Salades de début de printemps (2)

Dans mon dernier article consacré aux salades (un sujet qui me passionne depuis quelques temps), j’avais dit quelques mots de ces fameuses laitues que l’on appelle « laitues d’hiver »,  qui réussissent à passer la mauvaise saison sans geler et que l’on consomme en général en avril. J’avais dit que les conditions météo particulières de cette année avaient retardé leur production et que celle-ci n’aurait lieu qu’en mai, ce dont je parlerais ultérieurement sur ce blog.
Nous voici donc en mai et voici donc le moment d’en parler.

Je n’ai jamais vu autant de retard dans la production des laitues. Elles sont encore petites et il est évident qu’elles grossiront jusqu’en juin. Je pourrais donc attendre un peu qu’elles grossissent mais il y en a tellement … !

1J’avais semé sept 

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Le « Sauvage Partageur »

Le jardinier est souvent un personnage ambivalent qui fait en permanence le grand écart entre deux attitudes opposées.
D’une part c’est un SAUVAGE. Car le jardinier aime la solitude de son jardin avec comme seuls compagnons la terre et ses légumes. Il y a ainsi des moments où le jardinier n’aime pas être dérangé, où il ne supporte que la compagnie des vers de terre (même s’il aura un jour toute l’éternité pour ça !). Ces moments où il est juste avec lui-même, dans l’air frais du matin et l’odeur du terreau, il ne les échangerait avec aucun autre moment.
Mais le jardinier aime aussi PARTAGER, COMMUNIQUER. Alors il parle. Il parle même beaucoup. Même les moins loquaces et les plus asociaux des jardiniers sont intarissables dès qu’il s’agit de parler de tomates ou de mildiou.
Le jardinier, quel qu’il soit, partage la parole mais partage aussi tout ce qu’un jardinier peut partager : des graines, des plants, des trucs à lui … Le jardinier est un sauvage généreux.
Dupdup est un jardinier comme tous les autres. Il aime discuter de sa passion du jardinage. Mais il a besoin aussi de s’isoler parfois.
Alors quand il fait du jardin dans la parcelle collective, en plein champ, dont il a déjà parlé, il y va avec son outil (la serfouette) très tôt le matin, quand il n’y a personne, mis à part le chant de l’alouette qui salue le lever du jour. Il peut alors vivre pleinement son côté sauvage. Sa journée de jardinier est finie dès 8H du mat’ quand il rentre à la maison boire un café et réveiller sa chère et tendre. Mais vers 10H ou 11H, quand il sait que ses camarades jardiniers sont en train de suer sang et eau en plein soleil au milieu de leurs tomates, il va les retrouver pour discuter un coup, échanger de tout et de rien. ça, c’est son côté sociable !
C’est pareil sur ce blog. Dupdup aime partager sa passion du jardin (et, d’une manière plus générale, de la nature). Mais il lui arrive parfois de mettre son blog en congés pour aller vivre sa sauvagerie dans des lieux perdus. Alors une semaine en Camargue est alors la bienvenue.
Et comme un lâche il vous laisse à cette discussion.
Alors, sauvage ou sociable le jardinier ?
Ou ni l’un ni l’autre ?
Ou les deux à la fois ?
JE VOUS RETROUVE LE LUNDI MATIN 13 MAI.
Mais on ne peut pas se quitter sans une petite musique, n’est-ce pas ? Et la chanson qui colle le mieux à cet article est sans doute « Pauvre Martin » de Brassens.

A très bientôt.

Trois charpentières seulement ?

Tiens, je n’ai jamais consacré d’article à la taille de formation des arbres fruitiers alors que c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup et que j’ai beaucoup pratiqué.
Je suis toujours sidéré de voir qu’on vend chez les pépiniéristes des arbres qui deviendront ce que j’appelle des « arbres-fagots », beaucoup trop touffus. Souvent, lorsqu’on achète un arbre fruitier, il y a au moins une dizaine de branches qui partent toutes à la même hauteur du tronc. Ces branches sont destinées à former l’ossature de l’arbre et on les appelle des charpentières. Mais 10 – voire parfois 12 ou 15, c’est beaucoup trop ! Quand on achète un arbre, il faut imaginer que l’arbre va grossir et que ces dix branches ne seront alors plus qu’un sac de noeuds dans lequel la sève aura du mal à circuler. Alors, dès l’achat, prenez le sécateur et couper dans le vif ! Malheureusement, la plupart des acheteurs ne le savent pas. Et la plupart des vendeurs non plus (ils ne sont plus arboriculteurs, juste vendeurs).

J’ai souvent discuté avec mes amis pomologues du nombre de charpentières qu’il faut laisser. Tous sont d’accord pour dire que c’est 3 ou 4 maximum. En général, je n’en laisse que trois …

IMGP1039… parfois quatre, mais plus

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Salades de début de printemps

En général, c’est en avril que l’on commence à manger ce que l’on appelle « les laitues d’hiver », c’est à dire les laitues qui arrivent à passer l’hiver en pleine terre sans encombres, sans pousser d’une seule feuille, mais qui se mettent à grossir dès les premiers beaux jours en mars.

Sauf que les beaux jours de mars n’ont pas eu lieu. Alors les salades d’hiver on pris beaucoup de retard et ne donneront sans doute qu’en mai. On mangera donc les premières laitues d’hiver avec près d’un mois de retard sur les dates habituelles (j’en parlerai dans un prochain article car j’ai testé cinq variétés différentes et les résultats sont très inégaux d’une variété à l’autre).

Je ne serai pas très affecté par ce retard car j’avais profité l’automne dernier de la place libre dans le jardin de mes parents pour repiquer des tas de chicorées italiennes et j’avais par ailleurs fait une belle récolte de racines d’endives. Il nous reste suffisamment de verdure jusqu’à la fin avril.

Malgré la pénurie de salades qui aurait dû survenir à cause de la météo, on ne change donc rien à nos habitudes : salade au moins une fois par jour, souvent aux deux repas.

IMGP8950En attendant donc la

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La variété idéale ?

Pour chacun des types de légumes qu’il met dans son jardin (carotte, poireaux, potirons …), le jardiner est souvent à la recherche de « LA » variété idéale.
Mais celle-ci existe-t-elle vraiment ? Où n’est-elle qu’une chimère ?
Impossible par exemple de trouver une variété de laitue qui soit résistante au froid de l’hiver et qui soit en même temps résistante aux chaleurs de l’été.

IMGP7182Et si la variété idéale n’existe pas, y a-t-il cependant certaines variétés qui cumulent presque toutes les qualités que l’on attend. Et si oui, quelles variétés ?
Le sujet est sans doute passionnant pour vous, jardiniers qui venez sur ce blog.
Vous en pensez quoi ?
Je serai absent quelques jours et vous laisse à ce sujet de discussion.
Toujours aussi sadique le dupdup !  :devil:

Semis 2013

Vendredi dernier (11 janvier), j’ai semé quelques variétés de tomates. Juste quelques graines de chaque. Bien installées sur le radiateur du salon, elles ne tarderont pas à germer et devraient sortir de terre d’ici ce week-end (en général, dans des conditions favorables elles pointent leur bec en une semaine).
IMGP0829Ensuite, ça deviendra un peu compliqué, il faudra que je les mette rapidement dans ma serre (après les avoir mises en petits godets individuels), car sinon les jeunes plantules pousseraient trop vite à la maison et deviendraient grêles (on dit qu’elles « filent »). Dans la serre, elles seront alors élevées « à la dure » et je me bornerai à allumer de temps en temps une petite lampe au kerdane lorsque la température risquera de descendre la nuit en-dessous de 0°C (mais souvent je me contente de les rentrer au sous-sol pour la nuit). Je ne repiquerai mes plants de tomates en pleine terre qu’en avril après les avoir changés au moins trois fois de terreau et de pot (de plus en plus gros). Ces repiquages successifs sont importants car sans changement de pot et de terre les plantes resteraient chétives.

Presque toutes les autres variétés de tomates ne seront semées qu’en mars. Un tout petit dernier lot (quelques variétés seulement) ne sera semé que dans la deuxième semaine de mai (afin d’assurer une belle production d’arrière saison en octobre).

C’est la première fois que je sème des tomates aussi tôt, c’est juste pour expérimenter la chose. Francis et Jérôme en ont semé également vendredi, à la même date que moi, ça nous permettra de comparer nos résultats. Si d’autres veulent essayer aussi d’en semer ces jours-ci… plus on est de fous … !

IMGP5549Cet article a aussi un autre but : avoir sur ce blog un endroit sur lequel on peut déposer nos commentaires concernant notre manière de jardiner en 2013. Ainsi, tout sera rassemblé dans les commentaires de cet article et non éparpillé ça et là sur un tas d’articles très anciens.

Parés pour l’hiver !

Les potirons se récoltent autour du 15 octobre. Si on le fait trop tôt, ils ne se garderont pas très bien. Trop tard, ils risquent de geler. Le 15 octobre est donc une bonne date (dans l’Est de la France tout du moins). Les miens ont été récoltés en plusieurs fois autour de cette date.

La récolte de cette année a été très bonne. Il y avait d’abord un bon nombre de potirons rouges (que je cueille en premier car le rouge est une couleur très appétante, y compris pour les voleurs … j’en reparlerai peut-être un jour).

Parmi eux, quelques

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Petit réseau d’échanges de graines ?

Une petite discussion, à laquelle avaient participé Jérôme et Francis, avait débuté cet été sur ce blog et j’avais promis que j’y reviendrais. La discussion portait sur le sujet suivant : Et si on créait entre nous un petit réseau d’échanges de graines ? Alors le sujet est lancé …

Et le sujet est d’autant plus lancé que je viens de recevoir dans les 15 derniers jours 3 sachets de graines de belles de nuit, 5 de salades, 1 de haricots et … 28 de tomates, qui m’ont été envoyés par Cath, Jérôme et Jean-Pierre (sans compter deux ouvrages sur les agrumes et la sélection des semences).

 Je dois dire que l’idée d’un groupe me plait bien. Mais je sais aussi par expérience que l’inertie d’un grand nombre de personnes est telle que c’est parfois difficile à faire fonctionner. Alors oui, et mille fois oui pour l’idée, mais plutôt pour un petit groupe. Je pense qu’en-dessous de 10 personnes, ça peut fonctionner. A mon avis, ça ne doit pas passer nécessairement par le blog mais être réservé tout de même à des habitués du blog car partager des graines, c’est aussi partager des expériences avec les autres, discuter, … Je pense que les membres de ce petit réseau doivent communiquer entre eux par mail (ce qui suppose qu’on ait les adresses de chacun), qu’il ne faut pas trop formaliser les choses et que ça doit être un truc « à la bonne franquette »

Pour le reste, je n’ai pas d’idées préconçues.
Allez, on en discute ?

Petite devinette

Les années au jardin se suivent mais ne se ressemblent pas. Il arrive qu’on sème de nouvelles choses ou qu’on fasse des expériences qu’on n’avait jamais tentées jusque-là.

Ma récolte de ce jour est assez originale, en tous les cas complètement nouvelle pour le jardinier que je suis.

Mais qu’est-ce donc ?

Cultiver les salades

J’ai écrit il y a longtemps un article qui montrait comment on pouvait consommer des salades tous les jours de l’année. Mais je n’abordais là qu’un aspect de leur culture. Dans un commentaire, Jérôme demandait il y a peu de temps des précisions complémentaires sur leur culture et notamment quelle surface était nécessaire pour assurer une production toute l’année. Voici donc quelques indications sur la manière dont je m’y prends.

La règle n°1 de la culture des salades est l’échelonnement des semis. Dans l’idéal, il faut semer peu de graines à la fois (quelques dizaines seulement) et le faire très souvent (cela limite fortement la montée en graines d’une partie des plants). Ainsi, tous les 8 jours entre mars et la fin août, je sème en pleine terre un tout petit carré de salades (un demi mètre carré en général, voire moins).

On a souvent tendance à

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L’artichaut (2)

Finalement, ce sont les articles sur le thème des jardins qui provoquent le plus de discussions sur ce blog. Il est vrai que le sujet est inépuisable et que les jardiniers sont des gens passionnés qui peuvent parler de jardin des heures durant.

Presque tous les nouveaux blogueurs sont des jardiniers. Alors, moi qui avais un peu tendance à délaisser le thème du jardinage (sur ce blog, pas dans la vie courante), va falloir que j’assure !

Nous voici arrivés à une belle période, celle des grosses récoltes. Septembre et octobre (voire novembre) sont les mois les plus chargés en légumes et le jardin regorge encore de mille choses.
Aujourd’hui, nous parlerons de

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Aromatiques en pots

J’adore manger une salade, des carottes, des tomates, une soupe de légumes, … bref tout ce qui vient du jardin !
Mais que seraient un plat de carottes, de tomates ou d’autres légumes sans l’ajout de plantes aromatiques ?
Il en existe des dizaines et des dizaines de sortes qui peuvent être utilisées au gré de notre inspiration de cuisinier ou de notre fantaisie.

Je cultive pas mal d’aromates mais

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La fabrication du jus de consoude

Un article proposé par Jérôme
La consoude officinale (Symphytum officinale) appartenant à la famille botanique des Boraginacées, tout comme la pulmonaire, le myosotis ou la bourrache pour ne citer que celles-ci, est une plante remarquable à de nombreux égards. En effet, douée de propriétés pharmacologiques intéressantes pour l’homme, la consoude est également mellifère et très utile au jardin. On la trouve généralement dans des zones humides et fraîches (bords de rivières ou de mares) et peut se montrer assez envahissante, ce qui n’est pas pour nous déplaire !!!

 Nous connaissons tous l’extrait de

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Pommes de terre précoces

J’ai souvent parlé sur ce blog de l’intérêt qu’il y avait à échelonner les semis et les plantations, et notamment de l’intérêt à semer ou planter très tôt.

Bien sûr, le jardinier qui sème très tôt prend des risques car le gel peut survenir. Sauf que le jardinier qui sélectionne lui-même ses propres graines ou ses propres plants ne prend pas vraiment de risques car les graines et les plants ne lui coûtent rien. C’est aussi l’un des avantages majeurs de la sélection des graines.

Pour les pommes de terre, on hésitera évidemment à mettre en terre en février des plants issus du commerce, qui valent très chers, et qui risquent de geler. Mais lorsqu’on fait ses propres plants et que cela ne coûte rien, on n’hésite pas à le faire.

Mon frère a utilisé les pommes de terre de sa récolte de l’an passé pour tenter l’expérience. Les résultats sont époustouflants et il mangera ses premières pommes de terre sans doute dès le mois de mai. Cette photo a été faite ce matin.

Il utilise une technique de protection très simple. Lorsqu’il y a un risque de gel (et uniquement dans ce cas-là), il recouvre les plants la nuit d’une tôle ondulée transparente. Le reste du temps, la plaque de tôle est placée à côté de la ligne du côté nord pour protéger de la bise, elle est simplement arc-boutée (grâce à des petits sacs de sable), créant ainsi un petit dôme protecteur du côté nord.

Planter l’ail à l’automne ?

Mes amis jardiniers doivent m’en vouloir un peu : je ne consacre plus beaucoup d’articles au thème du jardinage. Mais avec le printemps, la sève remonte et la motivation revient à grands pas. Il devrait donc y avoir une série d’articles dans les temps qui viennent.

L’article d’aujourd’hui est consacré en partie à la culture de l’ail. Je n’ai jamais réussi à bien cultiver ce légume et n’arrive jamais à obtenir de belles têtes. Je me suis souvenu très récemment qu’un voisin de mes parents, Rémi (décédé depuis longtemps), ne les plantait jamais au printemps mais à l’automne. J’ai donc essayé cette méthode et ai planté quelques dizaines de gousses au début novembre dernier. Le résultat dépasse mes espérances : tout pousse à merveille et la récolte est prometteuse.

L’ail que j’ai semé a donc

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