koikisspasslaô ?

La semaine dernière, tous les libéraux ont dû avaler leurs chapeaux. Qu’ils soient politiques ou éditorialistes de journaux de droite, tous ont eu des mots très durs contre « les patrons voyous » ou « la racaille de Wall Street ». Plus à gauche que le Figaro Mag de la semaine dernière, tu meurs … ! Tous ceux qui n’avaient cesse de réclamer le non-interventionniste de l’Etat en appellent maintenant, à cors et à cris, à la divine puissance publique. Le mot Etat qui, il y a quelques semaines encore, sonnaient dans certaines bouches comme un « gros mot » est aujourd’hui associé aux mots doux de salut, de raisonnable, d’humain, de morale… Les libéraux n’ont plus qu’un seul mot d’ordre : « il-faut-ré-gu-ler ! » tandis que la madone de la gauche nous assène un mièvre et ridicule « la-fra-ter-ni-té ! ». Avec ça, on est bien barré … !

Bon, ce n’est pas tout… faut être po-si-tif ! Je m’étais engagé à écrire quelques lignes sur ce qui se passe dans les pays scandinaves. Pour quelle raison ? Pour ne pas être obligé de renvoyer chaque fois dos à dos les personnes (de droite et de gauche) qui viennent sur le blog. Il me semble qu’au delà des divergences, nous pourrions tous, de droite comme de gauche, libéraux ou anti-libéraux, être d’accord sur certains points de la politique de ces pays. On sait tous, de toute façon, qu’il se passe quelque chose d’original là-haut, mais généralement on n’en sait pas plus … En tous les cas, on ne risque rien d’essayer d’en discuter et si la tentative échoue, tant pis !

Mais bon, soyons clair, je ne connais rien sur ce qui se passe plus au Nord. Simplement, le peu que j’ai lu montre que la libre entreprise y côtoie plutôt bien la vision sociale qu’ont les dirigeants de ces pays. Alors, comment lancer la discussion ?

Le risque d’un tel débat est que l’on en revienne toujours à la seule dimension économique. Or, chacun sait que le PIB est un chiffre qui ne prend en compte que cette dimension là. Beaucoup d’être humains crèvent de faim dans les pays au PIB élevé. Au hasard de mes quelques lectures pour préparer cet article, je suis tombé sur un autre indice que je ne connais pas et qui s’appelle IDH. Vous connaissez ? Oui probablement, moi pas.

L’Indice de Développement Humain (qui a été bizarrement inventé par deux économistes … hé oui) sert à évaluer le niveau de développement humain des pays du monde. On n’y évalue donc pas seulement la production économique mais aussi le bien-être individuel et collectif. Hou la la, encore des gros mots … mais quel vaste programme … !

L’IDH est un indice sans unité compris entre 0 (exécrable) et 1 (excellent), calculé par la moyenne de trois indices quantifiant respectivement la santé/longévité (espérance de vie à la naissance, satisfaction des besoins matériels essentiels tels que l’accès à une alimentation saine, à l’eau potable, à un logement décent, à une bonne hygiène et aux soins médicaux), le savoir ou niveau d’éducation (taux d’alphabétisation des adultes ; moyenne des taux de scolarisation pour le primaire, le secondaire et le supérieur ; satisfaction des besoins immatériels tels que la capacité à participer aux prises de décision sur le lieu de travail ou dans la société) et le niveau de vie (logarithme du produit intérieur brut par habitant en parité de pouvoir d’achat, englobant les éléments de la qualité de vie qui ne sont pas décrits par les deux premiers indices tels que la mobilité ou l’accès à la culture).

Je dois dire que j’ai été très séduit par cette nouvelle approche.

Les chiffres de l’IDH sont publiés avec trois ans de retard, ils ne paraissent d’ailleurs pas tous les ans. Voici les résultats des trois dernières publications de cet indice.

Voici donc pour les années 2000, 2003 et 2005 les 10 premiers du classement (dans l’ordre décroissant) :
2000 : Norvège, Suède, Canada, Belgique, Australie, Etats-Unis, Islande, Pays-Bas, Japon, Finlande, Suisse et France
2003 : Norvège, Islande, Australie, Luxembourg, Canada, Suède, Suisse, Irlande, Belgique et Etats-Unis
2005 : Islande et Norvège (1ers ex-aequos), Australie, Canada, Irlande, Suède, Suisse, Japon, Pays-Bas et France.

On remarquera la disparition progressive du peloton de tête des Etats-Unis et l’arrivée récente de la France. Mais ce qu’on remarquera le plus, c’est la prédominance des pays situés plus au Nord dans ce palmarès. Et pas seulement la Suède, la Norvège et la Finlande, mais aussi des pays plus proches comme les Pays-Bas, la Belgique et l’Irlande (bien que la Belgique ait bien chuté dans ce classement).

Voilà ce texte n’a pour but que de lancer la discussion. La règle était que chacun fasse deux ou trois recherches dans son coin pour alimenter le débat. J’ai fait quelques autres recherches mais je n’en parlerai que pendant la discussion … si jamais celle-ci prend corps évidemment !

Woodstock Festival (1)

Désormais, le dimanche sera toujours musical sur le blogadupdup. L’habitude en a été prise il y a presque un an déjà et je dois dire que ça me plait beaucoup d’aller fouiller sur youtube et dailymotion à la recherche de vidéos.

Cet été, je m’étais engagé à faire une série d’articles sur la musique de la fin des années 60 et j’avais d’ailleurs écrit un avant-propos à cette série. Mais voilà, je n’ai pas encore réussi à déterminer la forme que prendraient mes articles et je n’ai pas écrit la moindre phrase sur le sujet.

Un autre projet, lié aussi à la musique de cette époque, me trotte dans la tête : il s’agit du quarantième anniversaire du festival de Woodstock en juillet 2009. Comme j’ai l’intention de consacrer au moins une dizaine d’articles à ce festival mythique et que je n’ai pas envie de les concentrer sur le seul mois de juillet 2009, j’ai choisi de les étaler sur l’année entière et de commencer dès maintenant.

Et pour commencer, qui de mieux que Joe Cocker, dont la prestation au festival est restée gravée dans les esprits ?

La vraie carrière de Joe Cocker avait commencée l’automne précédent. Ce jeune plombier de Sheffield avait eu jusque là des début difficiles et le succès musical n’avait pas été au rendez-vous. C’est Denis Cordell, producteur de musique (qui avait eu à son actif le célèbre « a whiter Shade of pale » de Procol Harum), qui eut l’idée géniale de faire enregistrer à Joe Cocker « with a little help from my friends », l’un des titres de l’album « Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band » des Beatles. Avec cette reprise, Joe Cocker va atteindre la première place du hit-parade et recevoir les compliments chaleureux des Beatles eux-mêmes. Il est vrai que Joe Cocker, en traitant à la façon gospel cette chanson, a transfiguré la chanson originale que chantait Ringo Starr pour en faire une interprétation extrêmement personnelle (c’est seulement aujourd’hui en écrivant cet article que je découvre que c’est Ringo Starr qui avait écrit et interprété la chanson sur le disque des Beatles).

Lorsque Joe Cocker se présente au festival de Woodstock, il n’est donc déjà plus un inconnu. Sa prestation déchainée va faire de lui, grâce surtout au film sorti partout en salle quelques mois plus tard, une célébrité mondiale. Difficile de rester insensible à la présence de Joe Cocker sur scène. Michka Assayas écrira à son propos que le public a découvert « avec stupeur ce petit homme aux incroyables gesticulations : tordu comme quasimodo, les bras agités par une étonnante danse de Saint-Guy, les traits grimaçants, Joe Cocker fascine ou révulse ». Je vous laisse donc découvrir (mais vous connaissiez déjà sûrement) Joe Cocker pinçant une guitare imaginaire avec une frénésie assez démentielle :

Plus tard, Joe Cocker jouera (et joue encore) cette chanson des milliers de fois devant son public. Mais ce n’est plus Woodstock, les concerts sont devenus d’immenses shows, la machine est bien rodée, bien huilée, la production bien léchée. L’esprit du rock n’est plus vraiment présent à mon avis mais l’émotion de réentendre Joe Cocker chanter de nouveau « With a little help from my friends » est toujours là.

Mes tomates de l’été 2008 (6)

LE COIN DU JARDINIER (36)
La saison n’est pas encore finie pour le jardinier. Jusqu’à la fin de l’automne, il y aura profusion de carottes, choux, salades, endives, choux-navets, artichauts, poireaux… Mais pour les tomates, ça tire à sa fin. Le mildiou est en train de mettre un terme rapide à leur culture. Mais pas de regrets, l’année 2008 a été très bonne et la culture d’une cinquantaine de variétés de tomates m’a permis de découvrir cette année de nombreuses variétés. Un ancien article explique dans quelles circonstances je me suis lancé dans une culture aussi folle alors que j’avais plutôt décidé de lever le pied.

Les tomates de la fin septembre sont précieuses, elles sont un peu moins belles que celles du plein été, un peu tachées, mais c’est un véritable luxe que de pouvoir encore les déguster.

Ma série d’article sur « mes tomates de l’été 2008 » se termine donc. Voici une sixième et dernière sélection des variétés que j’ai cultivées. Avec, dans le sens de lecture (de gauche à droite et de haut en bas) : Purple calabash, Grosse blanche, Anna Russian, Pêche blanche, Ingegnoli et Raisin vert.

Dans quelques semaines je mettrai un article qui fera le point sur les variétés dont j’ai récolté les graines et que je pourrai envoyer aux différents blogueurs intéressés par leur culture.

Ne nous reste plus qu’à vivre d’amour et même pas d’eau fraîche jusqu’à la fin de l’année … !

Message reçu aujourd’hui sur ma boîte aux lettres :

« Mardi 23 septembre, rien n’a changé dans le quotidien des Terriens. Pas de pénurie dans les magasins d’alimentation, pas de coupure d’eau ou d’électricité inhabituelle. Pourtant, selon l’organisation non gouvernementale canadienne Global Footprint Network, le 23 septembre, un événement important a eu lieu. C’était le « Global Overshoot Day », littéralement « le jour du dépassement global ». Il signifie que, entre le 1er janvier et le 23 septembre, l’humanité a consommé les ressources que la nature peut produire en un an. A partir du 24 septembre, et jusqu’à la fin de l’année, l’humanité vit en quelque sorte au-dessus de ses moyens. Pour continuer à boire, à manger, à se chauffer, à se déplacer, elle surexploite le milieu naturel et compromet sa capacité de régénération. Elle entame donc son capital.

Le « jour du dépassement », image destinée à frapper les esprits, a été inventé par les créateurs du concept d’empreinte écologique. Dans la foulée du Sommet de la Terre de Rio, en 1992, les universitaires William Rees et Mathis Wackernagel ont mis au point une méthode permettant de mesurer l’impact des activités humaines sur les écosystèmes. Il s’agit de quantifier les surfaces biologiquement productives nécessaires pour construire villes et infrastructures, pour fournir les ressources agricoles, aquatiques et forestières que nous consommons et pour absorber les déchets que nous produisons, y compris le CO2 issu de la combustion des énergies fossiles. L’unité de mesure utilisée pour calculer l’empreinte écologique d’un individu, d’une ville, ou d’un pays est l' »hectare global », dont les capacités de production et d’absorption de déchets correspondent à la moyenne mondiale.

Selon les calculs de Global Footprint Network, les besoins de l’humanité ont commencé à excéder les capacités productives de la Terre en 1986. Depuis, sous l’effet de l’augmentation de la population mondiale, la date à laquelle l’humanité a épuisé les ressources théoriquement produites en un an n’a cessé d’avancer. En 1996, notre consommation dépassait de 15 % la capacité de production du milieu naturel, et le « jour du dépassement » tombait en novembre. En 2007, c’était le 6 octobre.

L’outil utilisé par le Global Footprint Network permet de quantifier l’évolution de la consommation de ressources dans le temps et de sensibiliser aux conséquences de leur surexploitation. Il autorise aussi des comparaisons entre régions du monde. Les habitants des Emirats arabes unis ont l’empreinte écologique la plus élevée : chaque habitant consomme chaque année l’équivalent de 12 hectares globaux. Les Américains les suivent de près, avec 9,5 ha. La France se situe au 12e rang mondial, avec un peu moins de 6 ha. Les habitants du Bangladesh, de la Somalie et de l’Afghanistan sont les plus petits consommateurs de ressources au monde, avec moins d’un demi-hectare. »

Il y a de bien belles rides …

Des femmes jeunes qui sont belles, on en trouve à foison. Des jeunes hommes aussi. Enfin, c’est ce qu’il me semble. Dans le sens tout du moins où l’on entend habituellement le mot « beauté »…
Il est une autre beauté, moins évidente, qui n’apparaît jamais à cet âge-là, c’est la beauté intérieure. Elle reste cachée, bien enfouie. Mais plus tard, lorsque vient l’âge, il me semble que cette beauté là apparaît au grand jour … dans les premières rides. Il est un âge où l’apparent et l’enfoui se rejoignent en pleine lumière pour donner un visage authentique, véritable reflet de l’être. J’ai toujours eu ce sentiment là que la véritable beauté, celle qui traduit au plus près la véritable nature humaine, était révélée au travers des rides. En vieillissant, je vois d’autres personnes (notamment des amis) vieillir également autour de moi et ce vague sentiment que j’avais depuis longtemps est maintenant devenu certitude : les rides sont bel et bien des révélateurs. Qu’en pensez-vous ?

Petit dimanche musical avec Laurence Equilbey

J’avais été impressionné au printemps dernier par une émission d’Arte consacrée au Choeur Accentus dirigé par Laurence Equilbey. Aussi, quand nous nous sommes rendus compte avant-hier que cette chef d’exception se produisait le soir même en Franche-Comté, Joëlle et moi avons vite réservé des places.

Le théâtre de Gray est un théâtre « à l’italienne », c’est un lieu superbe, luxueux même. Je me rappelle y être allé il y a une vingtaine d’années pour y écouter une voix de haute-contre. Je gardais de ce théâtre le souvenir d’un lieu délabré. Et le théâtre avait d’ailleurs dû fermer en 1995. Mais là, rien à dire, le site est magnifiquement restauré, je crois que le théâtre à réouvert ses portes tout récemment en 2006.

Au programme de ce concert, des oeuvres de Telemann et de Mendelssohn ainsi que de deux contemporains (Aperghis et Mantovani, tout jeune compositeur né en 1974). Mais je dois dire que je n’arrive pas à être vraiment touché par la musique contemporaine, malgré des efforts de ma part, je ne suis jamais heurté par les sons et ce type de musique, non je trouve simplement que c’est souvent froid et sans émotion. Allez, encore un effort Dupdup !

C’est à la tête d’un nouvel ensemble, le nouveau Choeur de Paris, que Laurence Equilbey nous a offert une magnifique prestation. Un véritable travail d’orfèvre, une complicité réelle entre la chef et les chanteurs. Jamais d’approximation, on se rend compte de la quantité de travail pour arriver à ce degré de maîtrise. De très belles voix de solistes également. Ce concert m’a également permis de redécouvrir le grand Télemann, j’avais un peu mis de côté ce compositeur qui avait réussi à éclipser Bach du temps de son vivant.

J’ai retrouvé sur Youtube quelques extraits de l’émission d’Arte. Voici, en trois mouvements, l’hiver de Vivaldi.

Désolé pour ceux qui attendaient un dimanche musical plus rock. C’est aussi ça la musique que j’aime.

Petite idée … qui vaut ce qu’elle vaut !

Il y a eu un début de discussion entre Oetincelleo, Yves, Robert et d’autres sur le libéralisme et notamment sur ce qui se passe dans les pays scandinaves. Il y a longtemps que j’ai envie d’écrire un article sur le sujet. Sur ce qui se passe plus au nord plus exactement.

J’ai d’autant plus envie d’écrire sur ce sujet que je me rends compte qu’au-delà de nos postures idéologiques (je suis le premier concerné, ne serait-ce par ce que je suis un anti-sarkozyste primaire et que mes positions sont parfois -et même souvent – dénuées d’objectivité), il y a aussi des choses qui nous rassemblent. Et j’ai l’intuition que ce qui se passe dans les pays nordiques peut trouver l’assentiment à la fois des gens de gauche que certains d’entre nous sont (ce que je revendique me concernant, ce n’est pas un scoop) et les défenseurs du libéralisme.

Car il me semble que dans les pays nordiques cohabitent (à l’abri des regards de la communauté internationale … quel dommage !) à la fois la liberté d’entreprise et l’interventionnisme de l’Etat. Il y a donc là un modèle original qui dépasse peut-être les clivages. Toujours est-il que je sens que plusieurs d’entre nous, d’obédiences politiques opposées, peuvent se retrouver en partie (mais peut-être en partie seulement, c’est toujours ça !) dans ce modèle.

J’écrirai un court article sur le mode de fonctionnement des pays nordiques le lundi 29 septembre. A vous, par vos commentaires, d’écrire le reste à ce moment-là. Il nous reste dix jours, d’ici là, pour aller fouiner chacun, sur le net ou dans les journaux, des éléments, des arguments, des contre-arguments, … qui permettront, je l’espère, une discussion positive.

La PAC, une suporcherie ?

Voici un courrier envoyé par un citoyen anglais à son ministre de l’économie (merci à Oetincelleo qui m’a permis de connaître ce texte) :

Monsieur le Ministre,
J’ai un ami fermier qui vient de recevoir un chèque de 3000 livres de la part de l’Agence rurale pour le non-élevage des porcs. C’est pourquoi j’aimerais me lancer dans cette activité du « non-élevage du porc ».
D’après vous, quel est le meilleur type de ferme qui permet de ne pas élever des porcs et quelle est la meilleure race de porcs à ne pas élever ? En effet, en me lançant dans cette entreprise, je veux être certain de respecter toutes les directives européennes dans le cadre de la politique agricole commune.
Je préfèrerais ne pas élever la race spécialisée pour la production du lard, mais si ça n’est pas ce type de race qu’il ne faut pas élever, je suis prêt à ne pas élever la race que vous me conseillerez. Y a-t-il par exemple avantage à ne pas élever des races rares ou y a-t’il déjà trop de monde pour le faire.
Il me semble que la partie la plus difficile sera sans doute de comptabiliser avec précision le nombre de porcs que je n’aurai pas élevé. Existe-t’il au niveau national ou local, un organisme de formation continue dans ce domaine.
Mon ami fermier est très heureux de son nouveau travail. Il a élevé des porcs pendant 40 ans et le meilleur bénéfice qu’il en ait tiré a été de 1422 livres en 1968. Jusqu’à ce qu’il reçoive votre chèque pour ne pas en élever. Si je reçois 3000 livres pour ne pas élever 50 porcs, est-ce que je recevrai 6000 livres pour ne pas en élever 100 ?
Au début, j’envisage d’exploiter sur une petite échelle, m’en tenant à 4000 porcs non élevés, ce qui ferait 24000 euros la première année.
Mais en m’améliorant, je pourrais être plus ambitieux et ne pas élever, disons 40000 porcs, ce qui me rapporterais 2400000 euros.
Je me posais la question de savoir si je ne pourrais pas recevoir d’autres subventions, par exemple celles relevant de la lutte contre le réchauffement climatique, puisque tous ces porcs non élevés ne produiraient pas de CO2 ?
Autre chose : ces porcs que je me propose de ne pas élever, ne mangeront pas 2000 tonnes de céréales. J’ai cru comprendre que vous indemnisiez aussi les fermiers qui renonçaient à cultiver des céréales. Pourrais-je prétendre à bénéficier de ces subventions pour ne pas cultiver des céréales que ne mangeront pas les porcs que je n’élèverai pas ?
J’envisage aussi de m’intéresser à l’élevage des vaches touchées par les quotas laitiers.
J’apprécierais que vous m’envoyiez toute information à ce sujet. Pourriez-vous également m’adresser la documentation concernant les friches ?
Peut-on imaginer des développements ultérieurs grâce au commerce internet avec des champs virtuels (dont il me semble que je pourrais avoir plusieurs milliers d’hectares).
Au vu de tous ces projets, vous vous rendrez compte que je serai sans emploi. Pourrais-je donc bénéficier des indemnités de chômage ?
Je voterai bien sûr pour vous aux prochaines élections.
Avec mes respectueux souvenirs.

Une bonne paire de lunettes s’impose

Sarah Palin a donc fait, dès l’annonce de sa candidature, un véritable tabac auprès des Américains. Mais un succès basé sur quoi ? Pas vraiment sur des considérations politiques. Les Républicains ont pris comme slogan « la vice-présidente la plus sexy de l’Etat le plus cool », c’est vous dire … Et ses lunettes ? Vous avez vu ses lunettes ? Il paraît que l’Amérique toute entière se passionne pour les quatre belles paires de lunettes de Sarah Palin.

Il y a pourtant bien d’autres choses à voir chez Sarah Palin que ses paires de lunettes. Et beaucoup plus graves. Par exemple qu’elle est membre à vie de NRA, le lobby qui promeut le libre port des armes à feu. Qu’elle est pour l’enseignement du créationnisme dans les écoles. Contre l’éducation sexuelle. Pour l’abstinence avant le mariage. Contre l’avortement, même en cas de viol et d’inceste. Pour la peine de mort. Qu’elle déclame partout que le réchauffement de la planète n’est pas de la responsabilité de l’Homme (tiens, elle devrait créer un parti international avec notre Claude Allègre !). Que l’ours polaire n’est pas en danger. Qu’elle est pour la construction d’un oléoduc à travers l’Alaska et pour l’ouverture à la prospection de la réserve naturelle arctique. Qu’elle s’est réjouie de voir son fils de 19 ans partir dans une brigade d’assaut en Irak. Ne déclare d’ailleurs t-elle pas « priez pour nos soldats envoyés à l’étranger par nos dirigeants en suivant un plan décidé par Dieu ».

Je crois que c’est l’Amérique toute entière qui aurait besoin d’une bonne paire de lunettes !

Plantez quelques pieds de sedum

Les fleurs de mon jardin qui ont le malheur de ne pas attirer d’insectes passent vite à la trappe, je m’en désintéresse et elles meurent vite de leur belle mort. Désolé, je n’arrive pas à m’intéresser aux roses, dalhias, pivoines … Par contre, je privilégie celles qui sont entourées d’une foule de petites bêtes. Il en est ainsi d’une espèce de sedum qui s’appelle sedum spectabile et qui est originaire du nord-est de la Chine. Cette espèce se décline en plusieurs variétés qui vont du rose pâle au pourpre. C’est une plante idéale pour faire de belles bordures et son entretien est facile. On peut dédoubler les pieds et au bout de quelques années on peut faire vingt ou trente pieds à partir d’un seul. Les plantes sont fleuries en fin d’été et début d’automne.

Même si quelques papillons viennent s’y poser (la belle-dame, le vulcain, le Robert-le-diable), ce sont avant tout les hyménopètres, bourdons mais surtout abeilles, qui viennent butiner cette belle plante.

Alors, si l’envie vous tente, je peux donner quelques-unes de ces plantes … !

Adieu à Richard Wright

Après Syd Barrett, le premier musicien de Pink Floyd à avoir disparu (c’était il y a peu de temps, en juillet 2006), voici donc le tour de Richard Wright, le clavier du groupe, qui nous a quitté hier.

Voici quelques vidéos glanées sur Youtube. D’abord la deuxième partie de Echoes, joué ici dans les ruines de Pompeï (les deux autres parties 1 et 3 peuvent être trouvées également sur Youtube)

Vient ensuite l’un des plus grands tubes de Pink Floyd, The great gig in the sky, tiré de l’album Dark Side of the moon.

Et enfin un petit dernier. Allez, je vous laisse chercher le titre … !

Phrases volées aux lecteurs du Monde.fr (1)

Je lis le Monde.fr tous les jours mais apprécie très moyennement la qualité des articles. je trouve que le travail d’investigation journalistique a chuté au cours des dernières années. Il y a beaucoup d’articles qui sont très peu documentés et qui ne sont pas mis en perspective avec la situation plus générale et avec les faits historiques. Et il y a par ailleurs beaucoup d’erreurs et d’approximations (je ne m’en rends compte que sur les articles consacrés à l’environnement, mais j’imagine le reste …). Je suis parfois médusé par ce qui est écrit. Dire que des espèces disparaissent de la terre mais qu’il en a toujours été ainsi, sans rappeler que le rythme d’extinction est au moins 100 fois plus rapide qu’à l’échelle des ères géologiques, n’est pas du travail de journaliste. Seul Claude Allègre oserait, c’est vous dire !

Alors, pourquoi est-ce que je lis ce journal ? Simplement parce que les réactions des lecteurs sont d’un bon niveau et que leurs points de vue sont très contrastés. Et lorsqu’on a lu l’article en question + les dizaines et dizaines de réactions, on arrive au bout du compte à se faire une idée plutôt précise du sujet traité. C’est l’avantage de la version internet du Monde sur la version papier.

Ce soir, à la lecture des propos d’une personne ayant réagi à un article, l’idée m’est venue d’ouvrir une nouvelle rubrique consacrée aux réactions des lecteurs du Monde.fr. Ces réactions sont souvent plus brutales, mais tellement plus vraies que ce que peuvent écrire les journalistes dudit quotidien.

Tiens, ce soir, à propos de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers et de la chute de toutes les bourses (pas les miennes, que mes admiratrices se rassurent !), voici ce qu’a écrit un lecteur (François M.) :

“C’est encore une crise de révulsion du capitalisme qui condamne sans état d’âme le plus grand nombre aux profits des happy few, qui vont au final, comme de bien entendu, non seulement recouvrer leurs fonds, mais faire des affaires. Il y aura moins de riches, mais plus riches, et beaucoup plus de pauvres !…”

C’est court, incisif, sans détours, mais tellement vrai ! Je ne pense pas qu’un seul journaliste du Monde aurait pu écrire un truc de ce genre.

Grands bluesmen (3)

Tiens, ça fait longtemps qu’on n’avait pas parlé de blues sur ce blog. Après Sonny Boy Williamson et Willie Dixon, voici l’un des personnages les plus importants de l’histoire du blues : Skip James. Ceux qui ont vu sur écran The Soul of a man (2003) de Wim Wenders et Martin Scorsese se souviennent probablement de cette voix inimitable, très haut perchée, qui est unique dans l’histoire du blues.

Né dans une plantation de coton en 1902, abandonné très jeune par son père, Skip James a appris à jouer de la guitare à l’âge de 8 ans. C’est également à cet âge qu’il joue de l’orgue dans les églises. A l’adolescence, il vagabonde de ville en ville, se produisant ça et là dans les bars. Il subsiste ensuite en travaillant comme ouvrier dans la construction de routes.

C’est en 1931 que tout commence : il participe à un concours de blues organisé par un commerçant du Mississipi et est auditionné par H.C. Speir, un découvreur de talents. Il enregistre en quelques jours 26 titres qui sont considérés aujourd’hui comme des morceaux fondateurs de l’histoire du blues et qui auront une influence profonde, quelques années plus tard, sur le grand Robert Johnson. 26 morceaux historiques pour … 40 dollars !

Fondant ensuite un groupe de gospel, Skip James tourne dans les églises. En 1935, il devient pasteur et disparaît complètement de la scène musicale. Les années passent et plus personne ne se souvient de lui. C’est près de trente ans plus tard que deux des membres du groupe Canned Heat le retrouvent malade dans un hôpital du Mississipi (alors qu’entre temps, il est redevenu simple employé dans une plantation de coton) et qu’ils le convainquent de reprendre la guitare. Il participe alors, en 1964 et en 1966, au grand « blues revival » américain où il obtient, à plus de soixante ans, son premier succès.

Mais Skip James est malade, très affaibli. Avant sa mort, en 1969, il prend le temps de réenregistrer ses morceaux mythiques, dans des interprétations identiques à celle de 1931, mais dans de bien meilleures conditions d’enregistrement.

Toutes les vidéos mises en ligne sur ce blog viennent de ce milieu des années 60. Le groupe Cream reprendra l’une des chansons de Skip James, I’m so glad, et les droits d’auteurs serviront à payer la note de l’hôpital où notre bluesman mourra d’un cancer.

Il existe peu de documents vidéos sur Skip James. Avec ces trois vidéos et les trois autres liens qui suivent, on a là, je crois, l’ensemble des documents existants : All night long, Skip’s Worried Blues et Cherry Ball Blues.

J’ai honte pour mon pays (2)

Petit texte qui vient de m’être envoyé par Brind’paille. Une histoire vraie. A lire jusqu’au bout.

Je m´appelle Patrick Mohr. Je suis né le 18 septembre 1962 à Genève. Je suis acteur, metteur en scène et auteur. A Genève je dirige une compagnie, le théâtre Spirale, je co-dirige le théâtre de la Parfumerie et m´occupe également du festival « De bouche à oreille ».

Dans le cadre de mes activités artistiques, je viens

Lire plusJ’ai honte pour mon pays (2)

Mes tomates de l’été 2008 (5)

LE COIN DU JARDINIER (35)
Mes tomates de l’été 2008. Ou plutôt de l’automne. Car, malgré une météo plutôt médiocre (au sens où on l’entend habituellement), mes tomates se débrouillent pas mal. Bien sûr, il y a un petit peu de mildiou sur les feuilles mais les pieds font plutôt bonne figure. Je crois que l’expérience que j’ai faite cette année, à savoir ne pas tailler les tomates et laisser le feuillage divaguer, est plus que concluante, au moins avec ces variétés anciennes qui sont à croissance indéterminée et qui poussent sans cesse. En tous les cas, je mangerai des tomates au moins jusqu’au début octobre et probablement bien plus.

Il y a seize ou dix sept ans, une personne m’a donné une tomate qu’elle avait ramené de Yougoslavie. La personne ignorait le nom de la variété, alors je l’ai appelée simplement « yougoslave ». Depuis, elle occupe chaque année une place de choix dans mon jardin et je renouvelle mes graines tous les cinq ans. C’est une tomate tardive (tiens, au fait, pourquoi les gens s’acharnent-ils à privilégier les précoces et oublient-ils de planter des tardives pour assurer une production d’arrière-saison ?) et la récolte de cette année bat son plein. J’aurais pu essayé de savoir d’où venait exactement cette tomate. Et peut-être aurais-je pu l’appeler serbe, croate ou kosovare … mais bon, ça me plait plutôt bien ce petit nom disparu de yougoslave.

Voilà une cinquième petite sélection de tomates que j’ai cultivées cet été. Dans l’ordre : Piccolo F1, Yougoslave, Spitz, Paul Robeson, Délice d’or et Striped cavern.

Dans quelques semaines, je mettrai en ligne la liste des variétés dont j’ai récolté les graines et que je mets à disposition des lecteurs de ce blog.

Liberté bafouée (3)

Le fichier de police Edvige ?
C’est quoi ce truc qu’on nous érige ?
« Le début de la fin » vous dis-je.
Foutue loi, faut qu’on la corrige !

Une sarkonnerie de plus, Edvige ?
Non : la liberté qu’on tue ! Tu piges ?
Faisons de ces ploucs des vestiges !
Quant à MAM ? … Je m’en bats la tige.

Good night. Je vous fais de groches bijes !