Une flopée de belles observations !

Le site de la Maison de la Nature de Brussey est très riche en oiseaux. 136 espèces d’oiseaux y ont déjà été observées, sur une surface de quelques hectares seulement. La LPO Franche-Comté mène sur ce lieu un programme de baguage d’oiseaux depuis une vingtaine d’années. Cette action scientifique, régie par un protocole très précis et placée sous la responsabilité de Pierrot, permet de mieux connaître la biologie des oiseaux, pas seulement leur migration mais aussi la notion de territoire, la fidélité à un site, l’évolution des effectifs, …

Je n’ai pas souvent le temps de participer à ces séances de baguage d’oiseaux (qui ont lieu sept fois par an) mais c’est toujours un réel plaisir pour moi de pouvoir admirer de très près le plumage des différentes espèces.

Chacune des séances apporte son lot de surprises. A l’automne dernier, j’avais relaté la capture exceptionnelle d’un autour des palombes. En juin dernier, c’était au tour du hibou moyen-duc de se prendre les ailes dans les filets de baguage au lever du jour.

A la dernière séance, en juillet, une centaine d’oiseaux ont été capturés, bagués puis relâchés au cours de la même journée. Parmi eux, le martin-pêcheur, le gros-bec, l’hypolaïs polyglotte et le torcol dont on ne se lasse pas d’admirer le plumage délicat et nuancé.

Mais la surprise de la journée était la présence d’un coucou dans les filets. Observation rare ! Il n’y a pas eu une seule capture sur les sites franc-comtois au cours des dix dernières années. C’était aussi la première fois que cet oiseau était tenu en main sur le site de Brussey.

Enfin, pour clore la journée, alors que nous étions en train de baguer les oiseaux, un appel téléphonique nous a avertis qu’une chouette blessée avait besoin de secours dans le village à côté. Vérification faite, il s’agissait d’une jeune chouette chevêche, fraîchement sortie du nid, et qui avait atterri devant la porte d’un habitant. Belle observation d’une petite chouette en voie de disparition !

(un grand merci à Cécile qui a réalisé les photos du hibou moyen-duc et de la chevêche)

Mes tomates de l’été 2008 (1)

LE COIN DU JARDINIER (31)
Avec le soleil des derniers jours, les tomates murissent très vite. Une quarantaine de variétés se partagent l’espace, dispatchées entre le jardin de mon frère et le mien. Je commence de récolter les graines en vue de les diffuser l’an prochain à qui en voudra. Voici aujourd’hui une petite sélection de 6 variétés. Dans l’ordre (ordre normal de lecture, de gauche à droite et de haut en bas) : Kotlas, Auriga, Black ethiopian, Coeur de boeuf jaune, Surprise siberia et Snowberry.

La variété Auriga est étonnante : certains fruits sont munis d’une drôle d’excroissance qui est apparue lorsque ma voisine a pris son premier bain de soleil en maillot de bain. Cela a beau se passer dans mon jardin, je n’assume aucune responsabilité quant au comportement bizarre (mais humain) de mes tomates … !

Trop drôle !

J’ai passé des centaines de soirées d’observation en forêt auprès des terriers de blaireaux. J’ai souvent emmené des amis en forêt pour leur faire découvrir cet animal. Mais si mes « invités » ont pu voir le blaireau presque « à coup sûr », il est arrivé parfois (à quelques reprises seulement) que le blaireau s’esquive rapidement du terrier et que je sois le seul à le voir. Et quand venait la question « alors, tu l’as vu ? » et qu’on me répondait « euh, non, de quel blaireau tu parles ? », j’étais désolé des faibles capacités d’observation de la personne que j’avais emmenée en forêt. Bon, me disais-je, tout le monde n’a pas l’oeil de lynx de Dupdup …

Hier soir, j’étais avec Cécile en forêt. C’était la première fois qu’elle avait la possibilité d’observer le blaireau en direct. Un renard a crié derrière nous. Une chevrette est passée à une dizaine de mètres dans la pénombre. Mais pas de blaireaux ! Mais quand nous avons quitté la forêt, Cécile m’a parlé … des quatre blaireaux. « Mais de quels blaireaux tu parles ? ». Effectivement, Cécile a vu à sa gauche quatre petites têtes qui se sont rapidement éloignées dans la forêt. Et le supposé oeil de lynx n’a rien vu … Trop drôle !

« Mes » petites bêtes de l’été 2008 (1)

LE CLAIRON DES ABEILLES
Comme je l’ai dit dans un précédent article, la passion des petites bêtes me reprend et cet été 2008 risque d’être riche en observations. Ce blog va donc prendre une allure un peu différente et beaucoup d’articles seront consacrés aux coccinelles, abeilles, mouches, papillons et autres insectes que je photographierai pendant l’été.

Voici un premier insecte qui s’est considérablement raréfié. Il s’agit du clairon des abeilles.

Cet insecte est un coléoptère, c’est à dire qu’il possède une carapace qui n’est autre que l’une des deux paires d’ailes transformée en quelque chose de dur et de rigide que l’on appelle élytres. A cause de cette paire d’ailes rigides, les coléoptères sont mieux protégés que les autres insectes mais ils sont par contre, et pour cette même raison, de piètres voiliers.

Pourquoi « des abeilles » ? Simplement parce que les oeufs du clairon sont pondus dans les nids des abeilles, le plus souvent des abeilles autres que notre abeille domestique. Les larves qui vont naître vont ensuite se nourrir du couvain de ces hyménoptères (désolé pour ce gros mot, mais dès qu’on aborde le monde infini des insectes, il est indispensable de se farcir la tête d’un certain vocabulaire !).

L’adulte, quand à lui, est plutôt floricole, c’est à dire qu’il se nourrit du nectar des fleurs. Il arrive aussi parfois que le clairon passe au régime carnivore et qu’il capture des petits insectes qui passent à sa portée.

Quand au mont « clairon », je n’ai aucune explication. Et je ne la cherche d’ailleurs pas. De toute façon j’ai toujours eu horreur du son du clairon et je n’aimerais pas découvrir une parenté entre ce bel insecte et l’horrible instrument du même nom !

A propos de la réforme des institutions

Ainsi donc, la réforme des institutions a été adoptée hier soir. Ce qui pouvait être une vraie mesure partagée par presque tous, et notamment par l’opposition, est passée in extremis à une voix seulement. Dommage, car l’ensemble du pays aurait pu se retrouver dans une vraie réforme démocratique. Mais Sarko a choisi une autre voie.

Cinq occasions au moins ont été loupées dans le projet du Président. Cinq propositions qui auraient pu faire partie du packaging « réforme ». Celle d’abord, qui aurait été très symbolique, de donner le droit de vote (au moins aux élections locales) aux émigrés installés depuis plusieurs années. Celle d’introduire une certaine dose de proportionnelle aux législatives. Celle ensuite de mettre fin au cumul des mandats (souhaité par l’ensemble des citoyens). Celle aussi de prendre en compte les interventions présidentielles dans le calcul des temps de paroles. Celle enfin, la plus importante, de réformer en profondeur le scrutin sénatorial qui est l’un des plus antidémocratiques et des plus obsolètes au monde.

A y regarder de plus près, ce sont les mesures qui allaient le plus dans le sens de la démocratie qui n’ont pas été incluses dans le projet de réforme. Inquiétant quelque part, non ?

Petit dimanche musical rétro

Bon, j’avais promis d’écrire une série d’articles sur la musique de la fin des années 60 mais rien n’est encore prêt. Ma petite entreprise m’apparaît aujourd’hui plus complexe que ce que j’imaginais au départ, alors je retarde la mise en ligne du premier article. Je vais mettre les vacances du mois d’août (eh oui, tout un mois de vacances !) pour clarifier et ordonner ce que j’ai envie de dire sur le sujet et je vais surtout en profiter pour réécouter mes disques de l’époque.

En attendant, puisque j’ai pris l’habitude de mettre en ligne chaque dimanche une petite vidéo musicale, je vous propose aujourd’hui un petit (grand ?) bond dans le passé avec nos deux grands Serge.

Guides d’identification des insectes (1)

La passion des petites bêtes me reprend, après une très longue interruption, et je cours les bords des chemins et les marais à leur recherche dès que j’ai un peu de temps.

Il est vrai que la photo numérique, par sa souplesse d’utilisation, permet beaucoup plus de possibilités que l’argentique.

Il existe de nombreux livres qui permettent d’identifier les insectes que l’on rencontre. Certains guides sont très spécialisés et ne sont consacrés qu’aux libellules, aux papillons nocturnes ou aux mouches. Mais le néophyte désire le plus souvent trouver un ouvrage qui lui permette de reconnaître d’abord les insectes les plus fréquents. A ceux-là, je conseille un très bon guide d’identification, le meilleur ouvrage grand public à mon goût : il s’agit du Guide Vigot des Insectes de Heiko Bellmann intitulé Insectes et principaux arachnides.

Bien sûr, avec cet ouvrage, il vous sera impossible de déterminer les 11 000 espèces de mouches que l’on trouve en France mais le livre présente cependant les 1 400 espèces d’insectes les plus courantes, de quoi satisfaire largement l’amateur. Le texte est plutôt facile d’accès, les illustrations sont très bonnes (dans le domaine des insectes, je préfère de loin les photos aux dessins) et le prix est très correct (26 euros). Bref, un excellent ouvrage de vulgarisation !

Alimentation et biodiversité (1)

L’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) tire la sonnette d’alarme à propos de la très inquiétante disparition des variétés de plantes cultivées. Elle estime que les trois quarts de la diversité génétique variétale des plantes cultivées ont disparu au cours du XXe siècle. Aujourd’hui, l’essentiel de l’alimentation humaine, au niveau planétaire, repose sur seulement 12 espèces végétales. La FAO estime que cet appauvrissement considérable est directement lié à la recherche d’une productivité toujours plus grande.

D’après cet organisme de l’ONU, cette érosion génétique de la biodiversité rend l’agriculture actuelle extrêmement vulnérable et incapable de relever les nouveaux défis qui se posent aujourd’hui. « Ce déclin de la biodiversité des principales sources de l’alimentation humaine concourt à rendre les approvisionnements alimentaires plus vulnérables et moins durables, notamment à l’heure du changement climatique avec la disparition annoncée, ou déjà constatée, de nombreuses races animales et variétés végétales comportant pourtant des traits uniques, comme la résistance aux maladies ou la tolérance aux conditions climatiques extrêmes. En conséquence, l’agriculture devient de moins en moins capable de s’adapter aux défis environnementaux que la planète doit relever (changement climatique, désertification, pénurie d’eau, etc.). »

Le faucon crécerelle (5)

L’élevage d’une nichée de faucons crécerelles ne prend pas beaucoup de temps, guère plus d’un mois. Au cours des derniers jours de leur séjour dans le nichoir que j’avais installé dans la maison de mes parents, les jeunes ont été nourris à un rythme rapide. Dans les derniers temps, seule la femelle apportait des proies. Le duvet a fait place aux plumes définitives.

Le nichoir est maintenant vide et les cinq petits faucons se sont tous envolés en quelques jours. Les deux premiers ont quitté le nid le vendredi 4 juillet et le samedi 5 juillet. L’envol du troisième le dimanche 6 juillet était un peu prématuré et a failli tourner à la catastrophe. Le voisin de mes parents a réussi à remettre en vol le jeune qui était tombé dans le jardin et sur lequel un chat s’apprêtait à bondir. Les deux derniers jeunes se sont envolés les mardi 8 et mercredi 9 juillet.

Les crécerelles sont restés sur le site. Le soir, la famille de faucons dort sur les nombreux rebords des murs de l’église du village et je peux les observer à la longue-vue depuis ma maison.


Comme je l’avais précisé dans mes précédents articles, je n’avais pas prévu de dispositif particulier pour photographier ce qui se passait à l’intérieur du nichoir et j’ai donc utilisé des photos très anciennes pour illustrer ces articles. Je vais construire cet été un nichoir spécialement conçu pour la pratique de la photographie.

Il ne reste plus qu’à attendre le retour des faucons au printemps prochain !

Jardin à orvets

J’aime la biodiversité. Qu’elle soit sauvage ou cultivée. J’éprouve une joie infinie à être entouré d’une diversité de formes de vie. Et comme je déteste les pelouses uniformes, j’essaie d’entretenir la mienne en fauchant le plus rarement possible afin que les différentes plantes qui la composent aient largement le temps de produire leurs graines. Ainsi, celle qui est derrière la maison n’est fauchée que deux fois dans l’année, ce qui lui permet d’avoir le temps de fleurir au printemps.

Les insectes viennent y butiner nombreux mais je m’aperçois que malgré mes efforts, ils régressent au fil des années. Mais le problème est beaucoup plus général. Avez-vous remarqué aussi leur diminution progressive au fil des années ?

J’ai l’habitude de cultiver des massifs de fleurs au milieu de la pelouse et de laisser s’installer le fouillis au pied des fleurs. Cela procure une zone où de nombreux animaux, escargots et autres, peuvent trouver refuge. Le pied de ces massifs garde toujours une certaine fraîcheur et une certaine humidité, même en plein été, et j’y vois régulièrement la couleuvre à collier.

Mais ma plus grande satisfaction est d’y rencontrer souvent l’orvet. J’avais rarement eu l’occasion de l’admirer jusque là, mais depuis que j’habite dans cette maison (il y a maintenant sept ans), les observations de l’orvet se comptent par dizaines. Actuellement je vois ce reptile presque toutes les semaines. Quand je sais que je vais avoir du monde à la maison, j’en capture un, l’installe au fond d’un seau, puis le relâche à l’endroit exact où il a été capturé dès que mes amis l’ont vu de près. Le but de l’opération : faire aimer ce monde méconnu des reptiles et faire en sorte que la crainte injustifiée de ces animaux disparaisse. Mais je sens que ce n’est pas facile. Joëlle n’a pas trop envie de toucher ces petites bêtes. Et vous ?

Petite devinette (8)

Allez, est-ce que vous pouvez deviner de qui est cette phrase, en jouant le jeu, c’est à dire sans aller chercher la réponse avec Google ?
« Aujourd’hui, comme rarement dans l’histoire de la pensée universelle politique, la force de la pensée environnementaliste apparaît comme un mouvement qui peut offrir une alternative sérieuse de gouvernance face à l’échec dramatique de la prédominance des politiques néo libérales. »

1966/1971, ma période rock préférée (avant-propos)

La musique de la fin des années 60 m’a énormément marqué et j’envisage depuis longtemps de lui consacrer une série d’articles. C’est probablement la période la plus féconde de l’histoire du rock. La musique a emprunté à cette époque les voies les plus diverses et son influence est encore très vivante aujourd’hui. Pourquoi 66/71 ? En fait, je ne suis pas si sûr que ça des dates. Peut-être que la musique de « ma » période musicale préférée a commencé en 65 et a continué jusqu’en 72. C’est possible, mais à un an près on va dire que, grosso modo, c’est 66/71. Je découvrirai probablement les dates précises au fur et à mesure de l’écriture de ces articles, lorsque je lirai sur mes pochettes de disques les vraies dates d’enregistrement.

Mais avant de commencer, il me faut faire un retour sur les bouleversements musicaux qui ont précédé cette période. Mon premier article sur les années 66/71 paraîtra dimanche prochain. Aujourd’hui, je tiens juste à rappeler ce qui s’est passé au cours des dix années qui ont précédé cette période.

L’histoire commence le 12 avril 1954 (un hasard, c’est le jour de ma naissance. Peut-être suis-je né, à cause de cette incroyable coïncidence, sous le signe de la musique). Ce jour-là, Bill Haley enregistre le premier rock de l’histoire, le fameux Rock around the clock. Si d’autres auteurs donnent la primauté de la naissance du rock and roll à Elvis Presley qui enregistrera quelques mois plus tard (en juillet 54) ses premiers titres, c’est uniquement parce que Bill Haley n’a jamais été considéré comme un véritable rocker, il venait du monde de la country et il y retournera plus tard. Mais Rock around the clock est bien un authentique rock !

Bizarrement, à cause d’une série de malheureux hasards, le rock n’ roll ne durera que trois ans. Car entre 57 et 59, une série d’événements, qui va toucher tous les pionniers du rock, va faire disparaître (provisoirement) cette musique : Little Richard va renier cette musique du diable et se convertir à la religion, Jerry Lee Lewis épouse sa cousine et lorsqu’on s’aperçoit qu’elle n’a pas 15 ans ce scandale va le contraindre à quitter la scène, Elvis Presley part à l’armée, Chuck Berry est empêtré dans des procès et finit en prison, Buddy Holly et Richie Valens meurent dans un accident d’avion et Eddie Cochran dans un accident de voiture. Le sort semble s’être acharné sur cette musique.

Pendant les années qui ont suivi, l’énergie du rock n’ roll semble avoir disparu, remplacée par une espèce de musique frelatée dont le twist n’a été que l’un des exemples.

Mais ce n’est pas aux Etats-Unis, son pays d’origine, que le rock renaîtra. C’est en Europe que tout va se jouer. D’abord à Liverpool en 62 où quatre jeunes garçons vont mettre le feu aux poudres. Il s’agit évidemment des Beatles qui amènent à la musique rock le concept de « groupe » qui n’existait pas jusqu’à présent. La musique des Beatles ne gagnera les Etats-Unis que deux ans plus tard, en 64, et c’est grâce à ce feed-back que le rock retrouvera sa contrée de départ.

L’autre événement majeur a lieu aussi en Europe. Les joueurs noirs de blues américains, qui voient leur audience chuter, se mettent à exporter leur musique et l’Europe devient alors leur terre d’élection. Ce sont les fameuses tournées de l’American Folk Blues Festival dont j’ai déjà parlé sur ce blog et qui ont vu arriver sur notre vieux continent Muddy Waters, John Lee Hooker & Co. Les jeunes européens qui écoutent cette musique vont donner à leurs compositions musicales la dimension « blues » (ces fameux accords en Mi7, La7 et Si7). Les Rolling Stones seront incontestablement les chefs de file de ce courant, suivis par les Animals, les Them, les Yardbirds et les Bluesbreakers de John Mayall.

Le troisième événement a lieu par contre aux USA. C’est le phénomène Dylan. Grâce à Dylan, la poésie a été insufflée au rock. Il y a un avant-Dylan et un après-Dylan. Après le passage de Dylan à l’électrique, plus aucun chanteur de rock ne pourra se permettre de chanter des niaiseries (du genre She loves you yeah yeah yeah des Beatles et les textes devront être travaillés au minimum, pour ne pas dire au maximum.

Voilà où nous en sommes quand commence ma petite histoire. Rendez-vous donc dimanche prochain.

La crise immobilière ? Mais quelle crise ?

Je suis tombé sur plusieurs articles qui parlent de crise de l’immobilier. Il semblerait qu’un peu partout les prix soient en train de baisser et plusieurs articles citent le chiffre de moins 26%. Sur le secteur de la vallée de l’Ognon où j’habite, les maisons qui étaient en vente il y a quelques mois à 250 000 euros le sont aujourd’hui à 180 000. Depuis plusieurs années, il devenait impossible pour beaucoup d’accéder à la propriété et de plus en plus difficile pour certains de payer des loyers très élevés. De toute façon, même avec les nouveaux tarifs actuels, cela reste difficile et les jeunes couples sont les premiers à pâtir de cette situation.

Si j’en juge par les nombreuses réflexions que j’entends tout autour de moi, tout le monde se réjouit de la baisse en cours qui était très attendue.

Alors que cette baisse du prix de l’immobilier est salutaire pour une très grande majorité de la population, les journalistes nous parlent de crise. A croire qu’ils ne vivent pas dans le même monde que le brave populo …

Tomates à feuilles de pomme de terre

LE COIN DU JARDINIER (30)
Tous les ans, je mange les premières tomates vers le 15 juin. L’année 2007 avait été une exception et pour la première fois j’avais pu consommer quelques tomates à la fin mai. Mais les années se suivent et ne se ressemblent pas. Ainsi 2008 est plutôt une année tardive et si j’ai mangé mes premières tomates en juin, c’était in extremis le dernier jour du mois.

Par contre, 2008 sera peut-être une année exceptionnelle car le printemps pluvieux a fourni de la pluie au moment où les tomates en avaient le plus besoin, pendant leur phase de croissance. Le feuillage s’est ainsi beaucoup développé, la plupart des pieds dépassent déjà 1,50 m et les plants sont déjà chargés de lourdes grappes.

Presque toutes les variétés que j’avais semées en février se comportent bien jusqu’à présent (entre mon frère Claude et moi, nous cultivons cette année 52 variétés différentes). Si le mildiou épargne les fruits, la production 2008 risque d’être d’un très bon crû.

Manger des tomates du jardin pendant quatre ou cinq mois au lieu des deux mois habituels, c’est possible. Parmi les « petits trucs » indispensables pour y arriver, il faut signaler les tomates à feuilles de pomme de terre.

Les tomates à feuilles de pomme de terre sont en général des variétés sibériennes dont le cycle du fruit est très court. Le temps qu’il faut pour passer de la fleur au fruit mûr est moindre. Je suis persuadé que les jardiniers des régions montagneuses pourraient tirer tous les avantages de ce type de plante. Avec des variétés classiques, ce n’est pas facile par exemple de faire pousser des tomates dans le Haut-Jura, mais avec des variétés sibériennes je suis persuadé que ça marcherait.

Chaque année, je cultive un grand nombre de variétés. La première tomate que je mange est toujours une tomate sibérienne. Cette année, la variété la plus précoce s’appelle Kotlas. L’an passé, c’était Matina. Petite proposition : j’enverrai des graines de ces deux variétés à toutes les personnes qui le souhaitent.