Et la vie repart …

Quand des événements douloureux arrivent dans notre société, on a d’abord tendance à remplir sa vie de silence. Il y a eu peu de paroles la semaine dernière. Difficile de communiquer d’une manière générale, car il n’y a jamais de mots pour raconter l’horreur.

Et puis, comme toujours, la vie reprend son cours … Sans doute que rien ne sera comme avant mais n’empêche, la machine repart. Il en est toujours ainsi. Les années 50 ont été malgré tout joyeuses alors que le pire venait d’être vécu. Les forces de vie finissent par l’emporter devant celles des ténèbres. Et c’est bien ainsi. S’arrêter de vivre serait donner raison aux assassins. Car cela a été dit  sur ce blog au cours de cette semaine : c’est bien un art de vivre qui a été attaqué.

Bien sûr, ceux qui ont serré les fesses toute leur vie (« les culs serrés » comme je les appelle) vont continuer à serrer leurs fesses encore plus fort et se cloîtrer encore plus. Mais tous les amoureux de la vie vont continuer à vivre comme ils ont toujours vécu : boire un apéro, baiser, chanter, sortir au cinoche ou au théâtre, voir les amis, …

Alors ce blog reprend une vie normale (même si j’ai été traversé par l’idée de tout suspendre).

Et je reprends ce blog avec de la musique. Car la discussion est repartie autour de la musique ces jours-ci. Christophe nous a d’abord parlé de Lisa Leblanc dans un commentaire et cela a fait fort heureusement repartir le blog dans une direction musicale. Yves a pris la suite avec Karen Dalton.  Et puis il y a eu un commentaire de Frusquin qui m’a rappelé cette semaine un morceau que j’avais un peu perdu de vue : It hurts me too. Je me suis souvenu l’avoir entendu jouer sur scène par le bluesman que j’ai le plus vu en concert (deux fois à Besançon, une fois au festival de blues de la Pesse dans le Jura) : Luther Allison.

Alors voici deux interprétations différentes de ce morceau, d’abord par Luther Allison lui-même, enregistré à Montréal en 1997 juste avant sa mort …

… et celle de Foghat enregistrée dans l’Ohio, également en 1997.

Ce matin, lorsque Christophe est

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Antonio Vivaldi

Il est souvent pénible d’écouter une Nième fois le Boléro de Ravel, la 40ème symphonie de Mozart ou le Nouveau Monde de Dvorak. Ces oeuvres ont été tellement jouées qu’on finit par ressentir une certaine lassitude, même lorsqu’il s’agit de versions nouvelles. Non pas que ces oeuvres soient médiocres, elles sont au contraire magnifiques, mais trop de succès finit toujours par nuire à la musique.

Il y a pour moi quelques exceptions à cela car quelques oeuvres ultra-connues et ultra-rabâchées me procurent toujours le même plaisir. Il s’agit de la 6ème symphonie de Beethoven (dite « la pastorale »), de l’ouverture de Tannhaüser de Wagner et des Quatre Saisons de Vivaldi. Hé oui, les Quatre Saisons … !


(« le printemps », premier concerto des Quatre Saisons)

Les temps derniers, il m’est souvent arrivé de

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« A vos plumes ! » (22)

Je vous propose une nouvelle forme d’atelier d’écriture.
L’idée est d’écrire tous ensemble une histoire. Mais nous n’allons pas faire de la prose comme Monsieur Jourdain. Cette histoire nous l’écrirons en vers. Oui, oui, en vers. En vers et contre tout.
Le principe est simple. Je vous donne le début de l’histoire et on continue selon l’inspiration de chacun. Quelques règles tout de même :

  • les vers doivent obligatoirement faire douze pieds
  • Ils riment par deux
  • on ne peut écrire que deux ou quatre vers à la fois
  • une fois que l’on a écrit ses vers, on doit laisser deux autres personnes écrire avant de participer à nouveau

Pour plus de lisibilité, on peut mettre les vers en gras pour qu’ils se différencient de la discussion qu’on peut avoir entre nous. Mais si vous ne le faites pas, ce n’est pas grave, je le ferai après coup.

Il s’agit-là d’une expérimentation, on verra bien si cet atelier d’un genre nouveau fonctionne, la grosse difficulté me semblant être dans la manière d’arrêter l’histoire (car il faudra bien l’arrêter à un moment donné).

Voici les deux premiers vers. Je les ai volontairement choisis assez neutres pour que quelqu’un d’autre que moi oriente le cours de l’histoire et que tout soit possible.

La belle et tendre histoire que je vais vous conter
Commence à Paris au beau milieu de l’été

A vos plumes les poètes !

Les oiseaux de la Bassée (2)

Lors de notre dernier séjour en baie de Somme et baie d’Authie, j’ai été impressionné par la diversité des oiseaux rencontrés. 110 espèces pour la semaine (alors que je pouvais difficilement marcher because ma sciatique), c’est autant, voire même un peu plus que ce que je vois à la même époque en Mer du Nord à Texel.
Aujourd’hui, je vous parlerai de la mouette rieuse.

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Curieusement, j’ai rarement parlé de

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Mes oiseaux de l’hiver 2015-2016

Ce blog se met en congés et reprendra le lundi 2 novembre.

Plusieurs d’entre nous ont déjà commencé à nourrir les oiseaux. On l’a fait d’autant plus facilement que des comportements inhabituels ont lieu en ce moment (afflux soudain de certaines espèces autour des maisons, comportements atypiques…).
Cet article est fait pour que nous partagions nos observations pendant tout l’hiver.
Alors discutons-en.

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Vautour moine et gypaète barbu

Un article proposé par Etincelle.

Il n’est pas dans mes habitudes d’écrire un article sur les oiseaux pour le Blogadupdup.

En principe, je laisse ça aux spécialistes.

Mais l’observation que j’ai eu la chance de faire cet été est si extraordinaire que je m’en voudrais de ne pas vous la faire partager.

Comme vous le savez, je passe beaucoup de temps en Haute-Tarentaise où vivent mes enfants et la grande partie de ce temps est consacrée au « crapahutage » en montagne, à la recherche de recoins perdus et si possible de jolies plantes.

Ce jour là (le 07/08), avec deux copains, Rémi et Félix, nous avons décidé d’aller explorer du côté du Lac Blanc, tout en haut du Vallon du Clou.

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Pour ce faire, après avoir garé la

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Leny Escudero

Lorsque j’ai mis hier un commentaire sur ce blog à propos de la disparition le jour-même de Leny Escudero, Christophe a mis aussitôt un lien vers une vidéo qui m’a tiré des larmes, tellement c’était fort.

Je viens de la regarder ce soir une quatrième fois. Même émotion.

Moi qui croyais connaître un peu Leny Escudero avec « Pour une amourette » (évidemment), « A Malypense », « Ballade à Sylvie » et « Le cancre », j’ai été littéralement scotché.

Comment avais-je pu passer à côté d’un bonhomme aussi grand ?

J’ai fait écouté la vidéo à Joëlle qui a réagi comme moi. Et dans la foulée, on a regardé ce documentaire (prenez le temps, installez-vous devant votre écran avec une petite bière car ça dure 54 mn).

Wouah, c’est si rare de rencontrer des gens aussi pétris d’humanité !
Une vraie leçon de vie !
Merci Christophe !

Les oiseaux de la Bassée (1)

Lorsque je suis allé au début mai dans la baie de Somme et la baie d’Authie, j’avais emporté avec moi, en plus de mon appareil photo … une énorme sciatique. Mis à part une balade que j’ai voulu faire à tout prix le premier jour du séjour (que je n’aurais d’ailleurs jamais dû faire) et qui a achevé de me casser le dos, les reins et la jambe gauche, j’ai été dans l’obligation de rester à moins de 100 m de mon véhicule. J’ai tout de même pu découvrir quelques zones naturelles situées en bordure de route (et donc accessibles au pauvre handicapé que j’étais alors).

J’ai notamment découvert une belle zone d’étangs dans un lieu-dit appelé « la Bassée » située à 2 km au nord-nord ouest de la petite ville du Crotoy. Les conditions d’observation étaient très bonnes à cet endroit-là, un étang bordant la piste cyclable, elle-même en bordure de route. Alors j’ai profité au maximum de cette zone (mais pas suffisamment car je ne l’ai découverte que la veille du départ), tant du point de vue de la photographie …

1… que de l’observation à

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C’est qui VOUS ? (5)

J’adore la musique, presque tous les types de musiques, du moyen-âge … jusqu’à demain !
La musique est le point central de ma vie.
Quelque soit l’activité que je fais, il y a toujours quelques notes qui trottent en arrière-plan dans un coin de ma tête (en ce moment c’est un air de violoncelle de Vivaldi).
Joies, tristesse, douleur, bonheur … il y a des musiques pour toutes les situations de la vie.
Et pour vous, c’est un peu pareil ?

Les vautours de Rémuzat

Lorsque nous sommes descendus en Camargue en mai dernier avec Michel et Pascale, nous avons fait quelques arrêts »ornithologiques ».

D’abord à Lyon où nous avions prévu de nous arrêter et de passer la soirée à observer le martinet à ventre blanc qui niche en plein coeur de la ville (je vous en parlerai peut-être un jour sur ce blog) et que nous avons d’ailleurs arrosé copieusement avec de bonnes bières (il me semble d’ailleurs que le nombre de bières bues était sans commune mesure avec le peu de martinets à ventre blanc vus réellement).

Puis un arrêt à Rémuzat dans les Baronnies en Drôme provençale où nous avions projeté d’observer une colonie de vautours fauves.

Le 23 mai dernier, nous sommes donc allés sur la corniche au-dessus de la colonie de vautours. Nous y avons accédé à partir du village de Saint-May. Il y a une vingtaine de minutes de marche à pied à partir du parking au bout de la route. Vingt minutes au milieu d’un paysage superbe !

1 2La corniche surplombe le

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Le quatuor à cordes (1)

Certaines formules musicales sont indémodables. Ainsi, il y a fort à parier que l’association piano + contrebasse + batterie créée par les jazzmen dans les années 50 continuera longtemps à exister.

En classique, c’est le quatuor à cordes qui perdure au fil des siècles, que ce soit aux périodes classique, romantique ou contemporaine. La formule est simple : 2 violons, un alto et un violoncelle. Elle date du 18ème siècle.
Deux musiciens utilisèrent en premier la forme du quatuor : Sammartini et Boccherini mais on considère que Joseph Haydn est le véritable père du quatuor à cordes car il a fait dialoguer les quatre instruments en donnant une part égale à chacun. Avec Haydn, les quatre voix sont donc équilibrées, d’égale importance et fortement imbriquées, ce qui donne une cohérence très forte à la musique.

En général, chaque oeuvre comporte quatre mouvements.

Quatre quatuors, appartenant à des époques ou à des styles très différents, vous sont proposés aujourd’hui.

Commençons justement par Joseph Haydn, dont la musique est un modèle d’élégance. Ici le quatuor « lever de soleil » (1797) qui est l’un des 68 quatuors qu’il a composés.

Viennent ensuite le 4ème quatuor de Ludwig van Beethoven (1800) …

… le quatuor « américain » d’Anton Dvorak (1893) …

… et le 1er quatuor de Dmitri Shostakovitch (1938).

On est bien loin du monde de la symphonie, non ? Musique intime avant tout.

Chacun des quatuors qui vous a été présenté est long (de l’ordre de 25′). J’imagine que personne n’écoutera entièrement les quatre. Mais si vous allez picorer par-ci par-là, j’aurai atteint le but recherché par cet article : vous faire découvrir un genre musical qui ne vous est pas forcément familier.

Bonne écoute à tous !

Le coucou gris

Le coucou gris est plutôt difficile à photographier et je n’ai aucune bonne image à vous présenter. Voici quand même trois photos réalisées dans les dunes de la baie d’Authie au printemps dernier.

IMGP3860IMGP4761IMGP4759La photographie du coucou, dans de bonnes conditions, est l’une de mes priorités du printemps prochain. Alors, peut-être qu’avec un peu de chance …

Jacques Bertin (2)

J’avais dit dans un premier article sur le sujet que je cultivais depuis 40 ans un petit jardin secret : les chansons de Jacques Bertin qui m’ont accompagné une bonne partie de ma vie.  Et j’avais annoncé que j’aimerais bien avoir le temps de lui consacrer quelques articles avant que le blog ne s’arrête.

Voici donc un deuxième article avec trois chansons (il ne s’agit pas de vidéos car il n’y a malheureusement que la bande-son).

La première chanson « Je voudrais une fête étrange et très calme » est la première chanson de Bertin que j’ai écoutée. Elle date de 1970. C’est pour moi l’une des plus belles oeuvres de la chanson française (désolé pour le sous-titrage anglais de la vidéo !).

Lorsque Bertin avait sorti cette perle, il avait déjà à son actif deux disques, le premier ayant été distingué en 1967 par l’académie Charles Cros. J’avais acheté par la suite les deux vinyles. Ces deux premiers disques n’ont été réédités en CD que dans le cadre d’une diffusion privée. Aujourd’hui ils semblent introuvables. Le ton de cette première période est plus léger que tout ce qui suivra. Voici par exemple « Revoilà le soleil » qui ouvre le disque 2 datant de 1968.

Une dernière chanson que je propose aujourd’hui. Il s’agit de « Ne parlez pas ». Nous sommes en 1972 et le discours de Bertin est déjà devenu plus grave.

La suite dans un autre article.

Georges Simenon

Lorsque j’ai écrit mon précédent article, ce n’était surtout pas avec la perspective d’en écrire un ensuite sur mon auteur préféré. D’autant plus qu’il m’est difficile d’expliquer pourquoi j’aime un auteur, ne le sachant pas toujours précisément et ayant encore plus de mal à l’exprimer. Mais la discussion qui a eu lieu m’a incité à me poser des questions sur le pourquoi et le comment et à essayer de formuler quelques arguments. Alors je me lance … avec tous les risques liés à l’exercice.

Comment en suis-je arrivé à Simenon ? Je ne connaissais pas cet auteur avant 2003. J’avais vu quelques adaptations télé des Maigret et c’est tout. Mais à l’occasion du centenaire de sa naissance, je me souviens que Télérama avait écrit un article très élogieux sur Georges Simenon, le qualifiant du plus grand romancier de langue française (si ma mémoire ne me fait pas défaut). J’ai su par la suite qu’André Gide avait dit de même. Cela m’a interpellé. « Comment ça, je serais passé à côté d’un bonhomme pareil ? » Et comme les éditions Omnibus avaient entrepris de publier l’ensemble des oeuvres de Simenon, j’ai acheté le volume 1, puis le 2, puis le 3 et ainsi de suite, chacun des volumes regroupant entre 8 et 10 romans. Je lis Simenon par périodes, souvent un volume complet d’affilée avant de repasser à d’autres auteurs. Je viens de terminer le volume 19 (la collection en contient 25).

Lorsque j’ai découvert Simenon, j’en ai beaucoup parlé autour de moi. Je m’en suis notamment beaucoup entretenu avec la maman de Joëlle qui a passé sa vie à lire tous les grands auteurs. Elle aimait « la grande littérature » (moderne ou ancienne) et considérait Simenon comme un écrivain de romans de gare … sans jamais l’avoir lu à vrai dire. Il a fallu que j’insiste un peu pour qu’elle ouvre le premier volume. Elle n’a plus jamais quitté cet auteur et a passé toutes les dernières années de sa vie à lire ses romans. La grande qualité d’écriture qu’elle recherchait dans les grands auteurs, elle l’a trouvée chez Simenon.

Avant de lire la suite de mes propos, vous pouvez utilement vous référer à cet article de wikipedia.

On connaît beaucoup Simenon par les romans qui mettent en scène le commissaire Maigret. Mais il y a tout le reste, et notamment ce que l’on a pris l’habitude d’appeler « les romans durs » (117 d’après l’article de Wikipedia).

Je n’ai pas participé à la discussion sur les « livres préférés » des uns et des autres car dans les livres que je porte aux nues il n’y a sans doute aucun livre de Simenon à mon Top 10.

Il est d’ailleurs assez paradoxal que je ne puisse conseiller un livre de Simenon plutôt qu’un autre. En fait, le monde de Simenon apparaît livre après livre, le tout forme un ensemble cohérent. Simenon n’a pas écrit, comme tant d’auteurs, un livre sur un sujet puis un livre sur un autre sujet. Non, il n’a écrit que des livres sur un seul thème : l’âme humaine. Au travers des personnages innombrables de ses romans, il me semble que Simenon a fouillé absolument tous les recoins de l’intérieur de l’Homme. Rien ne lui a échappé. Il n’y a jamais de véritables salauds dans ses oeuvres, il n’y a jamais non plus de personnages complètement sympathiques. Tout y est terriblement nuancé. Comme dans la vraie vie. D’ailleurs ses personnages des romans ne sont pas des personnages extravagants, ce sont souvent « des petites gens ». Pourquoi la vie les a-t-elles fait évoluer vers le statut d’assassin ou celui de victime, ou même de flic … ? Sans doute les circonstances de la vie. Avec Simenon, on se rend compte que chacun d’entre nous aurait pu prendre à un moment donné certains rails plutôt que d’autres (Simenon lui-même d’ailleurs : serait-il devenu l’écrivain que l’on connaît si sa mère l’avait aimé autant que son frère ?).

Pour illustrer ce que je viens de dire, une anecdote très connue : lorsque le jeune Simenon a proposé ses premiers écrits à un éditeur, voici ce qui lui a été répondu :

« 1° Vos romans policiers ne sont pas de vrais romans policiers. Ils ne sont pas scientifiques. Ils ne jouent pas la règle du jeu.

2° Il n’y a pas d’amour, tout au moins d’amour comme on le conçoit dans le roman policier.

3° Il n’y a pas de personnages franchement sympathiques ou de personnages franchement antipathiques. Vos romans ne finissent ni bien ni mal. C’est désastreux. »

« Ce ne sont pas des romans policiers. Ce n’est pas scientifique. Il n’y a pas de jeune premier ni d’héroïne. Pas de personnage sympathique et cela finit mal puisqu’on ne se marie jamais. Vous n’aurez pas mille lecteurs. »

La suite on la connaît : 550 millions de livres vendus, 3 500 traductions en 47 langues.

Il n’y a pas d’action – ou si peu – dans les livres de Simenon (Maigret, par exemple, n’est pas un personnage qui vit ses enquêtes à la vitesse grand V, c’est un gros roc placide). L’intrigue y est très rudimentaire (contrairement aux polars de la plupart des auteurs) et je me demande même comment on a pu adapter les Maigret à l’écran (aussi bien au cinéma qu’à la télévision). La seule force des romans repose sur le caractère des personnages, leurs zones de lumière et leurs zones d’ombre.

Des zones d’ombre, il y en a dans la vie de Simenon et sa biographie le montre sous un aspect pas toujours reluisant. Mais comme j’aime les personnages ambivalents (Dylan par exemple), je ne suis pas spécialement dérangé par cela. Chacun de mes amis a plein de zones d’ombres et cela n’enlève rien – bien au contraire – à ce qu’ils sont pour moi : des amis.

Et Simenon est devenu pour moi un ami de tous les jours, quelqu’un qui m’enrichit quotidiennement dans la perception que je peux avoir de la vie et des autres.

C’est qui VOUS ? (4)

Je continue à petits pas cette rubrique destinée à ce qu’on se connaisse un peu mieux les uns les autres. Avec cette fois-ci une question à laquelle je vais avoir moi-même du mal à répondre :
Votre écrivain préféré, c’est qui ?

Retour de congés

Me voici de retour pour ma dernière ligne droite.
En disant ceci, je ne sais pas trop si je parle de ma vie professionnelle – car je suis en retraite le 31 décembre prochain – ou si je parle du blog (car l’idée d’arrêter – il faut bien une fin à tout – me travaille beaucoup).
Mais bon, me voilà encore pour un ou plusieurs tours de piste (tel le clown moyen).
Pour cet article de la rentrée, je ne vais pas trop me fouler. J’espérais préparer un tas d’articles pendant l’été, mais finalement le temps s’est écoulé de la manière la plus harmonieuse qui soit, avec son lot d’amis, son lot de spectacles, son lot de bières, son lot de musiques toutes aussi belles les unes que les autres. La vraie vie quoi (une préparation à la retraite ?) loin du monde de carton-pâte que nous offrent internet et ses illusions ! Alors, je n’ai rédigé aucun article durant l’été. J’ai pourtant dans la tête une centaine d’idées d’articles mais je n’ai pris le temps d’en faire aboutir aucun. Alors, on va faire avec … ou plutôt sans … !
Dans le dernier article, j’avais mis une image-piège. Il fallait deviner de quel oiseau il s’agissait. Comme l’a dit Christophe, c’était un étourneau. La devinette était difficile je vous l’accorde, car il s’agissait d’un étourneau de forme leucique.
Qu’est-ce que le leucisme ?
Autrefois, quand j’ai commencé l’ornitho (il y a près de 40 ans, gamin !), on parlait d’albinisme (quand l’oiseau était tout blanc) ou d’albinisme partiel (quand seule une partie des plumes était blanche). J’ai cru récemment que le terme « leucisme » avait remplacé le terme « albinisme ». En fait, il ne s’agit pas de la même chose (même si les deux ont une origine génétique) car l’albinisme implique que l’animal ait les yeux rouges en plus du plumage blanc, ce qui est rarement le cas chez les oiseaux (c’est Michel qui a éclairé ma lanterne il y a quelques jours sur le sujet). C’est un peu technique, mais vous saurez tout en lisant cet article.
Comment ais-je photographié cet étourneau leucique ?
C’était à Texel en mer du Nord en juin dernier.
Je roulais en voiture et photographiais les vanneaux huppés qui étaient le long d’une route de la côte Est que j’affectionne particulièrement car le terrain est en pente et l’on peut observer les oiseaux à hauteur des yeux.

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