoir manger tout l’hiver des légumes frais plutôt que de les laisser se défraîchir en cave. La technique de laisser des carottes en pleine terre est une bonne technique mais il faut surveiller sa production dans le cas de risque de consommation des carottes par les campagnols terrestres.

J’ai récolté mes derniers légumes ce samedi 10 avril. Les légumes sont impeccables, bien au-delà de mes espérances.

Ma grande découverte de cette année est le panais. J’avais déjà fait allusion à ce légume lorsque j’avais parlé de l’histoire de la carotte, car l’histoire de la carotte et du panais sont si liées qu’il est impossible de savoir, dans la littérature ancienne, si l’on parle de l’un ou de l’autre … jusqu’au jour où l’on a obtenu la première carotte rouge et où le panais a commencé de tomber en désuétude (tout du moins dans notre pays).


Joëlle et moi avons testé le panais de différentes façons : râpé en salade, dans une soupe, en accompagnement d’un pot-au-feu et coupé fin avec d’autres légumes dans un wok. C’est un très bon légume et j’ai du mal à comprendre qu’il soit tombé autant dans l’oubli.


Avec une récolte aussi tardive, il y a fort à parier que mes panais récoltés samedi se garderont en cave jusqu’au mois de juin.

La carotte jaune du Doubs

La Franche-Comté n’est pas une terre de tradition maraîchère. Pour cette raison, les variétés de légumes typiquement originaires de cette région sont rares (on ne peut pas habiter la plus belle région de France et avoir tout le reste, faut quand même pas exagérer !).

Je ne connais que deux variétés qui semblent venir de Franche-Comté. La première, à vrai dire, je ne la connais que par son nom et ne l’ai jamais vue. Et pour cause ! Il s’agit du mythique pois de Frasne, originaire du Haut-Doubs, qui semble avoir disparu de la circulation à tout jamais.

Par contre, je connais bien l’autre variété. Il s’agit de la carotte jaune du Doubs. C’est l’une de mes carottes préférées.

La semaine dernière, mon frère a labouré le jardin qui est en plein champ. Je me suis aperçu dimanche que le soc de la charrue avait retourné une carotte que j’avais oubliée de récolter. La carotte était coupée en deux, elle était de taille impressionnante. J’ai récupéré ce qui était récupérable. Malheureusement, je n’ai pensé à la photographier en vue de cet article qu’une fois épluchée. Mais les photos donnent quand même une idée de la taille de la carotte entière.


Cette variété semble originaire du début du 19ème siècle. A l’époque, on l’appelait jaune obtuse du Doubs (en référence aux Francs-comtois que d’aucuns jugent très « obtus » ?). Elle fut présentée pour la première fois dans le catalogue Vilmorin-Andrieux en 1885. Depuis, on la trouve dans un certain nombre de catalogues, elle n’a donc pas complétement disparu. J’ai acheté mes graines chez Baumaux.


Sachant que débute la période des semis de carotte, je vous conseille donc cette très bonne carotte, très sucrée, et qui, de surcroît, a une capacité de conservation étonnante (je les laisse en pleine terre tout l’hiver).

Semis de pommes de terre en expérimentation

Bravo à Luc de Belgique qui a trouvé la solution à la petite devinette du précédent article (je m’attendais à ce que ça soit BF15, avec un tel pseudo … !). La photo représentait donc de jeunes plantules de pommes de terre.

Mais rappelez-vous : j’avais déjà publié, dans une autre devinette parue en octobre dernier, une photo du fruit de la pomme de terre. Vous aviez d’ailleurs mis un temps fou à trouver de quoi il s’agissait …

Il semblait évident que j’allais expérimenter la culture de pommes de terre, non pas à partir des tubercules comme on le fait habituellement, mais à partir de semis.

Et pourquoi procéder ainsi ? C’est Tom Wagner lui-même (l’hybrideur américain avec qui j’ai fait un stage à l’automne dernier au château de la Bourdaisière) qui m’a donné ce fruit de pomme de terre. Il pense avoir obtenu la seule variété au monde complétement résistante au mildiou. C’est dire tout l’intérêt qu’elle représente !

Dans un premier temps, j’ai récolté les graines en procédant de la même manière que pour la récolte de graines de tomates.

Ces graines sont été semées le 21 février dernier (il faut s’y prendre tôt car le cycle de culture prend deux à trois mois de plus lorsqu’on commence à partir de graines et non de tubercules). Ces graines ont donné naissance à de petites plantules dont peu ont réchappé à un accident malencontreux (j’ai ouvert la fenêtre sans voir qu’une petite barquette de semis était sur le radiateur … vous imaginez la suite !).

Je vais transférer d’ici une semaine chacune de ces petites plantules dans un godet individuel. Plus tard, je les mettrai dans un godet plus gros. Enfin, au début mai, je repiquerai les plants directement en terre. Mais pas de n’importe quelle manière !

D’après Tom Wagner, il faut procéder ainsi : on creuse une tranchée profonde, on y repique les plants que l’on recouvre entièrement de terre, sauf un petit toupet de feuilles qui dépasse. Toutes les semaines, au fur et à mesure de la croissance de la plante, on bute avec de la terre en laissant chaque fois dépasser un peu de feuilles. En fin de cycle de culture, les tubercules ont poussé dans une épaisseur de 50-60 cm de terre et ce système permet d’avoir une récolte maximale.

Mais cette technique reste pour moi théorique, je vais donc l’expérimenter cette année et vous en reparlerai à l’automne.

Si cette pomme de terre est effectivement résistante au mildiou, j’assurerai la diffusion des graines à l’automne auprès de toute personne intéressée.

Dans les semaines qui viennent, je pourrai sans doute donner un petit plant à quelques personnes intéressées afin que l’expérimentation, pour être plus probante, soit menée aussi dans d’autres jardins. Avis donc aux amateurs !

Petites nouveautés dans ma cave

Ma cave s’est enrichie cet hiver. De quoi ? De bonne bouteilles de Bordeaux ? De bières belges ?
Que nenni ! De nouvelles salades … Je vois déjà la mine déconfite de certains…

Hé oui, je continue ma culture hivernale de salades en cave.
J’avais déjà parlé sur ce blog de mes cultures successives d’endives (voir ici le 1er et le 2ème article).

Ma cave s’est d’abord enrichie cet hiver d’une endive rouge. Goût identique à celui des variétés blanches mais ce type d’endive forme des pommes moins serrées. Les feuilles servent à faire de belles salades multicolores.


Deuxième nouveauté : j’ai semé pour la première fois de la barbe de capucin. Les racines se récoltent à l’automne et sont ensuite, tout comme l’endive, cultivées en cave à l’obscurité. Ses feuilles blanches ressemblent à des feuilles de pissenlit qui auraient poussé dans une taupinière.

Par ailleurs, je me suis rendu compte cet automne que les nombreuses chicorées italiennes que j’avais au jardin (castelfranco, palla rossa, grumolo …) avaient de grosses racines, tout comme l’endive. J’ai alors arraché un certain nombre d’entre elles et les ai repiquées en cave dans le noir. Hé bien, à ma surprise, toutes ces sortes de salades peuvent être « forcées » en cave à la manière des endives. Elles ont toutes donné en plein hiver de délicieuses petites salades de formes et de goûts différents.


L’hiver prochain,  je systématiserai cette technique adaptée aux chicorées et les cultiverai de cette manière à une plus grande échelle (l’échelle, c’est à cause de l’engrais que je mets … :biggrin: )

Mes salades de l’année 2009 (5)

J’aime beaucoup les chicorées italiennes en raison de leur amertume. Beaucoup de personnes n’aiment pas. Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas …

Je ne sais pas trop où en sont les miennes qui sont encore en plein champ mais, vers Noël, camouflées sur une belle couche de neige, elles avaient résisté à un froid d’au moins 17°C en dessous du zéro. Les dernières que nous avons consommées datent de la fin décembre.

J’en avais semé une douzaine de variétés différentes mais les étiquettes se sont perdues en cours de route et j’ai un mal terrible à mettre un nom sur chacune d’entre elles.


Il n’est pas toujours facile de les faire « pommer ». Je ne sais d’ailleurs pas comment il faut faire, j’ai l’impression que certaines sont récalcitrantes. Pourtant je leur parle avec la même douceur qu’aux autres, sans doute est-ce l’accent franc-comtois que les font se hérisser. Mais lorsqu’elles poussent de manière serrée, il faut plusieurs repas pour arriver à bout d’une salade.

(variété bianca invernale qui est une sélection blanche de di chioggia).

S’il ne fallait garder qu’une seule de ces chicorées italiennes, ce serait sans doute la castelfranco, salade aux feuilles veinées, qui existe sous plusieurs formes, toutes très belles.


A noter que la coloration de ces salades n’apparaît en général qu’avec les premiers froids.

Culture de pneus

Ceux qui passent à côté de mon jardin vont se dire que « décidément, il est fou l’dupdup, v’la qu’y s’met à cultiver des pneus ! Pour un écolo … »
Effectivement, ça n’a pas l’air très catholique comme culture.

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En fait, il s’agit juste d’une petite expérimentation pour protéger mes artichauts pour l’hiver. J’ai coupé les feuilles, j’ai mis deux pneus autour du pied (soit 60 pneus trimballés ce matin sous la pluie fine) et j’ai remis les feuilles coupées autour et par-dessus chaque pied d’artichaut. La plupart du temps, je n’arrive pas à les sauver du froid et je dois en semer de nouveau tous les ans. Et quand je les paille, la bise glaciale (très violente dans un endroit aussi exposé) me décoiffe tous les artichauts et mes les réduit chaque fois à néant. Alors, des pneus, pourquoi pas ! Probablement que j’ajouterai de la paille dans les semaines qui viennent.

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Si l’expérimentation marche, j’imagine la tête des promeneurs quand ils verront au printemps prochain mon panneau de remerciement à Michelin !

La culture du céleri-rave

Le jardin n’a pas fière allure en ce moment. Des salades d’hiver, quelques choux, ainsi que le feuillage encore bien vert des carottes, sont les seuls à émerger d’un jardin qui a tendance à ressembler, au fil des semaines qui passent, à un champ de ruines. Ce sont encore les artichauts qui ont la plus belle gueule : les huit variétés que j’ai semées en janvier sont bien parties pour passer l’hiver (ce qui n’est jamais gagné d’avance dans notre région).

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Mais en ce moment, l’essentiel de la vie potagère ne se passe pas à l’air libre mais sous terre. Car les racines et les tubercules peuvent rester au jardin bien plus longtemps que les autres légumes. Leur partie comestible est souterraine et il faut un froid assez vif sur un sol déjà très froid pour que ces légumes gèlent sous terre.

Le jardin regorge donc encore de salsifis, scorsonères, crosnes, persil tubéreux, navets, choux-raves, panais, barbe de capucin, endives, carottes, souchets. La plupart attendront quelques semaines pour être récoltés, voire même quelques mois pour les plus résistants (panais et crosnes notamment).

Seules quelques plantes à racines ont été récoltées au cours des dernières semaines. Parmi elles, une trentaine de céleris-raves qui sont entreposées dans une cave bien froide.

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J’ai découvert la culture du céleri-rave il y a quelques années seulement et je ne comprends pas comment j’ai pu attendre d’être aussi vieux pour me pencher sur ce délicieux légume, assurément l’une des plantes-racines les plus parfumées.

Pourtant, rien de bien compliqué pour la culture de cette plante. L’idéal est de faire soi-même ses propres semis courant mars. Le repiquage peut avoir lieu dès le 15 avril (j’ai remarqué que de faibles gelées pouvaient être supportées).

Il y a deux petits trucs à savoir sur cette plante (et qui sont rarement écrites dans les bouquins).

On aura d’abord intérêt à repiquer plusieurs fois de suite les jeunes plants (je le fais deux fois en général) afin d’obtenir des plants plus gros (cela s’explique facilement, à chaque fois on repique la plante dans un « sol neuf », non encore épuisé en oligoéléments et autres substances nutritives).

Deuxième chose : dans le courant de l’été, on enlèvera toutes les feuilles du tour qui sont abimées afin de ne laisser que les feuilles du milieu. Cela concentre toute l’énergie de la plante dans la racine qui devient ainsi bien plus grosse.

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Il semblerait que les céleris-raves nécessitent un arrosage régulier. N’ayant pas la possibilité d’amener de l’eau en plein champ et ayant banni l’arrosage, mes plants restent au sec tout l’été et ne semblent pas trop en souffrir.

Les céleris-raves que l’on cultive ont parfois tendance à être creux. C’est un signe de carence en bore (et je ne pense pas que l’on puisse y remédier facilement, en tous les cas je n’ai pas le remède à ce problème récurrent, notamment dans les terres trop riches en calcium).

L’idéal est de conserver ces légumes dans du sable. Je n’ai jamais pris le temps de le faire, mes céleris sont simplement entreposés dans une cave bien froide et ils tiennent bien jusqu’en mars.

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Purées, potages, salades, gratins, rémoulade, légume farci … tout est prêt pour que Joëlle et moi nous livrions cet hiver à une fantastique Céleri-Rave Party ! Il s’en passe de drôles de choses chez les Dupdup !

Mes salades de l’année 2009 (4)

Comme je l’avais dit dans un précédent article, je n’ai pas vraiment pris le temps d’observer, d’anoter et de photographier la quarantaine de variétés de salades que j’ai cultivées cette année. Je continue cependant de réaliser quelques articles sur le sujet à partir du peu de données (notamment photographiques) que j’ai pu amasser au cours de cette année.

Comme je l’avais également écrit dans le dernier article, le critère n°1 pour le choix des salades d’été est leur résistance à la montée en graines provoquée par de fortes chaleurs. C’est un critère devenu très important en raison des épisodes extrêmement chauds (avec des températures de plus de 35°C) que nous subissons désormais chaque été.

Dans le dernier article j’avais éliminé trois variétés, au demeurant excellentes, qui montent en graines dès les premières chaleurs. Il s’agissait de laitue reine de mai, batavia gloire du Dauphiné et laitue truitée, trois variétés qu’il ne faut donc réserver que pour les cultures de début de printemps et d’automne.

J’attendais de bons résultats de la part des salades romaines, que j’aime en général beaucoup, mais je dois dire que les résultats n’ont pas été probants et leur résistance aux chaleurs a été moyenne (mais cependant meilleure que les trois citées précédemment). Ainsi la romaine blonde delle 7 lune.

romaine-blonde-delle-7-lune

Six autres variétés ont fini par monter en graines. Je pense que ces variétés-là devraient cependant bien se comporter lors d’été normaux (mais qu’est-ce maintenant qu’un « été normal » ?). Il s’agit, dans l’ordre de lecture des photos, des variétés suivantes : Laitue brune périchonne, Cressonnette du Maroc, Laitue grosse blonde paresseuse, laitue Augusta, Laitue Lenny et Laitue Magenta.

salades1Restent donc les variétés les plus intéressantes et qui ne montent pas en graines malgré le chaud. Une seule variété de laitue a supporté le test, il s’agit de la Laitue Appia.

laitue-appia

Ce sont finalement les batavias qui s’en sortent le mieux (et ça tombe bien, j’adore le croquant de ces salades et je les préfère infiniment aux laitues pommées classiques). Quatre variétés donc de batavias au palmarès de mes salades d’été : Canasta, Camaro, Chou de Naples et Rosinski.

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Quatre variétés à semer donc sans réserve !

Mes salades de l’année 2009 (3)

Hou la la, j’ai pas assuré sur ce coup-là !

J’avais comme projet de parler de la quarantaine de variétés de salades que j’ai cultivées cette année (dans le but de les tester) mais tout est allé trop vite. Je n’ai pas pris le temps de tout étiqueter ce que je semais, je n’ai pas non plus pris le temps de photographier les différentes variétés, de les goûter les unes séparément des autres, de noter sur papier leurs qualités respectives … En fait, mon projet était trop ambitieux et aurait mieux convenu à un retraité.

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Il ne reste donc pas grand chose de mes expérimentations de cette année. Mais bon, je vais essayer de produire quelques écrits à partir du peu de données que j’ai amassées et je vais donc probablement produire trois ou quatre articles dans les semaines qui viennent.

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Cet article pour rappeler que la première qualité que l’on demande aux salades d’été n’est pas forcément d’ordre gustatif mais concerne la capacité des différentes variétés à résister à ce que l’on appelle « la montaison » et qui rend les salades impropres à la consommation (trop d’amertume).

A cet égard, voici trois variétés qui sont toutes excellentes d’un point de vue gustatif (et notamment la laitue truitée dont j’ai déjà parlé sur ce blog) mais qui ne supportent pas la chaleur de l’été, comme en témoignent les trois photos ci-dessous. Successivement batavia gloire du dauphiné, laitue reine de mai de pleine terre et laitue truitée (appelée aussi forellenschluss):

batavia-gloire-du-dauphine

reine-de-mai-de-pleine-terr

forellenschluss

Réserver donc ces salades pour des cultures de début de printemps ou même d’automne. Leur préférer pour l’été d’autres variétés dont je parlerai bientôt dans un prochain article.

Légumes et fruits en paroles (2)

Il y a trois ans, au début de la vie de ce blog, j’avais mis en ligne un article qui recensait les expressions utilisant un nom de fruit ou de légumes. Cet article était le résultat d’un travail collectif auquel avaient participé plusieurs blogueurs. Je n’ai pas l’habitude de remettre en ligne un ancien article, mais je trouve que le travail collectif qui avait été fait à l’époque était admirable. Et comme beaucoup d’entre vous n’étiez pas sur ce blog à cette époque, le revoici. Vous noterez au passage qu’un certain nombre d’expressions sont anciennes et sont tombées en désuétude. Dommage, car certaines sont très imagées.

Si jamais vous connaissiez des expressions qui ne figurent pas dans la liste, elles seront les bienvenues ! Et si vous avez de l’imagination, vous pouvez aussi en inventer  (et passer ainsi à la postérité grâce au blogadupdup) !

AMANDE
• Les yeux en amande (les yeux effilés, de type asiatique)

ARTICHAUT
• Coeur d’artichaut (inconstant en amour : « une feuille pour tout le monde »)

ASPERGE
• Aller aux asperges (faire le trottoir)
• Asperge : sexe de l’homme
• Asperge du pauvre

Lire plusLégumes et fruits en paroles (2)

La « cerise de terre »

Il existe de nombreuses espèces de physalis comestibles. La plus connue est le coqueret du Pérou, appelé aussi « amour en cage » et que l’on trouve maintenant couramment.

Je cultive depuis de nombreuses années une autre variété dont le goût est encore plus fin et plus délicat. Il s’agit d’une espèce réputée au Québec sous le nom de « cerise de terre » (physalis pruinosa).

La culture de ce petit fruit est facile. Tout comme les tomates (qui appartiennent d’ailleurs à la même famille, celle des solanacées), les graines sont mises à germer à l’intérieur et les plants sont transplantés en pleine terre en mai. La « cerise de terre » est une plante rampante de faible hauteur et qui s’étend sur le sol. Sa culture est facile mais on aura intérêt à pailler chaque plant si l’été s’avère trop chaud.

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Les fruits se forment très rapidement et on reconnaît vite leur enveloppe vert clair qui perce sous le feuillage de la plante.
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Les physalis peuvent se consommer tout l’été, du début juillet jusqu’au début octobre.

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Les fruits mûrs se reconnaissent à l’aspect jauni de leur enveloppe. Il se décortiquent très facilement. Ils sont succulents lorsqu’ils sont bien jaunes. On peut les grignoter en passant dans le jardin, les servir à l’apéro ou en accompagnement d’un dessert (notamment avec de la glace ou sur un gâteau).

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Et si vous en plantiez l’an prochain dans votre jardin ?

Aubergines … décoratives !

Cette année j’ai cultivé quelques variétés d’aubergines. C’est une amie, Christiane, qui avait fait les semis et qui m’a donné un ou deux plants de chaque variété. Il y avait parmi ces aubergines  quelques variétés originaires d’Afrique, toutes très belles et comestibles. Mis à part des attaques très sévères par les doryphores, j’ai trouvé que toutes les variétés se cultivaient facilement et je n’ai pas éprouvé de difficulté particulière à m’occuper d’elles.

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J’ai été surpris par la diversité de ces aubergines, tant d’un point de vue couleurs que formes.

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Il y a deux jours, c’était le moment de vérité. Etaient-elles aussi bonnes que nos variétés traditionnelles ou non ?

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Depuis au moins vingt ans, je ramène plein de trucs bizarres à consommer et je n’ai eu que de bonnes surprises. Les carottes jaunes, les tomates vertes, les choux-fleurs violets, les radis asiatiques : tout excellent ! Mais là, alors que Claudine était venue à la maison et que c’est elle qui s’était chargée de les cuisiner, le plat de gratin s’est avéré dé-gueu-lasse !  Je n’ai jamais trouvé autant d’amertume dans un plat. Grosse déception donc. Les avais-je cueillies trop mûres ? Est-ce le type de légume qu’il faut cueillir très jeune ? J’ai tendance à penser que leur mauvaise qualité gustative tient plutôt aux variétés elles-mêmes.

Mes aubergines auront donc la chance de ne pas finir dans l’estomac et elle vont continuer à vivre encore un peu leur vie dans un petit panier en décoration.

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Mais si quelqu’un d’autre veut essayer, je mets quelques dizaines d’aubergines à sa disposition.

La culture des pastèques

L’année 2009 aura été une année exceptionnelle pour le jardin (enfin, dans la secteur de Besançon où j’habite…  car toutes les régions n’ont pas eu la chance d’avoir autant de précipitations). Mis à part les aubergines et les poivrons que j’ai loupés, tout se porte à merveille. Mêmes les tomates qui avaient commencé à souffrir du mildiou se sont remises sur pied progressivement. La production risque fort de durer jusqu’à la fin septembre. Voici ma dernière récolte.

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2009 est notamment une bonne année pour les melons, ce qui contraste fort avec les années précédentes (car si la culture du melon réussit trois années sur quatre en Franche-Comté, la loi des séries a fait que les trois années précédentes ont été mauvaises). Cette année donc, la qualité est au rendez-vous.

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Il y a une autre cucurbitacée, voisine du melon, que les habitants de l’Est de la France ne pensent pas à semer. Il s’agit de la pastèque. Pourtant, après plus de vingt années de culture de ce fruit, je peux assurer que sa culture est tout aussi facile que celle du melon, avec l’avantage de réussir tous les ans. La récolte de cette année est exceptionnelle de par le nombre et la taille des fruits.

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La culture de la pastèque se fait grosso modo de la même manière que celle du melon, à savoir que l’on peut soit semer ses melons en godets au début avril pour les repiquer ensuite au début mai, soit les semer directement en pleine terre au cours de la première quinzaine de mai. On peut même pratiquer les deux méthodes, ce qui donne l’avantage d’une production de fruits sur août et septembre.

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Les pastèques aiment l’eau (leur nom anglais est d’ailleurs water melon) mais leurs feuilles sont petites et recouvrent peu le sol, elles n’entretiennent donc pas une humidité suffisante. Je ne les ai jamais arrosées, ce qui explique peut-être que les fruits des autres années étaient assez petits (ce qui n’est d’ailleurs pas vraiment gênant en soi). Cette année, j’ai été débordé par l’herbe (dans toute la zone des melons et des pastèques) et cette herbe a finalement été un gros avantage, elle a entretenu une forte humidité au sol, ce qui explique aussi en partie (en plus des conditions météo) la taille exceptionnelle des pastèques.

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Radis d’automne (1)

LE COIN DU JARDINIER (50)
Ils peuvent être de couleur rose, vert, blanc, bleu, violet, jaune ou noir. Ce sont les radis d’automne. Ce sont en général des radis de grosse taille, ils offrent des saveurs différentes d’une variété à l’autre et ils ne sont pas forcément plus piquants que les petits radis roses habituels.

Peu de gens sèment ce type de radis dans leur jardin, c’est pourtant un légume facile à cultiver (mais qui nécessite une terre fraîche).

Le catalogue Baumaux est sans doute celui qui est le plus fourni en matière de diversité et il propose en particulier des variétés asiatiques très intéressantes (voir l’article que j’avais consacré à la variété minowase summer cross).

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Mon problème, quand j’ouvre ce catalogue, c’est que j’ai envie de tout semer. Alors je sème.

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Hier matin, mon jardin s’est ainsi enrichi de 30 variétés différentes de radis d’automne (je n’ai semé que quelques graines par variété). Je vous en reparlerai plus tard. En attendant, si quelques jardiniers habitant sur mon secteur sont intéressés pour semer ce type de légume, ils peuvent s’arrêter à la maison, ils en repartiront avec une petite sélection de graines.

Comme il est difficile de faire germer des graines en terre sèche, on peut se référer à la méthode que j’avais expliquée dans mon article de mai 2008. Elle est infaillible.

Voir la vie en mauve

Il y a des gens heureux qui voient la vie en rose. D’autres encore qui broient du noir. D’autres encore qui se mettent au vert. Il arrive à certains de rire jaune ou même de voir rouge. Qui d’entre vous n’a jamais connu une peur bleue ?

Et bien moi, en ce moment, ma vie de jardinier je la vois en mauve !

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Devinettes potagères (1)

Il y a de drôles de légumes qui poussent cette année dans mon jardin. Pas seulement des choux, carottes, salades, haricots, potirons … mais aussi des légumes moins habituels (2009 étant pour moi une année d’expérimentation).

Voilà une première série de cinq légumes (ou petits fruits) du jardin. Sauriez-vous les identifier uniquement par leur feuillage ?

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Oui, je sais, ce n’est pas très facile (sauf la première).
Allez, courage … !

Z’auriez pas une recette de fenouil par hasard ?

LE COIN DU JARDINIER (48)
Je me suis mis en tête de cultiver la plupart des légumes que l’on peut produire dans l’Est de la France… et d’en essayer des tas d’autres. Cette année, je me suis par exemple penché sur la culture de bulbes de fenouil. Et je n’en reviens pas des résultats ! J’ai rarement vu une culture aussi facile et aussi rapide.

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Les fenouils sont méconnaissables d’une semaine à l’autre et poussent si vite que les semis en godet de la fin mars donnent en guère plus de deux mois des bulbes énormes que nous consommons depuis une quinzaine de jours. En voici un cueilli ce soir :

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La culture du fenouil me semble extrêmement facile, d’autant plus que les jeunes plants repiqués lorsqu’ils sont très jeunes ne semblent pas du tout stressés par le fait d’être mis en terre (avec les autres plantes, il y a souvent un stress à la plantation qui bloque la croissance de la plante pendant quelques jours,parfois même une ou deux semaines).

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On peut semer des fenouils en godet tous les mois environ afin d’échelonner les récoltes. Je n’ai par contre pas encore essayer de semer directement en pleine terre.

Petit problème : Joëlle et moi ne savons pas trop les cuisiner. La plupart du temps, nous les coupons crus en tous petits bouts et les mélangeons à une salade quelconque. Il y a quelques jours, nous avons fait par exemple une salade de concombre/fenouils avec une sauce vinaigrette, mais pas avec n’importe quelle moutarde – de la moutarde au miel – et c’était délicieux.

Claudine nous a préparé par ailleurs un excellent gratin de fenouil au saumon mélangé avec du riz qui avait cuit dans du vin blanc. Très très bon également (et je suis sûr qu’elle va mettre la recette en ligne dans l’un de ses commentaires).

Mais pour le reste, on est un peu sec, on n’a pas trop d’idées. Alors si vous connaissez d’autres recettes, on est preneur, mettez-les dans un commentaire et tous les lecteurs de ce blog pourront en profiter !