Basta!

AUTRES JOURNAUX (1)
Cela fait au moins vingt ans que je n’ai pas regardé un journal télévisé. Et comme je n’ai jamais eu de radio à la maison de ma vie (si si ! … même s’il m’arrive de choper les infos sur France-Musique dans ma voiture), j’ai toujours eu tendance à privilégier la presse écrite. C’est un média qui me convient bien, en quelques minutes la lecture d’un article m’apporte beaucoup plus que les mêmes quelques minutes que j’aurais passées à regarder la télé ou écouter la radio. Et puis internet permet de comparer et confronter différentes sources d’information.
Mais tous les journaux généralistes appartiennent à des milliardaires ou a des grands groupes. Si vous ne me croyez pas, allez sur cette page, c’est édifiant ! Il va donc de soi qu’on a affaire forcément à une presse très tendancieuse. Car les milliardaires et les grands groupes sont, par définition, les tenants du libéralisme à tout crin. Le libre-échange, on sait ce que c’est, pour en avoir parlé en long en large et en travers dans les commentaires de ce blog. C’est ce truc qui détruit les emplois ici au nom de salaires à aligner sur ceux qui n’ont aucun droits sociaux à l’autre bout de la planète, qui détruit les économies locales des pays du Tiers-Monde. Et tout ça au nom de la libre circulation de produits de consommation, dont, pour la majorité d’entre eux, on n’a pas vraiment besoin ou que l’on sait produire nous-mêmes. Ce système qui détruit la planète et tire l’Humain vers les bas n’est jamais remis en cause par les grands journaux de notre pays. Jamais un article de fond sur le sujet. Quand on regarde le nom des propriétaires de journaux, on est bien obligé d’admettre que l’indépendance de la presse est une plaisanterie. Au moins quand on lit l’Huma on sait que c’est d’obédience communiste. D’une certaine façon, c’est plus clair et bien plus rassurant que ces semblants d’information qui ne font que reprendre tous en boucle et jusqu’à satiété les dépêches de l’AFP. Le travail d’investigation journalistique n’a plus beaucoup cours et on verra sans doute bientôt les journaux tirer leurs sources des réseaux sociaux.
Mais il existe des tas d’autres journaux, plus alternatifs, et qui nous parlent de choses qu’on ne lit pas ailleurs. Car, au-delà des petits problèmes de délinquance de nos hommes politiques et dont on nous rabâche les oreilles à longueur de journée (ça va on a compris la gravité de l’affaire Fillon, non ?, passons à autre chose), il a des tas d’autres sujets dans le monde dont on nous parle pas ou si peu.
Cette nouvelle rubrique va nous permettre d’explorer des voies d’informations différentes. Pour ce premier article je propose de vous faire découvrir cinq textes publiés dans Basta! qui est un journal que je lis beaucoup et que j’ai connu récemment grâce à Christophe. Vous allez voir, ce n’est pas du tout le genre d’articles habituels (il suffit d’aller cliquer sur le titre des articles pour y accéder). Et ce sont en général des articles qui mettent en valeur des expériences faites ça et là dans le monde ou qui dénoncent des atteintes dont sont victimes certaines populations ou catégories de populations.

A vous de vous faire une idée sur Basta!

Post-Scriptum. Bon je sais, cela n’a rien à voir avec cet article, mais par association d’idées, le nom de ce journal me fait forcément penser à Et basta !, l’album incroyable que Léo Ferré a sorti en 1979 et qui m’a énormément marqué, tant je l’ai écouté. 39 minutes de texte que je connaissais presque par coeur et qui me reviendrait sans doute assez vite si je prenais la peine de me replonger dedans.

Et, en recherchant sur Youtube, une version écourtée de Et Basta ! dans les archives de l’INA. Quelle époque où ce genre de chose était possible !

https://www.youtube.com/watch?v=7KvfhOuaLkY

Je ne résiste pas au plaisir de mettre par écrit quelques vers de ce texte :

Ton corps est comme un vase clos
J’y pressens parfois une jarre
Comme engloutie au fond des eaux
Et qui attend des nageurs rares
Tes bijoux ton blé ton vouloir
Le plan de tes folles prairies
Mon squale qui viendra te voir
Du fond de moi si tu l’en pries

Où va l’agriculture ? (2)

Lors de mon précédent article, on a dressé une esquisse peu réjouissante de l’évolution du monde agricole, victime du libre-échange généralisé au niveau de la planète. D’un point de vue économique, c’est la descente aux enfers : on est passé de 6,3 millions d’agriculteurs en 1955 (27% de la population active) à moins de 900 000 aujourd’hui (3,5 % de la population active) et la plupart vivent (ou plutôt survivent) dans la précarité avec des retraites minables. Le taux de suicide (trois fois plus élevé que dans le reste de la population) montre le mal-être de cette profession. Concernant l’évolution de l’agriculture d’un point de vue environnemental, je n’en rajouterai pas une couche, on en a déjà beaucoup parlé sur ce blog.

Mais dans le marasme actuel il y a pourtant une embellie. Il faut chercher cette embellie du côté du développement du bio.

Si le nombre de fermes qui sont en agriculture conventionnelle diminue chaque jour, il y a par contre 21 fermes bio nouvelles chaque jour. Oui, 21, vous avez bien lu. La croissance du bio est très rapide, de l’ordre de 15-20% par an et on compte aujourd’hui plus de 32 000 fermes bio en France, soit plus de 300 par département. Il n’y en avait quasiment pas il y a 20 ans, on imagine le chemin parcouru depuis.

Et ce développement est parti pour durer longtemps car la production bio reste très inférieure à la demande des consommateurs. Le nombre de magasins bio ne cesse d’augmenter (par exemple, la biocoop a déjà ouvert plus de 400 magasins), même si la grande distribution s’est emparée de ce marché (ce qui est inévitable). Et puis il y a  tous les petits circuits courts qui existent ça et là. La production bio a généré plus de 15 000 entreprises de transformation et de distribution sur le territoire.

Ce qui me semble particulièrement intéressant, c’est que certains circuits de distribution, au lieu de chercher à étrangler les paysans, les considèrent comme de véritables partenaires, s’engagent à leur payer le prix juste, soutiennent des projets collectifs, accompagnent des initiatives régionales, garantissent la transparence des échanges, construisent des partenariats dans la durée. Donc acheter bio, ce n’est pas seulement acheter des aliments sains, c’est avant tout soutenir une démarche respectueuse du monde agricole et qui permet à l’agriculteur de gagner correctement sa vie. Le grand public qui achète sa nourriture dans un circuit court, voire directement chez le producteur, est très sensibilisé à cela. Ceux qui vont dans les magasins spécifiquement bio également. Ainsi, dans le magasin où je vais, chacun à la possibilité en arrivant à la caisse de demander à ce que son ticket de caisse soit arrondi à l’euro supérieur, la différence servant à l’installation de nouveaux paysans. Et je me suis rendu compte que beaucoup de gens font la démarche de payer à chaque fois ces quelques dizaines de centimes supplémentaires.

Un agriculteur qui travaille seul dans sa ferme a du mal à vivre de ses 70 vaches, alors qu’il y a des exemples de fermes bio dont les 70 vaches permettent de faire vivre jusqu’à 10 personnes. On peut se demander comment cela est possible et cela m’a interpellé.

En essayant de comprendre, je me suis rendu compte que le lait est actuellement payé 32 cts aux agriculteurs de mon secteur mais 48 cts lorsqu’il est bio, soit exactement 50% de plus. Un agriculteur a du mal à produire son lait en-dessous de 30 cts, ce qui fait que l’agriculteur conventionnel n’arrive à dégager qu’une marge d’un ou deux centimes par litre de lait produit (quand il arrive à dégager cette marge). Si un agriculteur bio arrive à produire au même prix (on en reparlera plus bas), en vendant son lait à 48 cts, il dégage une marge de 18 cts, près de 10 fois supérieure à la marge dégagée par l’agriculteur conventionnel. On voit bien qu’il est plus facile d’avoir un bon revenu en produisant bio.  Certains objecteront que la quantité de lait produite par l’agriculteur bio sera bien inférieure à celle produite par l’agriculteur conventionnel. Certes, mais le coût de production d’un litre de lait en conventionnel est sans doute supérieur à celui d’un litre bio (car derrière l’agriculture conventionnelle il y a des coûts de production énormes : gros tracteurs, tonnes d’engrais, produits phytosanitaires, antibiotiques pour le bétail, prestations vétérinaires …) et ceci doit bien compenser cela (au moins en partie). Les chiffres que j’ai donnés ci-dessus méritent sans doute d’être affinés mais donnent une explication sur le fait que les agriculteurs bio sont ceux qui actuellement s’en sortent le mieux et qui arrivent à vivre décemment.

Mais je vois quand même deux belles ombres au tableau.

D’abord, je ne suis pas sûr que le développement du bio va permettre aux agriculteurs conventionnels actuels de passer en bio. L’agriculture de demain sera à mon avis essentiellement menée par d’autres agriculteurs, car on a affaire à deux métiers complètement différents. Un agriculteur bio peut parler pendant une heure de la vie biologique du sol alors qu’un agriculteur conventionnel a oublié que le sol est vivant et qu’il n’est pas qu’un simple substrat qu’on enrichit en azote, acide phosphorique et potasse. Et puis, l’état d’esprit n’a rien à voir. Je ne crois pas que l’agriculteur qui a passé son temps à mettre des produits chimiques sur tout, à acheter l’alimentation pour son bétail, à détruire des haies, à chercher à avoir la plus grosse vache, le plus gros rendement en maïs, le plus gros tracteur … puisse bifurquer dans une voie complètement opposée.

La deuxième chose, c’est que le cahier des charges de l’agriculture biologique est très exigeant (avec raison) et que les lobbies de toutes sortes essaient constamment de faire changer la réglementation européenne en vue de l’assouplir.  Le bio restera t-il longtemps bio ?

En conclusion, il me semble évident que dans 10 ans le bio sera dans la plupart des assiettes. Mais encore faudra t-il d’ici-là défendre fermement le cahier des charges de l’ensemble de la filière bio ? Et il est évident qu’il faudra recentrer au maximum la production au niveau local, encore plus qu’aujourd’hui.

Discussions au coin du feu

Ce blog se met en congés, histoire de recharger les batteries (plusieurs types de liquide pour batterie sont envisageables dans mon cas : Chimay, Rochefort, Carolus, Lupulus …).
Je vous retrouve pour un nouvel article le lundi 7 novembre.

J’aime plutôt bien le fonctionnement de ce blog et les échanges entre les uns et les autres.
Par moments, ça fait un peu « discussion de salon entre amis » et ça me plait beaucoup. C’est parfois comme dans la vraie vie, on finit par se connaître un peu les uns les autres, on a envie de dire des choses ou au contraire de quitter la conversation, quitte à y revenir plus tard, etc… A chacun son propre rythme. Ce blog a pris un rythme bien plus lent qu’il y a dix ans, on prend enfin le temps de souffler. Peut-être que le fait que je sois en retraite y est pour quelques chose. Car l’inactivité (toute relative) dans laquelle je suis désormais change un peu ma perception du temps qui passe, celui-ci est devenu plus élastique, toute notion d’urgence a disparu. Il y a dix ans j’aurais pu écrire « ne remets pas à demain ce que tu peux faire aujourd’hui ». Je pense qu’aujourd’hui je suis plus enclin à « ne pas faire aujourd’hui ce qu’éventuellement je pourrais faire demain ou l’année prochaine ». J’apprends progressivement la lenteur.

A propos de lenteur, de « discussions de salon », j’ai déjà dit sur ce blog que j’ai aimé la télé d’autrefois, le début de l’ORTF, l’époque où l’on prenait le temps d’interviewer les gens. J’aimais le rythme de la télé de l’époque. Et j’en ai aimé le contenu. C’était souvent tellement riche qu’il n’y avait parfois besoin que d’une seule caméra (c’est quand il n’y a plus véritablement de contenu qu’on est obligé de faire des plans qui ne durent que quelques secondes, les changements perpétuels d’images permettant ainsi de cacher la misère). Et puis je me rappelle qu’avec la lenteur de la télé, qui prenait vraiment son temps, on allait au fond des choses et du propos des uns et des autres. Aujourd’hui, il y a plein de stars (écrivains, acteurs, chanteurs …) qui viennent sur des plateaux télés, qui auraient peut-être des choses à dire (même si parfois j’en doute) mais qui ne sont là que pour faire le buzz médiatique, sourire bêtement, sortir la petite phrase anecdotique, la petite phrase assassine ; au bout du compte il ne se dit rien d’essentiel ni même d’important, bref tout ça me semble faire partie d’un monde de figuration, un monde de carton-pâte très représentatif de notre époque et dont je ne veux pas.

Il y a un an, j’avais écrit un premier article sur Georges Simenon et dans la discussion que nous avions eue, Christophe avait proposé une vidéo où Simenon, interrogé sur le personnage de Maigret, avait ensuite raconté – ou plutôt décortiqué  – la manière dont il écrivait ses romans. J’avais trouvé la vidéo admirable, tellement admirable que j’aimerais bien aujourd’hui revenir dessus (d’autant plus que la plupart des lecteurs de ce blog ne l’ont pas vue, elle était dans un commentaire et non dans un article). D’une part part parce qu’elle va dans le sens de mes propos ci-dessus concernant une époque où on allait au fond des choses et où on tirait les auditeurs vers le haut. Mais aussi parce que j’aime la relation qu’il y a dans cette vidéo entre « intervieweur » et « interviewé » (on est loin de notre époque où le journaliste coupe sans arrêt l’invité du plateau et se prend lui-même pour la star). Là aussi, dans la vidéo que je vous propose, on retrouve le côté « discussion de salon » ou plutôt « discussion au coin du feu » qui m’est cher (il n’y manque que le verre de bière à la main, mais dans le cas de Simenon il y a la pipe qui joue le même rôle).

Moi qui ne regarde pas la télé, si ce n’est de rares émissions en streaming ou en podcast, je dois dire que j’ai retrouvé dans la nouvelle émission de  Gérard Miller (sur la chaîne Toute l’Histoire, en partenariat avec le Monde) une très belle manière de faire de la télé. C’est une émission qui s’intitule « Et si c’était vous ? » et qui s’appuie sur un concept original : demander à un homme politique d’aujourd’hui d’apporter un éclairage sur une situation particulière à une époque donnée. Le premier invité politique de cette nouvelle émission est Jean-Luc Mélenchon qui nous parle de Robespierre. Ne croyez pas que je cherche à vous infliger une vidéo politique de plus sur Mélenchon (d’ailleurs ça fait longtemps, très longtemps …), là on est plus dans l’Histoire que dans la politique. On retrouve dans cette vidéo la même manière de prendre le temps de discuter, d’aller au fond des choses. Par rapport à la vidéo de Simenon, le lieu de tournage de l’émission est bien plus prestigieux, ce n’est pas  tout à fait « la discussion au coin du feu », mais quelque part c’est le même esprit qui prévaut. Et, sur le contenu, ça nous tire tout autant vers le haut.

J’espère que vous prendrez le temps de regarder ces deux vidéos.

Je vous souhaite pour les temps qui viennent de bien belles discussions au coin du feu, entre amis et de préférence … le verre à la main !

Bières artisanales (2)

Longtemps, longtemps après mon premier article, un tout petit texte consacré aux bières bretonnes de la brasserie Britt.

Je me rappelle avoir bu pour la première fois une Britt lors de ma première rencontre avec Yves à la terrasse d’un café breton. Et Yves avait écrit plus tard sur ce blog que c’était sa bière préférée.

Je reviens donc de Bretagne avec – entre autres – une belle petite panoplie de bières Britt à déguster.

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Et me vient spontanément ce vieux proverbe breton (que vous ne connaissez pas, évidemment, puisque je l’invente à l’instant) :
« Quand il pleut, les goélands s’abritent dans les rochers et les Bretons ça Britt dans les bars ».

Voilà, c’était juste un petit clin d’oeil à Yves, à Yann et aux quelques Bretons que j’ai la chance de connaître.

Les Primaires américaines

Ce blog se met en congés. Il reprendra le lundi 29 février.
Oui, je vous entends déjà médire très très fort : « Quoi, à peine retraité, il prend déjà des vacances ! ». Ben oui, et en plus, pour vous narguer, avec un verre de Gouden Carolus (ma dernière trouvaille, une véritable tuerie) à la main …

Pour ce dernier article avant ces (petites) vacances, j’aimerais parler des primaires américaines (même si ce n’est pas parmi les centres d’intérêts de la plupart des lecteurs de ce blog). Vous l’avez peut-être compris dans les commentaires des derniers jours, je suis avec beaucoup d’attention ce qui se passe actuellement aux Etats-Unis. On ne peut pas se désintéresser complètement du sujet car, qu’on le veuille ou non, la politique qui est menée là-bas, notamment en matière de politique étrangère, influe directement la nôtre. Quand les Etats-Unis, que l’on qualifie souvent de « gendarme du monde » décident de faire la guerre quelque part (et Dieu sait s’il y en a eu dans l’Histoire récente), les pays européens se mettent quasiment au garde-à-vous et partent eux aussi en guerre. Alors autant avoir un président le moins belliciste possible.

Alors qu’y a-t-il de nouveau dans ces élections américaines-là ? Il y a notamment, en plus de la candidature républicaine de Donald Trump (très atypique, on pourra en parler dans les commentaires), celle de Bernie Sanders du côté démocrate.

Personne ne misait sur lui il y a quelques 

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Georges Simenon

Lorsque j’ai écrit mon précédent article, ce n’était surtout pas avec la perspective d’en écrire un ensuite sur mon auteur préféré. D’autant plus qu’il m’est difficile d’expliquer pourquoi j’aime un auteur, ne le sachant pas toujours précisément et ayant encore plus de mal à l’exprimer. Mais la discussion qui a eu lieu m’a incité à me poser des questions sur le pourquoi et le comment et à essayer de formuler quelques arguments. Alors je me lance … avec tous les risques liés à l’exercice.

Comment en suis-je arrivé à Simenon ? Je ne connaissais pas cet auteur avant 2003. J’avais vu quelques adaptations télé des Maigret et c’est tout. Mais à l’occasion du centenaire de sa naissance, je me souviens que Télérama avait écrit un article très élogieux sur Georges Simenon, le qualifiant du plus grand romancier de langue française (si ma mémoire ne me fait pas défaut). J’ai su par la suite qu’André Gide avait dit de même. Cela m’a interpellé. « Comment ça, je serais passé à côté d’un bonhomme pareil ? » Et comme les éditions Omnibus avaient entrepris de publier l’ensemble des oeuvres de Simenon, j’ai acheté le volume 1, puis le 2, puis le 3 et ainsi de suite, chacun des volumes regroupant entre 8 et 10 romans. Je lis Simenon par périodes, souvent un volume complet d’affilée avant de repasser à d’autres auteurs. Je viens de terminer le volume 19 (la collection en contient 25).

Lorsque j’ai découvert Simenon, j’en ai beaucoup parlé autour de moi. Je m’en suis notamment beaucoup entretenu avec la maman de Joëlle qui a passé sa vie à lire tous les grands auteurs. Elle aimait « la grande littérature » (moderne ou ancienne) et considérait Simenon comme un écrivain de romans de gare … sans jamais l’avoir lu à vrai dire. Il a fallu que j’insiste un peu pour qu’elle ouvre le premier volume. Elle n’a plus jamais quitté cet auteur et a passé toutes les dernières années de sa vie à lire ses romans. La grande qualité d’écriture qu’elle recherchait dans les grands auteurs, elle l’a trouvée chez Simenon.

Avant de lire la suite de mes propos, vous pouvez utilement vous référer à cet article de wikipedia.

On connaît beaucoup Simenon par les romans qui mettent en scène le commissaire Maigret. Mais il y a tout le reste, et notamment ce que l’on a pris l’habitude d’appeler « les romans durs » (117 d’après l’article de Wikipedia).

Je n’ai pas participé à la discussion sur les « livres préférés » des uns et des autres car dans les livres que je porte aux nues il n’y a sans doute aucun livre de Simenon à mon Top 10.

Il est d’ailleurs assez paradoxal que je ne puisse conseiller un livre de Simenon plutôt qu’un autre. En fait, le monde de Simenon apparaît livre après livre, le tout forme un ensemble cohérent. Simenon n’a pas écrit, comme tant d’auteurs, un livre sur un sujet puis un livre sur un autre sujet. Non, il n’a écrit que des livres sur un seul thème : l’âme humaine. Au travers des personnages innombrables de ses romans, il me semble que Simenon a fouillé absolument tous les recoins de l’intérieur de l’Homme. Rien ne lui a échappé. Il n’y a jamais de véritables salauds dans ses oeuvres, il n’y a jamais non plus de personnages complètement sympathiques. Tout y est terriblement nuancé. Comme dans la vraie vie. D’ailleurs ses personnages des romans ne sont pas des personnages extravagants, ce sont souvent « des petites gens ». Pourquoi la vie les a-t-elles fait évoluer vers le statut d’assassin ou celui de victime, ou même de flic … ? Sans doute les circonstances de la vie. Avec Simenon, on se rend compte que chacun d’entre nous aurait pu prendre à un moment donné certains rails plutôt que d’autres (Simenon lui-même d’ailleurs : serait-il devenu l’écrivain que l’on connaît si sa mère l’avait aimé autant que son frère ?).

Pour illustrer ce que je viens de dire, une anecdote très connue : lorsque le jeune Simenon a proposé ses premiers écrits à un éditeur, voici ce qui lui a été répondu :

« 1° Vos romans policiers ne sont pas de vrais romans policiers. Ils ne sont pas scientifiques. Ils ne jouent pas la règle du jeu.

2° Il n’y a pas d’amour, tout au moins d’amour comme on le conçoit dans le roman policier.

3° Il n’y a pas de personnages franchement sympathiques ou de personnages franchement antipathiques. Vos romans ne finissent ni bien ni mal. C’est désastreux. »

« Ce ne sont pas des romans policiers. Ce n’est pas scientifique. Il n’y a pas de jeune premier ni d’héroïne. Pas de personnage sympathique et cela finit mal puisqu’on ne se marie jamais. Vous n’aurez pas mille lecteurs. »

La suite on la connaît : 550 millions de livres vendus, 3 500 traductions en 47 langues.

Il n’y a pas d’action – ou si peu – dans les livres de Simenon (Maigret, par exemple, n’est pas un personnage qui vit ses enquêtes à la vitesse grand V, c’est un gros roc placide). L’intrigue y est très rudimentaire (contrairement aux polars de la plupart des auteurs) et je me demande même comment on a pu adapter les Maigret à l’écran (aussi bien au cinéma qu’à la télévision). La seule force des romans repose sur le caractère des personnages, leurs zones de lumière et leurs zones d’ombre.

Des zones d’ombre, il y en a dans la vie de Simenon et sa biographie le montre sous un aspect pas toujours reluisant. Mais comme j’aime les personnages ambivalents (Dylan par exemple), je ne suis pas spécialement dérangé par cela. Chacun de mes amis a plein de zones d’ombres et cela n’enlève rien – bien au contraire – à ce qu’ils sont pour moi : des amis.

Et Simenon est devenu pour moi un ami de tous les jours, quelqu’un qui m’enrichit quotidiennement dans la perception que je peux avoir de la vie et des autres.

Dignité

IMGP1066Des millions de personnes dans la rue qui, comme vous et moi, ont envie de hurler (de douleur ou de colère) !
Et des marches qui restent malgré tout très calmes, parfois même silencieuses.
Quelle dignité !

Et vive l’autogestion !

BELLES INITIATIVES (2)
J’avais gardé en mémoire cet article paru il y a quelques semaines dans Libé.
N’est-il pas fabuleux que des salariés puissent reprendre la gestion de « leur » entreprise ?
Ce serait super si une loi empêchait toute liquidation judiciaire (voire tout dépôt de bilan) dans le cas d’une offre de reprise de l’activité par les salariés eux-mêmes.
Combien de disparitions d’entreprises aurait-on pu éviter !
Vaste débat.

Halte à la pub !

BELLES INITIATIVES (1)
L’actualité est déprimante, quelque soit le côté vers lequel on se tourne. Aussi bien à l’intérieur de nos frontières qu’à l’extérieur. En abordant régulièrement sur ce blog des sujets d’actualité et en surlignant la noirceur de notre monde, j’ai l’impression de rajouter une couche à la morosité ambiante.
Ne pas aborder certains sujets m’est pourtant impossible.
Alors que faire ?
Finalement, en fouillant dans l’actualité, on arrive à trouver ça et là de belles actions. Le problème, c’est qu’elles sont rarement mises en valeur dans les médias. Un peu partout il y a des gens qui ne sont pas d’accord avec le système de consommation ultra-libéral qu’on essaie de leur imposer et qui mènent des expériences alternatives, souvent avec peu de moyens. Il y a aussi des collectivités qui « osent » et qui prennent des décisions à contre-pied de la tendance générale.
J’inaugure donc aujourd’hui une série d’articles sur ces actions positives, qu’elles soient le fait d’individus ou de groupements divers.
Et mon premier article est consacré à une collectivité. Je dois dire que je crois beaucoup aux vertus de l’exemple. Il ne sert à rien par exemple que la collectivité demande aux habitants de faire des économies d’énergie si elle-même n’est pas capable de réduire son éclairage public.
Mon premier article est consacré à la municipalité de Grenoble qui vient de prendre une décision qui j’espère fera tache : il va être procédé dans cette ville à la destruction de plus de 2 000 m2 de panneaux publicitaires, ce qui représente la suppression de 20 colonnes publicitaires, 326 panneaux et 64 panneaux de plus de 8m2. Seule subsistera la publicité sur les abribus qui ne peut être éliminée pour l’instant car elle fait l’objet d’un contrat avec JCDecaux jusqu’en 2019. Des arbres seront plantés à la place de certains de ces panneaux (là où c’est possible).
La destruction de ces panneaux correspond à une promesse de campagne faite par la nouvelle municipalité.
Alors, c’est-y pas bien tout ça ?

L’Echo de la Boucle

Besançon est construite à l’intérieur d’une boucle du Doubs. C’est ainsi que lorsqu’on parle du centre ville, on dit volontiers « dans la boucle ».

bouclebesanconOn ne sera donc pas surpris de voir un journal internet local se dénommer « l’écho de la Boucle ».

Sauf que cet Echo de la Boucle n’est pas un journal normal. C’est … notre Gorafi local !

Je sais que plusieurs d’entre vous ont du mal avec l’humour du Gorafi qui ne publie que des informations fausses et qui prend tout à la dérision.  Moi J’adore !

Evidemment, c’est surtout pour nous autres Franc-comtois que l’écho de la boucle présente de l’intérêt (encore que … !).

On y parle des différents secteurs géographiques de Besançon comme par exemple le parking Chamars ou la rivière Doubs.
Les différentes activités ayant lieu à Besançon sont évoquées comme par exemple les ateliers périscolaires.
Comme dans tout journal qui se respecte il y a évidemment une rubrique sport avec même un sport d’un genre nouveau et bien entendu les habituels matches de foot (dans lesquels s’illustrent nos hommes politiques locaux).
Il y a aussi de drôles de faits divers.
On y parle bien sûr, parfois de manière très grivoise, de produits locaux comme la célèbre saucisse de Morteau ou la cancoillotte.
Le reste de la Franche-Comté n’est évidemment pas oublié : on y apprend par exemple que le département du Doubs va se livrer à une expérimentation étonnante et que dans la ville de Gray on trouve de tout sur le Bon Coin !
A noter qu’il y a souvent un lien avec la politique nationale, par exemple avec la fusion des Régions (avec une petite surprise pour Yves) et avec l’Assemblée Nationale.

Si avec ça, vous n’êtes pas conquis …

Les épouvantails de Brussey (1)

Oh, ils n’auraient pas vraiment fait peur aux oiseaux les épouvantails qui ont été présentés le 13 octobre dernier au concours organisé par la Maison de la Nature de Brussey ! Ils étaient même plutôt du genre sympathique !

1Plusieurs centaines de personnes ont donné leur

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Meilleurs voeux

Que dire pour cette nouvelle année ?
Quelle image la plus appropriée pour souhaiter – tradition oblige ! -de bons voeux aux blogueurs du blogadupdup ?
Pas de photo en fait.
Pas de musique non plus.
Juste une vidéo que j’ai bien aimée et qui m’a été envoyée il y a quelques mois par Nico.
Pour y accéder, il suffit de cliquer ici (il y a une bande-son, mais elle n’est pas indispensable … ou alors mettez sur votre platine l’aria des variations goldberg, tout simplement).

Dans cette vidéo, il y a un bon résumé de la vie de l’oiseau.
L’oiseau aime. L’oiseau baise. L’oiseau construit son nid. Il construit sa vie en même temps et participe aussi à la construction du monde. C’est peu. Et c’est beaucoup. Il fait la même chose depuis des dizaines de millénaires. Sans se détourner de l’essentiel. De ce qui est essentiel pour lui.
L’Homme d’aujourd’hui est loin, très loin même de ce qu’il faisait il y a des millénaires. Bien sûr, sa vie n’a pas la simplicité de celle de l’oiseau. Son cerveau développé lui permet d’aller infiniment plus loin : sur le chemin de l’Art, sur celui de la connaissance et sur celui des relations avec ses proches et les autres êtres vivants. Mais sommes-nous vraiment sur ces chemins-là que notre condition d’êtres humains devrait nous permettre ? La soif d’infini, qui est peut-être la vraie spécificité de l’Homme, n’a t’elle pas sombré dans le purement matériel, dans l’Avoir plutôt que dans l’Etre ?
Alors, si je n’avais qu’un seul voeu pour 2014, ce serait de souhaiter à chacun d’entre nous une prise de distance par rapport à un monde moderne fait de trop d’artifices et de trop d’illusions. Et de souhaiter aussi un recentrage sur ce que chacun pense être essentiel pour lui : des choses plus vraies, plus profondes, plus intemporelles et plus universelles. Un peu comme l’oiseau. Mais avec ce que notre condition humaine permet en plus.
BONNE ANNEE A TOUS !

Blog en congés

Comme cela m’arrive quelques fois dans l’année, je ressens le besoin de faire une petite pause.
Ce blog reprendra donc le mercredi 1er janvier.
Mais avant de vous quitter, j’aimerais vous parler d’un geste qui m’a énormément touché.
Il s’agit d’un cadeau que j’ai reçu au début décembre. Nous sommes d’ailleurs six blogueurs du blogadupdup à avoir reçu le même cadeau. Quel est notre point commun à nous six ? : nous avons tous échangé des graines au cours de cette année avec notre ami Francis. Et Francis, avec beaucoup de générosité, nous a confectionné à tous un magnifique calendrier de l’Avent. Un calendrier, sous la forme d’une guirlande, fait de sachets de graines préparés avec beaucoup de soins.

IMGP7247Dans chaque sachet en papier, des graines de tomates, de salades, de fleurs … Une variété différente par sachet.

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Tous les deux jours (les jours impairs), j’ouvre mon petit sachet avec autant de fébrilité qu’un enfant ouvrant un cadeau sous le sapin de Noël. Et ce jour-là, je reçois aussi un texte par mail. Car Francis ne s’est pas borné à nous mettre une variété différente de graines par sachet, il nous envoie aussi à chaque fois un long texte nous disant tout ce qu’il sait sur cette variété et notamment sur l’histoire de ces graines.

Et ces textes de Francis sont plein d’humour. Je ne résiste pas à l’envie de vous faire connaître l’un d’eux. Il s’agit du texte que j’ai reçu ce lundi matin alors que je venais d’ouvrir le sachet 15 contenant des graines de tomate russe.

«Finalement, le virtuel n’est plus si virtuel que ça» c’est ce que me disait Bernard il y a quelques jours dans un mail à propos des relations qui peuvent se tisser à partir d’internet.
Sommes nous assez intimes maintenant ?
Il y a quelques années j’ai eu une brève aventure avec une russe : Irina. Voyant que nous étions passionnés mon épouse a accepté la situation et même accueilli chez nous le fruit de cette rencontre. Cela est arrivé sans que m’y attende. Vous le savez maintenant je connais quelques personnes des pays de l’est. Celles-ci me vantaient toujours la beauté des russes. J’ai donc visité les sites spécialisés et j’ai pu vérifier qu’elles disaient vrai. Et j’ai connu Irina. Les tarifs étant intéressants, eh oui, à un moment ou un autre il faut bien parler argent, je me suis laissé tenter par une russe, puis deux, puis trois et je n’ose finalement pas vous dire le nombre final. Elles étaient belles ou moins belles, petites ou grandes, bonnes ou moins bonnes, mais sont toutes passées dans mes mains.
Parmi celles-ci : Habitant du nord (Северянин), vous la trouverez souvent sous ce nom : Severjanin ou Severianin. J’ai choisi de vous donner celle-là pour ceux qui ont de petits jardins. En effet elle est très petite mais fait des fruits assez gros qui permettent par exemple de faire des tomates farcies. Certains disent qu’elle est parthénocarpique (ventmarin).
Mais je vais vous raconter plus dans le détail mon histoire avec Irina. Cherchant des tomates russes j’ai visité un site de Krasnoyarsk en Sibérie géré par Irina. Je suis rentré en contact avec elle par le biais des traductions google, et elle me répondait de la même manière. Finalement j’ai commandé 38 sachets de semences pour 17 euros, frais de port compris !!! La première difficulté a été de lui envoyer l’argent. On a essayé paypal mais ça ne passe pas en Russie. Je n’ai pas pu faire un virement sur son compte alors que j’en fais régulièrement pour l’étranger. Finalement ma banque a pu verser sur son compte la somme mais en passant par une banque intermédiaire en Allemagne. Quand Irina est allé au bureau de poste de Krasnoyarsk on a refusé son colis. Elle est allée directement aux douanes qui ont aussi refusé. Finalement alors qu’elle voulait me rembourser je lui ai dit de garder l’argent. Elle me parle alors d’une de ses amies qui fait des voyages organisés en Allemagne et qu’elle essaierait de lui faire envoyer le colis depuis l’Allemagne. Un beau jour j’ai vu dans ma boite un paquet venant d’Allemagne j’ai tout de suite compris qu’il venait d’Irina.
Je vous raconte cela juste parce que cette aventure m’a marqué. Voilà quelqu’un que je ne connais pas avec qui je n’aurai sûrement plus de contact et qui a essayé jusqu’au bout et réussi à me rendre service.
 
Pour votre information le problème ne vient pas du côté russe mais du côté français qui accepte sans contrôle que les semences venant d’Europe. Ma deuxième surprise a été quand par curiosité j’ai interrogé l’administration française responsable de ce secteur. Deux personnes m’ont donné une réponse personnalisée de plusieurs pages avec références et textes juridiques. Là aussi j’ai été agréablement surpris de l’amabilité des personnes et de la qualité du service public.
D’Irina je n’ai même pas une photo. Mais j’ai celle d’une tomate qu’elle m’a donnée et qui porte son nom : (si vous voulez des graines…… d’elle ou des autres, vos conjoints n’y trouveront peut-être rien à en dire).

Vous imaginez bien qu’avec une histoire comme celle-ci, je vais prendre soin de ces graines comme de la prunelle de mes yeux.

Combien d’heures Francis a-t-il passé à préparer minutieusement tous ces cadeaux ?
C’est l’un des plus beaux cadeaux que j’aie jamais reçu.
Je suis très ému par cette attention incroyable. C’est comme si j’étais, à près de 60 ans, en train de découvrir que le Père Noël existe.

Ce monde prend l’eau de toutes parts. Il est devenu inhumain à bien des égards. Mais le cadeau de Francis montre qu’il reste ça et là de bien belles poches d’humanité. Si un jour je me mets à désespérer du monde (on ne sait jamais …), je suis sûr que le souvenir du cadeau de Francis me reviendra à ce moment-là pour me rappeler qu’il y a aussi de bien belles choses dans le coeur de l’Homme.

Du fond du coeur : MERCI FRANCIS !

Bonnes fêtes de Noël à tous !

Le Gorafi.fr

Je suis devenu un lecteur assidu du Gorafi.
Vous avez sans doute d’ores et déjà reconnu dans ce nom un anagramme du Figaro.
C’est un journal qui ne publie que des informations fausses (et qui revendique cette manière de faire), avec toujours beaucoup d’humour. Elles me font souvent beaucoup rire (mais a priori ne font pas rire du tout certains lecteurs qui prennent l’info au 1er degré).
En cette période où l’actualité, qu’elle soit française ou internationale, n’est pas très drôle, voire pas drôle du tout, les articles du Gorafi amènent un peu de fraîcheur en présentant les choses avec beaucoup de dérision.
Je vous propose à la lecture sept articles du Gorafi afin que vous puissiez vous faire une idée de ce journal (il suffit de cliquer sur chacun des liens) :
une histoire de train
une histoire de fruits et légumes
une histoire de métro
une histoire de mine de charbon
une histoire de retraites
une histoire de solitude
une histoire d’oeuf kinder
Vous découvrirez des tas d’autres articles en allant sur la page d’accueil du site.
Bonne lecture à tous !

Chalon Dans La Rue

Nous avons pris l’habitude d’aller passer deux journées fin juillet au festival  de Chalon-sur-Saône : CHALON DANS LA RUE. Ce sera encore le cas cette année. Le festival aura lieu du 24 au 28 juillet et la famille dupdup y sera les jeudi 25 et vendredi 26. C’est un moment très attendu pour nous, on aime beaucoup. Des centaines d’artistes de rue seront là (plusieurs centaines de compagnies). Malgré le monde attendu (plusieurs centaines de milliers de personnes), cela reste très vivable (surtout le jeudi et le vendredi). Plutôt que d’aller aux spectacles officiels, je préfère la version off du festival et j’aime découvrir les choses au hasard des balades.

Mon coup de coeur de l’an passé fut un homme-arbre qui jouait de la scie musicale à faire sortir des larmes aux yeux.

IMGP4965Des tas de personnages improbables se

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Le blog à Jérôme

Un nouveau blog est né. Et pas n’importe lequel : celui de notre ami Jérôme, consacré uniquement au jardin (blog accessible en cliquant ici).
Si j’en juge par la teneur du premier article, les jardiniers que nous sommes avons déjà de quoi discuter sur ce blog, et il y a de bien belles conversations en perspective.
On pourra dorénavant retrouver le blog de Jérôme à partir du bas de la colonne droite de cette page, où existent également des liens vers plusieurs blog amis (dont celui de deux habitués du blogadupdup : Yves et Fifitoucourt).
Lancer un blog, c’est le début d’une nouvelle aventure. La mienne a commencé il y a tout juste 7 ans. Il y a eu beaucoup d’enthousiasme au cours de ces sept années, mais aussi  parfois (et même souvent) des moments de doutes. Mais petit à petit, boosté par les relations humaines qui se créent au fil des conversations, le blog finit quand même par tracer son petit sillon.
Alors, que le blog de Jérôme s’inscrive lui aussi dans la durée !

Aux côtés de Jean-Luc Mélenchon

Aujourd’hui est un grand jour pour moi. Un jour de décision. Une décision que j’ai longuement mûrie et que j’ai hésité à prendre jusqu’au dernier moment : je m’engage d’un point de vue politique en faveur de Jean-Luc Mélenchon.

Cette décision arrive à point nommé, à un moment où ce blog était sur le point de s’arrêter. Je l’ai déjà dit à 

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